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Langueux (22)
TUILERIES / DE St ILANbrique 72
jeudi 8 juin 2017
Mots clés : Brique , collectionneur , Côtes-d’Armor (22)
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G : Graissejeudi 8 juin 2017
Sommaire
Graisse (ou tue-cochon)
Drôle de titre, n’est-ce pas ? Mais c’est toujours ce qui me vient à l’esprit quand je pense au temps où on tuait le cochon à la ferme.
Il avait été sélectionné parmi une portée né à la bonne époque dans la ferme ou acheté dans une foire de la région. Pour l’engraisser, rien que des produits de la ferme soigneusement préparés jusqu’à être cuisinés (cuisson des pommes de terre par exemple, "patates" spécialement cultivées pour cette nourriture dans un des champs proches de la maison).Le "tueur de cochons" a fixé le rendez-vous, généralement très tôt le matin. Il commençait par aller chercher le cochon dans sa porcherie. Pour le conduire, il lui passait un nœud coulant dans la gueule pour enserrer la mâchoire supérieure et se tenait toujours derrière lui. Quelques hommes voisins avaient été sollicités .pour tenir l’animal pendant qu’on l’égorgeait : il mourrait très rapidement grâce à l’habileté de l’officiant qui, tout compte fait, n’aimait pas faire souffrir les animaux (sic). Le sang, ingrédient de base des boudins, était récupéré. Ensuite, la peau du cochon était débarrassée de ses soies par le feu (feu de paille dans mes plus lointains souvenirs mais ensuite grâce à un "chalumeau" spécial fabriqué à partir d’une boîte de conserve et relié par un détenteur à la bouteille de gaz de treize kilogrammes. Le cadavre de l’animal était ensuite attaché sur une échelle par les pattes arrières. L’échelle était relevée contre un mur pour faciliter le travail de dépeçage et le travail de découpage commençait par l’éviscération.
Encore une fois, dans mes plus lointains souvenirs, les boyaux étaient conservés et soigneusement nettoyés afin de fabriquer plus tard boudins et saucisses. Toute la viande découpée était stockée dans le lieu le plus frais de la maison (mais jamais à la cave), à l’abri des mouches et des autres animaux. Dès le soir, c’était le découpage des couches de graisse pour la faire fondre : travail fastidieux et long mais le produit principal de conservation de nombreux aliments était cette graisse justement. La journée du lendemain était consacrée à la cuisine du cochon : préparation des différents produits comme les jambons bien sûr mais aussi la saucisse, les boudins, les rôtis et surtout les pâtés. Pour ces derniers, il était fréquent d’ajouter dans les boîtes à sertir ou dans les pots à stériliser, un morceau de foie gras et quelquefois, une tranche de truffe parfumée.
En général, il fallait deux jours de travail mais pendant plusieurs repas, on mangeait de la viande à chaque fois. C’était un peu comme une fête à la ferme.
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
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Sainte-Thorette (18)
TUILERIE DE BRETIGNY / CNE DE STE THORETTE (CHER)brique 71
mercredi 7 juin 2017
MAJ : 07/01/2023 (inscription)
Mots clés : Brique , collectionneur , Cher (18)
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F : Faucheuse / Ferme / Feu / Foire / Froidmercredi 7 juin 2017
la faucheuse mécanique
J’ai souvent été assis sur le siège de la machine surtout à l’arrivée du premier tracteur à la ferme. Auparavant, c’était une paire de bœufs qui tractait l’engin. Mon travail, sur ce siège, était des plus réduit : relever la lame afin qu’elle ne se plante pas dans le sol (et surtout les pierres). Ma seule inquiétude était de ne pas tomber car mes jambes étaient encore un peu courtes pour s’appuyer fermement sur leurs cales. Nous fauchions le foin quasi exclusivement (la lieuse puis la moissonneuse on été réservées aux céréales). Je me souviens encore du système de débrayage à utiliser avant de relever la lame ainsi que de la tringle qui servait à bloquer la lame en position verticale pour les déplacements. Je me souviens aussi du démontage quelquefois difficile de la lame pour en affuter les triangles coupants ou pour remplacer l’un d’eux lorsqu’il avait malencontreusement cassé et faisait perdre un temps précieux.
Voir aussi (toujours dans le cadre du challengeAZ 2017) : F comme Faucheuse avec deux belles affiches sur cette machine.
à la ferme
J’ai vécu dans une ferme toute mon enfance avec ses odeurs que certains trouvent désagréables, avec ses animaux que d’autres trouvent envahissants, avec ses contraintes que d’aucuns trouvent insupportables en raison de l’absence de vacances... J’y ai vécu quinze ans, sans doute insouciant mais souvent heureux. C’est cette vie que je raconte en ce mois de juin 2017.
le feu
Dans mes souvenirs, j’ai trois images qui me reviennent autour de ce thème : le cantou, les incendies et une grosse bêtise.
La grosse bêtise est sans doute due à une curiosité scientifique naissante et déjà insatiable. J’avais lu que l’essence était très inflammable et qu’elle brûlait très très vite. Je me suis un jour retrouvé seul à la maison avec mon frère qui faisait sa sieste habituelle. Dans la cour, le jerrican, près du noyer m’a donné l’idée de vérifier la combustion rapide de l’essence : j’en versais un peu sur le sol en penchant le récipient trop lourd pour être déplacé. Je craquais une allumette et... Woufff ! L’essence a brûlé immédiatement mais, ce qui n’était pas prévu, c’est que celle continue dans le jerrican s’enflamme elle aussi. Une réaction spontanée (et sans doute pas du tout réfléchie) m’a fait éviter l’explosion du jerrican en le renversant. Oui, mais voilà, l’essence répandue couvrait le sol d’une flamme qui s’élargissait de plus en plus. Mon père, alerté par mes cris, a réussi à l’éteindre en la noyant sous une vague d’eau lancée d’une main ferme.
Je suis devenu beaucoup plus prudent depuis...la foire
Ce que nous appelions la foire est en fait un grand marché. J’en reparlerai plus tard.
le froid
Il faisait très froid l’hiver à la maison. Elle avait été construite à la sortie d’une vallée sèche vers la vallée de la Dordogne. En 1956, l’hiver très rigoureux a gelé tous les noyers très répandus dans tous les champs des Terres Rouges (le nom du lieu porte bien son nom). C’est cette année là que nous sommes arrivés à Broche dans la maison qui allait devenir la maison familiale. Pas de chauffage (seulement la cheminée). Je ne me souviens pourtant pas du froid.
Beaucoup plus tard (j’avais alors quitté le cocon familial), quand la télévision est arrivé, mon père a découvert que les températures hivernales étaient presque toujours celles d’Aurillac (températures que donnent la météo), ville réputée pour être une des plus froides de France !
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
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La Guerche-sur-L’Aubois (18)
SPECte DE BRIQUES / SAUVARD / LA GUERCHE (-CHER-) / MODELE DEPOSEbrique 70
mardi 6 juin 2017
Mots clés : Brique , collectionneur , Cher (18)
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E : Ecole / Elevagesmardi 6 juin 2017
Sommaire
L’école
Ce n’était déjà plus tout à fait l’école d’autrefois mais elle en avait gardé les stigmates. L’école n’avait qu’une seule classe et accueillait les enfants de quatre ans à quatorze ans. Et oui, nous entrions en classe enfantine et nous partions après le "certif." (le certificat d’études) après avoir franchi toutes les étapes : classe enfantine, CP CP cours préparatoire (1ère année d’école élémentaire) , CE1 CE1 cours élémentaire 1ère année (2ème année d’école élémentaire) , CE2 CE2 Cours élémentaire 2ème année (3ème année d’école élémentaire) , CM1 CM1 cours moyen 1èere année (4ème année d’école élémentaire) , CM2 CM2 cours moyen 2ème année (5ème année d’école élémentaire) , CS, CFE1, CFE2 et passer le certificat d’études.
Je n’ai passé qu’à peine six ans à l’école primaire, dans la même classe, mais avec 11 "maîtres" ou "maîtresses" différents (dont une sur une année entière). Parmi elle, il y en a eu une qui est devenue chanteuse (professionnelle) sous le nom de scène de Colette Cahors (c’est ce qu’on m’a dit mais je n’ai trouvé aucun disque d’elle...).
J’allais à l’école à pied tous les jours mais à midi je mangeais chez mes grands-parents pour que je n’ai pas à faire encore à parcourir le chemin blanc long de deux kilomètres qui séparaient la maison de l’école.L’hiver, la classe était chauffée par un poêle à bois (le bois était fourni par les parents d’élèves et stocké dans une petite cave. A tour de rôle, nous devions arriver une demie-heure avant les autres pour le mettre en marche. Tous les instituteurs ou institutrices que nous avons eu ont proposé de décharger ceux qui "habitaient loin" comme nous de ce fardeau mais nous l’avons toujours assuré. Ceux qui "habitaient loin" n’étaient jamais en retard alors qu’un camarade, voisin de l’école, arrivait souvent juste à l’’heure même quand c’était son tour d’allumer le poêle ! Bien entendu, il fallait recharger en bois dans la journée. Lorsqu’il faisait très froid, nous nous regroupions au centre de la classe autour de ce poêle.
Je n’ai que deux souvenirs des cours : une séance durant laquelle nous avons observé une éclipse de soleil avec des verres fumées et la petite bibliothèque dont j’ai lu la totalité des livres !
Il me reste aussi un autre souvenir : la punition ! Nous devions aller "au piquet", c’est à dire rester immobile dos aux camarades. Pour plus de sureté sans doute, un instituteur mettait les punis derrière l’un des tableaux noirs, tableau fixé en travers d’un coin de la classe qui nous permettait de voir les pieds et les jambes du punis mais ni son corps ni sa tête !
J’ai retrouvé l’un de mes cahiers d’écolier, l’un de derniers... Nostalgie.
L’école est fermée depuis de nombreuses années maintenant.Les élevages à la ferme
Quelques champs, souvent de taille réduite, étaient exploités et donc labourées et ensemencées chaque année. Avec le recul des années passées, il faut reconnaître que l’activité principale était l’élevage : celui du troupeau de brebis pour la vente des agneaux, agneaux qu’on appelle maintenant agneaux de boucherie). Mais la ferme vivait en quasi autarcie. Il y avait donc deux grands jardins : un derrière la maison, côté nord mais très abrité par des murs en pierres sèches, et un autre gagné sur une ancienne terre de labour et qui longeait le "couderc" (la cour de la ferme). Dans les champs, on semait des céréales très diverses, non pour les vendre mais pour alimenter les animaux. On semait donc du blé, de l’orge, de l’avoine et un peu de maïs. La diversification permettait de compenser les effets indésirables du manque d’eau l’été mais les récoltes étaient plutôt "piètres" (faibles rendements). On semait aussi quelques champs de luzerne ou de trèfle et on récoltait en juin, l’herbe de quelques prés disposés à flanc de coteau et donc avec souvent des pentes très fortes. Nous n’élevions pas que des moutons mais aussi quelques vaches pour le lait. Je me souviens de ma toute petite enfance durant laquelle j’ai connu la paire de bœufs que le tracteur allait remplacer en 1960. Mais il y avait surtout la bassecour qui comprenait des volailles de toutes sortes (poules et coqs, canards, oies, pintades, lapins...) et aussi quelques cochons dont, presque tout le temps, au moins une truie pour la portée de petits cochons. Quelques-uns des porcelets étaient destinés à l’alimentation de la maison (à travers la cérémonie du "tue-cochon") mais quelques-uns étaient engraissés et vendus sur le marché des foires environnantes (Vayrac, Gramat, Saint-Céré...).
Après l’école, une part du travail de suivi de tout ça nous incombait à nous les enfants, part plutôt réduite bien sûr mais qui soulageait très certainement beaucoup les journées plus que chargées de nos parents.
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
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PHOTO 14 : Murs et cabaneslundi 5 juin 2017
Toutes les photos ont une histoire : Dans le Haut-Quercy, autrefois, les bergers construisaient des murs de pierres sèches pour stocker les pierres qui jonchaient le sol et clôturer leurs champs. Parfois, ils se fabriquaient une cabane de pierres pour pouvoir se mettre à l’abri. Souvent accolé à un des murets, elle était quelquefois intégré au mur.
Mots clés : Lot (46) , photographe
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Nouan-le-Fuzelier (41)
S Mbrique 69
lundi 5 juin 2017
Mots clés : 41-Nouan-Le-Fuzelier , Brique , collectionneur , Loir-et-Cher (41)
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D : Dimanchelundi 5 juin 2017
Sommaire
Dimanche
Ce n’était pas une journée comme les autres même s’il arrivait que les travaux de la ferme deviennent urgents et transforment de temps à autre ce soi-disant temps de repos sacré en journée infernale. Nous terminions alors sur les rotules à avoir fait la course avec l’orage qui menaçait.
Globalement, elle était différente. D’abord, jusqu’à douze ans à peu près (la communion solennelle en fait), il était impératif d’aller à la messe. Si les travaux de la ferme étaient urgents, mon père nous déposait et revenait nous chercher ou quelqu’un passait nous prendre. Quelquefois nous y allions seuls. Quelquefois nous y allions à pied. Nous habitions à deux kilomètres de l’église et de l’école : je connaissais (je connais toujours) bien le chemin qui est devenu une route.
Généralement, le repas de midi était un peu amélioré et un dessert, gâteau ou crème, terminait le repas alors que les autres jours c’était le fromage qui clôturait. C’est vers dix ans environ, que papa nous offrait un fond de verre de vin ce jour-là ou, ce que nous préférions, nous faisait goûter le ratafia, le vin de noix, le vin de pêche ou un autre apéritif fait maison et précieusement conservé à la cave.
Souvent (dans ma mémoire d’enfant), l’après-midi nous voyait aller faire une visite dans la famille ou recevoir un oncle, une tante, un cousin. Si nous prenions la voiture, alors c’était la fête.
Rarement, nous partions pour la journée avec le repas de midi dans un panier : le pique-nique. Mais il nous arrivait d’aller... au bord de l’eau. Pour nous, les enfants du causse, la rivière était lointaine, mystérieuse, pleine de secrets et surtout attirante comme un fruit défendu.
Toujours, nous étions habillé "en dimanche" : tout neuf, tout frais, tout beau... Lorsqu’il y avait la fête au village, la "fête votive", c’était la rencontre avec les amis avec guère de contraintes, de la musique, des danses, beaucoup de cris... et des échanges verbaux plus haut entre les hommes qui supportaient mal l’alcool ou en avait un peu trop bu.
Il paraît que c’était le bon temps... Pourtant, nous n’avions pas de terrain de sport, la télé était inexistante, le téléphone rare, les voitures un peu poussives... et l’informatique avec ses consoles, ses réseaux sociaux et ses sites Internet même pas en germes dans nos têtes pourtant pleine de plaisir.
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
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n°2017-19 - du 29 mai au 4 juin 2017lundi 5 juin 2017
Édito
Ce serait tous les jours lecture si j’avais un accès où que je sois, quoi que je fasse... Mais mes finances comme mes activités restreignent ma liberté. Faisons contre mauvaise fortune bon cœur...
Ce mois-ci ce sera le challengeAZ en généalogie (initié par Sophie Boudarel).
Bonnes lectures.
TIC
- Passer de SPIP à Drupal Je me renseigne mais je reste avec Spip SPIP Système de Publication Pour l’Internet (CMS utilisé pour le présent site). Voir Wiipedia SPIP ...
- Oracle a décidé d’en finir avec MySQL ! Et m... Si encore il y avait un remplaçant !
- Apprendre les fondamentaux de Linux Dommage que ce soit un MOOC en anglais ! Mon niveau dans cette langue est vraiment trop faible.
Vélo
- Développement d’un pneu de vélo increvable Et il serait écologique ! (mais c’est pour 2019....)
- Verte Tout-Terrain « La Pente et Côte » : une édition 100% VTT J’habite pas très loin et j’en entends enfin parler !
Généalogie
- Choue et les neuf gendarmes Des gendarmes pris pour des ennemis histoire de flatter un ego...
- ChallengeAZ <= Quel dommage de ne pas même pas avoir le temps d’en lire davantage...
- ChallengeAZ : 1.900 articles à découvrir en juin Pffft... même pas 2000 ! ;-)
- ChallengeAZ 2017, le grand retour !
- A
- B
- Berger aux estives Un métier d’autrefois : beaucoup d’aancêtres des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. étaient bergers mais sans estive.
- Bonniers
- Bouilleur de cru un métier d’autrefois, métier qui survit de nos jours mais est plutôt rare
- Brassier un métier d’autrefois, métier exercé par beaucoup des ancêtres des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. quelquefois sous un autre nom : manouvrier
- Brodeuse un métier répandu autrefois
- C
J’écris aussi !
- n°2017-19 - du 8 au 28 mai 2017
- Indexation des poilus (MDH) : bilan personnel au 29 mai 2017
- ChallengeAZ
- Briques
- Photos
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- USVendôme Cyclotourisme : randonnée du 11 juin 2017 pour Dominique Bochart
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