Articles les plus récents
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R comme Recensementvendredi 20 novembre 2020
Attention, il s’en est fallu d’un Rien que vous n’ayez Rien à lire...
Pour une période relativement récente, les recensements sont une source d’informations et peuvent ouvrir de nombreuses pistes ou débloquer des situations quasi inextricables.
Qui ?
Le recensement concerne tous les habitants. Chacun est enregistré généralement par famille. C’est l’état de la population au 1er janvier
Quoi ?
Le recensement permet de réaliser une image de la population à une date précise. Quelques renseignements sont enregistrés, renseignements qui ont évolué avec le temps : nom, prénom, âge ou date de naissance...
Où ?
Les agents recenseurs passent dans tous les lieux d’habitation dont ils notent au passage quelques renseignements là aussi.
Quand ?
Cela se passe tous les 5 ans, généralement au début janvier.
Comment ?
Des fiches sont remplies. Autrefois, les pages du registre étaient renseignées directement. De nos jours ce sont des fiches par appartement (famille) et d’autres par personne qui sont renseignées par l’agent recenseur.
Pourquoi ?
Établi pour obtenir une représentation de la population à des fins statistiques essentiellement, les recensements sont utiles aux généalogistes parce que les documents accessibles couvrent une période plus récente (grosso modo jusqu’à la deuxième guerre mondiale) mais surtout parce qu’ils permettent de reconstituer les familles. Attention toutefois, ils sont basés sur la simple déclaration des habitants et peuvent contenir des approximations voire des erreurs.
Les recensements sont des sources très utiles aux généalogistes pour la fin du XIXème et le début du XXème.
J’ai failli choisir R comme Rien et... ne rien écrire. J’ai tout de même pensé que c’était peut-être pas assez respectueux des quelques lecteurs de ce blog et plus particulièrement de ceux qui lisent la page jusqu’à la fin.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ , challengeAZ-2020
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Q comme Quotidiennementjeudi 19 novembre 2020
La généalogie est un loisir qui demande un travail de longue haleine. Pour avancer, il est quasiment indispensable de s’y atteler tous les jours au risque de perdre du temps à redémarrer ou d’oublier l’une des nombreuses pistes utilisées pour avancer.
Qui ?
Les ancêtres semblent tous les jours se cacher mais ce sont leurs traces qui s’effacent, disparaissent ou se dégradent. Ce sont évidemment les plus anciens qui sont les plus difficiles à trouver : remonter la pente du temps devient toujours de plus en plus difficiles. Les ancêtres un peu plus récents (ceux du XXème siècle) sont, quant à eux, soit très connus de nous puisque nous les avons rencontrés soit presque aussi difficiles à trouver en raison des règles administratives de protection.
Quoi ?
Les données collectées nécessitent donc un travail demandant beaucoup de patience, beaucoup d’humilité, un peu de chances, une bonne dose de bon sens bien souvent et un travail quais quotidien. Il faut dire que les données peuvent apparaître quelquefois comme versatiles. Parce que ce n’est pas la donnée originale seule qui peut poser problème mais aussi l’interprétation qu’en fait "l’inventeur" (au sens de celui qui découvre), l’utilisation qu’en fait le généalogiste et surtout les imperfections dues au canal de transmission. C’est souvent via la transformation en données numériques mais les risques d’interférence sont grands : mauvaise transcription de l’émetteur (celui qui envoie), parasites sur le canal de transmission, interprétation erronée du récepteur (celui qui reçoit).
Où ?
Ce n’est pas tous les jours mais toutes les secondes... Devinez où semblent se trouver aujourd’hui nos données : sur le web bien sûr. Pourtant, elles ne font qu’y passer. Et à très grandes vitesses. Elles sont sur des serveurs que d’autres serveurs consultent et que d’autres serveurs transmettent. Si à chaque extrémité, il y a des êtres humains faits de chairs et d’os, il y a, entre eux, une multitude machines plus ou moins dépendantes, plutôt fiables mais soumises à des impondérables.
Quand ?
Quotidiennement. Tout le temps. Tout de suite. Immédiatement. Et c’est là qu’est probablement le grand changement : pas besoin de prendre du temps pour aller aux archives, pas besoin de patienter pour obtenir le document sollicité (qui peut ne pas être le bon), pas besoin de papier crayon et huile de coude pour noter les informations recueillies. Quelques clics et, miracle (enfin, quand ça marche), l’information est là sous nos yeux. Il ne reste plus qu’à l’intégrer...
Comment ?
Chaque jour, la découverte de données concernant un ancêtre serait inutile si nous ne pouvions pas la traiter, la transformer, la faire notre pour la remodeler et la renvoyer dans les tuyaux des communications virtuelles. En commentaire à un article récent (P comme Projet Partagé), sur Twitter, j’ai reçu une jolie expression d’une autre généalogiste, Evelyne Achon, : les généalogistes sont des passeurs de mémoire.
Pourquoi ?
Ne pas travailler quotidiennement sur sa généalogie peut nous amener à diverses déformations qui risquent de compliquer notre travail :
- risque de perdre la piste suivie, piste aux traces de plus en plus ténue en remontant le temps ;
- risque de perdre l’objet de notre recherche noyé au milieu de tous les chemins qui s’ouvrent devant nous ;
- risque d’y passer trop de temps et d’oublier que la vie, ce n’est pas que la généalogie : c’est aussi les autres et le bonheur d’un coucher de soleil (fréquent en ce moment) ou d’une troupe de marcassins qui traversent ton chemin au milieu du bois (aventure récente) ;
Mots clés : généalogiste , challengeAZ , challengeAZ-2020
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P comme Projet Partagémercredi 18 novembre 2020
Pourquoi partager ses données ?
Au delà de l’arbre généalogique, peut-on avoir d’autres projets à l’intérieur de nos recherches généalogiques ? (Poser la question, c’est déjà presque répondre par l’affirmative).Sommaire
Qui ?
Les généalogistes sont, pour le plus grand nombre des gens "partageurs" : ils mettent leurs données en ligne et les autres peuvent les utiliser.
Pour partager davantage, ils sont nombreux à mettre en place des projets en parallèle à leur arbre généalogique : généalogies d’un village, index de recherches consultables en ligne...
Bon, il y a quand même quelques profiteurs qui utilisent les données en ligne mais refusent de les partager. A l’opposé, il y en a aussi quelques-uns, probablement des collectionneurs, qui "pompent" tout ce qu’il trouve sans trop de distinctions, histoire d’avoir un nombre de personnes répertoriées très au-dessus de ce que peut faire le commun des mortels
Quoi ?
Cela fait au moins 25 ans que je fais de la généalogie. Au début, je tâtonnais beaucoup, m’enthousiasmais (trop ?) vite et je fonçais la tête baissée (dans le guidon disent les cyclistes). Mais j’ai fait toutes les saisies à la main, du bout de mes doigts essentiellement puisque toujours sur un clavier (simple tableur -calc- à mes débuts).
Quelques petits calculs :
Ne perdez pas votre bonne humeur et n’envoyez pas tout promener. Merci.
- Combien pensez-vous ajouter de nouvelles fiches par an à votre arbre généalogique ? Réponse en note de bas de page [1].
- Combien de temps passez-vous pour la saisie d’une fiche individuelle y compris bien sûr les temps consacrées à la recherche des informations ? Réponse en note de bas de page [2].
- Si j’ai saisi une fiche individuelle nouvelle par jour, combien ai-je de fiches à ce jour ? Réponse en note de bas de page [3].
- A ce jour, j’ai 18000 personnes répertoriées dans mon arbre. Combien en ai-je saisi par jour ? Réponse en note de bas de page [4].
- Un généalogiste a plus de 200000 (deux cent mille) fiches individuelles et me certifie qu’il n’a commencé qu’il y a 10 ans. Combien a-t-il ajouté de nouvelles fiches par jour en moyenne ? Réponse en note de bas de page [5]
Où ?
De nos jours, la plupart des généalogistes partagent leurs données et leurs projets sur la toile. Pour le bonheur de tous. Comme ils partagent aussi leur tâtonnement, leurs "épines généalogiques", leurs problèmes, leurs difficultés, leurs incompréhensions... ça rassure les autres qui, en fait, sont aussi dans la même galère.
Quand ?
La réponse de chaque généalogiste est probablement différente autant parce que la plupart sous-estiment le temps passé que parce que "quand on aime, on ne compte pas." Et puis, ne pas oublier, la généalogie est addictive : si le temps semble passer plus vite ce n’est pas parce que les aiguilles tournent plus vite...
Comment ?
Pour les projets, il existent deux manières de les partager : sur un blog (ou un site personnel) ou en travaillant dans le cadre d’un projet collaboratif mis en place par des structures ou des institutions.
Partager sa généalogie c’est d’abord partager un arbre généalogique mais, pour la plupart des généalogistes, c’est aussi partager les récits des découvertes à travers un journal, un blog, des infographies...
Pourquoi ?
Les données concernant nos ancêtres ne nous appartiennent pas : elles leur appartiennent et, comme ils ne sont plus là, elles font partie du domaine public.Mes partages et mes projets
- Mon arbre est en ligne : arbre en ligne sous webtrees et copie sur geneanet (pseudo rolandb) malheureusement pas mis à jour à période restreinte...
- Mes projets en cours :
- Constitution d’un arbre dans un tableur avec pour objectifs de vérifier les fiches de tous les sosa et d’avoir une présentation originale (qui sort de l’ordinaire).
- revoir toutes les fiches individuelles (par n° indi suivi dans une feuille de calculs) afin de les mettre toutes dans le même format avec les mêmes règles d’affichage (il faut dire qu’en 25 ans, j’ai beaucoup évolué dans mes saisies de données).
- rechercher les actes manquants à propos des ancêtres sosa (le suivi là aussi est effectué dans une feuille de calcul => constat : il m’en manque vraiment beaucoup en période récente -moins de 100 ans- et en période plus lointaine -époque révolutionnaire et plus loin dans le temps-).
- établir la liste de toutes les fiches qui situent des ancêtres proches des lieux qui me sont chers [6] :
- tous ceux qui ont vécu un de leurs évènements à Magnagues => projet : Magnagues). C’est le village où je suis né ;
- tous ceux qui ont vécu à Broche ou dans les hameaux du causse de Carennac (sauf Magnagues) => projet : Broche. Broche est le hameau de mon enfance, hameau que j’ai quitté à 15 ans mais dans lequel vit toujours ma mère et la famille de mon frère ;
- toux ceux qui ont vécu non loin de Broche, dans les hameaux du causse de Miers (commune voisine de Carennac) => projet : les Fieux. Les Fieux est le berceau de la famille puisque ma lignée patronymique a exploité la ferme du couvent qui y existait pendant plus de trois siècles ;
- pour mémoire, j’ai participé à l’opération #1J1P et une petite partie des indexations que j’ai réalisées est accessible dans mon arbre => projet : Mémoire des Hommes ;
- Gestion de mon site concernant la généalogie (hors arbre en ligne) :
- participations au #challengeAZ => 2013, 2014, 2015, 2016 et 2016, (2017->rub117], 2018, (2019->rub119] [7], 2020 [8] ;
- mes lectures qualifiées de "généalogiques" => Veille généalogique[[Il y a eu de nombreuses évolutions de ce "répertoire" dont l’une est cyclo 2006 ;
- et puis la rubrique Généalogie sur mon site Internet personnel.
- Pour mémoire, il faut aussi citer mes comptes facebook (peu utilisé), Twitter (un peu plus utilisé entre autres pour le #challengeAZ et mastodon (mastodon.social et framapiaf).
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- reconstitution des généalogies des habitants de Carennac, ma commune natale : projet : Carennac
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- ... (je dois bien en oublier : papillonner entre les projets est un désordre qui permet de maintenir l’intérêt sans pratiquement jamais se lasser).
Mots clés : généalogiste , challengeAZ , challengeAZ-2020
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O comme Organisationmardi 17 novembre 2020
Le but n’est pas, ici, d’approcher les organisations gouvernementales ou non mais l’organisation personnelle autour des recherches généalogiques. Je suis pour la liberté de recherches, pour une organisation apparemment anarchique mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas une organisation ! Et puis, sans organisation peut-on vraiment avancer ?
Qui ?
Le généalogiste est un être organisé mais qui se complet dans ce qui ressemble à une jolie pagaille où se côtoie le coq et l’âne, la procrastination, la navigation à vue, la boussole, la lassitude des fastidieuses explorations, le bonheur de la découverte, la tristesse face aux vies perdues, le bonheur de découvrir les vies d’avant...
Quoi ?
La méthode plutôt que l’organisation et surtout la connaissance du terrain. L’organisation suppose de l’ordre à tout le moins visible. La méthode emmène dans des recoins insoupçonnés et crée le désordre que trop d’observateurs perçoivent comme de l’inorganisation alors qu’il ne s’agit que d’une richesse qu’il ne reste plus qu’à canaliser.
Où ?
"Un.e généalogiste travaille à partir des archives." C’est ce que pensent les non généalogistes. Pourtant, les chemins mènent à l’histoire évidemment mais aussi très souvent à la géographie, quelquefois à la science, à la littérature, à l’art...La généalogie est iconoclaste. Elle est au moins autant culture que loisir. C’est pourquoi, elle est si souvent perçue comme brouillonne alors qu’elle ne vise qu’à être exhaustive tout en sachant qu’elle n’y parviendra jamais.
Quand ?
Si la généalogie remonte le temps, elle est aussi un moyen d’explorer le présent à travers le prisme du passé. Certains affirment même qu’elle permet ainsi de mieux appréhender l’avenir... Remonter le temps, c’est mener une enquête qui s’avère vite nécessairement minutieuse. Il met en place une méthode (ou utilise une méthodologie connue). Il s’organise tout simplement.
Comment ?
Le généalogiste s’organise donc et ne se limite pas à un arbre et une collection d’actes de naissances, de mariages et de décès. Il classe, trie, compare, évalue, valide, invalide, questionne, répond, s’interroge, cherche, persiste, insiste... Tout faire sans organisation, ce serait mission impossible.
Pourquoi ?
Si un généalogiste répond pour reconstituer la totalité de son arbre, c’est soit qu’il est très présomptueux soit qu’il n’a pas encore compris ce qu’était la généalogie. Si le généalogiste s’organise, c’est pour mieux connaître la vie de ses ancêtres, mieux l’entrevoir, comprendre ses choix de vie. La généalogie vise donc à s’organiser pour découvrir la vie de nos ancêtres à travers celles de leurs ancêtres : c’est donc d’abord une chaîne sans fin.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ , challengeAZ-2020
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N comme "no life"lundi 16 novembre 2020
Le titre aurait pu être une question : "Y a-t-il une vie au-delà de la généalogie ?" On est en droit de se la poser quand on constate à quel point, ce loisir est à la fois mangeur de temps et addictif.
Qui ?
Le généalogiste est divers et variable. Il pratique une activité de loisir ou un métier/profession mais, maintenant, certains tentent de classer la généalogie parmi les sciences. La généalogie est-elle une science ? Je ne sais. Pour tout généalogiste, mener l’enquête à travers les documents anciens est une activité très vite passionnante. Mais c’est le temps qui n’est pas assez élastique pour explorer tous les chemins qui s’ouvrent.
Quoi ?
La famille est la base de toute généalogie : reconstituer son arbre généalogique c’est retrouver les familles qui font que nous sommes là. Est-ce que je fais de la généalogie pour exister ? Il n’y a pas si longtemps, c’était surtout les retraités qui s’adonnaient à ce loisir mais, la généalogie est-elle encore un loisir ? On ne passe plus vraiment le temps avec la généalogie parce que sur un temps court (un simple morceau de vie) un généalogiste voudrait pouvoir reconstituer de (très) nombreuses vies qui, pour la plupart, ne sont plus.
Où ?
Partout. Il n’y a pas si longtemps, le généalogiste travaillait uniquement sur papier. Maintenant, je travaille uniquement sur écran et nous sommes très nombreux à procéder ainsi. Nous fréquentons de moins en moins les salles d’archives qui, depuis, qu’elles ne sont plus poussiéreuses, sont bien moins fréquentées. Alors que sur la toile Internet, chacun trouve qu’il n’y a toujours pas assez d’archives numérisées et surtout mises à disposition...
Quand ?
Tout le temps. Et c’est bien là le problème. Peut-être. Nous cherchons à travers le temps les éléments permettant de reconstituer ce que tous les généalogistes appellent des trésors en résolvant des casse-têtes au travers d’enquête visant à reconstituer un puzzle au nombre indéterminé de pièces. Indéterminable parce que toute pièce ajoutée ouvre presque toujours la porte à au moins deux autres pièces. La généalogie n’est qu’une fractale visant à reconstituer la ligne de vie des êtres humains.
Comment ?
Tout commence par un retour vers la famille et surtout sa connaissance. Que ne voit-on fleurir des questions comme "Comment retrouver le père inconnu de ma grand-mère ?", "Quelqu’un.e pourrait-il me dire où mon grand-père est décédé ?", "Une âme charitable pourrait-elle me traduire [lire transcrire bien souvent] cet acte et surtout situer le lieu souligné ?"... Chacun reconstruit ainsi une immense famille quasi virtuelle puisque la majeure partie des personnes la constituant ont quitté notre monde. Quelquefois la porte s’ouvre vers des vivants, presque nos voisins mais dont nous ignorions même l’existence.
Pourquoi ?
Nombre d’entre nous (j’en fais partie) pensent ou ont pensé qu’il s’agit d’abord de mieux se connaître. Vraiment ? Mais n’y aurait-il pas d’autres motivations moins évidentes ? plus personnelles ? davantage liées à notre personnalité ou à ce que nous sommes devenus ? Nous jouons en permanence aux détectives et nous partageons volontiers nos découvertes, que ce soit les chaînons du réseau familial ou nos connaissances de la vie de nos ancêtres autrefois. Avant, ce n’était probablement pas mieux et probablement pas pire : c’était la vie de l’époque avec ses points positifs et aussi ses points négatifs. La généalogie viserait-elle donc à inventorier tout ce qui fait que nous ne pouvons que constater objectivement que, aujourd’hui, c’est bien mieux que hier. Pourtant, demain ce sera, à coup sûr, bien mieux qu’aujourd’hui malgré les secousses qui font quelquefois penser qu’il y a comme un retour en arrière.
Y a-t-il une vie au-delà de la généalogie ? Oui, bien sûr mais celle-là, elle est à venir et elle n’a donc pas encore pu laisser des traces. Ce sont les généalogistes d’aujourd’hui qui ouvrent la voie à ceux de demain.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ , challengeAZ-2020
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M comme métier(s) samedi 14 novembre 2020
En généalogie, on parle un peu des "métiers" qu’on cache sous le terme de "professions". Et la généalogie peut-elle être un métier ? Oui vont répondre les généalogistes professionnels et ceux qui font (ou ont fait) les études pour améliorer les compétences spécifiques de cette pratique. Il reste que le métier de nos ancêtres nous donne de précieuses informations sur le mode de vie à leur époque et nous fait quelquefois rêver avec certains métiers disparus (réveilleur, rémouleur, allumeur de réverbère, crieur...) ou un peu mystérieux (cerclier, buronnier, marchande de plaisir, massier, louvetier, wagonnier, rotier...)
Sommaire
Qui ?
Nos ancêtres avaient des métiers que, maintenant, on appelle des professions. Mais un métier est-il une profession ? Et une profession est-elle un métier ? Quels étaient les métiers ou les professions de nos ancêtres ?
Quoi ?
Le métier serait lié à un travail pratique, manuel, technique ou mécanique qui s’apprendrait par la répétition et/ou l’expérience.
La profession ferait référence à un "savoir savant" (ce ne serait pas un pléonasme, ça ?) qui nécessiterait des capacités d’abstraction qui s’apprendrait par l’intermédiaire de professeurs et de l’écrit. Il paraît même que dans les pays anglo-saxons, il faut passer par l’université pour se réclamer d’une profession.Et un métier qualifié ? Au Canada, ça ressemble furieusement à une profession sans le passage par la case université. En France, ça fait référence à des compétences enseignées par des professeurs : est-ce alors une profession ?
Pour mon cas, si j’ai bien tout suivi, j’ai commencé par exercer un métier et grâce à ma réussite à un concours interne, mon métier est devenu une profession. J’étais instituteur et je suis devenu professeur des écoles. J’aimais bien métier et j’ai surtout aimé quitté ma profession (cause rayé des cadres en raison de mon âge...)
Où ?
La plupart des ancêtres exerçaient donc des métiers que nous nommons maintenant professions. Nos ancêtres possédaient réellement un savoir dont une partie est probablement perdue. C’était d’abord des travailleurs qui exerçaient quelquefois de drôles de métiers mais presque toujours à leur domicile ou très proche de leur lieu d’habitation. D’ailleurs peut-être qu’ils habitaient plutôt près de leur lieu de travail.
Quand ?
Ils commençaient très tôt. Mon père a commencé quand il avait douze ans ! Ma mère, un peu plus tard vers ses quinze ans quand elle a eu son certificat d’études. Au delà, les ancêtres n’allaient à l’école que si la ferme n’avait pas besoin de leurs bras ! La plupart des ancêtres de MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. commençaient par travailler pour leurs parents sans salaire, puis ils étaient "placés" en divers lieux jamais très loin (tout au plus une dizaine de kilomètres) bien souvent contre un lit et la nourriture. C’est quand ils "s’installaient" qu’ils pouvaient alors prétendre à être rétribués. Quoique la grosse majorité des ancêtres travaillaient la terre ou élevaient des animaux. Certains payaient même pour cela : les fermiers qui devaient donner une part de leurs productions.
Comment ?
Je crois que beaucoup ont été brassiers ou manouvriers, tout au moins à leur début. Un brassier n’a que ses bras et un manouvrier que ses mains. Maintenant, on dit manœuvre ou bon.ne à tout faire. Les femmes étaient presque toujours considérées comme SP (pour sans profession). J’ai comme l’impression qu’elles avaient pourtant beaucoup de tâches dont la plupart plutôt ingrates...
Voici quelques métiers des ancêtres des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. : travailleur, cultivateur, brassier/brassière, journalier/journalière, bordager, laboureur, fermier, domestique, métayer, ouvrier agricole, vigneron, meunier, sabotier, tisserand, cordonnier, fendeur de bois, scieur de long, bûcheron, marchands de bestiaux, gens de labeur, maréchal ferrand, marchands...
Quelques métiers disparus : fournier, ourdisseuse, lavandière, fagotier, cardeur de laine, tisseur de toile, sergetier, filassier, garde-bois, garde vente, homme de peine, couvreur en chaume, sonneur...
Bon, il y a aussi quelques aubergistes ou cafetiers ou limonadier, des mécaniciens, des enseignants (pas beaucoup), quelques cheminots, des tailleurs d’habits, deux notaires royaux, un maître chirurgien et... des ingénieurs (mais c’est la génération après la mienne !)
Pourquoi ?
Pourquoi travaille-t-on de nos jours ? A part ceux qui ne visent qu’à collectionner des richesses dont ils ne savent pas quoi faire, en général, c’est comme autrefois pour vivre même si, bien souvent, il s’agissait plutôt de survivre. Dire qu’il y a toujours eu des gens pour dire "c’était mieux avant !" Il y en a toujours : quand je raconte mon enfance et les tâches que j’ai assumées, on me dit souvent "j’aimerais bien revenir à cette époque...". Pas moi. D’ailleurs, je mets maintenant davantage l’accent sur ce qui n’en fait pas le charme : la fatigue, le bruit, les odeurs, la transpiration, la position du corps, la chaleur ou le froid, le manque d’hygiène...
Pour en savoir davantage
- Quelle est la différence entre une profession et un métier ?
- Exercez-vous un métier ou une profession ?
- Mon occupation est-elle une profession ou un métier qualifié ? (Canada)
- Enseignant : un « métier » ou une « profession » ?
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Les métiers d’autrefois :
Mots clés : vieux métiers , généalogiste , challengeAZ-2020
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L comme lirevendredi 13 novembre 2020
Chacun sait que la généalogie ce n’est pas "collectionner les ancêtres". C’est aussi dépasser ce simple inventaire pour tenter d’appréhender la vie quotidienne de ceux qui ont fait que nous en sommes là aujourd’hui. Par nécessité, cela amène a lire beaucoup pour se documenter mais aussi par curiosité avec toutes les pistes qui s’ouvrent devant nous. Mais, là, surgit un nouveau problème : "Comment conserver une trace de ces lectures ?". Si avec l’utilisation du livre (dire qu’on est obligé de préciser "livre papier" maintenant !), la bibliothèque et les notes de lecture sont connues et utilisées, il est encore beaucoup moins fréquent de s’intéresser à la conservation de ces traces quand les lectures se font de plus en plus sur la toile Internet.
Qui ?
Avec le challengeAZ, chacun pensera tout de suite aux blogs des généablogueurs. Il existe aussi des sites (que je qualifie de web-site pour les distinguer des bibliothèques) dont certains sont très connus et d’autres beaucoup moins.
Quoi ?
Les productions de ces sites sont très diverses et se présentent sous des formes très variées : texte (classique), photos, vidéos, infographies... Pour suivre les publications des généablogueurs une page spécifique a été créée sur ce site : L’actualité des blos des généablogueurs à travers ce site (cette page ne se veut pas exhaustive et peut être complétée.)
Où ?
Quasi exclusivement sur la toile Internet (disons plutôt qu’on va se limiter à ça ici !)
Quand ?
Une page (un article) est découvert par les réseaux sociaux (le bouche à oreille de l’Internet), par l’échange de liens, par les références dans un autre article, par l’utilisation de moteurs de recherches, par les fils d’informations (fil rss RSS
- Rich Site Summary ou Really Simple Syndication (info)
- Réseau Social Sportif
Comment ?
Au début, l’utilisation de PearlTree était très motivante mais le ballet des perles devient lassant quand s’y mêle les perles des autres utilisateurs. Abandonné.
L’utilisation des réseaux sociaux n’a jamais été très attirante parce que les informations disparaissent dans l’infernale succession des publications.
Des outils divers ont aussi été tentés comme Evernote ou Flipboard entre autres. Trop contraignants et la plupart du temps payant. Le coût n’est pas rédhibitoire mais à force de payer ici ou là... C’est d’ailleurs ce qui fait que sont évités les CMS CMS Content Management System. En français, SGC : Système de Gestion de Contenu. qui nécessitent un hébergement spécifique (et donc payant).
Scoopit a été beaucoup utilisé et correspondait plutôt bien aux attentes. Mais voilà, s’il est resté accessible sans coût, son succès a fait apparaître des limites trop contraignantes avec un accès libre et gratuit. Support abandonné après une longue utilisation.
Est alors apparu les carnets de Qwant. Pile ce qui était cherché. Mais... les carnets de Qwant ont été fermés... !
Alors devant la lassitude de ces "échecs" à répétition, il a été décidé de créer un accès spécifique sur le site personnel pour lequel depuis une vingtaine d’années, une location est réglée afin de ne pas avoir de publicités plus ou moins intempestives, plus ou moins intrusives... Une rubrique a été réservée à cette action et chaque référence constitue un article (une page). L’appel de la rubrique affiche l’historique inversé (du plus récent vers le plus ancien). L’appel d’un article/page spécifique affiche bien son contenu en tête mais se présente comme la page rubrique. Le fonctionnement est donc semblable à celui d’un blog mais n’est qu’un annuaire de liens qui semblent intéressants ou pertinents : Veille généalogique
Pourquoi ?
Conserver au moins une trace des lectures sur le web c’est pouvoir y accéder à nouveau plus tard mais c’est aussi créer un lien vers une ressource jugée intéressante. C’est aussi faire un peu de publicité à une publication qui semble bien la mériter.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ , challengeAZ-2020
- Rich Site Summary ou Really Simple Syndication (info)
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Le Conseil d’État reconnaît que le gouvernement US peut accéder aux données de santé des Françaisjeudi 12 novembre 2020
Dans une ordonnance rendue publique ce jour [15/10/2020], le Conseil d’État, saisi par le collectif Santenathon, reconnaît que le gouvernement des États‑Unis peut accéder sans contrôle aux données de santé des Français hébergées par le Health Data Hub chez Microsoft, et demande des garanties supplémentaires.
Voir en ligne : https://linuxfr.org/news/le-conseil...
Mots clés : geek , Diverses informations
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L’étudiant a toujours raison jeudi 12 novembre 2020
Voilà deux semaines que Verushka Lieutenant-Duval n’a pas donné de cours à l’Université d’Ottawa. Depuis deux semaines qu’elle fait face à la tempête.

Voir en ligne : https://www.lapresse.ca/actualites/...
Mots clés : enseignant
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Panorama des vélos fabriqués en Francejeudi 12 novembre 2020
[...] pourquoi ne pas mettre en avant le vélo made in France ? Soyons chauvins pour une fois ! Sur cette carte, vous trouverez donc uniquement les marques qui fabriquent leurs cadres sur notre territoire...
Voir en ligne : http://www.velo-design.com/velo-mad...
Mots clés : cycliste (cyclotouriste) , Techno-vélo
lorand.org

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