Articles les plus récents
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Les amis de CarennacSite Internet
lundi 11 avril 2005
Les amis de Carennac sont organisés en association consacrée à la promotion du patrimoine architectural et artistique du village, et à son animation culturelle [1]. Le président actuel (2005) en est Charles Montin.
Le village y est présenté dans un article spécifique qui manque singulièrement d’illustrations [2].
Un autre site de particulier présente Carennac : le site de Jean-Marc Caussil, l’épicier du village. Ce site aborde de nombreux thèmes et présente un intérêt certain dans les pages sur le patrimoine avec, par exemple, l’inventaire des linteaux du village de Carennac.
J. Cesario, quant à lui, a dédié une partie de son site aux pigeonniers de Carennac et offre [3] à nos yeux une belle collection de photos en noir et blanc sur Carennac.
Voir en ligne : Les amis de Carennac
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Découvrir les environs de Nouan Le Fuzelier à véloSept petits itinéraires (moins de 30 km) accessibles à tous
lundi 11 avril 2005
Au coeur de la Sologne, Nouan-le-Fuzelier permet de découvrir la Sologne à vélos sans fournir de gros efforts. Il n’y a en effet pas de côte mais pas de grandes descentes non plus. Par contre, les paysages solognots vous prouveront que les images d’Epinal véhiculés par les médias ne sont pas toutes usurpées.
Sommaire
Commençons par un tour complet, un peu plus long, pour les cyclos-touristes les plus aguerris.
Petit tour autour de Nouan Le Fuzelier (66 km)
Attention, ce circuit n’a de petit que le nom : il représente en fait 54 km auxquels il faut ajouter le trajet de Nouan Le Fuzelier à l’un des accès (soit 12 km supplémentaires). Si vous êtes peu habitué à de tels parcours, nous vous conseillons de passer à Salbris le plus rapidement possible afin que vous ayez le moins de kilomètres possibles à faire pour rentrer si vous décidez d’abandonner.
Pour faire un tour complet autour de Nouan Le Fuzelier, Il faut suivre l’itinéraire rouge. Au départ de Nouan Le Fuzelier, prenez l’un des itinéraires jaunes. Cet itinéraire vous servira aussi de retour dans le cas du parcours complet. Si le temps menace ou si la fatigue vous prend, vous pourrez toujours rentrer à Nouan Le Fuzelier en suivant de préférence l’un des itinéraires signalés en jaune. ATTENTION : ne prenez pas la nationale 20 : elle est beaucoup trop dangereuse même si elle est devenue un peu plus accessible depuis que l’autoroute est en fonctionnement.
7 petites randos autour de Nouan-Le-Fuzelier
– Vers l’est - 22 km
Randonnée facile. Possibilité de visiter le village de Pierrefitte sur Sauldre et la Sologne des landes à bruyères. A la ferme des Rouches, il est possible d’acheter des produits fermiers.
Tourisme : château des Rouches, village de Pierrefitte-sur-Sauldre, étang des Livrys, forêt solognote, ...
– Vers le nord - 22 km
Sans grande difficulté. Lamotte-Beuvron, chef lieu de canton, est une bourgade dont le territoire communal est très petit. Ce fut le fief de Napoléon III. Promenade possible le long du canal qui reliait autrefois Lamotte Beuvron à l’Etang du Puits. Ce canal n’est plus navigable de nos jours (les écluses ne fonctionnent pas). A noter que Beuvron vient de l’ancien nom du castor (bièvre) bienqu’il n’y en ait plus sur cette rivière.
Tourisme : canal de la Sauldre, petite ville de Lamotte-Beuvron, la forêt de Lamotte.
– Vers le nord-est - 16 km
Sans difficulté. Néanmoins il est nécessaire de prendre la route qui relie Lamotte-Beuvron à Brinon sur Sauldre : elle est parfois très fréquentée (surtout en semaine par des poids lourds). Alors soyez prudent.
Tourisme : le château des Rouches, Le château de Tracy, le canal de la Sauldre, la forêt solognote
– Vers l’ouest - 18 km
Randonnée facile. Les seules difficultés viennent des ponts au-dessus de l’autoroute : les cyclos nouanais appellent ces passages les "cols solognots"...!
Tourisme : Château et étang d la Brosse, Château et étang des Vallées, château de Chalès. Quelques kilomètres supllémentaires permettront de découvrir le village de Saint-Viâtre (autrefois Tremblevif) avec sa Maison des Etangs et son Chafaud en plein coeur de la zone des étangs solognots.
– Vers le sud - 32 km
Un parcours un peu plus long que les autres qui vous emmènera à Salbris. Cette longueur ne peut être réduite sans emprunter la nationale 20 que nous vous déconseillons avec insistance en raison des dangers dus à la circulation.
Tourisme : château de la Margotière, château de l’Aubrette, château à Salbris, nombreux étangs, forêt et faune solognotes, ...
– Vers le sud-est - 21 km
Vers Pierrefitte sur Sauldre que vous traverserez. La petite route dite "des Livrys" qui part de Nouan Le Fuzelier et passe par le hameau des "Marchais" est typique de la Sologne des images d’Epinal.
Tourisme : Les paysages solognots des images d’Epinal y compris les pancartes "Entrée interdite" ou "Champignons interdits" et quelques barbelés autour des étangs.
– Vers le sud-ouest - 20 km
Vers Saint-Viâtre et la zone des étangs. Dans cette région et sur ce parcours ils sont inévitables. Attention, ils sont quasiment tous privés. Leur accès n’est donc pas autorisés. Restez sur les accès publics. Ne franchissez pas de barrière. Si vous n’aimez pas la chasse, évitez de parcourir ce circuit en automne.
Tourisme : La maison des étangs, les étnags solognots avec leur bonde, faune et flore, le Chafaud, l’église avec son "caquetoir-couloir" reconstitué,...
Il ne vous reste plus qu’à choisir votre randonnée. Vous pouvez tenir compte du vent. Il est préférable de rentrer avec le vent dans le dos. Sa direction pourra vous être donnée par la girouette de l’église.
Trois associations locales pourront vous fournir de nombreux renseignements :
– Sologne Nature Environnement (SNE) spécialisée dans le patrimoine naturel,
– le Groupe de Recherche Archéologiques et Historiques d Sologne (GRAHS) spécialisée dans l’archéologie et l’histoire locale
– l’Union Pour la Culture Populaire en Sologne (UCPS) spécialisée dans les contes, légendes et "folkore" local.L’UCPS a son siège à Nouan Le Fuzelier (route de Toulouse). Le GRAHS a son siège à Lamotte-Beuvron. SNE a son siège à Romorantin mais dispose d’une adresse à Nouan-Le-Fuzelier où elle a pendant longtemps eu son siège social.
Bien sûr, une source d’informations ne peut être négligée : l’Office de Tourisme et le Syndicat d’Initiatives (OTSI) de Nouan Le Fuzelier à la gare.
Amis cyclos, n’oubliez pas que vous n’êtes pas seuls sur la route. Ne prenez pas la Nationale 20 qui reste dangereuse surtout entre Lamotte-Beuvron et Nouan Le Fuzelier. Respectez la signalisation (particulièrement les panneaux "STOP". Roulez à droite. Soyez simplement prudent. Bonne route. Rappelons aussi que le port du casque est vivement conseillé même s’il donne l’impression de gâcher les sensations à ceux qui n’y sont pas encore habitué.
Mots clés : 41-Nouan-Le-Fuzelier , cycliste (cyclotouriste)
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Blog abandonné...!jeudi 31 mars 2005
J’ai tenté un blog sur une plateforme. Et je l’ai abandonné (et supprimé). Voici ce qu’il contenait.
Sommaire
- 1. Premier message (création du blog).
- 2. Suis-je cultivé ou inculte ?
- 3. Moi
- 4. Rapport, rapport, encore un rapport...!
- 5. Envie d’être nul
- 6. Après une AG bien ordinaire
- 7. Sentence
- 8. CE
- 9. Sciences 41
- 10. Pédaler pour pédaler ?
- 11. Un fonctionnaire, ce mal aimé.
- 21. Il arrive...!
- 22. En attente...
- 23. Ras le bol ?
- Terro moïralo
- blog silencieux
- Ne plus être responsable
- Carennac
- Heureusement que je me suis tu...!
1. Premier message (création du blog).
2004-11-28
Bonjour (ou bonsoir) et bienvenue sur le weblog lorand
Cet espace est, pour l’instant, un espace d’expérimentation face qux nombreuses demandes que je reçois.
Mais je ferai comme tout le monde : je m’y exprimerai aussi !
2. Suis-je cultivé ou inculte ?
2004-11-28
Nombreux sont ceux qui se sont posé la question un jour ou l’autre. Je n’échappe pas à la règle commune.
Pourquoi ai-je donc tant l’impression que je n’existe pas aux yeux des autres ?
Pourtant, je sais faire : j’ai quelques compétences même si elles sont plutôt restreintes. J’ai aussi quelques connaissances. Je fais sans doute partie des "intellos", de ces personnes qu’on dit quelque peu cultivées. Tout au moins m’y classe-t-on ?
Mais qu’est-ce qu’un intello ? Qu’est-ce que la culture ?
Un ouvrier capable de régler une machine outil ne serait donc pas un intello ? Pourtant, il possède toutes les techniques de raisonnement, de recherches, de démarches, de connaissances. Il est nécessairement compétent.
Un paysan ne serait pas cultivé ? En dehors du jeu de mots (ce n’est pas lui qui est cultivé mais son champ...!), il reste qu’il possède un ensemble d’éléments qui le fait apparaître comme propriétaire de tout ce qui fait la culture, sa culture. Mais celle-ci ne se situe pas suffisamment dans ce que les autres ont produits.
3. Moi
2004-11-28
Il faut bien se présenter...
Ben moi, c’est moi. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je ne vais tout de même pas vous dire que je suis marié et que j’ai deux superbes filles ? Ca ne regarde que moi, non ?
Je ne vais pas vous dire que je suis instit ? c’est seulement mon boulot.
Je ne vais pas vous dire que je suis un cyclotouriste pratiquant : il y en aurait bien un pour croire que je suis membre d’une secte.
Quoique...
Je ne vais pas vous dire que j’ai quelques connaissances dans les "technologies de la communication et de l’informatique" (comme ils disent) ? Sinon, qu’est-ce que je foutrais ici...
Je ne vais pas vous dire que je n’ai pas trop le moral ? Sinon, je ne serai pas ici en train de déballer mes états d’âme et mon pessimisme.
Alors, je suis moi, tout simplement.
4. Rapport, rapport, encore un rapport...!
2004-11-28
Je ne sais pas si vous vous êtes déjà rendu compte, mais l’administration est très friande de rapports. Il faut toujours qu’elle sollicite un rapport. Rapport écrit bien sûr. Et pour tout de suite quand ça n’est pas pour hier...
Ben voilà, aujourd’hui, c’est mon tour. Je dois faire un rapport. Ça ne devrait pas trop m’inquiéter puisque cette demande est plutôt fréquente. Mais, je suis plutôt en bas d’une très longue hiérarchie et, en général, c’est ceux qui sont tout juste au-dessus, le premier surtout. Je devrais d’ailleurs dire les deux premiers mais ils sont au même niveau (j’ai deux fonctions distinctes, un mi-temps de travail pour chacune).
Donc, ce fichu rapport m’a été demandé par la secrétaire d’un de mes deux supérieurs. Elle m’a transmis par fax les textes officiels de demande. Je m’attendais donc à des délais très courts une fois de plus. Hé bien non ! Le délai est plutôt presque correct : trois semaines. Un exploit pour l’administration. Sauf que, les deux textes sont signés des supérieurs les plus hauts. Oui, ceux dont je ne connaissais pas le nom.
Aïe, aïe, aïe, va falloir que je bosse. Mes vieilles méninges vont fatiguer. Alors, je dois me reposer.
5. Envie d’être nul
A-t-on le droit d’être nul ? de ne pas savoir ? d’ignorer ?
C’est une question que chacun d’entre nous s’est un jour posée... N’est-ce pas ? Mais le motif n’est pas toujours le même !
Ce peut être parce qu’on a été traité de nul et, sans argumentation suffisante, on finit par y croire soi-même !
Ce peut-être parce qu’on estime avoir échoué. Cette appréciation personnelle, nécessairement subjective, est toujours créée par un sentiment, jamais par des évènements objectivement perçus. On a beau le savoir, il reste que ... "je suis nul !"
Ce peut-être parce qu’on est nul. Alors là, c’est une victoire puisqu’on se connaît enfin un peu mieux. Dans ce cas, être nul, c’est être l’heureux gagnant d’un bénéfice intérieur personnel... Si ! On est donc moins nul...
Ce peut-être parce qu’on n’a rien compris... Quelle idée aussi d’aller se mêler de domaines non maîtrisés voire inconnus ! Forcément qu’on est nul ! Je suis nul en foot (hérésie...). C’est comme ça. Point. Et je n’ai pas du tout envie de changer.
Ce peut-être parce que les conséquences attendues ne sont pas là. Il faut alors se poser la question de savoir si, plutôt que s’estimer nul, il ne vaudrait pas mieux positiver et tenter d’analyser le plus objectivement possible les raisons de ces conséquences inattendues. L’hypothèse de départ n’était peut-être pas bonne. La démarche non adaptée. Le public mal évalué ou mal défini. Que sais-je...?
Ce peut-être parce que c’est le seul moyen de résoudre des situations difficiles pour quelqu’un (ou quelques-uns). Il paraît que ça s’appelle de la politique. On n’est pas si nul que ça : on n’y connaît tout simplement rien en politique...
Ce peut-être simplement parce qu’on est fatigué ou que l’action s’achève et qu’on décompresse...
Tout ça pour vous dire que je suis nul. Euh, que je me sens nul !
En fait, je n’ai pas été très efficace mais c’est seulement moi qui le pense parce que les conséquences ne sont pas celles que j’attendais.
Et puis, je suis fatigué : les semaines de 70h00 finissent toujours par peser, n’est-ce pas ?
Et puis encore, je décompresse : des pressions psychologiques et/ou sociales disparaissent, le stress lié à certaines situations s’envole et un évènement vient de s’achever.
Tout compte fait, je ne suis pas si nul que ça. Et puis, nul ou pas, ça ne changera rien à mon devenir. Alors...
6. Après une AG AG Assemblée Générale bien ordinaire
2004-11-28
Je suis (j’étais) président d’un club de cyclos-touristes. Je viens de me faire jeter avec toute mon équipe. Je devrais être triste... eh, non ! Je suis même heureux.
En effet, je considère les cyclistes (je ne peux me résoudre à les appeler des cylos-touriste) qui m’ont viré comme des incompétents en tant que dirigeants d’association. Mais je suis bien incapable de le prouver. Alors, autant leur laisser faire leurs preuves. J’espère même que je me trompe...
Bon d’accord, je manque de rancune. Mais, toutes les associations manquent de bénévoles. Alors, pour une fois où il y en a trop...! Laissons les autres faire que ce soit bien ou mal. Si c’est bien, tant mieux. Si c’est mal, on essaiera de récupérer les morceaux pour reconstituer le puzzle.
Je vais faire autre chose. Un peu plus de vélo par exemple. Et puis, proposer des activités jeunes. Ça manque par ici. Au fait, la moyenne d’âge du club est de 60 ans. Mais ce n’est pas du tout mon âge. Ceci explique peut-être cela... Va savoir ?
7. Sentence
2004-11-28
Le doute est ma seule certitude.
8. CE
2004-11-28
CE, c’est un sigle très professionnel. Ce soir, je dirigeais un CE mais ce n’est pas un comité d’entreprise.
Ca fait partie de mon boulot, c’est obligatoire et ça ne sert à rien. Le CE n’a aucun pouvoir, aucune responsabilité, aucune obligation. Si. Ah, tout de même : il a doit de voter le règlement intérieur. Pour tout le reste il n’est qu’émetteur d’avis. Son avis est obligatoire mais ne me contraint en rien à le suivre. Alors, à quoi cela peut-il bien servir ?
Ca fait démocratique. Ca me donne du boulot. Surtout que je n’ai même pas de secrétaire. Faut dire que je n’ai pas de pouvoir sur les collègues que je dirige. Oui, mais, je suis responsable ! De plus, le nom de mon boulot fait que tous les partenaires croient que je dirige, que je dois diriger. Ils se trompent. Je n’ai même pas d’avantage financier conséquent : 300 € de plus que la collègue la plus proche tant dur la grille des salaires que dans le niveau d’ancienneté. Et encore, officiellement, j’ai davantage de compétences reconnues, authentifiées, validées.
Pourtant l’équipe comprend 17 personnes auxquelles il faut ajouter tout le personnel de service et de restauration. Et je ne parle pas des 250 élèves...
Et oui, je suis enseignant. Directeur d’école exactement. Et le CE, c’est le Conseil d’Ecole.
9. Sciences 41
2004-11-28
L’animation des sciences dans les écoles du département font partie maintenant de mes tâches. Il m’a été attribué une "demie-décharge" pour cette activité. Cela veut dire que je suis remplacé la moitié du temps dans ma classe afin d’assurer cette tâche.
Les domaines scientifiques m’ont toujours passionnés. Tout particulièrement les sciences de la vie. Mais, pendant longtemps, la priorité n’était pas vers ces sciences mais plutôt vers les TICE (Technologies de l’Information et de la Communication à l’Ecole). Comme j’ai toujours perçu l’utilité d’un tel outil, je me suis naturellement retrouvé formateur d’enseignants en ce domaine. Voilà que maintenant, je n’arrive pas à faire décoller l’image du super-technicien dont on m’a affublé parce que j’avais pris quelques longueurs d’avance !
La mode actuelle est, chacun peut le percevoir, aux technologies dites "nouvelles". Peu de classes pratiquent les sciences pour une éducation à la Science. On commence seulement à parler de la nécessité d’une culture scientifique. la technologie garde néanmoins la suprématie sans doute parce qu’elle rapide à mettre en œuvre et peut devenir facilement spectaculaire. La biologie n’est pratiquée en classe que sous forme très traditionnelle : cours magistraux dans le pire des cas, "leçons de chose" des années 50, pratique de l’éveil scientifique des années 70. Quelques enseignants se sont lancés dans une pratique style "Main à la pâte" tant vantée par le prix Nobel Georges Charpak.
Mais voilà, qu’en juillet 2004, re-débarque l’éducation à l’environnement baptisée aujourd’hui éducation à l’environnement pour un développement durable (EEDD). Il faut bien faire moderne. Alors qu’il ne s’agit que de rattraper un retard !
On va sûrement en reparler...
10. Pédaler pour pédaler ?
2004-11-28
Vous en connaissez beaucoup vous, des individus qui utilisent leur voiture pour simplement faire un tour en voiture ? Bon, oui, je sais, ça existe. On l’appelle un collectionneur, un fan, un fou quoi... simplement un passionné.
Mais ils ne sont pas nombreux, convenez-en. La plupart des utilisateurs se contentent simplement de cet outil qui peut les emmener sans effort, eux et leurs autres outils, eux et ceux qu’ils aiment, eux et ceux (ou ce) qu’ils doivent transporter. C’est la même chose avec le vélo.
Il existe des utilisateurs passionnés, cinglés de leur machine et de son équipement. Tellement fous qu’ils ne s’en servent quasiment jamais au risque de l’abîmer, voire de l’user. Alors, ils les collectionnent. Pour ne pas les user ! Encore heureux que, parfois, ils daignent les montrer !
Mais la plupart des possesseurs d’un vélo ne s’en servent que pour aller ailleurs. Le vélo, ça passe partout, un vrai passe-partout ! Ca se gare facilement. On a le temps de voir, de regarder, d’entendre. On peut sentir le vent qui calme ou le vent qui gerce, les odeurs des roses ou les effluves nauséabonds des pots d’échappement, l’attaque sournoise du froid et du gel, la pluie qui ruisselle et s’invite sous tous les vêtements mais aussi la fraîcheur d’une brise d’été parfumée de l’odeur de la lavande ou de l’herbe fraîchement coupée, les gouttes qui ruissellent sur la peau comme une cascade de perles, la chaleur du soleil quand perce le jour dans les brumes matinales.
Le vélo ça peut servir à aller au boulot ou à en revenir. Le vélo ça peut aussi permettre de rouler ensemble au gré des petites routes à la découverte des paysages et des gens. Le vélo c’est un engin de solitude pour rencontrer les autres.
Bon, d’accord, il existe aussi les "qui font du sport avec". Et alors, ils ont le droit, non ? Certains préfèrent des gants de boxe, d’autres préfèrent courir ou marcher, encore d’autres préfèrent bêtement pousser une balle de l’autre côté pour que les autres puissent la ramener.
Il faut bien de tout pour faire un monde. Mon monde à moi, c’est celui du vélo, de tous les vélos. Même si je ne m’en sers que pour faire du tourisme et des longues distances. Je ne pratiquerai jamais le cyclisme dit sportif. Je n’utiliserai sans doute jamais mon vélo pour aller au boulot. Mais je me battrai pour que tous et toutes puissent faire leur vélo.
Alors vous n’avez pas fini de me lire, de découvrir mes coups de gueule et surtout mes contradictions.
11. Un fonctionnaire, ce mal aimé.
2004-11-28
Et dire qu’un fonctionnaire ne fout rien ! C’est tout au moins la croyance populaire. Et c’est même peut-être quelquefois vrai...!
Et pourtant, je passe du temps à bosser. Je ne dois pas être efficace sans doute... On ne peut pas dire qu’un fonctionnaire est rentable puisque par définition, il ne l’est pas quand on prend ce mot (rentabilité) dans son sens premier : montant du rapport supérieur (le plus possible) au coût.
Mon boulot n’est donc pas rentable. Quel que soit le temps que j’y passe... Je ne rapporte rien, absolument rien en terme purement comptable. Bien sûr, le développement des cerveaux de nos chères (mot adéquat) têtes blondes ne possède aucun instrument de mesure ou d’estimation d’une quelconque rentabilité. Encore heureux. Tiens là, on semble tous d’accord...
Je ne sers donc à rien mais je travaille près de 70 heures par semaine sans horaire (si, si, ça existe encore de tels individus : on les appelle des fonctionnaires !). Et je ne suis pas le seul. C’est d’ailleurs ce qui me tient encore dans ce boulot. Comme je n’en ai plus que pour un petit nombre d’années, je vais tenter de supporter.
Tiens, je n’aurai pas cru : dire s’est aussi se faire plaisir après avoir contrôlé ses propos toute la journée (de 7h00 ce matin à 18h30 avec une demie-heure d’arrêt).
21. Il arrive...!
2004-12-08
Ca y est, il arrive !
– Qui ?
– Personne.
Ce n’est qu’une chose (si on peut appeler ça une chose...!) : le (soi-disant mais ce qualificatif n’a rien de péjoratif ici) logiciel national de gestion des élèves. En fait, il s’agit d’un accès Internet à la base nationale des élèves.
Il devrait s’appeler "Base élèves".
– Ca paraît séduisant dans un premier abord. Pourquoi m’étonnai-je alors ?
– Parce que c’est le fichage systématique des élèves. Ces derniers auront un n° (l’INE) qui les suivra durant toute leur scolarité. Fichés dès la naissance, c’était sûrement déjà fait. Numérotés dès l’école maternelle !
– Et puis, il faut environ 10 minutes par fiche d’élève. Donc j’aurai besoin de 2500 min, soit plus de 46h de boulot réel ! Et il faut que le boulot habituel continue. Il faudra donc, entre autre, continuer à gérer le fichier actuel (au moins jusqu’à la fin de l’année). Ce sont donc des heures de boulot en plus, en totalité mais sans moyens supplémentaires, sans indemnités, sans ressources humaines (si ce n’est de la formation personnelle prise sur le temps de boulot qu’il faudra quand même faire...
– Je vois d’ici la réaction de certains syndicalistes et donc de certains syndicats...
Ca va être "du sport" !
22. En attente...
2004-12-09
Quelque part. Un certain jour.
Il y a celle qui est avachie sur son fauteuil, le menton dans sa main et qui donne l’air de bouder. Pourquoi est-elle fâchée ou vexée ?
Il y a celle qui attend on ne sait quoi, debout, le dos appuyé au mur et qui a aussi l’air de s’ennuyer plus que sérieusement. Qui lui a posé un lapin ?
Il y a celui qui est très sérieusement assis, les mains sagement alignées sur ces genoux, le col de son imper relevé, son chapeau en feutre mou rabattu sur ces yeux afin, sans doute de dormir. Pourquoi passe-t-il ses nuits à faire la fête ?
Il y a celle qui lit, le dos aussi droit qu’un manche à balai appuyé au mur d’un couloir, mais qui passe le plus clair de son temps à relever la tête pour regarder les gens qui passent, déambulent ou attendent. Depuis combien de temps lit-elle le même livre tous les soirs, ici ?
Il y a celui qui attend on ne sait trop quoi avant de sortir fumer, la cigarette déjà entre les lèvres, la boîte d’allumettes dans la main et l’allumette entre les doigts. Pourquoi n’arrête-t-il pas une bonne fois pour toute au lieu de résister si difficilement ?
Il y a celui qui fait les cent pas devant le distributeur de boissons, qui "roulerait presque des mécaniques" mais qui est, plutôt, "à l’aise dans ses baskets" et "mal dans sa tête". Pourquoi n’accepte-t-il pas la vie comme elle vient avec ses hauts et ses bas et ses avatars ?
Et puis, il y a aussi moi qui écris sur mon calepin ces notes insipides et sans but et qui doit avoir l’oeil trop scrutateur quand je regarde mes voisins. Pourquoi ce besoin soudain d’écrire et de décrire ?
Nous ne sommes que dans la salle d’attente d’un quai de gare. Nous sommes des gens ordinaires, des gens qui rentrent du boulot. Banalement. Pourquoi comme d’habitude ?
23. Ras le bol ?
2005-01-12
Il est des jours où on regrette quelque peu de faire son boulot...
Je passe de 10h à 12h par jour environ au boulot (j’arrive à 7h00 le matin et j’en repars le soir rarement avant 18h30 !) et aujourd’hui, je m’entends dire que, moi qui ai le temps, je pourrai faire ceci ou cela.
Quand on se contente de regarder son intérêt personnel, on a vite fait de penser que les autres ne font rien parce que leur travail n’est pas tout à fait le même.
"Quand on a des élèves on a beaucoup de boulot." Donc quand on n’a pas d’élèves on n’a rien à faire !
C’est bien connu, un directeur déchargé n’a plus de travail. Il se tourne les pouces derrière son bureau.
Il est des jours où on en a un peu marre ...
Terro moïralo
2005-01-15
"La terre de mon enfance, celle où j’ai vécu, appris à vivre, grandi et que j’aime toujours" (intraduisible de l’occitan -le titre en est une écriture phonétique- au français en conservant tout le sens sans longue périphrase)
J’y ai acquis un terrain : c’est comme un lien indélébile, ineffaçable, inaltérable, permanent. J’y ai installé deux mobil-home pour pouvoir y séjourner à l’occasion. C’est toujours le village de ma mère.
blog silencieux
2005-02-26
Ca ne se fait pas de maintenir son blog silencieux si longtemps... Inadmissible ;-)
Les congés, la fatigue, la lassitude, le ras le bol, la déprime, le manque de temps, l’absence de réaction, la disparition de la motivation, ... tout un tas d’excuses qui n’en sont sûrement pas.
Tant pis.
Mais me revoilà. Les congés sont finies, le manque de temps toujours présent, les réactions blogeuses toujours aux abonnés absents, la fatigue qui repointe le bout du museau (oui, je sais, c’est peut-être la vieillesse... Quoi ? déjà !), et le reste toujours en latence (tiens, ça existe ce mot ?).
Ce ne sont pas les idées qui manquent mais seulement le temps pour les mettre en oeuvre. Allez promis, j’arrête quelques activités...
- Oui, mais lesquelles ?
- Le blog par exemple ?
- Pourquoi pas...
- ...
- on verra...Ne plus être responsable
C’est génial !
Si.
Etre responsable d’une association, c’est d’abord être bénévole. On fait donc, en théorie, ce que l’on aime faire.
Oui mais voilà, il y a la conscience. On ne peut pas l’appeler professionnelle. Serait-ce une conscience associative ? Non, je ne crois pas. Il s’agit plutôt de ne pas décevoir ce qui vous ont choisi (ou accepté souvent ou très sollicité presque toujours) : c’est donc une conscience personnelle.
Alors, on en fait beaucoup, trop même. Et on finit par créer des jaloux, des envieux, des tensions, des conflits, ... tout ce qu’on s’efforçait en fait d’éviter. Raté. Et oui, on rate sa cible en voulant bien faire...
Et on ne s’en aperçoit que trop tard. Alors il faut faire avec. Là aussi, c’est difficile. Quoique ce soit plus facile : il suffit bien souvent de se taire ... et d’encaisser quelques coups bas (pas toujours aussi faciles qu’il n’y paraît surtout que ceux qui les donnent n’ont même pas l’impression de les distribuer !)
Mais on obtient un peu de temps libre pour soi. Et si le petit monde qui nous entoure ne fonctionne pas comme on le souhaiterait, il continue de tourner cahin caha. Il peut brinquebaler. Quelquefois, il s’arrête même (pourvu que ce ne soit un arrêt définitif...). Mais il fait un nouveau petit bonhomme de chemin. Peut-être n’est-il pas plus mauvais que celui sur lequel on l’emmenait après tout.
Il suffit d’attende, de patienter, une association c’est un petit groupe qui a une vie propre avec ses réussites, ses échecs, ses difficultés, ses solutions, ses évolutions. Il existe parce qu’il est né un jour et il vit parce qu’il mourra un jour (définition de la vie : ’’espace de temps qui sépare la naissance de la mort’’). La vie n’existe que parce qu’il y a un début et une fin.
Mais là voilà la réponse ! Faire preuve de philosophie .
Carennac
2005-02-26
Le village principal de la commune dans laquelle je suis né. Un des plus beaux villages de France. Et ce n’est pas moi qui le dis !
On y a tourné le téléfilm "’’la rivière espérance’’" il y a quelques temps.
Heureusement que je me suis tu...!
2005-04-03
... sinon, qu’aurait-il donc pu m’arriver encore ?
J’ai été sollicité par un journaliste pour parler de mon blog. Ce professionnel souhaitait faire un article spécifique. Le hasard fait que cela ne se réalisera pas. Du moins pour l’instant. Tant mieux. Certains écrits ont fait surgir des réactions inattendues et surprenantes. La motivation de certains est bien secrète pour moi. C’est comme si l’on me prêtait des intentions bien plus carriéristes et bien plus ambitieuses que celles qui sont les miennes. Je me demande même si, professionnellement du moins, j’ai encore quelque ambition que ce soit en dehors de continuer à oeuvrer dans l’intérêt des élèves dont j’ai ou j’aurai la charge pendant quelques années encore.
Au vu de ces réactions récentes à propos de mes écrits sur mon blog, propos que je pensais bien anodins, j’ai d’abord procédé à quelques modifications demandées dans les formulations pas toujours bien comprises (oui, je sais, je ne suis pas écrivain...). Et puis, plutôt que de créer de nouvelles réactions, j’ai décidé de supprimer toute la rubrique concernée. Je pensais que cette solution, radicale j’en conviens, effacerait la plupart des difficultés soulevées. De plus, je ne me crois pas capable de gérer un conflit dans lequel je suis autant impliqué sans en "connaître ni les tenants ni les aboutissants", sans en posséder les clés de décryptage, sans en maîtriser la moindre parcelle.
Aujourd’hui, je suis moins sûr d’avoir "stoppé la blessure" bine que je ne sâche pas vraiment, à cette heure, ce qui motive les suites en cours. J’ai eu envie d’écrire : "’’on verra bien.’’" comme si j’étais capable de me détacher de ces contingences de la vie. Il faut bien reconnaître que le grand inquiet que je suis subit bien davantage l’angoisse qu’il ne la gère. Ce n’est tout de même pas seulement parce que seuls ceux qui ne font rien ne sont jamais critiqué que je n’écrirai (ne ferai) plus rien. Je continuerai donc à être étreint par une certaine angoisse durant les quelques années de travail que j’ai encore à effectuer comme je le serai aussi sans doute lorsque j’aurai à subir des éléments douloureux qui jalonnent les étapes de la vie de chacun.
Et puis un blog personnel, c’est bien le journal d’un individu dans lequel l’auteur présente ses états d’âme ? Non ? Il paraît que c’est un moyen de gérer son stress, de le décharger, de l’assumer. Je ne sais si c’est vrai dans mon cas, mais il m’apprend à faire attention à la formulation de ce que j’écris afin qu’on n’aille pas plus loin que ma pensée. Il m’aide à accepter les situations difficiles et à ordonner mes idées afin de limiter les effets de mes maladresses. Il me permet d’extérioriser, sans être bloqué par la timidité, certains sentiments, certaines interrogations, quelques inquiétudes.
Vous pourrez donc me lire encore...
Mots clés : écrivain
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Unité de vielundi 21 mars 2005
"La vie, c’est l’espace de temps qui sépare la naissance de la mort." Cette affirmation paraît évidente. J’ai repéré cette phrase il y a bien longtemps et je ne sais pas qui l’a un jour écrite.
Chacun mène sa vie comme il l’entend. C’est un des éléments de notre liberté. Mais la vie est un tout. Certains voudraient la cloisonner, la saucissonner pour mieux la gérer, pour comprendre, pour prévoir, ... Les temps du travail, les temps des loisirs, les temps de la famille, les temps vitaux (boire, manger, dormir), les temps du plaisir (aimer...), ... Ce serait une construction facile. Ce serait oublier que l’être humain est unique et qu’il est tout à la fois et en même temps. Ce serait oublier qu’un être vivant est un être complexe ou tout interfère.
Il n’est donc pas possible de distinguer le temps du travail du temps du loisir ou du temps familial. Tout ces temps sont liés entre eux et influent les uns sur les autres. Quand on pense que certains voudraient qu’il y ait même des cloisonnements dans chacun de ces temps.... ! Ne souhaitent-ils pas que l’on distingue, dans son temps de travail, le temps des tâches du temps de la réflexion, le temps de l’action du temps de la contestation, le temps de la représentation du temps du militant.
Mon travail, domaine de la pédagogie, est lié à mes temps de loisirs (marcher ou faire du cyclotourisme par exemple) ou à ma famille (s’interroger, échanger, discuter, se rencontrer, se séparer,...). Et dans mon travail, mon action, enseigner, est liée encore plus étroitement à mon activité syndicale ou à l’animation bénévole de l’USEP ou ma passion lointaine mais encore présente pour les sciences en général, par exemple. Rien n’est séparable.
Cela demande pour chacun de nous une capacité à faire la "part des choses", à distinguer ce qui est important de ce qui est davantage accessoire, à se connaître afin de ne pas se laisser entraîner dans des dédales liés au carriérisme, aux croyances, au laxisme, à l’indifférence, à l’isolement social, ... (que sais-je encore).
Je crois savoir faire cette "part des choses" pour mon compte personnel. Je crois savoir relativiser les positions des uns et des autres. Je crois savoir être tolérant et compréhensif. Pourtant quelquefois, je me soupçonne d’être un peu paranoïaque ou un peu défaitiste, un peu intolérant ou un peu désespéré, un peu maniaque ou un peu perdu, ... C’est peut-être aussi ça, la vie ? C’est peut-être simplement l’apparence que prend la complexité chez l’humain ?
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Aïe !samedi 19 mars 2005
Ça pince !
Et voilà, ça devait arriver...!
Je n’aurais pas dû mettre la main si près du panier...! ;-)
Mais, "à quelque chose malheur est bon." et "advienne que pourra" puisque "les dés sont jetés". Ce sont de vieilles devises qui permettent de tout relativiser.
J’aurais pu utiliser une autre maxime : "Chat échaudé craint l’eau froide". Mais, suis-je un chat ? Je ne suis, en effet, pas sûr de toujours retomber sur mes pattes... Tout comme je ne suis pas sûr d’avoir été "échaudé"...
Je devrais maintenant dire qu’on ne m’y reprendra pas. Malheureusement, je connais ma naïveté ou ma trop grande confiance dans "les gens" pour savoir que j’ai encore le temps de me faire pincer à nouveau. Pourvu que le crabe ne soit pas trop méchant... ;-)
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Le panier de crabesmardi 8 mars 2005
Dans un panier de crabes, c’est bien connu, les crabes se pincent et manquent totalement de savoir-vivre, de convivialité et de tolérance.
Il arrive que, dans le boulot, on rencontre des "paniers de crabes" : ça tire dans tous les sens, ça pince, ça mord, ça tire la couverture à soi, ça dénonce, ça ... Tout ça manque évidemment de diplomatie bien sûr. Mais cela dénote surtout un appétit de pouvoir qui fait fi des autres et de leur personnalité, qui ne voit que des concurrents et jamais de collègues, qui oublie que la majorité des gens préféreraient simplement être heureux même dans leur travail.
Mais comment font-ils pour vivre avec leur conscience ? Ils sont peut-être inconscients... Je ne supporte pas les conflits mais je supporte encore moins les manigance, les sous-entendus, les non dits, ...
D’autant que je n’ai plus d’ambition. Ah si, tout de même : terminer les trois années qui me restent avant de faire valoir mes droits à la retraite dans un minimum de calme et de sérénité.
C’est pas encore gagné !
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Les igues de Magnaguessamedi 5 mars 2005
Les igues sont des grottes. Terrain de jeu de mon enfance, j’y ai découvert mon goût pour l’aventure mais aussi pour les traces du passé, les plantes rares et ... les chauve-souris !
J’en connais cinq accès différents. Je connais aussi les nombreuses traces de faille dans le prolongement de ces grottes vers Carennac mais aussi vers Miers. Quelques-unes de ces failles présentent même de petites cavités.
Enfant et ignorant, j’y emmenais mes camarades d’école et j’y acquérais ainsi une aura assez usurpée. Mais j’ai appris à aimer ces igues et surtout à les respecter.
J’y ai découvert les chauve-souris qui faisaient si peur aux filles : elles étaient des centaines. J’ai souvent admiré, chez moi (c’est tout près) leur vol dans les soirées chaudes. Plusieurs fois en été j’ai tenté, souvent sans succès, de faire fuir des visiteurs sans scrupules qui jouaient à effrayer ces animaux du soir. J’ai découvert depuis qu’il en existait, là, sans doute cinq espèces différentes dont une très protégée. Je viens d’apprendre qu’un programme de mise en protection du site allait se mettre en place en 2005 de ce site classé Natura 2000 (Life). Connaissant quelques loustics du coin, j’ai plutôt l’impression que cela va les inciter à aller voir ce qu’on y cache. A moins que la protection inclut une information réelle et efficace des habitants du coin. Je crois encore en l’éducation et j’espère ne pas être utopiste.
Plus tard, j’ai un peu pratiqué la spéléologie ... ailleurs. J’ai repensé aux igues et j’y suis allé faire un tour. Une barrière métallique scellant une entrée m’a intriguée. Des renseignements glanés ici ou là m’ont appris que le site contenait des traces archéologiques assez exceptionnelles. Il me semble me rappeler que c’était des "poteries plombaginées" mais je n’en suis pas sûr. Lors d’une visite dans une famille, on m’a donné des poteries [2] qui provenaient paraît-il de cette salle [4]. Très étonné qu’on puisse ainsi en détenir, je suis revenu à la grotte : quelqu’un avait forcé l’ouverture et sans doute détruit le site. Que les archéologues devaient être tristes !
De petits couloirs minuscules abritent de nombreuses concrétions mais il faut être un peu sportif et ne pas être claustrophobe pour les découvrir. J’en ai conservé une, récupéré sur le sol de la plus grande des grottes. Je l’ai toujours [5]
Une "opération survie" s’y est déroulée dans les années soixante mais les participants ont quelque peu trichés : ils se sont ravitaillés auprès des gens du cru [6] et ont caché leurs boîtes de conserves sous des rochers proches. Leurs dessins sur un mur d’une grotte ne représentaient donc pas leur nourriture mais ce qu’ils voulaient faire croire. J’espère que cette soi-disant expédition n’avait de scientifique que le nom...
C’est entre les entrées que j’ai découvert une petite fleur que j’ai très vite et souvent recherchée en été. Je ne savais pas alors que c’était une orchidée [2] et qu’il en existait de nombreuses espèces sur le causse mais je ne les cueillais pas parce qu’elles étaient trop petites.
J’étais un enfant plutôt solitaire : mes camarades n’appréciaient pas trop ce gars qui ne voulait pas qu’on fasse du mal aux chauve-souris, qui ne voulait pas qu’on écrase les rares fleurs qui poussaient ici ou là, qui ne trouvait pas extraordinaire l’opération survie, qui "engueulait" ceux qui ne respectaient ni les clôtures ni le site, qui aimait les murs de pierres et les cloups et qui ne se perdait jamais sur le causse.
Je sais maintenant que j’avais raison. Mais je n’ai rien fait pour protéger ces "trésors" parce que je ne savais pas : l’ignorance transforme l’homme en un grand destructeur. Je regrette aujourd’hui mais je ne pourrai jamais rattraper ça. Alors je fiche la paix à ceux qui tentent encore de protéger ce qui reste à sauver.
Mots clés : 46-Magnagues
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Ne plus être responsablesamedi 26 février 2005
Être responsable d’une association, c’est d’abord être bénévole. On fait donc, en théorie, ce que l’on aime faire.
Oui mais voilà, il y a la conscience. On ne peut pas l’appeler professionnelle. Serait-ce une conscience associative ? Non, je ne crois pas. Il s’agit plutôt de ne pas décevoir ce qui vous ont choisi (ou accepté souvent ou très sollicité presque toujours) : c’est donc une conscience personnelle.
Alors, on en fait beaucoup, trop même. Et on finit par créer des jaloux, des envieux, des tensions, des conflits, ... tout ce qu’on s’efforçait en fait d’éviter. Raté. Et oui, on rate sa cible en voulant bien faire...
Et on ne s’en aperçoit que trop tard. Alors il faut faire avec. Là aussi, c’est difficile. Quoique ce soit plus facile : il suffit bien souvent de se taire ... et d’encaisser quelques coups bas (pas toujours aussi faciles qu’il n’y paraît surtout que ceux qui les donnent n’ont même pas l’impression de les distribuer !)
Mais on obtient un peu de temps libre pour soi. Et si le petit monde qui nous entoure ne fonctionne pas comme on le souhaiterait, il continue de tourner cahin-caha. Il peut brinquebaler. Quelquefois, il s’arrête même (pourvu que ce ne soit un arrêt définitif...). Mais il fait un nouveau petit bonhomme de chemin. Peut-être n’est-il pas plus mauvais que celui sur lequel on l’emmenait après tout.
Il suffit d’attendre, de patienter, une association c’est un petit groupe qui a une vie [7] propre avec ses réussites, ses échecs, ses difficultés, ses solutions, ses évolutions. Il existe parce qu’il est né un jour et il vit parce qu’il mourra un jour .
Mais là voilà la réponse ! Faire preuve de philosophie.
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Ne plus être responsablesamedi 26 février 2005
– C’est génial !
– Si.Etre responsable d’une association, c’est d’abord être bénévole. On fait donc, en théorie, ce que l’on aime faire.
Oui mais voilà, il y a la conscience. On ne peut pas l’appeler professionnelle. Serait-ce une conscience associative ? Non, je ne crois pas. Il s’agit plutôt de ne pas décevoir ce qui vous ont choisi (ou accepté souvent ou très sollicité presque toujours) : c’est donc une conscience personnelle.
Alors, on en fait beaucoup, trop même. Et on finit par créer des jaloux, des envieux, des tensions, des conflits, ... tout ce qu’on s’efforçait en fait d’éviter. Raté. Et oui, on rate sa cible en voulant bien faire...
Et on ne s’en aperçoit que trop tard. Alors il faut faire avec. Là aussi, c’est difficile. Quoique ce soit plus facile : il suffit bien souvent de se taire ... et d’encaisser quelques coups bas (pas toujours aussi faciles qu’il n’y paraît surtout que ceux qui les donnent n’ont même pas l’impression de les distribuer !)
Mais on obtient un peu de temps libre pour soi. Et si le petit monde qui nous entoure ne fonctionne pas comme on le souhaiterait, il continue de tourner cahin caha. Il peut brinquebaler. Quelquefois, il s’arrête même (pourvu que ce ne soit un arrêt définitif...). Mais il fait un nouveau petit bonhomme de chemin. Peut-être n’est-il pas plus mauvais que celui sur lequel on l’emmenait après tout.
Il suffit d’attende, de patienter, une association c’est un petit groupe qui a une vie propre avec ses réussites, ses échecs, ses difficultés, ses solutions, ses évolutions. Il existe parce qu’il est né un jour et il vit parce qu’il mourra un jour (définition de la vie : espace de temps qui sépare la naissance de la mort). La vie n’existe que parce qu’il y a un début et une fin.
Mais là voilà la réponse ! Faire preuve de philosophie.
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