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Inorganisation de mes recherches généalogiques d’amateur ?mercredi 11 juin 2014
Disons-le tout net : je revendique haut et fort le droit d’être inorganisé. Et oui, je travaille à l’affectif, aux sentiments et au gré des vents du hasard, de l’incertitude et des envies passagères ou durables. Je n’irai peut-être pas loin mais j’avance à mon rythme et je vais où je veux mais surtout où je peux. Mon organisation/inorganisation relève donc davantage d’une vague anarcho-généalogique que d’une structuration rationnelle, efficace, justifiée comme l’est ou devrait l’être celle d’un professionnel. Je suis un "touche à tout généalogique" !
La seule règle à laquelle je m’astreins maintenant est la citation de mes sources parce que je paye toujours le fait de ne pas l’avoir fait à mes débuts.
Mais alors, ...
"ce n’est donc pas la généalogie qui t’intéresse ?"
Si. Pourquoi cette question ? La généalogie c’est bien une recherche permanente ? une confrontation des découvertes et de leurs concordances ? une tentative de comprendre le passé de nos ancêtres ? C’est ça qui m’intéresse avec au-dessus de tout ça, les énigmes généalogiques. Dommage que, quelquefois, il faille s’égratigner aux épines... Je suis de formation scientifique (la preuve est mon credo et le doute ma seule certitude), et je m’intéresse, au soir de ma vie, à une science humaine (à l’opposé d’une science exacte donc). Mais j’ai toujours été passionné par les casse-têtes ; Et quel casse-tête que la généalogie ? comme, de plus, tout peut-être remis en cause par une découverte...
Mais alors, ...
comment entrer en recherches généalogiques ?
Voici quelques-unes de mes entrées dans ce monde passionnant. Il faudrait aussi que je décrive les cheminements après y être entré : ils sont au moins aussi chaotiques et anarchiques ! Mais c’est presque une autre histoire...
– Entrer par la liste des ancêtres : je tente de tenir à jour une liste des ancêtres (sosa) que j’ai identifiés. Il s’agit d’une feuille de calcul qui se présente comme un arbre généalogique traditionnel. Chaque ligne contient un ancêtre avec les renseignements basiques dont je dispose : date et lieux des naissance, mariage, décès. C’est cet arbre que j’imprime quand un membre de la famille me demande une copie de nos ancêtres en communs. Lorsqu’un renseignement est absent ou incertain, j’entreprends alors une recherche. Dans les autres cas, pour choisir, ce peut être en prenant la première ligne rencontrée mais ce peut tout aussi bien être une ligne au hasard en fonction d’une découverte récente ou d’une interrogation actuelle.
– Entrer par la liste des actes des ancêtres : c’est encore une feuille de calculs avec une ligne par ancêtre. Mais ici, je ne note que les actes de l’état civil ou les BMS BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. découvertes. cette liste est plus réduite que la liste précédente évidemment mais j’y entre de la même manière.
– Entrer par un échange avec un correspondant généalogique (la plupart du temps, c’est un cousin généalogique : c’est à dire quelqu’un qui partage un couple d’ancêtres en communs). Il s’agit dans ce cas, soit de répondre à une question, soit de vérifier si les renseignements correspondent, soit de compléter ou de préciser les informations sur un ancêtre (plus fréquemment sur un couple d’ancêtres).
– Entrer par un relevé systématique (sources par lieu) : ce n’est pas une technique que j’ai l’intention de généraliser. Mais j’ai ainsi découvert des informations par recoupement. Je ne réalise ce type de relevé que lorsque la commune (ou la paroisse) a hébergé plusieurs ancêtres ou lorsque la multiplicité des homonymies devient une source d’erreurs. J’utilise une feuille de calculs par commune dans laquelle chaque ligne ne concerne qu’un seul évènement pour un seul individu. J’ai ainsi pu relier un très grand nombre de "cousins généalogiques" qui, par les indications recueillies, m’aident fréquemment à y voir plus clair.
– Entrer par les fiches individuelles : comme l’expression l’indique clairement, il s’agit d’une fiche par individu (généralement un ancêtre) dans laquelle je regroupe toutes les informations recueillies le concernant. Depuis peu, j’ai commencé à créer des fiches familiales parce qu’en fait ce sont les familles qui constituent le cœur de nos recherches (même si les familles sont quelquefois mono-parentales). Le besoin est venu suite à la duplication des informations familiales dans les deux fiches des membres du couple (la mise à jour des informations étant alors plus longues et plus... hasardeuses). En fait, il s’est avéré que je ne posais pas les sources au bon endroit (l’évènement lui-même) dans la fiche familiale. En les disposant au niveau de la fiche familiale (tout en haut ai-je failli écrire), mon logiciel la répercute automatiquement dans les deux fiches individuelles concernées.
Dans les fiches individuelles, un lien est créée vers la fiche familiale comme dans les fiches familiales un lien est créé vers chacune des fiches individuelles des membres de la famille.– Entrer par une information "alerte généalogique" : c’est nouveau et c’est suite à mon abonnement premium à geneanet ; En général, je complète ainsi mes fiches avant de prendre ces informations en compte. Je ne sais pas si cela va durer mais je reçois plusieurs pistes par semaine. D’ailleurs, il y a trop d’informations à vérifier/recouper et mon retard devient colossal.
– Entrer par un "web-arbre" : cette expression que j’ai créée signale un arbre généalogique découvert sur le web. Lorsque les hasards me font découvrir un ancêtre dans un web-arbre, je recopie les informations dans une telle fiche (copier-coller) afin de les prendre en compte plus tard. C’est dans l’espoir de les recouper pour davantage de certitude. Lorsque l’information est prise en compte, elle est éventuellement transférée dans une fiche individuelle ; Pour chaque web-arbre, je publie maintenant l’URL de publication mais aussi la date de consultation dans le champ côte de la source.
– Entrer par un web-site : expression que j’ai aussi créée pour identifier un site web (qui n’est pas seulement un arbre généalogique). J’ai beaucoup utilisé au début. Maintenant, c’est plutôt réservé à quelques sites généralistes et cela concerne davantage les évènements historiques liés à mes recherches généalogiques.
– Entrer par une vérification systématique : c’était une orientation que je m’étais donnée pour mais que je n’ai débuté qu’à la mi-décembre (il était temps !). Je mes suis créé une base de données pour suivre mes vérifications. comme je me doutais que ce serait fastidieux, j’ai associé cette vérification avec un contrôle de la numérotation sosa (numérotation bloquée et basée sur mes petits enfants) ainsi qu’avec une petite adaptation très personnelle de cette numérotation (je numérote aussi les familles et je repère la génération des cousins généalogiques).
– Entrer par ...
Et pour coordonner tout ça, j’ai ma base de données de recherches généalogiques. J’utilise le logiciel webtrees pour sa puissance de recherches (mais il est exigeant avec la saisie pour être efficace. Peut-être est-ce le défaut de tout bon logiciel). Je suis de ceux qui pensent que les données généalogiques que nous avons collectées, associées, regroupées ne nous appartiennent pas puisqu’elles sont la propriété non transférable de nos ancêtres disparus. je publie donc de temps à autre mes données sur la toile (rolandb sur geneanet et malibele MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. .org un site personnel).
Quand je vous disais que mon inorganisation c’était du grand n’importe quoi...
Mais j’avance quand même. et c’est ça qui est le plus étonnant !
Mots clés : généalogiste , enquêter , challengeAZ-2014
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Histoire d’un village : MagnaguesCommune de Carennac, département du Lot
mardi 10 juin 2014
Magnagues (commune de Carennac) est un petit village perché au-dessus de la vallée de la Dordogne dans le nord du Lot.
Il a la particularité d’êtr mon village natal. Il a donc énormément d’importance à mes yeux.
Sommaire
MANIAGUES AVANT LA REVOLUTION
Le petit village de Maniagues [1] domine la Dordogne et son clocher reste dans l’horizon des promeneurs de la plaine, un point de mire mystérieux qui donne un désir d’en savoir plus.
Au point de vue féodal, le doyen de Carennac, vassal de Gramat, n’était pas seigneur de Maniagues. C’était les barons de Gramat, qui avaient cette seigneurie et qui l’aliénèrent peu à peu. Eléazar d’Aigrefeuille vendaient en 1419 à certains habitants de Carennac tous ses droits sur le lieu et la juridiction de Maniagues, se réservant néanmoins l’hommage plus une paire d’éperons dorés de droit d’acapte à chaque mutation de seigneur.
Nous ne savons pas à quelle date ni de quelle façon la possession de Maniagues revint aux premiers suzerains, les vicomtes de Turenne. Ce changement s’effectua vers la fin du 15ème siècle. En 1488 l’hommage est rendu au vicomte par noble homme François du Boy seigneur de Maniagues en Quercy.
A la fin du siècle suivant la même seigneurie appartient à Antoine Lafargue, bourgeois de Saint-Céré qui la vend par un acte du 26 juin 1587 devant le notaire Bonenfant, à noble Jean 1er d’Amadon du village de Maniols maître d’hôtel du baron de Castelnau-Clermont.
Le 5 avril 1601, Antoine Lafargue la rachète pour sa fille Jacquette mariée au sire de Longueval. Il rend immédiatement l’hommage au vicomte.
Dans l’acte suit le dénombrement de la terre de Maniagues qui confronte les terres du doyen de Carennac, de l’abbé de Dalon et du seigneur de Miers. Des Lafargue et des Longueval la seigneurie passe par mariage aux Lavaur de la Boisse.
En 1664, noble Philippe de Lavaur rend hommage pour cette terre et celle de Donnat (paroisse de Saint Médard) au vicomte de Turenne.
En 1685, Jean de Lavaur vend à nouveau cette seigneurie à noble Alexandre de Geniès, écuyer, seigneur de Saint-Maurice (près de la Française) et de Cantecor (paroisse d’Alvignac).
Au point de vue religieux, la paroisse de Maniagues dépendait du monastère de Carennac. Elle constituait un prieuré secondaire sous la gouverne de " l’infirmier " du monastère. L’infirmier s’occupait des malades, soit dans le couvent soit en dehors. Il donnait l’hospitalité aux pauvres, aux étrangers de passage, malades ou non.
L’église de Maniagues fut ruinée pendant la guerre de cent ans et la paroisse abandonnée comme celles des environs. Restaurée quand la paix fut faite, elle fut à nouveau ruinée par les protestants, en 1652, " par un nommé le capitaine Bessonhie ".
Seuls restaient presque intacts le choeur et la nef. Mais le culte cessa de longues années et les habitants, en nombre fort réduit restèrent sans sacrements. Il fallait aller à Carennac ; il arriva qu’un jour un petit enfant qu’on portait à l’église étant sur le point d’expirer, dut être baptisé avec de l’eau trouvée dans la piste d’un pied de boeuf.
Chaque année, le jour de la fête patronale, l’infirmier du monastère venait dire à pied la messe où se pressait une grande affluence, car on venait de partour à l’offrande des reliques de Saint-Laurent [2].
Parfois, des prêtres appartenant à des familles du pays y célébraient eux-aussi. L’un d’eux, Pierre Cusol prit même le titre de vicaire. Mais cela ne faisait pas l’affaire des paroissiens, qui réclamaient un curé en titre.
Nous sommes en 1625 et l’infirmier s’appelle M. Aussel. Ne recevait-il pas outre sa pension comme les autres religieux, le revenu du prieuré de Maniagues : cent setiers de blé et cent bastes de vin ? Avec cela n’avait-il pas de quoi payer le curé de Maniagues, comme le doyen payait le curé de Carennac. Lisons ce qu’écrit le chanoine Albe à ce sujet :
" Ils s’adressèrent à l’évêque de Cahors, Mgr Siméon-Etienne de Popian. Celui-ci ordonna une enquête. Elle fut conduite par son afficial Carcavi, qu’assistaient le procureur fiscal Bouzon et le greffier Roquette. Parmi ceux qui furent interrogés nous trouvons Antoine Marbeau, Antoine Solinhac, Pierre Cusol. C’est cette enquête qui nous a fourni la plupart de nos renseignements pour cette période. Le procès verbal de visite de l’église montre qu’elle était garnie de boiseries, qu’il y avait une tribune, que le clocher consistait en une fenêtre ou pignon à une seule ouverture où se trouvait la cloche pesant un quintal ; que cette avait dû être agrandie de près de la moitié (traces de la rstauration après la guerre de cent ans). L’évêque autorisa le rétablissement du culte, pourvu disait-il, qu’on eut " un prêtre idoyne et capable de nous approuvé ". Avec sa permission, intimation de son ordonnance fut faite à l’infirmier Aussel (3 octobre 1626).
Celui-ci ayant fait la sourde oreille, l’évêque nomma de sa pleine autorité maître Pierre Bergougnoux, qui se fit confirmer en cour de Rome. Aussel refusa de payer la portion congrue. D’où procès avec ce curé et avec la communauté de Maniagues. Il prétendait qu’il suffisait que le service fut assuré par le vicaire de Carennac, Aymar Laschenaux, et le parlement de Toulouse devait casser les provisions de Bergougnoux. Mais le parlement le condamnait à payer la portion congrue avec ses arrérages et maintenant le curé nommé par l’évêque (29 avril 1636) ; mais Bergougnoux qui demandait 300 livres, trouvait insuffisante la pension de 100 livres allouée par le parlement ; et d’autre part Aussel voulait aller en appel ; Ils se décidèrent toutefois à faire un arrangement [3]. C’est ce qu’il y avait de mieux, et il est regrettable que l’infirmier eut montré jusque-là tant d’obstination. "
Pierre Bergougnoux eut pour successeur comme curé Pierre Boisse en 1646. Ensuite nous trouvons les noms de :
Bertrand Bénéchie, 1747-1758Pierre Dumas, de la famille des seigneurs de Chapou paroisse de Tauriac. Curé sous la révolution, il prêta le serment avec réserve et fût encore curé sous le concordat. Sa mort eut lieu en 1815.
Monsieur de Geniès fournit le terrain pour construire le presbytère.
Ce dernier fut vendu comme bien national.
MANIAGUES SOUS LA REVOLUTION
Jusqu’à la révolution la communauté de Maniagues et sa paroisse étaient distinctes de celles de Carennac.
Le 14 février 1790 eurent lieu les élections municipales en vertu du décret de l’Assemblée Nationale du 12 décembre 1789. Maniagues et Carennac constituaient la même commune. M. Dumas curé de Maniagues fit parti des douze notables désignés au conseil général de la commune.En 1792 il fut déclaré réfractaire. Un certificat d’infirmité délivré par le chirurgien Lacrouzille permit son retour dans sa famille.
En 1793 le curé Dumas fut emprisonné à Cahors. Le nouveau procureur de la commune, Joseph Laborie décréta que les ornements de l’église de Maniagues seraient envoyés à St-Céré pour être offert sur l’autel de la patrie. Les cloches furent descendues et les croix des chemins enlevées [4].
Les tribulations de l’agent national MOURREAU
Le 2 germinal an III (22 mars 1795) L’agent national Mourra voulut publier à Maniagues le texte du décret du 3 ventôses précédant, au sujet de la fermeture des églises, mais on ne le laissa pas parler. Les femmes de Maniagues l’assaillirent à coups de pierres. Malgré ses appels " Force à la Loi " personne ne vint à son secours. Il dut se retirer avec ses aides, bredouille, suivi par les femmes jusqu’à Carennac où elles se firent donner la clef de l’église. Elles repartirent triomphantes. Leur triomphe dura trois jours. Mourreau revint avec les gendarmes de Martel, reprit la clef et emmena plusieurs femmes à la prison municipale.
Un banquet fraternel réunit les vainqueurs de ces " fanatiques " et le commandant des gendarmes fit un discours " empreint de la plus saine morale et du zèle républicain le plus pur. "
Cependant depuis la mort de Robespierre les choses avaient changé.
Le 16 germinal (5 avril) Mourreau apprend avec stupeur que les femmes de Carennac s’étaient fait livrer la clef de la chapelle du cimetière (actuellement jardin public) et qu’elles faisaient leurs prières sous la présidence de Marguerite Dunoyer. Le maire, appelé par lui au secours de la loi violée, a beau interpeller ces rebelles, on se moque de lui, on le menace, un rassemblement se forme, des citoyens imitent leurs épouses et l’on parle d’aller ouvrir la prison.
Déjà, le 4 avril, le comité de sureté générale de Cahors avait renvoyé le curé de Maniagues qui assura à nouveau le culte sous réserve d’un serment de soumission aux lois.
La loi du 19 fructidor an V renouvella les cruautés de la terreur.Le curé Dumas se cacha jusqu’à l’arrivée de Bonaparte.
LE SORT DE LA FAMILLE DE GENIES ;
Le seigneur de Maniagues s’appelait Philippe de Geniès. C’était un homme fort tranquille. Mais les paysans de Maniagues interprétèrent les décrets de l’assemblée nationale comme anéantissant toutes les redevances. Il y eut un mouvement contre lui.
Les paroissiens s’assemblèrent le jour de l’an 1790. Ils vinrent à l’église et lui enlevèrent son banc pour le brûler dans le cimetière vers les 11 heures et 30 minutes du soir. Puis ils se dirigèrent vers la maison seigneuriale qu’ils attaquèrent avec des pierres et des fusils. Ils menacèrent le seigneur, qui dormait profondément, de le tuer s’il n’ouvrait pas sa porte Ce dernier se leva. Il dut les faire boire, manger et chanter. Quand ils furent bien repus, ils partirent proférant des menaces et des insultes.
Le 20 février on enleva le mai qui avait été planté devant sa porte.
Le 21 mars on brûla les chaises qu’il avait fait porter à l’église pour remplacer le banc seigneurial.
Le 3 juin on lui retira des mains le cadastre et le livre des décharges dont il était dépositaire.
Il travailla lui même ses terres jusqu’en 1793. Le 12 juin de cette année là, il fut consigné dans sa demeure et le 29 septembre il était tenu de remettre tous ses papiers seigneuriaux. Le 15 décembre le représentant du peuple Taillefer le faisait arrêter.
Des hommes armés venus de Martel l’enfermèrent à la tour de Mire. Marguerite Amadieu femme Geniès, fut mise à son tour dans la même prison.
Ils réussirent tous deux à quitter ce lieu de tous les dangers sur la foi d’un certificat médical délivré par l’officier de santé. La tour de Mire était souvent le point de départ pour les pontons de la Gironde où on laissait croupir et agoniser les " ci-devant ", ennemis de la République.
LA SECTION DE MANIAGUES S’INTEGRE A CARENNAC
Le 15 juillet 1790, tout le peuple prêta serment dans le cloître du monastère. Trois jours après la foule des citoyens prenaient possession des borgnes et des îles qui devenaient prés communaux.
Les réquisitions d’hommes, pour la marine et l’armée se firent de mauvaises grâce. Il fallut envoyer les soldats à la recherche des volontaires récalcitrants.
Seules, les nouvelles fêtes populaires, furent suivies, la municipalité offrant des festins " rustico-civique " pour réactiver le feu républicain.Pierre-René VERNET.
Notes de Roland Bouat
– A propos de l’obtention de ce document
Ce document m’a été communiqué par ma cousine Chantal Bouat, habitant Magnagues, le dimanche 18 mai 2002. Il lui avait été confié par Mme Simone Fouquet, habitant elle aussi Magnagues.Mme Simone Fouquet que j’ai rencontrée le même jour m’a dit le tenir d’un couple de passage qui lui avait demandé de les accompagner jusqu’à la grange sous le château de taillefer, grange dans laquelle se trouve des " inscriptions ". En remerciements, elle a reçu, par courrier ce document. Elle me fit remarquer que le nom de l’auteur l’avait surprise étant donné que c’est aussi son nom de jeune fille.
– A propos du contenu de ce document
Ce document ne cite pas ses sources ni l’origine des informations. L’auteur n’est connu que par son nom. Il est donc nécessaire de vérifier et de rechercher l’origine des informations et l’objet de cette écriture (peut-être un mémoire d’examen ?)
De plus, certaines informations sont soit à préciser soit à confirmer. Des trous dans la succession des évènements et les dates en désordre prêtes sans doute à quelques confusions.
Même l’orthographe est à revoir. Si, quand il s’agit des mots de la langue cela ne pose pas trop de problèmes, il peut en être tout autrement quand il s’agit des noms de lieu ou de famille (exemple : Mourreau puis Mourra).
– A propos de la photo
La photo de la première page est une reproduction très agrandie (format carte postale au format A4) d’une carte postale représentant Magnagues vu de la rue face à la maison de Chantal Bouat (ma maison natale) vers le haut et particulièrement vers le travail qu’on distingue deriière le tilleul et la croix de carrefour. (Rappel : le travail est une construction permettant de ferrer les chevaux et les bovidés.)
A propos des personnages de cette photo : l’homme conduisant la paire de boeufs pourrait être mon grand-père, Isaïe Bouat. La femme debout derrière le vélo pourrait être ma grand-mère, Aurélie Bouat née Bru. La fillette debout dans la courette serait Léa Lescure, la fille des propriétaires de l’épicerie-bar à droite de la photo (enseigne Lescure). Le jeune garçon à côté d’elle pourrait être Elie Craygues. Je ne possède à ce jour (18 mai 2002) aucune autre information sur les autres personnages.
Je possède un exemplaire original de cette carte postale (achetée dans une brocante dans le Loir-et-Cher).
Informations complémentaires
Par courriel, Daniel Cayre m’appris que le texte ci-dessus a été publié dans la revue "Cère et Dordogne" avec quelques photos. Cette revue semble disposer d’un site : http://carnetquercynois.free.fr/cer... [5].
Depuis la publication de cet article, je continue mes recherches et j’ai fait quelques petites découvertes que je raconterai par le détail dans un prochain article comme par exemple :
- Magnagues est passé "sous la juridiction" de Carennac par son achat par trois damoiseaux alors que le village dépendait de ... Rocamadour.
- En 1940, une procédure est lancée pour que le village devienne une commune. Si la création a été acceptée par le Conseil Général du Lot, je ne sais pas pourquoi cela ne s’est pas fait (peut-être en raison de la seconde guerre mondiale durant laquelle le village a joué un rôle déterminant mais toujours très méconnu).
- Les Igues de Magnagues ont servi pour une expérience "scientifique" de survie. Elles constituent maintenant un repère protégé pour les chauve-souris. Voir Les chauve-souris de Magnagues
- Pendant la deuxième guerre mondiale, la résistance fut très active. Voir Résistance et groupe Vény
En complément, voici une petite visite du village : Promenade virtuelle autour de Magnagues
Initialement publié en janvier 2005, cet article est recyclé dans le blog que je consacre exclusivement à la généalogie.
Mots clés : généalogiste , 46-Magnagues , challengeAZ-2014
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Généalogiquement vôtre...lundi 9 juin 2014
Cet article aurait tout aussi bien pu s’appeler "Geek et Généalogie" ou "généalogeek"
Auto-promotion parce que "charité bien ordonnée commence par soi-même".
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Mon blog de généalogie(en cours d’abandon...) -
Mon site personnel de recherches généalogiquesremplacé par deux espaces : Histoire familiale et Recherches et techniques - Mon arbre sur Geneanet
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Mon arbre sur Heredis On Line: pas du tout à jour et de moins en moins utilisé : sans doute vais-je prochainement le supprimer... => c’est fait. - Mon compte Facebook (pas seulement réservé à la généalogie)
- La page Facebook du groupe Genealogie41 (groupe que j’ai créé et
que j’administre : il faudrait que je trouve un autre administrateur mais je n’ai même pas commencé la recherche...que je n’administre plus : j’ai trouvé mes remplaçants. Merci à eux.) -
Mon compte Twitter(pas de généalogie, plutôt personnel sans trop me dévoiler quand même, sécurité oblige) - le site dulogiciel webtrees que j’utilise
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le wiki dédié à webtrees auquel j’ai fortement contribué à sa créationLe site ci-dessus est maintenant autmatiquement traduit dans de nombreuses langues. -
ma rubrique généalogie sur mon site personnel (pas trop alimenté pendant quelques temps mais très bien "nourrie" maintenant)(voir plus haut) -
Mon scoopit consacré à la généalogie(quiva sans doute s’arrêters’est arrêté suite aux contraintes qui s’accumulent pour ceux qui comme moi ne peuvent pas franchir certaines limites dans l’investissement financier) - NOUVEAU (tout est relatif) : mon compte BlueSky (@malibele.bsky.social)
- NOUVEAU (même remarque) : mon compte Mamot (@Broche46)
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , challengeAZ-2014
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Franchement à quoi ça sert, la généalogie ?samedi 7 juin 2014
Sommaire
C’est une question qui m’est fréquemment posée... et il m’arrive assez souvent de me la poser. J’ai toujours beaucoup de mal à y répondre. Peut-être qu’écrire une réponse éventuelle me permettrait d’y voir plus clair ? Pourquoi alors ne pas la publier sur mon blog ? Après tout, cela ne ferait qu’un article insignifiant de plus sur ce sujet...
Et oui, je pensais à priori que beaucoup de ceux qui publient leur généalogie sur la toile Internet ou tiennent un blog de généalogie se poser cette question si peu philosophique. Je me trompais et je m’en veux. Pour preuve, je n’ai trouvé que 3 articles avec ce titre sur le web :
- la généalogie, à quoi ça sert ? l’USPP : une grande famille (article publié en 2011 par Christian Bayart => la page n’existe plus)
- La généalogie.. à quoi ça sert ? (article disparu, publié sur le web par Dominique Fournier)
- A quoi sert la généalogie ? (un échange daté du 8 mai 2000 sur un forum dans lequel s’exprime plusieurs interlocuteurs sous divers pseudos).
- Mise à jour 2025 (toujours aussi peu d’articles sur ce thème) :
- A comme à quoi ça sert la généalogie ? (Guillaume, blog "le Grenier de nos ancêtres", 1er juin 2016)
- La généalogie, c’est comme un jeu de piste ! (Claire Haubry, Ouest-France, 25 octobre 2010)
Tout le monde semble quand même s’accorder qu’il ne s’agit pas simplement de "retrouver ses ancêtres", de "savoir d’où on vientâ", de "se construire ou reconstruire" ou encore de "parvenir à s’accepter" même si ces arguments font partie de l’ensemble des motivations. C’est plus que ça et c’est autre chose de plutôt indéfinissable et qui est sans doute propre à chaque généalogiste. Souvent, lorsque je fatigue à feuilleter des registres, lorsque le désintérêt semble poindre, je m’arrête quelques temps pour décompresser un peu me dis-je. Mais c’est l’envie de poursuivre ma quête à travers de vraies enquêtes quasi policières, d’en savoir davantage sur la vie, les vies, autrefois qui me relancent et me remet à mon clavier et à mes écrans, à m’arracher les yeux à déchiffrer des actes manuscrits et maculés.
Certains appellent ça la passion, d’autres vont jusqu’à penser que ce serait déjà de l’addiction. Je crois plus prosaïquement que c’est notre passé personnel ajouté au passé de nos aïeux qui nous donnent envie de feuilleter les pages du roman de la vie de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui ont construit notre société. La simple curiosité en quelque sorte. J’espère seulement que cette dernière n’est pas maladive...
Qu’en pense une IA ?
Mise à jour 2015
La généalogie sert à étudier et retracer l’histoire des familles — c’est-à-dire à retrouver les ancêtres d’une personne et à comprendre comment les générations sont liées entre elles.
Mais au-delà de dresser un simple arbre généalogique, elle a plusieurs utilités importantes selon les points de vue :- Connaître ses origines
- Comprendre d’où l’on vient, dans quelles régions ou pays ont vécu ses ancêtres.
- Retrouver des liens familiaux oubliés, des noms, des métiers, des migrations, etc.
- Découvrir parfois des cultures, langues ou traditions familiales disparues.
- Préserver la mémoire familiale
- Conserver les souvenirs, photos, documents pour les générations futures.
- Reconstituer l’histoire familiale avant qu’elle ne se perde.
- Transmettre un héritage identitaire aux enfants ou petits-enfants.
- Intérêt historique ou scientifique
- Aider les historiens à comprendre des mouvements de population ou des modes de vie.
- Contribuer à des recherches génétiques (par exemple dans la médecine ou les études d’ADN).
- Servir dans des enquêtes judiciaires (identification de personnes, successions, etc.).
- Raison personnelle ou émotionnelle
- Un moyen de se reconnecter à son histoire personnelle.
- Parfois une quête d’identité : comprendre qui l’on est à travers ceux qui nous ont précédés.
- Un passe-temps passionnant : la recherche, la découverte, les archives…
Mots clés : généalogiste , réfléchir , challengeAZ-2014
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Échanges Electroniquesvendredi 6 juin 2014
Genèse d’une passion ou d’un simple passe-temps addictif comme tous les hobbys finissent par l’être ?
J’ai commencé ma généalogie en consultant les documents notariés que possèdent toujours ma mère mais aussi avec les livrets de famille. Très vite , je suis passé à l’utilisation de l’informatique. Mais ça, c’était quasiment incontournable pour le geek que j’étais et que je suis sans doute encore.
Tout de suite, j’ai voulu publier mes découvertes davantage par fierté de mes découvertes à mes débuts (même si au regard de ce que je sais maintenant et du chemin parcouru depuis, ces découvertes étaient bien modestes) que pour réellement partager. Et puis, très vite, j’ai découvert qu’ainsi, je pouvais consulter mes découvertes généalogiques d’où que je sois. Comme de plus, j’utilisais les données publiées ici ou là, c’est devenu un plaisir de rendre ce que j’ai reçu (mais ça, c’est la moindre des choses).
Et puis, est venu tout doucement l’incontournable geneanet.org. Ce site, ainsi que quelques autres surgissaient fréquemment comme résultat des recherches généalogiques avec les moteurs affectés sur la toile à cette tâche. Quasiment tous les autres étaient payant. J’en ai essayé un qui vient d’ailleurs de changer de nom récemment. Mais, le fan du libre que je suis ne pouvait se satisfaire de ce manque de liberté. C’est donc geneanet qui a très vite pris le dessus en version gratuite. Et oui, même geneanet.org peut être payant. On peut toutefois accéder à l’existence des données et aux arbres publiés bien que la recherche soit quelquefois bien fastidieuse. Bon, je suis passé récemment à une version payante (et je ne regrette pas ce choix).
En tant que geek, il me fallait un logiciel qui correspondait à mes attentes et à mes pratiques. Je m’étais donné un vague cahier des charges qui devait peut être contenir les éléments suivants : logiciel libre, utilisation d’une base de données, recherches puissantes (tout en sachant qu’il faudrait que je sois alors très méthodique dans la saisie des données), fidélité à la norme gedcom afin de faciliter les échanges (import comme export)... Rapidement, j’ai choisi PhpGedView mais ces concepteurs ont fini par abandonner le suivi de leur création. C’est alors que webtrees a pris le relais. Au début, il a bien fallu que je traduise les pages publiées en anglais, langue que je maîtrise très mal. cela m’a même amené a créé le wiki en français [6] ! Toutes les données collectées sont enregistrées avec ce logiciel qui me permet, de plus, de publier sur la toile directement sous webtrees : voir en ligne. Je mets à jour mon arbre geneanet avec le fichier gedcom créé par le logiciel.
Mais les échanges électroniques à propos de la généalogie, c’est aussi les blogs tenus par des passionné(e)s, les forums dédiés à cette activité, les sites des associations...
Et puis, il faut bien que je l’avoue, je crois que la simple recherche de mes ancêtres m’auraient vite lassée si je ne m’étais pas mis aussi à la recherche de l’histoire, si je n’avais pas essayé de mieux connaître le passé, si je n’avais pas surtout souhaité comprendre la vie de mes ancêtres. C’est dire si les sites racontant l’histoire sont venus envahir mes recherches et mes découvertes : des articles sur les sites visités mais aussi des articles dédiés, des interrogations et des questionnements sur la grande histoire mais aussi sur toutes les petites histoires qui font les choix familiaux et définissent souvent les métiers comme les migrations.
Chose très étonnante, depuis que je m’intéresse à la vie autrefois, aux conditions de vie, à l’environnement de mes ancêtres, je fais bien davantage de découvertes de nouveaux ancêtres ! Je ne sais pas si c’est dû à l’augmentation des branches qui s’ouvrent de plus en plus nombreuses ou simplement en raison de cet intérêt pour l’histoire ?
Je ne peux donc que conseiller aux débutants en généalogie, de ne pas hésiter à passer aux recherches historiques, archéologiques, anecdotiques... à ce nouveau centre d’intérêt très proche de la généalogie avec qui il est intimement lié pour maintenir ne serait-ce que l’envie de poursuivre les recherches généalogiques.
Pour suivre le geek que je suis, il faut bien un article spécial : généalogie et geek, ça commence bien par la même lettre ? Alors, un peu de patience.
Voir en ligne : http://malibele.tumblr.com/post/878...
Mots clés : généalogiste , faire , challengeAZ-2014
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Dix ans déjà !jeudi 5 juin 2014
Voir en ligne : Dix ans déjà !
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Dix ans déjà !jeudi 5 juin 2014
Cela fait donc au moins dix ans que je me suis fait happé par la généalogie. C’est un dragon, une addiction, une drogue. Un dragon qui te happe et te provoque sans cesse ; une addiction qui envahit mes pensées et me détourne bien trop facilement des tâches non urgentes ; une drogue qui devient vite, trop vite, indispensable et occupe sans cesse les pensées.
Dix ans que je cherche, recherche, corrige, tente de comprendre, m’informe, échange, passe d’une énigme à une épine, m’interroge, fouille, furette, désespère, abandonne pour mieux reprendre, tente de déchiffrer des écritures variables et variantes calligraphiées par des mains anonymes ou inconnues...
Dix ans que je reconstruis le passé pour permettre à trois citoyens en devenir de comprendre leur futur et de construire leur avenir.
Dix ans de progrès personnels pour une meilleure connaissance de l’histoire de la vie, pour mieux appréhender ce que les petites histoires des vies des ancêtres ont apporté à ce que je suis, pour intégrer l’Histoire (la grande) dans la vie des ancêtres afin de tenter d’expliquer leurs choix ou leurs non-choix de vie.
Dix ans pour comprendre pourquoi j’aime tant le causse de Gramat : tous mes ancêtres y ont passé leur vie. Je suis un dissident familial qui a choisi de faire autrement et de partir ailleurs : je suis le premier parmi mes ascendants à avoir franchi la barre des vingt kilomètres ! Je suis un révolutionnaire généalogique qui n’a pas vraiment décidé de vivre ailleurs et autrement mais qui n’oubliera pas tous ceux qui ont contribué à construire l’individu, le citoyen, la personne que je suis devenue.
Dix ans déjà ! Mais j’en ai découvert si peu... Dix ans seulement ! Mais il me reste tant à faire... Dix années de plus en plus consacrées à ces recherches ! Mais elles deviennent de plus en plus compliquées avec toutes ces découvertes imbriquées...
Il n’y a donc plus qu’à continuer.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2014 , bookperso
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Carennac à travers le webmercredi 4 juin 2014
Carennac pourrait s’appeler Carennac-en-Quercy parce que c’est l’un des plus beaux villages de France et parce qu’il est presque à la limite nord de cette ancienne province qui n’a réussi à devenir département que très peu de temps (le département du Lot ne comprend plus que le Haut-Quercy et c’est d’ailleurs la raison qui explique que Cahors, sa préfecture soit excentrée).
Bien sûr, Carennac est ailleurs sur la toile et fait l’objet d’un article spécifique dans l’encyclopédie en ligne Wikipedia.
J’ai, un jour, osé critiquer les illustrations d’un site consacré à cette commune : je trouvais, en effet, que les photos illustrant ce site étaient des photos plutôt "traditionnelles". C’est alors que le responsable du site m’a demandé d’en fournir sortant un peu des sentiers battus. Je me demande bien pourquoi, il n’a pas davantage sollicité M. Jean-Marc Caussil qui depuis quelques temps déjà, publie sur la toile des photos en forme d’inventaire du patrimoine local ? Le site a, depuis, déménagé. maintenant c’est l’un des blog dédiés à Carennac.
Je lui préfère lesphotos de Jean Cesario sur Carennac qui sont autant d’oeuvres d’art. D’autant qu’il a aussi tenté un inventaire photographique des pigeonniers de Carennac.
Certains ont de bonnes idées mais méconnaissent quelque peu les règles de communication sur la toile et surtout les comportements des nouveaux lecteurs que sont les internautes : attendre plus de 10 secondes est insupportable à leurs yeux et ils deviennent des zappeurs infinis sans aucune patience. Ah, s’ils avaient connus les débuts de l’internet et ses durées de téléchargement quelquefois proche de l’infini ! Alors, avec un peu de patience, il est possible de consulter en ligne le fichier pdf publié par Charles Montin mais rédigé par Daniel Ayrolles sur le Carennac de la fin du XXème siècle. (je le publierai bien en clair pour améliorer sa lisibilité sur la toile mais je ne sais comment contacter l’auteur). Charles Montin, le président de l’association des amis de Carennac propose son site (le plus actif à ma connaissance).
Le site officiel de la mairie de Carennac est à l’image de ce qu’est devenu le village de Carennac : triste et terne. Dommage. Je ne publierai pas de lien vers le soi-disant site de l’office de tourisme qui pointe sur des pages dans une langue qui utilise les idéogrammes.
Mots clés : généalogiste , 46-Carennac , challengeAZ-2014
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Broche le hameau de mon enfancemardi 3 juin 2014
Quand l’enfance ne prédestine en rien à devenir un peu geek ou un peu généalogiste... Il reste que s’intéresser à la vie des ancêtres, c’est aussi apprendre à regarder la sienne en regardant en arrière vers les souvenirs. Ainsi, Roland commence à reconstruire ses souvenirs les plus lointains.
C’est le hameau de toute mon enfance. Pourtant, je suis né dans un tout petit village, même pas une commune, tout proche. Mes parents ont ensuite habités tout près de Gramat, la "capitale" du causse du même nom où mon frère a vu le jour deux ans après moi.
En 1956, l’année du "grand gel", la famille s’est installée dans la maison dont elle héritait ici, à Broche. Pas d’eau courante (elle n’arrivera qu’après mes quinze ans), pas de chauffage si ce n’est une vaste cheminée quercynoise, pas de toilette dans la maison mais dans une vague cabane brinquebalante derrière l’étable, une grande pièce qui servait à la fois de cuisine, de salle à manger et de salon (mais ce mot ne devait guère avoir de sens). Mon père retrouvait le travail de ses origines et de celui de tous ses ancêtres ; paysan. C’est à dire un éleveur de moutons et quelques hectares de terre aride à cultiver.
Pour tirer la charrue, l’étable hébergeait une paire de bœufs que mon père a lui-même dressés. Il y avait aussi deux vaches histoire d’avoir un peu de lait. Et oui, nous vivions en autarcie, un peu isolés du reste du monde, sans voiture, sans téléphone et donc sans télévision.
Pour compléter notre alimentation, nous cultivions un jardin tout de terre rouge, compacte, raide comme de la pierre en période de sécheresse et collante comme de la glaise lorsqu’il pleuvait. la terre que mon père labourait était la même mais les bœufs puissants tractaient la charrue que mon père tentait de faire pénétrer dans ce sol quand les rochers ne l’en extrayaient pas. J’ai donc appris très tôt à marcher droit, au propre sens du terme, l’aiguillon sur l’épaule, suivi par les bœufs obéissants et confiants dans le petit bout de bonhomme que j’étais.
Je me souviens aussi avoir appris très tôt le coup de poignet nécessaire au retournement du seau qui pendait dans la citerne au bout de la corde fermement maintenue. Le plus difficile pour mes bras de dix ans était la remontée du seau que je ne laissais jamais remplir complètement afin d’avoir suffisamment de force pour lui faire franchir la margelle de pierre qui atteignait ma poitrine d’enfant des champs.
Les souvenirs affluent à ces évocations, souvenirs d’une vie difficile mais que nous appréciions parce que nous n’en connaissions pas d’autre, souvenirs de tâches et d’activités maintenant presque oubliées et qui font presque partie du patrimoine à protéger, souvenirs d’apprentissage très tôt de la liberté en même temps que des contraintes...
Mots clés : 46-Broche , villes et villages , généalogiste , 46-Carennac
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Allemagne, un pays aussi de la famillelundi 2 juin 2014
L’évènement généalogique le plus marquant n’est pas issu de mes recherches généalogiques mais de ma très vielle passion pour les technologies numériques.
A la sortie de la deuxième guerre mondiale, les évènements ont amené de nombreux bouleversements. Et l’un d’eux est certainement le solide mortier qui est venu consolider durablement ma passion naissante pour la généalogie. En ce début d’avril 2001, un courriel circule sur la toile perdu au milieu du flot incessant qui ne cesse déjà de grandir de manière exponentielle. Ce message est écrit en anglais mais est envoyé par un allemand. Ça sent le spam ou le pourriel mais il contient une expression bizarre : "mon grand-père Fernand Bouat". Déjà Bouat, c’est mon nom de famille et Fernand est le prénom d’un de mes oncles récemment disparu. Validons donc ce message et tachons d’en savoir davantage.
C’est ainsi que je découvris une cousine germaine, la mère de l’auteur du message. Elle est donc née à sa famille paternelle à l’âge de 52 ans. Le secret a été gardé pendant tout ce temps. Ce ne fut pas pour le bonheur de tous qu’il fut levé. Pour en savoir davantage : Ulm cachait un secret de famille
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2014
lorand.org

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