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Les tuileries-briqueteries et fours à chaux de la commune de Cheverny mardi 9 mai 2023
Les tuileries et les fours à chaux existaient déjà dans l’Antiquité et au Moyen-âge, mais en Sologne, le faible peuplement et le mode de construction des maisons, principalement en bois, couvertes le plus souvent en chaume (sauf les édifices religieux), n’ont pas favorisé une forte implantation de ces structures avant le XVIe s. Jusqu’au milieu du XIXe s. le mode d’exploitation des fours reste artisanal, le thuillier (orthographe utilisée à l’époque) est souvent à la fois paysan et artisan car la fabrication des tuiles et des briques ne s’effectue pas toute l’année. Le four à chaux prend alors le relais, notamment en hiver. La chaux est utilisée en construction et essentiellement pour le chaulage des vignes et des terres acides avant les semailles.
Estrait cadastre : tuilerie de ChevernyC’est sensiblement entre le milieu du XVIIIe s. et le milieu du XIXe, lorsque la population augmente et que la construction de châteaux et de maisons d’habitations dans les villages s’accroît parallèlement, que l’utilisation de la brique et de la tuile tend à se développer en Sologne. De même que la multiplication des clos de vignes (amorcée au XVIe s.) multiplie les besoins en chaux. Le nombre de tuileries-briqueteries augmente alors, considérablement favorisé par la présence du bois, de l’argile et de l’eau. Le G.R.A.H.S. [1] a d’ailleurs effectué une étude très complète des briqueteries et tuileries de Sologne, mais seule une page de photographies de la tuilerie « Lalleu » de Cour-Cheverny y figure. S’il n’est pas fait mention dans cette publication des tuileries-briqueteries et des fours à chaux de la commune de Cheverny, c’est vraisemblablement parce qu’il n’en reste pratiquement plus de traces visibles. Notre « Grenouille » trimestrielle a rédigé plusieurs articles [2] sur la restauration de la tuilerie de Cour-Cheverny et nous allons, dans cet article, vous conter l’histoire des tuileries-briqueteries et des fours à chaux de la commune de Cheverny auxquels est plus particulièrement liée la famille Bourbon.
La première tuilerie-briqueterie et le premier four à chaux de Cheverny
L’histoire commence au XVIIIe s. (ou peut-être avant ?). Le seul vestige que nous connaissons de l’une des anciennes tuileries de Cheverny, est situé à la sortie du village, rue du Chêne des Dames : il s’agit du mur pignon de l’actuelle salle des fêtes de la commune (l’ancienne école communale) qui, à l’époque, était l’un des murs du séchoir de la première tuilerie qui a vraisemblablement fonctionné, selon les documents que nous avons pu consulter, du milieu du XVIIIe s. jusqu’au milieu du XIXe s.
Connaissant ainsi l’emplacement de cette tuilerie, il restait à en connaître les propriétaires et/ou exploitants ainsi que les conditions d’exploitation.Le document de base est un bail notarié (étude de Cour-Cheverny) en date du 23 brumaire an 9 (23 novembre 1800) [3].
Ce bail nous donne des renseignements précieux, non seulement sur le propriétaire de la tuilerie et sur les locataires exploitants, mais aussi sur le mode de fonctionnement de l’établissement... Mais le mieux est de prendre connaissance de ce document.
Dans cet acte, Jean-Nicolas Dufort, propriétaire de la terre de Cheverny, reconnaît
avoir bayé à titre de ferme à prix d’argent pour le temps de 9 années consécutives qui ont commencé au 11 de ce mois pour finir un pareil jour le dit mois... À Pierre Granger, tuilier, et à Jeanne Billaut, sa femme qu’il autorise à l’effet des présentes... La tuilerie de la commune de Cheverny consistant en un corps de bâtiment servant de logement au tuilier composé de 2 chambres ayant cheminée en l’une desquelles il y a un four à pain, grenier sur les 10 chambres et écurie, cave dont l’entrée est dans la principale chambre. Devant les deux corps de logis est un four à cuire la chaux et un autre à cuire tuiles et briques. Un grand bâtiment servant à serrer les marchandises fabriquées, une place pour faire sécher les marchandises, un autre corps de bâtiment servant d’atelier, un jardin devant la maison, une fosse... à la charge de laisser libre le canal qui amène de l’eau au potager, un puits à eau dans la cour qui sera commun avec les locataires des maisons de la Huraudière, plus un autre petit corps de bâtiment composé d’une chambre à feu, un cabinet à côté, un grenier sur le dit bâtiment, un jardin devant ce corps de bâtiment.
Un arpent de pré en une pièce, situé dans la prairie Delaunay ou le pré du jeu de quilles. Deux arpents de pré, appelé le pré Martin sur la rivière de Conon au-dessous du moulin de Vollay.
À charge pour eux preneurs, à quoi ils s’obligent solidairement : - de garnir de meubles pour sûreté du prix de la ferme ci-après ; - d’entretenir les jardins en bonne maturité de culture... - d’entretenir tous bâtiments...En plus des clauses habituelles contenues dans un bail d’habitation, des clauses spécifiques à l’activité du tuilier figurent dans le bail, et notamment celles qui concernent l’approvisionnement de la tuilerie en argile (briques et tuiles) et en calcaire (pour la chaux). Le bailleur devant fournir au preneur les matériaux nécessaires à la fabrication, l’acte comporte donc des clauses particulières et notamment :
... Aurons les preneurs la permission de tirer des terres pour la fabrication de la tuile dans le chemin qui était tracé dans les vignes pour aller à la closerie de bois et après le grand chemin de Contres jusqu’aux vignes appartenant au bailleur à la charge pour eux de rejeter les vuidanges de terre [4] dans les trous qu’ils feront pour élever la terre à tuile et d’unir le terrain autant qu’il sera possible...
Les preneurs auront le droit de tirer de la pierre pour faire chaux dans une pièce de terre appartenant au bailleur et dépendant de la ferme de Poi, commune de Cheverny, ladite pièce située près le Sou aux bordes le long du chemin de Chitenay à Cheverny, ainsi que dans une pièce de terre dépendant de la Roussellière appartenant au bailleur, le long de la grande allée de Contres, dans les endroits où les carrières sont déjà ouvertes à la charge par les preneurs de ne point endommager les récoltes et de recombler les trous qu’ils feront avec les vuidanges provenant des fouilles pour rendre le terrain le plus uni qu’il sera possible...Le deuxième document est une délibération du conseil municipal de la commune de Cheverny en date du 8 septembre 1793
Il y est question d’un litige entre Jean Lavallé qui loue la tuilerie au comte Dufort de Cheverny et Gilles Guillot, fermier, locataire du même comte Dufort en charge de cultiver les terres de la ferme des Vallées. Guillot reproche au tuilier d’avoir creusé cinq fosses pour se procurer de la terre pour faire l’argile (ce que son bail l’autorise peut-être à faire à cet endroit) sans les reboucher ni enlever la terre (obligation du bail).
Le conseil municipal (qui exerçait alors une sorte de fonction de police), s’appuyant sur l’enquête effectuée par le procureur [5] de la commune, charge ce dernier
d’intimer au citoyen Lavallé l’ordre positif de la commune d’enlever les terres fouillées [et] endommager par le charroi le moins possible le labourage existant...
Et de lui notifier qu’en cas d’inexécution de sa part il en sera référé à l’administration du district.
Nous connaissons donc deux actes qui nous renseignent sur l’existence à la fin du XVIIIe s. de cette tuilerie en activité sur la commune de Cheverny (avec un four à chaux et un second four pour cuire les briques et les tuiles), et sur son propriétaire et les exploitants en 1800. De même, le cadastre napoléonien de 1813 (voir le plan) nous permet de situer les bâtiments et les fours à la sortie du village en direction de Contres (parcelles n° 95 et suivantes).
Les recherches effectuées aux Archives départementales, municipales et auprès d’un généalogiste, nous ont permis de poursuivre notre enquête sur les tuiliers de Cheverny.
La tuilerie existait déjà au milieu du XVIIIe s.
Elle est mentionnée dans deux baux passés devant maître Bimbenet, notaire royal et consentis par Le comte Dufort de Cheverny à François Meunier le 30 avril 1765 (Jean- Nicolas Dufort venait d’acheter le domaine), puis à Guillot, laboureur, et à son épouse, le 14 janvier 1772 [6] (nous ne sommes pas allés plus en arrière dans le temps). Ces actes concernent la ferme (métairie dans les actes) de la Rousselière et comportent l’indication des terres dont le fermier a la jouissance et, notamment,
la terre de la Vallée dans laquelle le tuillier de Cheverni tire des terres pour l’usage de ladite tuilerie, lequel tirement les preneurs seront tenus de souffrir...
Où l’affaire se complique
Pierre Granger, qui vient de signer le bail de la tuilerie, décède à Cheverny le 14 juillet 1801, laissant sa veuve, Jeanne Billaut, avec deux enfants qui ne sont pas en âge de travailler. Son fils, également prénommé Pierre, est né en 1796 et a cinq ans et sa fille Marie-Anne, née le 6 janvier 1797, alors que le couple habitait encore Candé, a 4 ans. Au recensement de la commune de Cheverny de 1831, Pierre Granger fils, âgé de 35 ans, exerce le métier de journalier. Par ailleurs, Jeanne Billaut, veuve Granger, loue une grange
située au bourg, commune de Cheverny faisant partie de la maison occupée par ladite veuve Granger...
selon bail en date du 12 septembre 1811, passé devant maître Martin, notaire à Cour-Cheverny. En 1811, elle n’habite donc plus la tuilerie. Enfin, dans son acte de décès du 25 octobre 1830 à Cheverny, sa profession (ainsi que celle de son fils déclarant) est celle de journalier.
La « saga » de la famille Bourbon
La généalogie de la famille, établie par Christian Béastre (Geneanet) nous a permis de remonter à Louis Bourbon, né en 1750 et baptisé en 1758, journalier et tuilier, qui se marie le 7 juin 1791 à Blois avec Marguerite Perreau. Travaillaitil comme ouvrier tuilier à Cheverny ? La question peut se poser, avec une réponse positive plausible, puisque l’acte de naissance de son fils Louis Pierre Bourbon, né à Cheverny, le 24 août 1794, mentionne qu’il est tuilier et qu’il habite Cheverny à cette époque [7].
En l’absence de documents de recensement avant l’année 1931 ou de nouveau bail dont nous n’avons pas retrouvé la trace, il existe une période d’incertitude sur le devenir et le fonctionnement de la tuilerie (nous savons qu’elle a été démolie en 1855). Cependant, l’hypothèse que la gestion de la tuilerie ait été reprise par Louis Bourbon avec, par la suite, l’aide de son fils Louis Pierre et des autres membres de sa famille semble crédible, dans la mesure où il n’existe pas d’autre tuilerie à Cheverny et que nous avons la preuve, d’une part, qu’ils habitent Cheverny (le bourg) et que, d’autre part, la famille Granger n’habite plus la tuilerie (comme vu ci-dessus). Cette hypothèse est confortée par les actes d’état civil des intéressés entre les années 1800 et 1831 (date des premiers recensements de population que nous avons pu consulter).
Sont ainsi mentionnés comme tuiliers (ou thuiliers) :
- Louis Pierre Bourbon, dans l’acte de naissance de sa seconde fille Augustine Madeleine, née le 24 novembre 1918 à Cheverny. L’acte précise « Tuilier en cette commune », et dans l’acte de naissance de sa troisième fille Joséphine Pauline, née à Cheverny le 14 août 1820.
- Pierre Rémi Bourbon, plus jeune fils de Louis Pierre Bourbon, décédé à Cheverny à l’âge de 15 ans le 20 avril 1820 (Pierre Rémi est tuilier dans l’acte de décès).
- Louis Bourbon (le père de Louis Pierre) est mentionné dans l’acte de mariage de sa fille Marguerite avec Étienne Leroux le 26 novembre 1820 (tuilier à Cheverny).
- Il est aussi mentionné tuilier (ainsi que Louis Pierre) dans l’acte de naissance de sa fille Marie-Geneviève du 8 mars 1817.
Les recensements comme sources de renseignements [8]
Les tuileries-briqueteries et fours à chaux de la commune de ChevernyLes renseignements fournis par les recensements des habitants de la commune de Cheverny de 1831 a 1906 sont essentiels car ils permettent de constater que la famille Bourbon est présente dans le bourg de Cheverny sans discontinuer jusqu’en 1896, formant une véritable dynastie, comme cela s’est produit pour d’autres familles dans des villages solognots.
Effectués par maisons et foyers, les recensements mentionnent généralement l’état civil, le statut dans la famille, l’âge et la profession de chacun des habitants. Pour la famille Bourdon, la profession mentionnée dans tous les recensements est celle de tuilier.
C’est ainsi que le recensement de 1831 mentionne comme habitant le bourg de Cheverny :- Louis Bourbon, 80 ans, tuilier ;
- Louis Bourbon, 36 ans, tuilier (il s’agit de Louis Pierre né en 1794) ;
- Élisabeth Mourlon (Marie-Anne), son épouse ;
- ses cinq enfants et Sylvain Chartier ouvrier tuilier.
Les recensements des années 1836, 1841, 1846, mentionnent toujours Louis (Pierre) Bourbon, son épouse « tuiliers » et ses enfants, ainsi que Pierre Moreau (futur beaufrère qui apparaît en 1841, seul, puis avec son épouse et une fille en 1846).
Le recensement de 1851 est identique aux précédents mais Louis (Pierre) qui a 56 ans, est « tuilier propriétaire » et l’un de ses enfants, habitant avec lui, Louis-Joseph né en 1829, devient tuilier.
Le nombre de tuiliers augmente à partir du milieu du XIXe s.
Recensement de 1856 à Cheverny (extrait)En 1856, Louis (Pierre) Bourbon âgé de 62 ans est « rentier » et habite séparément du reste de la famille avec son épouse. Les autres Bourbon sont : Louis-Joseph Bourbon, 26 ans, tuilier, son épouse Henriette Mourlon, (dont les prénoms pour l’état civil sont Émilie Honorine Henriette) et six ouvriers qui sont hébergés par eux et figurent dans le foyer recensé.
En 1861, Louis-Joseph Bourbon, tuilier, vit avec son épouse Henriette Mourlon et leur fille Aimée. Deux ouvriers demeurent avec eux (Henriette est couturière).
Les tuileries-briqueteries et fours à chaux de la commune de ChevernyÀ noter que le beau frère de Louis-Joseph Bourdon, Pierre Moreau (qui a épousé Eugénie Bourbon, soeur de Louis Joseph), ainsi qu’un nommé Henri Richard, 17 ans, (qui vit avec son père, terrassier) sont aussi tuiliers.
Mais où travaillent-ils ?
La question se pose, suite à l’arrêt en 1855 de l’activité de la tuilerie qui appartient au domaine de Cheverny (matrice cadastrale de 1885 qui se rapporte aux parcelles concernées). Le marquis de Vibraye les a cédées à la commune de Cheverny à l’occasion de la construction de l’école de filles en 1884 (la mention « VP » pour voie publique indique la nouvelle destination). Ce document mentionne en effet la démolition en 1855 de la tuilerie et de certains bâtiments (seules subsistent les maisons d’habitation). Cet arrêt d’activité est vraisemblablement causé par la construction de l’école de garçons ouverte la même année qui se trouve à proximité immédiate des fours de la tuilerie [9].
Construction de la tuilerie de Cour- Cheverny en 1851
La fermeture de la tuilerie de Cheverny est concomitante avec la construction d’une tuilerie par Michel Molitor (qui était carrier) au lieudit « Lalleu » à Cour-Cheverny. Ce dernier demande l’autorisation de construire au préfet par courrier en date du 15 janvier 1851. L’arrêté qui lui accorde cette autorisation date du 21 février 1851 [10].
La construction de cette tuilerie ne semble pas étrangère à la fermeture de celle de Cheverny et a vraisemblablement permis aux Bourbon et à leurs ouvriers de continuer leur activité. Les Bourbons ont des liens avec Michel Molitor et les habitants de Lalleu puisqu’ultérieurement ils rachèteront à cet endroit une maison et ses dépendances, ainsi que la tuilerie elle-même. Or, depuis sa construction, jusqu’à l’arrêt d’activité de cette tuilerie, les maisons situées à Lalleu sont, soit louées à des tiers, soit habitées par leurs propriétaires qui ne sont pas tuiliers, ainsi que cela résulte des recensements de Cour-Cheverny (pour les secteurs de L’alleu, de la Borderie et du Carroir qui bordent la tuilerie) et des actes de transmission de propriété. Cette situation permet de penser raisonnablement que les Bourbon exploitent la tuilerie.
La construction de la nouvelle tuilerie de Cheverny
Situation du terrain destiné à l’établissement d’un four à chaux appartenant aux sieurs Bourbon et Brément à ChevernyLe 10 juillet 1863, Louis Pierre Bourbon et Alfred Brément (qui est le boulanger du village) déposent un brevet auprès de la préfecture de Loir-et-Cher concernant un four à chaux, à briques et à tuiles à foyer unique. Il s’agit d’améliorations apportées à un brevet déposé au milieu du XIXe s. par un autre tuilier [11].
Lettre au PréfetCe brevet est lié au dépôt à la préfecture le 25 juillet 1863 par Louis Bourbon d’une demande d’autorisation de construire un four au Clos de l’Orme à Cheverny. À la demande du préfet, le maire prend, le 2 août, un arrêté ordonnant l’enquête de commodo et incommodo [12] (décret du 15 octobre 1810 de Napoléon 1er sur les établissements classés dangereux et insalubres). Cette enquête révèle que seul le marquis de Vibraye s’oppose à la construction, estimant que le four est trop près du parc du château (mais cet argument n’est cependant pas retenu, le four ne rentrant pas dans la catégorie des feux ouverts). L’autorisation de construire le four, situé à 50 mètres seulement du parc, avec une cheminée d’une hauteur de 15 m, est accordée par le préfet le 28 septembre 1863. Pourquoi cette nouvelle tuilerie ? Vraisemblablement afin de devenir propriétaire de leur outil de travail car à cette époque, ils n’ont pas encore acheté la tuilerie Lalleu de Cour-Cheverny.
Lettre au Préfet : Louis Bourbon, tuilier et chaufournier au bourg de Cheverny, écrit au préfet le 25 juillet 1863. Il sollicite l’autorisation de faire construire une usine à faire cuire la chaux, la brique et la tuile sur un terrain situé entre les deux routes de Blois à Bourges et de Contres à Bracieux à une très grande distance de toute habitation. La cheminée s’élèvera à quinze mètres, ce qui permettra à la fumée de n’incommoder personne...
L’acquisition par Louis Joseph Bourbon et son épouse de la tuilerie « Lalleu » et d’’une maison au même endroit à Cour-Cheverny
Louis Joseph Bourbon acquiert, suivant acte reçu par maître Yvan, notaire à Cour- Cheverny, en date du 4 janvier 1885 [13] :
... Une tuilerie à Lalleu près le bourg et commune de Cour-Cheverny :
- premier corps de bâtiment [à usage d’habitation et un séchoir] ;
- deux autres séchoirs ;
- cellier, chambre froide, séchoir ;
- cour, dans laquelle se trouve un atelier à démouler, un puits et un séchoir en bois ;
- jardin derrière.
L’apogée des deux tuileries
Après la construction de la nouvelle tuilerie du Clos de l’Orme, l’activité se poursuit et se développe avec la tuilerie de Cour-Cheverny. Les recensements des années 1866, 1872 et 1876 font état de la présence à Cheverny des mêmes familles de tuiliers, à savoir : Pierre- Louis Moreau avec son épouse et ses deux enfants, ainsi que Joseph Moreau-Bourbon Louis-Joseph, son épouse, ses 2 enfants dont Aimée qui, en 1876, à 20 ans, est devenue tuilier, et un domestique. Trois autres ouvriers tuiliers vivent en 1866 avec leur famille dans le bourg de Cheverny : François Lahilleau et les frères Brinas. En 1872, l’un des frères Brinas et Coneau Constant.
Les recensements de 1881 et 1886 à Cheverny comprennent les deux familles presqu’au complet (les enfants ont grandi), à savoir :
- Louis Joseph Bourbon, sa fille Aimée (1881), son fils Ludovic (1886), un parent, Eugène Gouard, tous les quatre tuiliers, et un domestique... Son épouse Henriette est toujours couturière (Aimée n’est plus mentionnée en 1886).
- Pierre Louis Moreau, sa seconde épouse Ernestine Bourbon, ses deux enfants, Augustin et Gabrielle, tous les quatre tuiliers. C’est à cette époque, pendant les dix années suivantes, que les tuileries emploient le plus de personnel.
Le déclin
Parallèlement se développent les grandes structures qui amènent progressivement la disparition des multiples petites exploitations installées en Sologne. Les besoins sont immenses et la concurrence de ces grosses structures liées à la mécanisation de la production des tuiles et des briques nécessite des investissements trop importants qu’elles ne peuvent pas effectuer. La première tuilerie mécanique fonctionne à partir de 1898 à Roumazières en Charente.
Pour les tuileries de Cheverny et de Cour- Cheverny, cette évolution et le décès de Louis Joseph Bourbon en 1895 entraînent leurs disparitions en quelques années. Déjà, en 1889, une partie des installations du clos de l’Orme à Cheverny sont arrêtées (démolition partielle sur la matrice cadastrale).
Le recensement de 1896 fait apparaître comme seuls tuiliers à Cheverny Henriette Mourlon, (« chef ») veuve de Louis Joseph Bourbon décédé l’année précédente et Louis Bourbon, 33 ans, leur fils.
Dans le cadre du règlement de la succession de son père, Louis Bourbon vend sur licitation [14], après décision judiciaire, et suivant PV d’adjudication du 7 mars 1897 (maître Taillebois notaire à Blois et maître Huet, notaire à Cour-Cheverny) les immeubles (ou ce qu’il en reste) :
- la tuilerie et les bâtiments du clos de l’Orme à Cheverny (lot n° 4) ;
- la tuilerie et les bâtiments annexes, situés à Lalleu (Cour-Cheverny, lot n°5).
Ils sont adjugés respectivement à Louis Paunin, agriculteur exploitant la ferme de la Rousselière (seule la maison d’habitation ne sera pas détruite) et pour le lot 5 à monsieur Chauveau (déjà propriétaire d’une maison et de bâtiments mitoyens. Il est curieux que la matrice cadastrale mentionne en 1899 que la tuilerie Lalleu a été démolie alors que le four et le séchoir subsistent encore. Il s’agit plutôt de la constatation de l’arrêt de l’activité. Le four a été restauré en 2014 par son actuel propriétaire [2].
Lors des recensements de 1901 et de 1906, il n’y a plus de Bourbon habitant la commune de Cheverny, ni aucun autre tuilier. Pierre Moreau et sa famille sont, eux, journaliers depuis 1896.
Ainsi s’achève la saga des Bourbon-Moreau, tuiliers à Cheverny.
F.P.
Voir en ligne : Cet article a été d’abord publié sur le site lagrenouillememoire.blogspot.com (La Grenouille n°43 - Avril 2019)
Mots clés : collectionneur , Loir-et-Cher (41) , briquèterie
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A vélo pendant la semaine n°18 du 1er au 7 mai 2023lundi 8 mai 2023
Sommaire
Lundi 1er mai 2023
Nous partons trois ou quatre jours ailleurs. Alors, aujourd’hui, ce sera voyage en voiture bien que j’aime ça de moins en moins.
Mardi 2 mai 2023
Pas le temps pour le vélo : j’arpente mon terrain lotois soit avec une débroussailleuse en bandoullière soit en poussant la tondeuse à fil pour réduire autant que faire se peut la hauteur des herbes qui sont passées en trois semaines de 10 cm en moyenne à plus de quarante !
Mercredi 3 mai 2023
Ras le bol du nettoyage du terrain... Je prends mon vélo et je pars faire un petit tout sur les chemins du causse de Carennac. Je vais jusqu’au gouffre de Padirac. C’est à environ cinq kilomètres. J’en profite pour faire quelque photos parce que les paysages de mon enfance sont en train de disparaître.
Jeudi 4 mai 2023
On rentre à la maison.
J’entreprends la rédaction d’un article à propos des outils nécessaires à vélo. Je compte y ajouter quelques petites réflexions très personnelles et des indications sur les réparations suite à des pannes rencontrées. Voici le lien pour le lire (quand il sera publié !) : Les pannes du randonneur à vélo
vendredi 5 mai 2023
Rien. Rien qui concerne le vélo, bien sûr. Enfin, pas tout à fait. En fin de journée, je prépare une fiche pour la séance de l’école de cyclotourisme.
samedi 6 mai 2023
Comme samedi dernier, il y aura deux séances aujourd’hui pour l’EFV : ce matin, la séance traditionnelle et cette après-midi pour préparer (s’entraîner) pour le CNER CNER Concours National d’Éducation Routière de Rambouillet dans 15 jours.
Ce matin, ce sera lecture de carte avec l’itinéraire concocté hier soir. Je me mets en serre-file pour bien montrer aux jeunes cyclotouristes que c’est eux qui pilotent. Je les ai avertis : "si je ne vous suis pas, c’est que vous n’êtes pas sur le bon chemin, que vous avez quitté l’itinéraire tracé sur la carte." Ils ne le savent pas mais ce devrait être plutôt facile parce qu’ils connaissent bien le terrain. C’est pour cela, que j’ai mis quelques pièges et quelques tracés approximatifs.
Tout se passe bien. Toutefois au bout d’une heure, certains présentent des signes de lassitude. En réalité, il s’agit plutôt de la baisse du niveau d’attention parce que, à dix ou onze ans, l’attention est plutôt de courte durée. Avec l’activité en même temps, cela dure un peu plus longtemps en ajoutant de la variété mais tous ne sont pas sur un pied d’égalité.L’après-midi, c’est donc entraînement au CNER CNER Concours National d’Éducation Routière . Eliott ne vient pas : il a autre chose à faire paraît-il. Vu son humeur de ce matin, je pense surtout qu’il n’a pas envie surtout qu’il était le meilleur mais que les autres, nettement plus assidus que lui, le rattrapent vite et même deviennent meilleurs que lui. Ah, l’amour-propre...!!! Gaby qui n’est pas sélectionné vient soutenir les autres.
Nous commençons par quelques exercices de maniabilité. Clémence, d’habitude si à l’aise, a du mal avec un exercice que tous les autres réussissent (d’habitude c’est plutôt l’inverse). Il s’agit d’un slalom réalisé avec de petits plots très bas (moins de 10 cm) qu’il faut réaliser en faisant passer le plot entre les deux roues. De plus, il faut alterner : la roue avant une fois à gauche puis une fois à droite... Sans alterner, Clémence réussit sans difficulté mais en alternant...
Les passages étroits ne semblent plus poser de problèmes à personne.
On continue avec des passages bas, de plus en plus bas. Globalement, ça se passe bien. Comme Imanol se trouve à la limite de ses compétences actuelles, il rouspète après son vélo. Le point le plus bas de la barre horizontale atteindra cinq centimètres au-dessus du point le plus haut du vélo.
Elle les briefent sur la tourne-à-gauche et ses cinq étapes indispensables.
Nous allons à la Maison des Associations pour refaire les épreuves théoriques du CRER CRER Concours Régional d’Éducation Routière 2023.
Nous terminons par un peu de techniques vtt VTT Vélo Tout Terrain au bord du Néant près du lavoir.
Avec cet entraînement, je fais tout pour rester le plus impartial possible. Comme je suis l’auteur des épreuves théoriques, je tiens à ne pas avantager les jeunes du club. Je m’en tiens donc aux épreuves déjà faites : le CRER CRER Concours Régional d’Éducation Routière 2023 à Lamotte et le CNER CNER Concours National d’Éducation Routière 2022 à Vesoul.dimanche 7 mai 2023
Je me rends au départ de la sortie dominicale mais je tout seul. Après neuf heures cinq, je pars vers Tracy et le canal. Je rejoins ensuite Lamotte et sa forêt domaniale. Je me dirige vers Vouzon et je vise Menestreau-en-Villette. Ce sera exploration parce que je crois ne jamais être passé par là. Je compte rejoindre les Muids entre Lamotte et la Ferté, juste à la limite du Loir-et-Cher et du Loiret. Je suis plutôt les itinéraires fléchés qui me semblent aller dans la bonne direction. Néanmoins, après le Rabot, je me trouve contraint de prendre l’ex nationale vingt (maintenant D2020) sur deux kilomètres. Je rentre après cinquante-deux kilomètres parcourus en trois heures de vélo.
Récapitulatif de la semaine 18.
date VTT VTT Vélo Tout Terrain (km) VTT VTT Vélo Tout Terrain (h) monotrace (km) route (km) route (h) bénévolat (h) 01/05 0 0 0 0 0 0 02/05 0 0 0 0 0 0 03/05 12 1:0 0 0 0 0 04/05 0 0 0 0 0 2 05/05 0 0 0 0 0 1 06/05 17 2:0 0 0 0 3 07/05 72 5 0 0 0 0 total sem.18 101 km 0 h 0 km 0 km 0 h 6 h Mots clés : cycliste (cyclotouriste) , Cyclo-récits
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A vélo pendant la semaine n°17 du 24 au 30 avril 2023lundi 1er mai 2023
Sommaire
Lundi 24 avril 2023
Rien à vélo ! Normal : mes petits enfants arrivent aujourd’hui à tour de rôle dans deux gares différentes.
Mardi 25 avril 2023
Toujours rien à vélo ! Un peu de bricolage et surtout un emploi du temps familial nettement plus chargé.
Mercredi 26 avril 2023
Suite. (No comment !)
Jeudi 27 avril 2023
Je prends deux heures pour aller faire un tour à vtt VTT Vélo Tout Terrain du côté de la monotrace des levrys. Il faut dire qu’il y a longtemps que je n’y suis pas allé !
Vendredi 28 avril 2023
Pas de sortie à vélo mais, mon petit fils ayant envie de faire une sortie à vélo, ce sera bricolage et remise en état de son vélo et entretien des autres.
Samedi 29 avril 2023
Séance ordinaire de l’école de cyclotourisme (euh... de l’EFV !) 14 km à vtt VTT Vélo Tout Terrain ce matin. Pendant l’après-midi, entraînement pour le CNER CNER Concours National d’Éducation Routière parce que les sélectionnés de l’équipe régionale sont tous des jeunes adhérents du club : Imanol et Eliott côté garçons et Louise et Clémence côté fille. Il s’agit d’assurer maintenant. Mais pas question de tricher : on joue le jeu d’une EFV normale. Pourquoi ai-je écrit ça ? J’ai donc oublié de vous dire qu’elle et moi faisons partie de l’équipe nationale. J’ai en particulier la charge de réaliser les épreuves théoriques. Il n’est pas question d’en faire profiter les jeunes sélectionnés du club : on joue le jeu de ceux qui ignorent tout. Pas toujours facile, alors, côté théorique, je me contente d’utiliser les diapos du CNER CNER Concours National d’Éducation Routière de l’année passée et de favoriser les échanges entre les jeunes. Côté pilotage/maniabilité, je n’ai pas la charge de ce dossier et je n’ai pas d’informations à, l’heure qu’il est sur son contenu.
Dimanche 30 avril 2023
Pas de sortie dominicale pour moi ce matin puisque mes petits enfants partent ajourd’hui et que je dois les emmener au train : pas à la même heure évidemment et même pas dans la même gare (l’une vers le sud, Virzon, et l’autre vers le nors, Orléans) !
Récapitulatif de la semaine 17
date VTT VTT Vélo Tout Terrain (km) VTT VTT Vélo Tout Terrain (h) monotrace (km) route (km) route (h) bénévolat (h) 24/04 0 0 0 0 0 1 25/04 0 0 0 0 0 1 26/04 0 0 0 0 0 0 27/04 17 2 3 0 0 1 28/04 0 0 0 0 0 0 29/04 16 4 0 0 0 5 30/04 0 0 0 0 0 0 total sem.17 33 km 7 h 3 km 0 km 0 h 8 h Mots clés : cycliste (cyclotouriste) , Nouan-Rando
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Configuration du plugin "Formidable"lundi 1er mai 2023
Un générateur de formulaires facilement configurable pour les non-informaticien·ne·s et facilement extensible pour les développeur⋅euses.
Configuration du plugin dans le site https://lorand.org
- Lier les formulaires aux contenus : Articles
- Attribuer une gestion des formulaires : non
- Afficher les réponses sur la page d’accueil de l’espace privé : non
- Activer les pages publiques des formulaires : non
- Les admins de rubriques peuvent également créer et modifier les formulaires : non
- Inclure les adresses IP dans l’export des réponses : non
- Classe CSS de la barre de progression : (aucune)
Voir en ligne : Documentation
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Carennac et l’opération Cadillac275 avions dans le ciel de Carennac, Padirac et Loubressac
dimanche 30 avril 2023
Dans l’histoire de la seconde guerre mondiale, l’opération Cadillac a été quelque peu été occultée par la bataille de Normandie (du 6 juin au 29 août 1944). Rappelons aussi que les compte-rendus et les récits de l’opération Cadillac reflètent naturellement les intérêts de leurs auteurs. Leurs souvenirs et même les documents plus officiels contiennent quelquefois de petites erreurs sans grosses conséquences comme situer Loubressac en Corrèze ou considérer que tout s’est passé uniquement à la Maresque.
Sommaire
Wikipedia : Opération Cadillac (larges extraits)
Par Sérieys — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30774239Le débarquement allié du 6 juin 1944 contraint les Allemands à réorganiser leurs troupes. L’opération Cadillac est programmée par le SOE britannique et un des buts est de retarder la division allemande Das Reich en partance pour la Normandie.
322 B-17 américains, soit 9 formations composées de 36 B-17 chacune, escortés par 524 chasseurs P-51 et P-47 sont engagés dans l’opération. 3 780 conteneurs d’armes et de matériel divers pour les Forces françaises de l’intérieur sont parachutés en plein jour sur l’Ain, le Maquis du Vercors, la Haute-Vienne, la Corrèze, le Lot, le Cantal et le Puy-de-Dôme1.
Le plus important parachutage, sur le terrain de La Maresque à Loubressac dans le Lot, se compose de 75 forteresses volantes B-17 accompagnées de 200 chasseurs. Le chef de la mission britannique est George Hiller.
Des officiers anglais et américains sont également parachutés sur les drop zones, en soutien des groupes de résistants français. Ils ont plus tard organisé le débarquement du 15 août 1944 sur la Côte d’Azur.
Une stèle pour se souvenir
C’est à partir de l’installation de cette stèle que je me suis intéressé à cette opération "spéciale".
Entre Carennac et Miers (plus précisément entre Mansergues et le Patan, au lieu dit Gnard), un stèle dédiée à Maxime (George Hiller => lire sur Wikipedia et sur Wikimonde) et à Eustache (Cyril Watney => lire sur Wikipedia et sur Wikimonde) a été installée. Ils faisaient partie de la mission interalliée « Special Operations Executive », parachutés le 7 janvier 1944 et mis à la disposition des groupes Vény.
Extrait de La Dépêche.fr du 17 juillet 2018 : "Aux héros méconnus de l’opération Cadillac"
Le 14 juillet 1944, les environs de Loubressac et Carennac étaient la cible du spectaculaire et très important parachutage de ravitaillement et de matériel militaire, l’un des plus importants de la Seconde Guerre mondiale, réalisé par l’aviation alliée. Environ 500 containers de 200 kg chacun, soit 110 tonnes d’armes, sont largués dans la matinée, avec des centaines de parachutes sur le plateau de Loubressac. Ce parachutage était l’un des éléments importants de l’opération Cadillac, dont l’objectif était de retarder la division allemande Das Reich qui remontait vers la Normandie. Pour préparer cette fantastique et primordiale opération, plusieurs officiers britanniques de la mission interalliée avaient été parachutés sur le secteur afin de prendre contact avec la résistance locale, en particulier le groupe Vény.
Opération Cadillac : Largage parachute du 14 juillet 1944
L’article complet est consultable en ligne : Opération Cadillac : Largage parachute du 14 juillet 1944. Ne sont extraits ici que les passages concernant directement Carennac.
"Après la guerre, le général Gubbins, chef du S.O.E., a confirmé avec un certain sentiment de fierté que le 14 juillet 1944 ils avaient effectué la goutte de parachute la plus importante de la guerre." (Extrait de Maquisards à 17ans d’André Goineaud-Bérard)
Dans la matinée du 14 juillet, il y avait une vue impressionnante de B-17 américains accompagnés par des avions de chasse volant à basse altitude sur toute la zone du Secteur Nord (Dordogne). Il a été découvert plus tard comme la goutte de parachute la plus importante de la guerre : 400 tonnes d’armes ont été larguées pour le maquis de la Corrèze et le Lot ce matin-là.
les avions se séparent et 36 prennent la direction de Carennac où le Groupe ’Veny’ a préparé quelques terres, (Extrait de Bataillon Violette de Capitaine Fred)
À Carrenac, l’O.R.A. (Organisation de Résistance de l’Armée) avait donné un coup de main au groupe "Veny" pour récupérer les armes et les transporter, mais aussi pour garder la zone et arrêter tout "permis indésirables".
Ils avaient pris position dans une grande parcelle de terre à côté d’une crête haute surplombant la Dordogne jusqu’à Padirac dans le sud. Pour permettre le transport à partir des champs, ils avaient réquisitionné des taureaux et des chariots et leurs propriétaires respectifs. Sur la route, les conteneurs ont été retirés des chariots et mis sur les camions. (Extrait de R5, les SS en Limousin, P érigord et Quercy par Georges Beau et Léopold Gaubusseau)Le 14 juillet, la fête nationale en France a commencé avec le beau soleil d’une parfaite journée d’été.
200 « fortes volantes » en escortées par 60 Chasseur P-51 et P-47 sont apparus dans le ciel au-dessus du plateau du Causse de Loubressac (Correze).
Pendant six heures consécutives, ces avions ont pris à leur tour de voler puis de renvoyer leur cargaison parachutée, si impatientement attendue par tous. Sans préavis de patrouilles allemandes dans la région, 1 500 résistants dirigés par le commandant Collignon encerclaient le terrain parsemée de conteneurs et de parachutes, un terrain couvrant environ 20 km2.
Les femmes avaient placé des draps sur le sol pour former la lettre ’z’ indiquant que c’était certainement la zone pour la goutte de parachute.
Les agriculteurs et les commerçants sont sortis de leurs villages et de leurs fermes, conduisant des véhicules de toutes les descriptions pour transporter les armes.
Une partie du "booty" était destinée au maquis de la Dordogne : un convoi de 12 camions sous le commandement d’Ancel arriva puis livré les jours suivants armes entre Bretenoux et Gramat. Les groupes ’Bugeaud’ et Marcel (A.S.) ont participé à l’opération. (Extrait de Histoire de la Résistance en Périgord de Guy Penaud)Opération Cadillac : le parachutage "tricolore" du 14 juillet 1944
L’article complet est consultable en ligne : Opération Cadillac : le parachutage "tricolore" du 14 juillet 1944. Ne sont extraits ici que les passages concernant directement Carennac.
Au début du 14 juillet, neuf groupes de bombard de l’USAAF, à neuf bases aériennes différentes d’East Anglia, se préparaient à la mission de la journée - opération Cadillac / mission 8AF 472 - pour voler 500 miles en France et déposer plus de 3 700 conteneurs remplis d’armes, de munitions et d’autres fournitures à la Résistance dans sept endroits :
[...]
Quatrième priorité :
Footman-Lilas : Lot (code de zone 8)- Terrain : La Maresque, Loubressac (près de D14) - 12 kms S.E. Vayrac / 11 km N.E. Gramat. (44o51’45" N. 01o47’26" E.)
À Loubressac sur le terrain, Footman/Lilas a "Mouchard" (un avion de reconnaissance ennemi) a survolé un peu avant l’arrivée attendue des P-17 et a mis tout le monde sur le sol sur des crochets. Tout et tout le monde l’a bien camouflé et n’a rien remarqué. Puis, peu de temps après, le son des moteurs pouvait être entendu et ce qui ressemblait à des étoiles chatoyantes à l’horizon. Les B-17 s’approchaient et la vue étonnante de la force et de la beauté faisaient que tout le monde sur le cœur du sol commençait à frapper et ceux qui n’avaient pas pleuré depuis des années se surprirent maintenant alors qu’ils commençaient à verser une larme. Les conteneurs tombaient, certains si lourds qu’ils avaient deux ou trois parachutes attachés. La dernière vague de parachutes étant dans les couleurs nationales françaises, bleue, blanche et rouge. Au sol, le groupe V ény sous le commandement de Raymond Picard se met alors à travailler pour collecter tous les conteneurs et les transporter. Deux officiers des entreprises de services d’État parachutées en France le 7 janvier 1944 ont joué un rôle déterminant dans l’organisation de la chute, George Hiller "Maxime" et Cyril Watney "Michel".
Mots clés : généalogiste , Histoire et histoires , 46-Carennac , En cours de rédaction
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Meta est-elle en train de fabriquer un Twitter bis ?mercredi 26 avril 2023
Son nom de code : P92. La maison mère du géant Facebook, Meta, est en train de développer une application de contenu décentralisée, pour ne pas dire un réseau social, qui permettrait de publier des « mises à jour textuelles ». À l’instar de Mastodon, la plateforme prendra en charge le protocole de réseautage ActivityPub. L’idée ? Proposer une sorte d’alternative à Twitter.

Voir en ligne : https://www.clubic.com/internet/fac...
Mots clés : Metavers (Meta) , Twitter , Mastodon
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Kill the Newsletter !mercredi 26 avril 2023
Convertir les bulletins d’information électroniques en flux Atom
Voir en ligne : https://kill-the-newsletter.com/
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A vélo pendant la semaine n°16 du 17 au 23 avril 2023lundi 24 avril 2023
Sommaire
Lundi 17 avril 2023
Ce matin, je reprends le fichier fédéral du critérium pour noter mes modifications avant d’envoyer à son auteur.
Le vélo est sagement resté au garage aujourd’hui.
Mardi 18 avril 2023
Les vélos continuent tous leur repos printanier. Bon d’accord, il pleut !
Mercredi 19 avril 2023
Zzzzz !!! Il faudra quand même se réveiller un jour... mais il y a toujours de l’eau qui tombe du ciel !
Jeudi 20 avril 2023
Et si on allait faire un tout aujourd’hui ? Allons donc vérifier la monotrace du Marat et tenter de l’allonger ou de l’améliorer quelque peu.
Zut, le passage de la mâchoire de sanglier est noyé ! Pas facile de suivre la trace boueuse sous l’eau.
Le sentier de la queue de l’étang est barré par... une cage-piège à ragondin. Elle a sans doute été posée par les pêcheurs qui ont oublié que ce sont les vététistes du club qui ont créé ce passage pour ne pas les gêner. Ils ne font guère preuve de réciprocité. Tant qu’il y aura la cage, il ne sera pas possible de passer là avec les enfants du club parce que le portage du vélo ne leur est pas encore facile.
Le terrain existe pour allonger le parcours des bosses mais il est encombré de quelques ronces ("quelques" pouvant signifier beaucoup) mais surtout par quelques arbres morts et tombés en travers. Au moins pour l’un de ces derniers, il faudra utiliser une scie... Du boulot en perspective.
Sur le retour, un très très gros chêne est tombé alors que ces feuilles venaient de s’ouvrir. Celui-là, il est indéplaçable et son contournement va probablement devenir rapidement boueux. Le re-traçage de cette partie servira toutefois pour cette année.
Pourquoi la zone du mini-gué est-elle autant inondée ? Évidemment, ce sont les détritus forestiers qui ont créé un barrage. Un petit peu de nettoyage, sans outil, est nécessaire.
Tiens l’arbre cassé continue de descendre le long de ce qu’il reste de son tronc. Suspense : combien de temps va-t-il encore tenir en l’air ? En chutant, nous obligera-t-il à créer un contournement ?Vendredi 21 avril 2023
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Ce soir, nous partons pour Ingrannes... en camping-car. Donc aujourd’hui, c’est sortie de l’hivernage pour maison sur roue. Gros boulot de nettoyage du toit ! Il me faudra bien toute la journée !
Samedi 22 avril 2023
Nous retrouvons Jérôme, Stéphanie, Didier et Claudine à la "colo" de l’OUL (Oeuvres Universitaires du Loiret). Nous allons reconnaître les parcours des épreuves du critérium mais... il pleut ! La météo-agricole est consultée et nous certifie qu’il ne pleuvra pas cette après-midi. Suspense.
Nous reconnaissons donc ce matin le parcours du rallye route... en voiture !
L’après-midi, un groupe part identifier les lieux où seront posées les balises du critérium dans un rayon de deux ou trois kilomètres et plutôt vers le village alors que l’autre groupe va reconnaître le parcours vtt VTT Vélo Tout Terrain , les lieux où poser les balises et les énigmes à trouver sur le parcours.Dimanche 23 avril 2023
Au lever, le temps est gris mais il ne me pleut pas. J’envisage donc de partir pour la maintenant traditionnelle sortie vtt VTT Vélo Tout Terrain du dimanche matin. Au moment de partir, quand je sors de la maison tout équipé, il pleut ! Le ciel est d’un gris très uniforme. La pluie n’est pas intense mais ça va bien mouiller. Il ne me reste plus qu’à poser les chaussures et trouver une autre activité pour ce matin...
Récapitulatif de la semaine 16
date VTT VTT Vélo Tout Terrain (km) VTT VTT Vélo Tout Terrain (h) monotrace (km) route (km) route (h) bénévolat (h) 17/04 0 0 0 0 0 1 18/04 0 0 0 0 0 0 19/04 0 0 0 0 0 0 20/04 17 4 0 0 0 1 21/04 0 0 0 0 0 0 22/04 31 0 0 0 0 6 23/04 0 0 0 0 0 0 total sem.16 48 km 4 h 0 km 0 km 0 h 7 h Mots clés : cycliste (cyclotouriste) , Cyclo-récits
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Le prieuré-doyenné de Carennacpar le chanoine E. Albe et Armand Viré
mercredi 19 avril 2023
Lien direct vers Gallica.
Mots clés : généalogiste , villes et villages , 46-Carennac
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A vélo pendant la semaine n°15 du 10 au 16 avril 2023lundi 17 avril 2023
Sommaire
Lundi 10 avril 2023
Aujourd’hui est un jour férié (lundi de Pâques). C’est aussi férié sur le vélo parce que j’ai beaucoup trop d’activités à mener au bout.
Mardi 11 avril 2023
Voyage, voyage... Beau slogan pour un cycliste plutôt contemplatif. Mais le voyage aujourd’hui est tout autre. Je vais voir ma mère qui habite à quatre cents kilomètres. Au passage, je récupère notre fille qui souhaite rendre visite à sa grand-mère. Pas de place pour les vélos malheureusement.
Mercredi 12 avril 2023
Hier, à l’arrivée je nous ai installé (c’est correct ça, du point de vue grammatical ?) dans les deux mobil-homes que nous avons installés sur le terrain dont j’ai hérité près de la ferme familiale. Beaucoup de travail de nettoyage du terrain et quelques réparations après l’hiver toujours un peu rude par là. Pas le temps pour faire du vélo surtout que la pluie est de la partie et que je navigue entre les averses.
Jeudi 13 avril 2023
Ce matin, je peux travailler au nettoyage de mon jardin et je pense à la randonnée vtt VTT Vélo Tout Terrain que j’aurai pu faire. Les averses me consolent de cette inactivité "cyclopédique".
Vendredi 14 avril 2023
Retour à la maison. Ce sera bien suffisant pour occuper la journée.
Samedi 15 avril 2023
Reprise. Pas seulement du vélo mais aussi de l’encadrement des jeunes de l’EFV. L’EFV c’est l’école française de vélo, ce qu’on appelait il n’y a pas si longtemps l’école de cyclotourisme. Les filles sont présentes ce matin mais les garçons ont, semble-t-il, eu peur de la pluie. Pourtant tout se passe très bien et les averses sont restées très sages et surtout loin de nous. Imanol nous surprend parce qu’il n’affiche plus sa certitude et participe beaucoup à l’initiation de nos nouvelles recrues. Louise est enchantée de circuler sur les monotraces du Marat avec son vélo tout neuf. Pourtant le parcours n’est pas facile. Maélyne en fait les frais avec son vélo inadapté et peine à suivre. C’est aussi la plus jeune (la seule de son année en plus). Malgré son gabarit un peu au-dessus de la norme, Charlyne assure.
Je débute l’après-midi en consultant mes courriels. Depuis que j’ai laissé la place à d’autres dans les responsabilités départementales et régionales, j’en reçois beaucoup moins et c’est très bien ainsi. Éric m’envoie les deux feuilles de calcul de gestion des critériums : l’une est l’officielle et l’autre a été réalisée dans la région mais aucune ne fonctionne correctement. La seconde utilise beaucoup de macro-procédures qui, au-delà d’ouvrir la porte à des intrusions dangereuses ne sont pas facilement transposables. Quand, de plus, des fonctions de versions récentes du logiciel (payant) sont utilisées, cela pose des problèmes au commun des utilisateurs. Même la version en ligne ne peut pas gérer toutes les fonctions ! Quand à l’autre version (l’officielle devrait-on dire), elle n’affiche pas correctement les résultats. Une feuille de calculs qui ne fait de bons calculs, ça fait désordre quand même. Peu de macro-procédures sont utilisées et pas de fonctionnalité récente : c’est donc une version qui devrait être plus adaptée à l’utilisateur basique. Il m’a fallu jouer un peu les hackeurs parce que les feuilles sont protégées. Il m’a aussi fallu un peu de temps pour en comprendre le fonctionnement mais les erreurs de programmation sont faciles à corriger : elles relèvent même d’erreurs d’amateurs (amateurs très éclairés quand même, j’espère en faire partie... au moins un petit peu.). Les résultats bouleversent quelque peu le classement mais les scores correspondent beaucoup mieux aux compétences de nos jeunes compétiteurs. Ouf.
Dimanche 16 avril 2023
Ce matin, je pars pour ma randonnée hebdomadaire à vtt VTT Vélo Tout Terrain . Dès le départ de la maison, je suis déjà convaincu que je serai seul ! J’aurais dû parier : j’aurais gagné !
Paysage solognot traditionnel
Ce qu’on n’aime pasdu tout voir !C’est bien un étang qui se devine à l’arrière-plan ! C’est au bord d’une route fréquentée, entre Pierrefitte-sur-Sauldre et Salbris.Je pars donc explorer le parcours 3 de la base vtt VTT Vélo Tout Terrain de Salbris qui va ouvrir. Je commence près du parking des Lévrys où j’ai repéré le panneau le plus proche de Nouan. Très vite, je me heurte à ce qui sera un problème pour les utilisateurs qui ne connaissent pas les chemins de ce coin-là. L’itinéraire tourne à angle droit mais le chemin continue tout droit et il n’y a pas de flèches indicatives alors qu’en face, c’est un chemin privé qui ne mène... nulle part ! Plus loin, le chemin a été légèrement déplacé pour contourner les bâtiments d’une ancienne ferme mais aucune flèche n’indique le chemin à suivre. En allant tout droit, on retrouve le parcours mais le passage risque d’être fermé par son propriétaire un de ces jours. Je remarque que les flèches sont agrafées sur les arbres (bonjour le développement durable) ou les poteaux téléphoniques (interdit d’utiliser le mobilier public). D’ailleurs c’est bizarre de passer par là ! Pourquoi ne pas avoir pris par la clancheuse ? Cela éviterait une bonne partie de route. Pour aller à Salbris, ce sera donc la route et durant plusieurs kilomètres. Je croyais que c’était un itinéraire de vtt VTT Vélo Tout Terrain ! Aucune flèche pour traverser Salbris : peut-être seront-elles mises plus tard, juste avant l’inauguration officielle. Je trouve facilement ce qui sera le début de ce parcours qui tourne dans le sens anti-horaire avec donc de nombreux tourne à gauche ! Une autre surprise quand, à partir de Pierrefitte-sur-Sauldre, les flèches changent et se font plus rares. Je devrais dire plus irrégulières : il peut y en avoir sur plusieurs poteaux téléphoniques consécutifs puis, aucune durant un ou deux kilomètres. Bizarre. Je retrouve les flèches du départ en arrivant au parc des Lévrys pour terminer mes cinquante-quatre kilomètres de la matinée.
Cet après-midi, je l’accompagne dans sa sortie balade tout aussi traditionnelle du dimanche après-midi. Nous allons jusqu’à la Ferté-Beauharnais. Belle promenade tranquille.
Récapitulatif de la semaine
date VTT VTT Vélo Tout Terrain (km) VTT VTT Vélo Tout Terrain (h) monotrace (km) route (km) route (h) bénévolat (h) 10/04 0 0 0 0 0 0 11/04 0 0 0 0 0 0 12/04 0 0 0 0 0 0 13/04 0 0 0 0 0 0 14/04 0 0 0 0 0 0 15/04 27 2 2 0 0 5 16/04 31 5 0 0 0 2 total sem.154 58 km 7 h 2 km 0 km 0 h 7 h Mots clés : cycliste (cyclotouriste) , Cyclo-récits
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