Le tourisme à vélo
D'abord du tourisme à vélo mais aussi du vélo au quotidien comme un art de vivre.
La citation du jour
Se représenter un homme privé de liberté, c'est se le représenter privé de vie.  (Léon Tolstoï )
La réflexion du jour
Il est presque toujours possible de gérer son propre stress mais, malheureusement celui des autres le réactive trop souvent.
Activités
geek - cycliste - généalogiste - Savoir - lecteur - collectionneur - Philosophe - citoyen - marcheur - scripteur - Photographe - instituteur - enseignant en sciences - enseignant formateur - journaliste local - bénévole
Les mots clés
RSNCT * CNF * Codep41 * Coreg-CentreVdL * FFCT * BPF * Nouan-Rando * Techno-vélo * ERVé * cyclotourisme * vtt * Itinéraires * Vélo-infos * Cyclo-réflexion * la FFCT * Semaine fédérale * Semaine jeunes * En randonnée * Cyclo-récits * Séjours à vélo * vélo-histoire
Lorand

Site personnel de Roland Bouat. Pour les curieux : Lorand est un anagramme de Roland.

De Montréal àSorel-Tracy

Les valises bleues > Jour 2 : C’est le Saint-Laurent qui guide leurs pas... euh, leurs roues.

mercredi 15 aoà»t 2018

Mots clés : cycliste , Séjours à vélo

vendredi 5 octobre 2018 , par Roland


 Le vrai départ

Attention au départ... !

Cette fois-ci, c’est le départ vers l’aventure québecoise. Le groupe ne semble pas trop stressé par le périple qui les attend. Il est vrai que certains des participants sont déjàvenus. L’une d’entre elle y a même travaillé quelques temps semble-t-il.

Derrière eux, Montréal mais c’est le traversier qu’ils attendent.

Les cyclotouristes durent d’abord descendre vers le Vieux Port pour prendre le traversier en direction de Longueil. Le traversier est en fait un bac qui permet de traverser le Saint-Laurent. Montréal étant surtout sur la rive gauche (rive nord disent les montréalais), l’itinéraire qu’ils vont emprunter se situe sur la rive droite (au sud donc) : en conséquence, il leur faut passer de l’autre côté. Ils revirent ainsi le pont Jacques Cartier sous un autre angle, entrevirent le dôme de la biosphère et firent ainsi vraiment connaissance avec le Saint-Laurent, ce fleuve qui allait leur servir de fil directeur pendant une dizaine de jours.

A bord du traversier

Ils prirent donc la route. De petits groupes se formèrent rapidement. Certains roulaient selon un rythme plutôt appuyé, semblant peu regarder autour d’eux. D’autres commençaient des conversations et des échanges amicaux. Quelques-uns comme Cyclotin prenaient déjàdes photos, perdaient quelques centaines de mètres sur le groupe qu’ils devaient rattraper rapidement afin de ne pas perdre l’itinéraire qu’ils découvraient au fur et àmesure de leur avancée.

Sur une piste cyclable le long du Saint-Laurent.

A Boucherville, ils découvrirent un champ de... gros oiseaux ressemblant àdes oies. Des bernaches du Canada. Les canadiens les dénomment souvent outardes (mais elles n’appartiennent pas àcette espèce). Elles semblent peu farouches mais conservent toutefois une distance de sécurité.

des outardes canadiennes (bernache du Canada)

A la pause casse-croà»te, àVarennes, Cyclotin fut intrigué par de gros blocs de béton bizarrement orientés. Un panneau explicatif lui apprit que c’était des brise-glaces. Autrefois, ils servaient àbriser la glace sur le Saint-Laurent lorsqu’il sortait de son lit et menaçait les habitations àla fin de l’hiver. Les régulations en amont du fleuve ont fortement diminué les risques pour les maisons construites trop près du lit du fleuve. Ces blocs servent maintenant àprésenter des mosaïques réalisées par une artiste canadienne. Il faut bien avouer que c’est plus plaisant àregarder que le froid béton tout gris et tout terne.

Les brise-glaces

Une église à deux clochers au bord du Saint-Laurent.

Ils s’arrêtèrent devant une église àdeux clochers. L’un des participants fit remarquer que toutes les églises se ressemblaient. Cela s’explique par l’histoire même du Canada. Il était habité par les amérindiens qui se déplaçaient constamment et n’avaient donc pas de constructions pérennes àlaisser comme traces de leur existence. Ce sont les émigrants, essentiellement venus d’Europe, qui construisirent les premiers bâtiment dans la deuxième moitié du dix-septième siècle mais surtout au dix-huitième. Les églises sont les principaux témoins de cette période et sont plus variées qu’il n’y paraît de prime abord.

Marie de Verchères, une héroïne de quatorze ans.

Au parc des Pionniers, àVerchères, une statue sur un énorme piédestal, l’intrigua beaucoup. Cyclotin pensa que c’était peut-être une "fille du roy". En réalité, il s’agit de Marie-Madeleine Jarret plus connue sous le nom de Marie de Verchères. Elle est célèbre pour avoir avec ses frères, tenu le fort, pendant plusieurs jours lors d’une attaque des iroquois alors qu’elle n’avait que quatorze ans ! Une grosse part de légende figure sans doute dans cette histoire. Il n’en reste pas moins que cette statue de bronze est, probablement, la plus grande du Canada !

Le groupe arriva àContrecÅ“ur à15h00 et n’avait pas encore pris son dîner (au Canada, il s’agit du repas de midi). Le groupe fut accueilli sans difficulté malgré tout et fut servi très rapidement dans une pizzeria (mais le plat italien auquel il est ainsi fait référence n’était pas au menu).


 Le mot québécois du jour

dîner : c’est le repas de midi. Ne pas confondre avec le déjeuner qui est le (repas du matin ou le souper qui est le repas du soir, un peu comme autrefois dans les campagnes françaises. (source : lexique du parler québécois)

 Le panneau du jour

Cyclotin a adoré le symbole sous le vélo du panneau du haut. Il signifie "cyclistes, attention, votre route zigzague quelque peu". Le panneau du milieu rappelle qu’en hiver, il est difficile de faire du vélo àcause de la neige et que cette piste cyclable n’est pas déneigée (certaines le sont !). Le panneau du bas est une piste obligatoire pour les vélos et les piétons (donc pas tout àfait ni une route partagée, ni une voie verte).

 L’itinéraire

  • Montréal (boulevard Levesque) > Promenade du Vieux Port > embarcadère (traversier vers Longueil) > Boucherville > Varennes > Verchères > Contrecoeur > Sorel-Tracy
  • 80 km (départ à9h00, repas de lundi à15h00 àContrecoeur, arrivée à18h20) / dénivelé : 91 m / durée : 5h00 dont 1h40 d’arrêt / vitesse moyenne : 16km/h
  • distance totale parcourue : 103 km

 Et le respect du programme ?

Le guide était àvélo avec eux jusqu’àContrecoeur. Ensuite, il dut prendre les commandes du véhicule.

Ils n’ont pas visité Varennes et Verchères mais ont en ont vu l’essentiel. Il ne manquait que les "guides costumés" complètement invisibles alors qu’ils avaient été annoncés sur la brochure d’appel àinscription.

Le repas de midi pris très tard était parfaitement correct. Quant au repas du soir dans un restaurant "proche de l’hôtel", il était un peu proche du précédent mais ce sont les aléas de l’hôtellerie-restauration.


Toutes les photos de cette page ont été prises par Roland Bouat.


Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.