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Decazeville (Aveyron). La SA Bories, une saga industrielle

Mots clés : collectionneur , brickostampaphile , Aveyron (12)

vendredi 9 février 2024 , par Roland


Cet article a été publié dans la Dépêche du Midi du 17/01/2010 et est signé Didier Latapie. Il a été découvert fortuitement suite à une erreur de lecture de l’estampille d’une brique : P. BORIES / VIVIEZ (AVEYRON).

Une vue de la tuilerie et de la briqueterie de Viviez du début des années 1960.

Viviez est surtout connue grâce à la Vieille-Montagne. Mais, durant un siècle, une autre activité, la fabrication de tuiles et de briques, diffusa le nom de la localité en Aveyron et dans les départements limitrophes, à l’aide d’empreintes gravées dans l’argile.
Après plusieurs générations d’artisans briquetiers implantés au 66, avenue Adam-Grange à Viviez-Pont, Antoine Bories franchit le cap en érigeant une entreprise industrielle, en 1869. Les nouveaux bâtiments prennent place entre la ligne de chemin de fer reliant Viviez à Decazeville et le Riou-Mort. « C’est depuis cette date que « trône » la grande cheminée sur Viviez-Pont et qu’un embranchement ferré permet d’expédier les produits finis », relate Jean Bories, le dernier patron de l’entreprise.

Peu après, le secteur de la terre cuite connaît des années difficiles et Antoine Bories revend l’usine en 1878, reprenant ses activités artisanales. Elle sera dirigée par J. Martin puis J. Richard.

En 1910, Prosper Bories, le fils d’Antoine, rachète Les Tuilerie et Briqueterie mécaniques, enseigne qui revient dans le giron de la famille. à cette époque, la demande en matériaux est forte, notamment de la part de la Vieille-Montagne et des usines de Decazeville, sans parler des bâtiments administratifs ou des maisons individuelles dont le style est de recouvrir les embrasures en briques rouges (on peut encore en apercevoir en se promenant dans le Bassin).

MODERNISATION DE L’ENTREPRISE

En 1920, une nouvelle génération prend les rênes de l’usine, Fernand Bories succède à Prosper. L’épuisement du terrain argileux viviézois pousse Fernand Bories à acquérir l’entreprise concurrente de Puy-Blanc, près de Figeac, où se trouve également un important lieu de production d’argile (voir encadré).

à la fin des années 1950, Fernand se retire des affaires et confie la direction de la tuilerie de Viviez à son fils Jean et la tuilerie de Puy-Blanc à son autre fils Jacques. « Nous nous sommes modernisés et, conscient de la nécessité de revenir à une direction unique pour les deux sites, je me suis retiré et laissé à Jacques la responsabilité des deux sites », confie Jean Bories.

En 1972, à la suite d’investissements importants n’ayant pas donné les résultats escomptés, Puy-Blanc ferme ses portes. Dans la foulée, l’usine viviézoise connaît la même destinée. La SA Bories, à Viviez, a employé jusqu’à 80 salariés.


Voir en ligne : L’article original dans la Dépêche du Midi


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