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Twitter met en place une limitation quotidienne de la lecture des tweetslundi 3 juillet 2023
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Voir en ligne : https://www.lemonde.fr/pixels/artic...
Mots clés : Twitter
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Configuration du plugin "Owl Carousel"samedi 1er juillet 2023
Owl Carousel est un diaporama jQuery adaptable aux différentes tailles d’écran, qu’on peut actionner par glisser, il utilise CSS3 mais il est compatible avec les vieux navigateurs, et il est aussi paramétrable. Le présent plugin permet d’utiliser facilement Owl Carousel dans SPIP SPIP Système de Publication Pour l’Internet (CMS utilisé pour le présent site). Voir Wiipedia SPIP .
Configuration du plugin dans le site https://lorand.org
- Insertion des styles : oui
- Insertion dans l’espace privé de spip SPIP Système de Publication Pour l’Internet (CMS utilisé pour le présent site). Voir Wiipedia SPIP : oui
Voir en ligne : Documentation
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Boissières (46)
Briqueterie-tuilerie de Boissièresmardi 27 juin 2023
La briqueterie de Boissières est une tuilerie-briqueterie située dans la commune de Boissières, dans le département français du Lot, en région Occitanie.
Une partie des bâtiments de production demeure en place, autour de la cheminée d’usine, principal élément monumental. Le site de l’usine figure à l’Inventaire général du patrimoine culturel.
HistoireUne première briqueterie est construite en 1847, par Joseph Saint-Sevez. En 1857, François Sosthène Clabères la reprend, avant de la revendre à Marie-Hector Poujade en 1873, qui lui-même la cède en 1880 à Alban Péberay, tandis que Poujade en devient le directeur. Il la rachète finalement en 1892, avant liquidation. En 1914, elle appartient à Louis Lacaze. En 1927, le potier Raymond Cuniac la rachète avec son oncle Victor Salvat. L’usine est relancée en 1969, avant fermeture définitive en 19751.
Les abords ont été transformés en éco-quartier.
Source : Wikipédia Briqueterie de Boissières
Depuis l’Antiquité, le territoire des communes de Boissières et Saint-Denis-Catus, dont le sous-sol est riche en argile et kaolin, est animé par l’activité de la terre-cuite. La briqueterie de Boissières, qui fonctionna de 1847 à 1975, fut la plus importante de toute la Bouriane. Tuiles, briques et poteries d’ornements pour les maisons furent produites dans cette fabrique, qui devint dans les années 1890 une véritable usine. Sa remarquable cheminée et les bâtiments alentour témoignent de ce riche passé industriel.
Source : Journées du patrimoine 2018 Ancienne Briqueterie Boissières (46)
Ce site industriel, à l’origine plus étendu comme l’indique une vue aérienne, est composé de plusieurs bâtiments. A l’ouest de la cheminée, le logement du directeur, bâtiment à travées et à élévation ordonnancée orientée au sud-ouest en bordure de la départementale 12, est en moellon de calcaire recouvert d’enduit et chaînes d’angles harpées imitant la pierre ainsi que sa tour d’angle décorative ; il présente un étage de soubassement (chai et cave), un rez-de-chaussée surélevé ouvrant sur une terrasse montée sur piliers en béton et bordée d’un balustre en brique à motifs végétaux, un étage et un étage de comble. Le traitement en enduit des ouvertures des fenêtres et portes-fenêtres des deux façades imite des plates-bandes à extrados en escalier et pour le soubassement, un appareil polygonal. Elle est bordée au sud d’une clôture en pierre surmontée d’un balustre en ciment reliant l’ancien portail d’entrée en briques. Les deux pavillons à l’est de la demeure, reliés entre eux par un claustra, dont l’un contigu au portail, sont en rez-de-chaussée, montés de piliers de briques avec remplissage en briques. Leur toit en pavillon est couvert de tuiles plates. Le garage à l’ouest de la maison, remanié en rez-de-chaussée est construit en moellon de calcaire et de briques avec un toit à longs pans débordant et couvert de tuiles mécaniques comme celui de la demeure. A l’est, à droite de la cheminée circulaire en brique subsiste un ensemble de trois bâtiments parallèles, largement remaniés, reliés entre eux par deux murs témoins d’anciens bâtiments de liaison. Le bâtiment le plus au sud, une grande halle, porte sur l’intérieur du pignon orienté à l’ est, dans un cartouche, la date de 1880. Elle conserve encore un mur rappelant un bâtiment autrefois plus grand. Deux de ces bâtiments en rez-de-chaussée sont en moellon de calcaire et en brique (le plus souvent pour les encadrements des ouvertures), avec toit à longs pans débordants recouverts de tuiles mécaniques ; le troisième, celui du four, est en brique avec un étage carré par où l’on chargeait le combustible, abrité d’une toiture à toit à longs pans reposant sur des piliers de briques.
La première mention d’une tuilerie-briqueterie au lieu-dit Croix de Lagarde date du 28 avril 1847. Les statistiques de la production industrielle (A. D. Lot 6 M 453) mentionnent un établissement en « voie de construction » intitulé « Fabrique ou manufacture de tuiles et briques, poteries et ornements pour l’intérieur, pour l’extérieur des maisons ». La tuilerie-briqueterie, dirigée par Joseph Saint-Sevez, emploie alors 15 ouvriers et est équipée de deux fours, trois tours et cinq presses. Dix ans plus tard, le 24 mai 1857, François Sosthène Clabères acquiert la briqueterie, sans doute hypothéquée, pour 3000 francs (A. D. Lot 3 E 847). Aucune archive dépouillée à ce jour ne permet d’apporter plus d’information sur le développement de la briqueterie-tuilerie sous François Sosthène Clabères. De même, l’acte de vente de la briqueterie entre François Sosthène Clabères et Marie-Hector Poujade, le 27 décembre 1873, reste assez lacunaire. Il fait notamment état de l’outillage, ainsi que de trois chevaux et de leurs harnais, de charrettes, de tombereaux, de brouettes et de gabions. Une machine servant à la fabrication de la brique tubulaire, propriété de l’Etat, est également citée. Dans les années qui suivent, Marie-Hector Poujade achète un certain nombre de terrains, bâtis ou bois, et entame la conversion de la fabrique de tuiles et de briques en usine à vapeur. Ainsi une machine à vapeur, sortant des ateliers de M. Bonnet, constructeur à Toulouse, vient compléter les installations en 1879 (A. D. Lot, S 177). Significative également du changement d’échelle, la vente par Marie-Hector Poujade, le 6 janvier 1880 (A. D. Lot 3 E 848), de la briqueterie-tuilerie à Alban Péberay, administrateur de la Société civile française des mines, minières et carrières du Quercy. Cette société, créée le 31 mars 1879, constitue le 17 décembre 1879 la Société anonyme des Tuileries, briqueteries et kaolins de Boissières, dont les statuts sont ratifiés le 22 janvier 1880. Cette Société a notamment pour but le développement de la tuilerie-briqueterie de Boissières. L’acte de vente dresse un inventaire précis des différentes possessions de l’usine, et en particulier de l’outillage, qui en quelques années semble s’être fortement étoffé. Les fichiers clientèle font également partie de la vente. Marie-Hector Poujade devient alors Directeur de l’Usine de Boissières et représente la Société civile française des mines, minières et carrières du Quercy. Les années 1880 sont synonymes de nouvelles constructions (A. D. Lot 3 O 749). Ainsi la matrice cadastrale des propriétés bâties du 19e siècle de la commune de Boissières (A. D. Lot 3 P 234) indique la construction d’un four circulaire à feu continu, de même que la construction de séchoirs, d’ateliers de fabrication et d’un atelier de machine à vapeur. De 1881 à 1887, la briqueterie-tuilerie de Boissières semble être dirigée par Philippe Brüll, au nom de la Société civile française des mines, minières et carrières du Quercy (Obereiner et al., op. cit., p. 47-48). En 1892, M.-H. Poujade rachète la briqueterie-tuilerie. D’après les relevés cadastraux, il hérite de bâtiments en mauvais état : le four et la cheminée sont déclarés en « démolition partielle » (A. D. Lot 3 P 234). On peut supposer qu’ à cette époque M.-H. Poujade entreprend de construire un nouveau four, « les briques provenant de la démolition des fours Hoffmann » (archive consultable en mairie de Boissières). En 1896 sont construits les deux pavillons à l’entrée du site (A. D. Lot 3 P 234). En 1897, la « Grande Tuilerie Briqueterie mécanique du Lot » est affermée pour 10 ans à Gustave Milot, gérant-directeur de l’usine. Les clauses du bail annoncent de profonds changements dans le bâti et dans l’équipement de cuisson. M.-H. Poujade garde la mainmise sur les équipements les plus onéreux. Fin 1897, Hector Poujade demande le dépôt de bilan et la liquidation de sa société. Gustave Milot reste gérant-directeur de la briqueterie passée entre les mains de Gabriel Bruel, jusqu’à sa mort en 1906. Louis Lacaze hérite de la briqueterie en 1914 et passe un bail en 1920 avec les frères Milot (François et Louis, fils de Gustave). En 1927, un ancien potier de Boissières, Raymond Cuniac et Victor Salvat, son oncle, rachètent la briqueterie. Ils la dirigent ensemble jusqu’en 1950 puis monsieur Raymond Cuniac seul de 1950 jusqu’à son décès en 1955. Dix ans après, madame veuve Cuniac fait une brève tentative, sans succès, de remise en route de l’usine. En mars 1969, l’usine est réouverte par messieurs Rey et Daubier qui apportent quelques modifications au four. Un ancien bâtiment (disparu aujourd’hui) perpendiculaire au four est remanié et transformé en séchoir chauffé par la récupération des chaleurs du four et équipé de roto-mixteurs pour brasser l’air chaud. La production de tuiles (200 000 par mois) est relancée jusqu’au début des années 1970. La briqueterie ferme définitivement en 1975 sous la gérance de monsieur Trivis. Le site a été racheté par la Communauté de communes de Catus en 1999. Un projet de valorisation du patrimoine et d’aménagement du site en éco-quartier est en cours de réalisation.
Machine à vapeur de 12 ch attestée en 1879 construite par les établissemments Bonnet à Toulouse et démantelée en 1944. En 1941, il est fait mention de deux moteurs de 12 et 16 ch et d’un moteur d’appoint Deutz de 22 ch.
En 1877 26 ouvriers (A. D. Lot 6 M 455), en 1893 27 ou 28 ouvriers ((A. D. Lot 6 M 457), en 1892 entre 30 et 32 ouvriers (A. D. Lot 6 M 457), en 1946 26 ouvriers (A. D. Haute-Garonne 5002 W 313).Source : base Mérimée. Briqueterie - tuilerie de Boissières (46)
Cette cheminée circulaire traitée comme une colonne monumentale d’une hauteur d’environ 40m et de 6m de diamètre à sa base est construite et décorée en brique, composée d’une succession d’éléments cylindriques qui vont en rétrécissant de la base au sommet. A la base, le soubassement de 16,40 m de circonférence est percé de quatre baies en plein cintre. Tout autour existait la galerie annulaire de l’ancien four, voûtée par un cintre en brique dont subsiste, à 3 m du sol, l’évasement de départ à 2 rangées de briques posées à plat, surmonté par l’arrachement de la maçonnerie de couvrement. Le fût suivant, lisse, est interrompu par un décrochement rentrant au-dessus duquel la brique change de couleur. Une baie en arc brisé est percée, à cheval sur ces deux parties. Le fût se termine par une corniche décorative en brique ornée d’un réglet et de frises à denticules. Les deux hauts tambours suivants, séparés par deux réglets, sont chacun ornés d’une arcature aveugle. Une distinction est observée entre la teinte sombre des briques des fûts et celle, plus claire, des arcatures et des corniches ornées. Douze cabochons de teinte blanche engobés ou enduits à la chaux ceinturent le dernier tambour au-dessus de l’arcature. Un couronnement largement débordant alterne réglets, consoles également engobées ou enduites (36), denticules et bandeau. La dernière partie de la cheminée, un fût plus étroit se termine par un couronnement plus sobre à réglet et denticules. La couleur de la brique, distincte, laisse entendre que cet élément est postérieur à l’ensemble.
La création de la Société Anonyme des tuileries, briqueteries et kaolins de Boissières amorce un tournant vers une production industrielle en s’équipant d’un four circulaire à feu continu de type Hoffmann achevé de construire avec sa cheminée en 1881 (A. D. Lot cadastre 3 P 234). La cheminée d’origine aurait-elle été détruite ? Selon la tradition familiale (Obereiner et al., op. cit., entre p. 46-47), c’est sous la direction de Gustave Milot entre 1896 et 1906, que la cheminée actuelle aurait été construite en totalité. Rien n’est moins certain : peut-être s’est-il lancé, voulant par défi personnel rivaliser avec l’usine de Puy Blanc qu’il venait de quitter en mauvais termes, à Reyrevignes dans le Lot, dans une entreprise audacieuse et coûteuse en conservant la maçonnerie et en la rhabillant du décor qu’on lui connaît aujourd’hui. Mais la cheminée telle quelle nous est parvenue conserve toutefois les preuves archéologiques du premier four continu. Outre sa symbolique emblématique de l’industrie du 19e siècle et son traitement sous la forme d’une colonne, elle a une particularité technique relative à son four tel qu’il apparaît dans les publications des années 1860 : un four annulaire à plusieurs chambres où la cheminée se situe au centre du dispositif de cuisson continue. Ce dernier nécessitait, à l’inverse des autres fours Hoffmann qui vont évoluer par la suite, 4 carneaux au lieu d’un seul répartis en croix, nécessaires pour ramener le feu de la bordure extérieure de la galerie vers l’intérieur et assurer une cuisson homogène. Cette cheminée isolée dans le paysage de la briqueterie depuis que le four continu circulaire a été démoli a servi de tirage pour le four à 20 mètres de là qui fonctionnait encore au début des années 1980. Elle a été restaurée entre décembre 2002 et mars 2003 ; en particulier les fissures et lézardes provoquées par la foudre en 1939 (Obereiner, op. cit., p. 9) dans la partie sommitale ont été réparées.
Source : base Mérimée Cheminée d’usine de Boissières (46)
Le four à deux galeries parallèles constitue un bâtiment à part entière. Taluté sur les grands côtés pour épauler les voûtes, il mesure 18,20 m de long, 8,20 m de large et 2,65 m de haut. A sa base, de part et d’autre, sont disposées 6 ouvertures régulièrement espacées couvertes de pleins cintres rampants en rétraction dans la voûte. Au-dessus du cintre des portes, sur un bandeau en bois matérialisant également le niveau de l’étage des cuiseurs, sont inscrits à la peinture blanche des chiffres jusqu’au nombre de douze correspondant au nombre de portes de chargement des produits à cuire. Quatre portes de chargement sont murées de chaque côté ; les portes numérotées 2, 4, 9, 11 sont ouvertes pour le chargement. Les deux galeries intérieures parallèles mesurent chacune 16,20 m de long, 2,15 m de large et 2,27 de haut. On compte dans la voûte en berceau en plein cintre 13 rangées parallèles d’ouvertures réparties trois par trois : l’une circulaire se situe au niveau de la clé de voûte (diamètre 21,5 cm), les deux autres au profil elliptique (diamètre 26 cm) précèdent la retombée de la voûte. Entre ces rangées d’ouvertures, ont été percés, de façon irrégulière au niveau de la clé de voûte, des puits circulaires ; on en compte 7 dans la galerie orientée au sud ; ils servaient à contrôler la température en y introduisant des cannes pyrométriques. La structure du four supporte une toit à longs pans couvert de tuiles plates mécaniques reposant sur deux rangées de 6 piliers de briques reliés entre eux par des petits murets. Autrefois des murs en brique s’élevaient entre les piliers pour protéger le dessus du four : on en voit encore des vestiges côté nord. Sur le mur pignon est, sont aménagés, à la base dans la maçonnerie de la galerie orientée au sud deux foyers pour assurer l’allumage du four ; sur ce même pignon, cette fois pour la galerie orientée au nord ; on distingue une seule ouverture dont la fonction reste indéterminée. A l’opposé, à la base du pignon ouest autrefois recouvert d’un appentis, on trouve deux trappes (registres) destinées à régler le tirage du four. A l’étage, plus communément appelé l’étage des cuiseurs, situé au-dessus du four et couvert d’un lit de sable servant d’isolant sont disposées, par 3 pour chaque galerie, 13 rangées d’ouvertures coiffées de cloches séparées d’environ 1,20 m chacune que l’on soulevait pour introduire le combustible au fur et à mesure de l’avancée de la cuisson. Il subsiste en intégralité, sur le dessus du four entre les deux galeries, le système en métal de récupération de chaleur du four pour alimenter un séchoir situé à l’arrière dans un bâtiment aujourd’hui détruit et de même
subsiste quelques éléments du système d’alimentation au gaz (rampe centrale et injecteurs). Le four est relié à la cheminée par un carneau de près de 20 m.Avec les briques de récupération de l’ancien four circulaire démoli, de type continu, achevé en 1881 (A. D. Lot, 3 P 234) et dont il restait dans les années 1950 encore un bout de voûte, Hector Poujade fait construire, entre 1892 et 1896, un four continu de type Hoffmann. Dans un contrat passé entre Hector Poujade et B. Marty, maçon à Boissières, on trouve des informations suffisamment détaillées confirmant les caractéristiques du four continu Hoffmann : « [….] la construction d’un four nouveau système de four pour la cuisson des briques combiné entre eux il doit y en avoir douze d’après le plan et dessin fait par B.Marty fils […]. Dans l’axe des fours il sera établi les registres a la base de la grande chambre a fumé chaque four aura un registre et un conduit fait en maçonnerie de briques dont les dimensions sont fixées au plan. [….]. La chambre à fumé sera établi sur les mûrs intérieurs qui serviront à porter les grandes voûtes des fours. autour de la grande chambre a fumée au niveau de la voûte (environ) il sera établi une petite chambre qui servira a l’enfumage disposé comme un tuyau carré sur la longueurs des fours et en face chaque four ce tuyau aura un trou servant de communication. » (A. C. Boissières). Ce four continu Hoffmann construit à fin du 19e siècle a évolué ensuite vers un four semi-continu. En 1941, lors d’un compte-rendu de visite, l’ingénieur des Mines décrit un four semi-continu de type Simon (A. D. Haute-Garonne 5002 W 313). Raymond Cuniac, en y apportant quelques modifications, s’en sert toujours comme four semi-continu jusqu’à son décès en 1955. Après une période d’une dizaine d’années d’inactivité entre 1955 et 1965, le four est remis en marche. Sous la gérance de Messieurs Rey et Daubier, de 1969 au début des années 1970, il aurait été transformé en four pouvant fonctionner en continu ou semi-continu en fonction de la demande (enquête orale Claude Rey, 1995).
Le four est alimenté par du charbon de houille acheté dans le bassin de Decazeville, remplacé au début des années 1970 par le gaz propane.Source : Base Mérimée Four industriel de Boissières (46)
Mots clés : collectionneur , briquèterie
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SPIP MODELE geneanetmardi 20 juin 2023
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<geneanet|> - id et paramètres : pas de paramètre
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SPIP MODELE malibelemardi 20 juin 2023
- description : Affiche le nom du site, expression cliquable pour accéder au site.
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<malibele|> - id et paramètres : pas de paramètre
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<malibele|>
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<!-- DEB {malibele} (modèle) --> [(#REM) affichage du site malibele.org, arbre généalogique familial en ligne sous webtrees. Création : 20/06/2023 Auteur : Roland Bouat Documentation : https://www.lorand.org/?article3715 ] #MODELE{citeunsite,id=260,nomaffiche=MaLiBeLe} [(#REM) ATTENTION : l'id est spécifique à ce site (lorand.org). L'objectif est de laisser fonctionnel l'appel de ce modèle. Il devrait maintenant être remplacé par <citeunsite260|nomaffiche=malibele> dans tous les articles (trop nombreux) où il a été utilisé. ] <!-- FIN malibele (modèle) -->
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Monclar-de-Quercy (82)
Tuilerie de Monclarmardi 20 juin 2023
L’ancienne briqueterie et tuilerie est implantée au nord du village de Monclar-de-Quercy, à plusieurs centaines de mètres en contrebas. Les bâtiments sont construits en retrait par rapport à la route. Il ne reste qu’une cheminée d’environ 18 mètres de haut, construite en brique et les vestiges d’un hangar en brique creuse abritant un four contemporain. L’ensemble est en partie clos par un muret en moellon de calcaire dont il ne reste que quelques vestiges le long de la route. La falaise d’où était extraite la terre est à une centaine de mètres de la cheminée.
Une tuilerie est en activité à cet emplacement depuis au moins la seconde moitié du 18e siècle et jusqu’au quatrième quart du 20e siècle. Sur un plan cadastral confectionné au cours de la seconde moitié du 18e siècle, une "thuillerie" est, en effet, mentionnée au nord du bourg de Monclar (Archives départementales, feuille 1 : A 12). Elle appartient alors à François Courtis. Le plan cadastral de 1835 représente également, en section E (feuille 3), une briqueterie appartenant désormais à Jean-Baptiste Roques (maire de Monclar entre 1835 et 1848). A cette époque, au lieu-dit "Tuilerie", deux bâtis sont cadastrés (une maison et la briqueterie). D’après la tradition orale, la tuilerie-briqueterie de Monclar aurait été reconstruite à la fin du 19e siècle. En 1936, juste après le rachat de l’usine, une nouvelle cheminée est érigée pour s’adapter à la modernité des nouveaux fours. Cette cheminée, encore en place aujourd’hui, est un des rares témoignages de l’activité de cette briqueterie. Au milieu du 20e siècle, seuls deux ou trois ouvriers y travaillaient. Des sources orales racontent que plusieurs fois par an, une main d’oeuvre passagère (voisins) venait aider à défourner les briques pendant deux jours. Une photographie ancienne parue dans le bulletin municipal de Monclar-de-Quercy en 1999, présente une nouvelle reconstruction du four, en 1954. Près de 17 puits auraient été construits autour du site afin de l’alimenter en eau. A partir du troisième quart du 20e siècle, vers 1967-68, la construction de briques est délaissée et l’usine produit alors des pots en terre cuite. Dans les années 1970, un nouveau four est construit. Le site est en activité jusqu’en 1983. L’ancien four circulaire et plusieurs bâtiments ont été rasés au début du 21e siècle. Il ne reste que la cheminée et les vestiges du hangar abritant le four des années 1970. Une pelle mécanique datant, d’après des sources orales, du début des années 1950 a également été conservée sur le site de production. Ce serait l’un des premiers prototypes de Tarn-et-Garonne avec un bras qui assure un mouvement de bas en haut.
Source : base Mérimée Tuilerie ; briqueterie de Monclar
Mots clés : collectionneur , briquèterie
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Saint-Piat (28)
Tuilerie-briqueterie Lambertmardi 13 juin 2023
Dernière briqueterie d’Eure-et-Loir à produire, elle a fonctionné jusqu’en 1997. Le bon état de conservation des bâtiments, le maintien sur place d’une notable partie du matériel d’exploitation, l’importance du four Hoffman et le remarquable moteur diesel monocylindre horizontal en font un ensemble essentiel de l’histoire industrielle de la commune et de la région.
Sommaire
Première notice
En 1859, un premier four à tuiles fut bâti à l’emplacement actuel (lieu-dit la Lumière) par Jean-Baptiste Lambert, qui possédait déjà un four dans sa ferme sise non loin (lieu-dit le Marais). Il implanta ce nouveau four à proximité de carrières d’argile (lieux-dits les Plantes, Froid Vent, la Rue Perrée) , de terre franche (loehm) , de sable (lieu-dit les Gaudières) et de la voie ferrée Chartres - Paris. Il en reste quelques vestiges dans la cave du bâtiment principal : four carré, cave voûtée et petites annexes. Un second four, détruit, est attesté dont il ne reste que la cheminée située à l’extrémité nord du four actuel, au centre du bâtiment principal. Le double four de type Hoffman, existant toujours, fut construit entre 1880 et 1910. La briqueterie fut continuellement exploitée par la même famille jusqu’à la cessation de son activité en 1997 à la mort du dernier tuilier, James Lambert. Elle produisait des tuiles plates de pays, mécaniques de type Gilardoni, des briques pleines flammées réfractaires qui faisaient sa réputation, des mulots et des paneresses. Le rayonnement, principalement local, touchait également les régions limitrophes
La machine à vapeur fut remplacée à la fin des années 1940 par un moteur diesel monocylindre horizontal de marque Ruston et Hornsby fabriqué à Lincoln (Grande-Bretagne) dans les années 1930. Le démarrage s’effectuait par air comprimé ; d’une puissance de l’ordre de 150 chevaux, il entraînait le tapis, l’élévateur et la malaxeuse. Toujours en place, il est dans un parfait état de marche
La briqueterie employait environ 22 personnes en 1937.
La briqueterie se compose d’un vaste atelier fonctionnel central surmonté de deux cheminées (la plus ancienne ne fut utilisée qu’occasionnellement) ; à l’origine en forme de croix, il contient le four, l’unité de fabrication et les halles de séchage, augmenté de petites annexes aménagées en local moteur, vestiaire des ouvriers et récupérateur de chaleur alimentant le séchoir tunnel. Le mur pignon nord est percé de larges fenêtres, ouvertes dans le premier quart du 20e siècle, pourvues de volets de bois à lames orientables que l’on ouvrait pour faciliter la ventilation et le séchage des briques crues. Mais l’essentiel de l’espace intérieur est occupé par les séchoirs : étagères fixes et clayettes en bois sur rails ; un monte-charge montait les briques crues pour séchage à l’étage qui correspond au niveau du dessus du four. Deux hangars métalliques furent adjoints par la suite sur la façade arrière : le premier recouvre partiellement la zone de fabrication des tuiles, les trémies et le tapis roulant, le second implanté perpendiculairement en avant du bâtiment abritait les matières premières. A gauche de l’entrée de l’établissement, un immeuble à deux niveaux servaient de logement aux ouvriers, vers 1900 une extension utilisée comme bureau lui fut adjointe. A droite de l’entrée, un ancien entrepôt d’outillage à double porte fut ensuite transformé en atelier. D’autres bâtiments annexes, transformés depuis, subsistent : un modeste édifice dit de "mise en poussière" qui renfermait un broyeur de briques pour la fabrication de la poudre à crépi et des lieux de stockage. Le double four entièrement en brique, de type Hoffman, long de 37 m. et large de 8, 50 m (dimensions extérieures) comporte deux galeries parallèles voûtées. Chacune d’elles mesure 32 m. de long et comporte 9 ouvertures permettant l’enfournement et le défournement des produits ; elles communiquent aux extrémités par deux gros boyaux coudés facilitant la circulation de la chaleur. 90 puits de chauffe ouverts dans la voûte du four et servis par des trémies permettaient d’y jeter du combustible en cours de cuisson. 5 tonnes de charbon étaient nécessaires pour faire monter la température (l’opération durait quinze jours) puis on faisait avancer le feu ; la cuisson d’un chargement total demandait environ deux semaines. Le four fonctionnait en continu de mars à octobre.
Source : base Mérimée Tuilerie-briqueterie Lambert
Deuxième notice
En 1859, le préfet d’Eure-et-Loir autorise Jean-Baptiste Lambert à construire un four à tuile sur des terres qu’il possède au lieu-dit la Lumière à Saint-Piat. Le premier four de plan carré a aujourd’hui pratiquement disparu ; seuls subsistent quelques vestiges de la chambre de chauffe et la cheminée incluse dans le bâtiment abritant le four actuel. Ce dernier, sans doute élevé entre 1880 et 1910, est un four à doubles galeries de type Hoffmann : la capacité de production est ainsi considérablement améliorée puisque le feu est continu ; en effet les opérations d’enfournement et de défournement se font en même temps, à des endroits opposés du four. Le four lui-même se compose de deux galeries longues de 32 mètres. ; chaque galerie est percée de neuf portes permettant l’enfournement et le défournement. L’allumage du feu s’effectuait à l’extrémité sud de la galerie est. La montée en température durait 15 jours ; 15 autres jours étaient nécessaires pour que le feu fasse le tour des galeries. L’alimentation du feu se faisait au moyen de charbon introduit grâce à des trous ménagés dans la voûte des galeries. L’approvisionnement en charbon était effectué au moyen de distributeurs à charbon composés d’appareils cylindriques rehaussés d’entonnoirs en céramique. Ces distributeurs étaient déplacés selon la progression du feu dans le four. Les briques disposées dans le four étaient posées de chant et superposées en quinconce pour permettre la circulation de la fumée lors de la combustion. Le défournement s’effectuait à l’opposé de la zone d’enfournement et de cuisson. L’air frais s’introduisant dans les galeries se réchauffait au contact des briques et les refroidissait progressivement. Huit jours étaient nécessaires au refroidissement d’une chambre. La cheminée située à l’Est était reliée au four par des galeries souterraines. Un système de registres métalliques permettait de réguler le tirage des fumées. Des séchoirs composés d’étagères en bois sont disposés tout autour du four ainsi qu’au niveau correspondant à la voûte du four. Un petit monte-charge et des rampes en bois calibrées pour le guidage des brouettes permettaient d’y acheminer les briques crues. La ventilation s’effectuait au moyen de volets de bois à lames orientables que l’on peut encore voir sur le mur pignon nord. Des chaudières maçonnées disposées dans les halles de séchages permettaient, le cas échéant, de réchauffer l’air. Sur le flanc est du four, un séchoir tunnel a été construit à une date indéterminée. Muni de rails, il permettait de faire circuler les cargaisons de briques sur des wagonnets. Les machines qui servaient au broyage, au calibrage ou au malaxage de la terre ont actuellement disparu ; les tapis roulant et les trémies donnent toutefois une bonne image de cette zone de fabrication. Ces machines étaient alimentées par un moteur diesel Ruston datant des environs de 1930. Il remplaçait une machine à vapeur et a fonctionné jusqu’en 1995, année de la dernière cuisson. La briqueterie est restée dans la famille Lambert depuis son origine. Elle fabriquait aussi des tuiles jusqu’en 1950 et a cessé d’estampiller ses briques quand sa production a été vendue à des négociants. Parmi ses clients on trouve notamment des entreprises de Normandie. Des briques auraient aussi servi pour la construction de l’hôpital Bichat à Paris. Ce type de four est peu représenté dans la région ; seuls les sites de Grossouvre et de La Guerche peuvent lui être comparés, mais il ne semble pas qu’ils aient conservés leur disposition et leur matériels d’origine. Ceci suffit à faire de la briqueterie Lambert un édifice incontournable pour la compréhension du développement de l’industrialisation au 19e siècle. Elle témoigne aussi clairement de l’histoire économique et industrielle de ce petit village de la vallée de l’Eure depuis le milieu du 19e siècle. Son bon état de conservation et surtout le maintient sur place de l’outillage en font un témoin précieux pour comprendre le mode de fabrication des briques, mais aussi le fonctionnement d’un four tout à la fois industriel et artisanal (presque tout était fait à la main).
Source : base Mérimée Briqueterie Lambert
Mots clés : brickostampaphile , briquèterie
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De laurent Monpuet aux généalogistes débutants (3 articles pour le prix d’un !)dimanche 11 juin 2023
...une vie est remplie d’évènements personnels et familiaux, heureux, malheureux ou tragiques, de déménagements, de métiers, de détails qui construisent une personne et qui influent sur la vie des proches.
1 - [pourquoi il ne faut pas se contenter de recopier des informations généalogiques sans vérifier](https://www.genealogiepratique.fr/genealogistes-debutants-pourquoi-et-comment-trouver-un-acte-sur-un-site-darchives/)
2 - la richesse des détails qui se trouvent à chaque ligne d’un acte
3 - pourquoi et comment saisir tous les détails trouvés sur un acte pour décrire la vie de nos ancêtres
Voir en ligne : https://www.genealogiepratique.fr/g...
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Partir à vélojeudi 8 juin 2023
"A vélo, rien n’est plus beau !" dit un slogan plein d’allant. Alors, roulons sur deux roues ou sur trois roues. Visitons, explorons les routes jusqu’au bout. C’est d’ailleurs souvent là que nous devenons béats devant un paysage. C’est aussi là que s’envisage déjà le prochain voyage en oubliant tout, même notre âge ! Mais il reste une étape qu’il faut impérativement franchir. Il faut allumer le premier étage pour démarrer ce proche avenir. Et oui, il faut partir pour amorcer ce devenir. Alors, commençons par rêver sur la carte des trajets : créer un itinéraire, imaginer les découvertes... Franchissons les portes à peine entrouvertes, réglons notre vélo, préparons notre tenue cyclo. Quand nous pédalerons, que nous explorerons, nous aurons tout oublié : nos doutes, nos incertitudes, nos hésitations, nos interrogations... Nos cartes dépliées nous confronterons à la réalité nos tracés sur nos cartes dépliées. Les rencontres viendront nous enrichir et notre carnet d’adresses va continuer d’enfler. Nous n’aurons plus qu’à redouter que quelque chose ne tourne pas rond alors que nous savons déjà que tout problème a une solution quand on est à vélo. Déjà, dans notre tête, se préparera notre prochaine fête. Alors, enfourchez votre vélo et... partez !
Mots clés : cycliste (cyclotouriste) , Tourisme à vélo
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Saint-Julia (31)
Briqueterie -tuilerie de Saint-Juliamardi 6 juin 2023
Cette briqueterie est fondée par Auguste Paul Barbaste, fils d’un briquetier de Revel, au début des années 1880. De retour de la Guerre de 1914, son fils Joachim, gazé, reprend avec son frère la briqueterie. Peu de temps après, elle est vendue à la famille Mélix. En 1942-43 c’est Augustin Banquet, d’une famille de briquetiers de Puylaurans dans le Tarn, qui la remet en état. Elle assure d’abord la cuisson avec le four traditionnel à un foyer jusqu’à la construction entre 1945 et 1950 d’un four circulaire avec une cheminée installée par une entreprise toulousaine. A la fin des années 1950, un entrepreneur toulousain la rachète. Sa date de fermeture remonte aux années 1960.
Voir en ligne : Source : base Mérimée
lorand.org



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