Le tourisme à vélo
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De singuliers voyageurs

Mots clés : cycliste

mardi 19 décembre 2000 , par René Launay


Juchés sur d’étranges machines
Et vêtus de vives couleurs
Ils traversent souvent les villes
Comme des pigeons voyageurs...
Ils nomment « Petite Reine  »
Leur léger et brillant vélo
Je crois qu’ils sont amoureux d’elle
Car même quand il ne fait pas chaud,
Avant de partir ils l’apprêtent,
La bichonnent amoureusement
Comme des amants, le cœur en fête
Ils la caressent, tendrement.
Avant de monter sur leur selle
Ils se déguisent, se font beaux
Mettent des collants, pour que la belle
Les prennent pour des hidalgos...
Entre eux ils ont un langage
Que n’entendent pas les autres gens :
Ils parlent de bordures, de largages,
De braquets et de prise au vent.
Ils font les pires extravagances
Perchés sur leurs légers vélos
Ils parcourent la France en tous sens
Et ils oublient tous leurs maux.
Ils vont de Paris jusqu’àBrest
Et sans même dormir dans un lit
Comme s’ils avaient le feu aux fesses
Ils reviennent de Brest àParis...
Et ils continuent, impassibles
Sous les yeux ahuris des gens
Ils font des étapes impossibles
Malgré la pluie, malgré les vents
Ils vont plus loin, vers les montagnes
Où les cols sont placés si haut
Que des Alpes, jusqu’en Espagne
On peut voir, quand le temps est beau...
La fatigue peu àpeu les gagne
Et parfois au long d’un chemin
Encore très loin de la montagne
On rencontre nos baladins
Peinants, tremblants, morts de fatigue
A la vitesse des escargots,
Mais obstinés et impavides,
Toujours plus loin, toujours plus haut...
Le temps sur eux n’a pas de prise
Ils peuvent pédaler cent ans
Comme ces grands oiseaux que la brise
Fait planer indéfiniment...
Quelque fois, sous leur chandail
Perce un léger embonpoint
Mais au cœur des pires batailles
Ils conservent le coup de rein
Et si leur visage ride
Par le soleil, la pluie, le vent
Leurs longues pattes d’échassier
Restent solides, comme àvingt ans.
La mort elle-même reste àla traîne,
Ils changent si souvent de braquet
Qu’elle est encore dans la plaine
Quand ils sont déjàau sommet...
Mais quand la vie ferme la porte,
Par accident, par maladie,
Quand un vent mauvais les emporte,
Ils pédalent... jusqu’au PARADIS !


René Launay, l’auteur de poème, avait 90 ans quand il l’a lu lors du verre de l’amitié clôturant une randonnée àlaquelle il avait participé en 2000. C’est un cyclo-touriste de Romorantin.


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