Mon cyclotourisme
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De Rivière-du-Loup à Tadoussac

Les valises bleues > Jour 9 : Les images d’Epinal... euh, du Québec rêvé.

mercredi 22 août 2018

Mots clés : cyclotourisme, Séjours à vélo

lundi 15 octobre 2018, par Roland


 La randonnée du jour

Même si la veille, un coucher de soleil (très) imaginaire (image) aurait pu leur promettre la continuité du beau temps, il n’en fut rien. Le temps était gris, définitivement pour aujourd’hui. Il allait même pleurer à larmes pas nécessairement chaudes sur les courageux cyclotouristes qui ont décidé de continuer à pédaler malgré tout.

Temps pluvieux ! Temps heureux ?

Pourtant, les vélos avaient été soignés, traités comme des VIP (Very Important Personnage, rappel : ils sont en Amérique !). Leur garage de la nuit était une vraie salle de bal et on avait étalé de la moquette pour leur faire honneur !

Comme des seigneurs...

Ils finirent quand même par partir, nos cyclotouristes français ! Il faut dire qu’il ne fallait pas quitter le traversier. N’allez pas au Québec sans savoir ce que c’est : il y en a plein par ici. Ce sont des bateaux qui n’ont d’autres fonctions que d’assurer la continuité de la route lorsqu’elle doit traverser le Saint-Laurent et qu’il n’y a pas de pont.

Droit vers le Saint-Laurent

Dès qu’ils furent à bord, on les orienta vers... la salle à manger ! C’est bien connu : un français, ça mange d’abord !

Bon appétit sans mal de mer

Le repas terminé, la traversée achevée, les cyclotouristes repartent à l’assaut des routes canadiennes. Mais la pluie a décimé les troupes : ils ne sont plus que neuf à pédaler et surtout à grimper les côtes. Pour leur faire regretter leur choix, les pentes les plus raides sont sur les premiers kilomètres mais tout le monde persévère et iendra jusqu’au bout. Les muscles ne sont pas bien réveillés et pédaler sous la pluie pour franchir des pentes (en montée bien sûr) qui dépassent probablement les dix pour cent par instant n’est pas propre à réaliser un véritable échauffement. On ne peut donc que comprendre les "pieds à terre" même si ce n’était pas des pentes impossibles puisque Cyclotine et Cyclotin (et quelques autres) ont tout franchi sur leur vélo, quitte à être debout sur les pédales malgré la pluie.

Ca monte tellement...

Le paysage très forestier, très bucolique défile avec ses montées et ses descentes qui s’enchaînent. Bizarre, les montées durent toujours plus longtemps que les descentes... Heureusement que quelques images viennent les distraire et leur faire oublier leurs difficultés du jour. C’est ainsi qu’ils auraient pu acheter le bois pour allumer un feu pour se réchauffer. Il ne leur manquait que la cheminée parce que même le petit bois pour l’allumage était proposé dans des sachets en plastique.

Libre service à la québécoise : le client est servi

Ailleurs, c’est une ancienne machine agricole qui semble jouer à cache cache au milieu des fourrés. Cyclotin se souvient avoir été assis sur un modèle identique mais tout noir, il y a déjà bien longtemps, à la fin des années cinquante.

Cacher ses vieux engins que je ne saurais plus voir...

Et puis, c’est la surprise ! Tout en bas d’une côte (en haut c’eut été trop facile...), les images du Canada des livres de leur enfance surgissent soudain comme un cadeau pour les féliciter de leur persévérance à vélo.

Ma cabane au Canada

Malgré la pluie qui les agace par moment en leur rendant la visibilité difficile, la surface du lac est aussi lisse que celle d’un miroir et permet aux jolies maisons de bois très colorées de se mirer dans l’onde pure (image poétique parce qu’on ne sait pas si l’eau est si pure que ça...)

Image traditionnelle du Québec

Cette fois-ci, c’est sur un replat, après une longue côte, qu’un vendeur propose ce véhicule d’occasion à la vente. Il ressemble davantage à un tank qu’à un bus (qu’il est !) avec ses patins en forme de skis à l’avant et ses chenilles remplaçant les roues motrices. Typiquement équipé pour des hivers rudes.

Eh, vous monteriez là dedans ?

Ils approchaient de leur but. Déjà ! Le regard pouvait de nouveau se porter sur les environs de leur route. Une maison attirait l’œil de Cyclotin, sans doute était-ce l’ancien pilote de modèles réduits d’avions qui venait s’intéresser à cette maison qui se distinguait par ses maquettes d’avions réparties sur des poteaux tout le long de sa terrasse. Elle est ainsi beaucoup plus facile à identifier qu’un simple numéro...

Décor : maquettes d’avions

Et puis, ce fut le totem, un peu caché de la route, au fond de cet espace enherbé. Il semble dominer le Saint-Laurent qu’on devinait en bas, dans la brume. Cyclotine ne pouvait manquer de profiter de l’occasion pour réaliser sa photo souvenir, celle qu’elle ne pourrait pas faire ailleurs.

Totem : attention aux indiens...

Après une piste cyclable très protégée mais qui allait en devenant de plus en plus étroite en montant, tellement étroite qu’ils durent la quitter, ils découvrirent ce qui aurait pu être la fin de la route. Ce n’était que l’embarcadère pour les bacs (les traversiers) qui permettaient à la route de continuer de l’autre côté.

Temps gris jusqu’au bout.

Une dernière côte bien pentue, les attendait de l’autre côté, juste avant d’arriver à l’hôtel qui, comme partout, se trouve toujours perché afin de proposer une dernière épreuve aux cyclotouristes qui montrent ainsi leur entêtement à mettre un point d’honneur à passer quasiment partout. En fait, ils n’ont pas le choix : vous voulez dormir dans un bon lit ce soir ? Et bien pédalez ferme pour grimper les pentes les plus raides, histoires que même les muscles de vos jambes aient des souvenirs.

Le repas du soit leur permis de faire deux nouvelles découvertes sur le trajet pour s’y rendre : le jardin de Rolande qui affichait fièrement à l’entrée de la maison la devise "Vivez le moment présent et admirez" et cette sculpture qui semblait leur dire qu’ils avaient bien tenu le cap et que, maintenant, ils allaient pouvoir récupérer un peu. Demain confirmerait cette hypothèse, certainement.

Le jardin de Rolande
Tiens bon la barre...

 Le mot québécois du jour

Bleuet  : évidemment, en bon français, la plupart des lecteurs vont penser à la petite fleur chargée de symboles. Mais, ici, au Québec, c’est un fruit. Et un fruit bien connu même en France où on l’appellerait plutôt myrtille tellement elle lui ressemble. On dit aussi bluet et c’est un fruit très proche de la myrtille commune. La différence principale est que la chair est presque blanche et ne tâche pratiquement pas. Pour en savoir davantage, voir sur l’encyclopédie en ligne la page Bleuet (fruit)

 Le panneau du jour

Préparez-vous à arrêter

 L’itinéraire du jour


Ils n’ont pas pédalé pour traverser le Saint-Laurent mais ils ont ensuite pédalé sous la pluie les neuf courageux qui n’ont pas abandonné.

 Et le respect du programme ?

Rien n’était inscrit et ce fut donc une heureuse surprise pour une bonne moitié des cyclotouristes malgré la pluie venue quelque peu gâcher cette journée.


Toutes les photos de cette page ont été prises par Roland Bouat.

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