Les modèles Spip, inspiré par Wikipédia : un outil formidable d’efficacité.
Articles les plus récents
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Un petit truc qui cloche...lundi 24 novembre 2025
Petite vérification du jour comme je tente d’en faire quelques-unes chaque fois que je me replonge dans la généalogie des MaLiBeLe (presque tous les jours en fait). Et... surprise : il y a un truc qui cloche. Non mais sérieusement, c’est quoi cette histoire familiale ? Au XVIIème, elle se serait mariée trois fois alors que ces maris respectifs seraient décédés après elle ! Pas toujours facile la généalogie.
L’épine généalogique
Claudine GRANDJEAN est née le 2 mars 1616 à 71 Loisy. Elle est décédée le 17 février 1655 à 71 Huilly. Dans l’arbre généalogique en ligne des MaLiBeLe , les mariages suivants sont notés :
- avec Benoît CANOT 1608-1661 le 18 janvier 1635 à Cuisery. Le couple a eu trois enfants : Pierrette, Anthoine et Benoit
- avec Jehan (ou Jean) VOLATIER 1610-1668 le 9 février 1637 à 71 Huilly. Le couple aurait eu trois enfants : Pierre, Benoiste et Jean
- avec Benoît PY le 17 février 1655 à Huilly. Pas d’enfants connus pour ce couple.
Me serais-je planté ?
"Rien n’est moins sûr" que les données que j’ai inscrites ! Apparemment, c’est en créant le lien avec une star (depuis geneastar) que j’ai saisi les données. Et... j’ai oublié, omis, zappé, négligé... de vérifier.
Première réflexion : "Tu t’es planté. Tu devrais aller voir ce qu’on fait les autres pour te mettre sur la (bonne) piste." Avec la multiplicité des arbres généalogiques en ligne, c’est une solution facile qui ouvre souvent les portes vers la solution. Oui, mais voilà, ça cloche aussi chez eux, enfin chez la plupart de ceux que je consulte rapidement.
Comme quoi, un arbre en ligne ça n’est guère très fiable même quand les sources sont affichées (ce qui est loin d’être le cas).
Quand je reprends les données saisies, je me mets rapidement à suspecter la présence de plusieurs Claudine GRANDJEAN. D’ailleurs, deux sites, généralement plutôt fiables apportent de l’eau à ce moulin : il y aurait deux sœurs nommées toutes deux Claudine GRANDJEAN. L’une née en 1614 et l’autre en 1616. Il pourrait bien y avoir une autre Claudine dans cette grande famille...
Feuilletage
Le feuilletage des registres est l’activité quasi principale d’un généalogiste qui vérifie ses données. Donc, en feuilletant les registres de 71-Huilly, je trouve deux baptêmes dont la mère se nomme Claudine Grandjean : Benoite Volatier fille de Benoist (tiens, je croyais qu’il s’appelait Jehan...), née le 13 août 1640 (source : 71 HUILLY>1640 baptême : VOLATIER Benoîte) et Balthazard Py fils de Benoît, né le 20 août 1650 (71 HUILLY>1650 baptême : PY Balthazard).
Les pages de ce registre sont malheureusement dans un désordre total me semble-t-il. Pas facile de chercher en décryptant les écritures de ce milieu du XVIIe.Je ne suis pas bien avancé... Comme c’est épuisant et que ça prend beaucoup de temps en raison du déchiffrage, je passe à une recherche dans les arbres généalogiques publiés sur geneanet.org
Retour aux arbres en ligne
Objectif : trouver déjà ce qui est commun à tous les sites.
Si le lieu n’est pas indiqué ni remplacé par un ?, il s’agit de Huilly.
- Claudine GRANDJEAN 1614-1645/ à Loisy, fille de Pierre /1580/-1637 et de Marie DOMY /1580/-1631, époux de Jean "le Jeune" VOLATIER 1601-1647
- Claudine GRANDJEAN, 1616-1655 à Loisy, fille de Pierre /1580/-1634 et de Marie DOMY /1585/-1631, épouse de Benoit CANOT 1608-1661 mariée le 18/01/1635 à Cuisery
- Claudine GRANDJEAN, 1616-1655 à Loisy, fille de Pierre /1580/-1634 et de Marie DOMY /1585/-1631, épouse de Jehan "le Jeune" VOLATIER 1601-1647, mariée le 09/02/1637 ou le 09/02/1638
- Claudine GRANDJEAN 1616-1655 à Loisy, fille de Pierre et de Marie DOMY, épouse de Benoit/Benoist/Benoid PY 1609-1640/, mariée le 18/01/1639 ou le 07/02/1639
- Claudine GRANDJEAN, 1653-1698, fille de Pierre & Benoiste PY, épouse de Gratien RIDET/JANIN-RIDET /1647-1689/, mariés /1675/
- Claudine GRANDJEAN 1653-1698, fille de Pierre & Benoiste PY, épouse de Philibert MYOT ?- ?, mariés le 26/11/1697
- Claudine GRANDJEAN 1679 ou 1741-1733, fille de Anthoine/Antoine "l’Ancien" 1649-1710 et Philiberte DELPHIN/DARPHIN 1650-1713 ou 1731, épouse de Jean Baptiste BERNARD 1684-1719, mariée le 08/02/1700 à Loisy
- Claudine GRANDJEAN 1679 ou 1741-1733, fille de Anthoine/Antoine "l’Ancien" 1649-1710 et Philiberte DELPHIN /1656/-1731, épouse de Michel MARESCHAL/MARECHAL 1696-1761/, mariée le 17/02/1721 à Loisy
- Claudine GRANDJEAN, 1705-1749, fille de Anthoine/Antoine GRANDJEAN 1677-1739 & Jeanne MATHEY 1674-1740, épouse de François TIXIER 1710-1786, mariés le 25/01/1743 ou le 05/02/1743 ou le 24/02/1743
Bon, j’arrête là. Je souhaitais démontrer que, même si beaucoup d’arbres généalogiques copient des données pris dans d’autres arbres sans les vérifier, ils ajoutent également des erreurs. Volontairement, je n’ai pas noté les sources quand elles étaient indiquées (c’est à dire pas souvent). Je souhaitais aussi illustrer que les données ainsi recueillies se contredisent quelquefois ou affichent des erreurs comme "deux familles en même temps pour Claudine !" Si, si, il faut bien regarder.
Donc, il n’y a pas grand chose de commun à tous ces arbres, pas de données à coup sûr unique.
Dire que j’ai commencé à saisir avant de m’apercevoir de toutes ces variances ! Maintenant, il faut que je fasse l’inverse : c’est à dire défaire pour reconstruire tout ça proprement... si c’est possible !
Il n’y a pas qu’un petit truc qui cloche... !Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2025
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SPIP MODELE courriel_mdtdimanche 23 novembre 2025
- description : Affiche un lien cliquable pour envoyer un courriel au responsable du site (maître de toile => d’où "mdt").
- état : opérationnel
- appel depuis un squelette :
#MODELE{courriel_mdt|} - appel dans un article :
<courriel_mdt|>ou<courriel|mdt> - id et paramètres : pas de paramètre
- Exemple 1 : appel avec
<courriel_mdt|>
- Exemple 2 : appel avec
<courriel|mdt>
- code Spip
SPIP
Système de Publication Pour l’Internet (CMS utilisé pour le présent site). Voir Wiipedia SPIP
du modèle :
<!-- DEB courriel (modèle) --> [(#REM) Affiche un lien cliquable pour envoyer un courriel au responsable du site (maître de toile). Création : 28/11/2025 Auteur : Roland Bouat Documentation : https://lorand.org/?article3704 ] <a href="mailto:#EMAIL_WEBMASTER">Courriel au maître de toile</a> <!-- FIN courriel (modèle) -->
Mots clés : geek
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Jeu à partir d’un texte généalogique connu.samedi 22 novembre 2025
Une fois n’est pas coutume : il s’agit d’un jeu mais il faut lire cet article jusqu’au bout, au-delà du texte inévitablement connu de tous les généalogistes.
Je ne connais ni l’origine ni l’auteur de ce texte (écriture manuscrite au stylo à bille, donc plutôt récent et sans doute déjà une copie) découvert sur une feuille volante dans un dossier acheté dans un vide-grenier en 2010.
Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers. Monsieur est le père, Madame est la mère. Les deux font la paire.
Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère. Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n’est maire. N’étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d’impair en signant Lamère.Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd. Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y perd !
Il en est qui se demande bien où est l’épine généalogique dans ce texte. Je me demande s’ils ont tenté de construire l’arbre généalogique... Voici quelques questions pour vérifier :
- Combien de personnes différentes sont citées dans ce texte ?
- Combien d’hommes ?
- Combien de femmes ?
- Combien a-t-on de générations ?
- Qu’est devenu Lamère, le père du maire aux yeux pers ?
A vous de trouver.Voici le code pour vérifier les réponses [1] "
4313?".Mots clés : challengeAZ-2025 , généalogiste
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Quand on y connaît rien, il vaudrait mieux s’abstenir...vendredi 21 novembre 2025
Désolé pour le titre un peu provocateur... mais certains considèrent cette source comme fiable alors qu’en réalité elle l’est moins que la plupart des arbres généalogiques en ligne ! Peut-être que je devrais m’abstenir moi aussi...
En vérifiant la fiche de Jean, je tombe un peu par hasard sur une page geneanet.org à propos de sa sœur Jeanne. Cette page, est un relevé Ancestry dont voici la synthèse :
Mariage de Jeanne BRENOT, fille de Jean BRENOT et de Claudine PETIT avec Jean GOUMELIER fils de Louis GOUMELIER et de Françoise PERNIN à Saint-Boil (71) le 08/04/1821.
Je vais donc aussitôt vérifier la fiche de Jeanne surtout parce que c’est une ancêtre des MaLiBeLe . Voici la synthèse (même présentation) des infos que j’ai enregistrées.
Mariage de Jeanne BRENOT, fille de Jean BRENOT et de Claudine PETIT avec Jean PETIT fils de Louis PETIT et de Françoise PERNIN à Saint-Boil (71) le 12/04/1821.
Ces deux fiches sont étrangement semblables et ont une petite divergence sur la date et une grosse différence sur le nom de famille de l’époux ! Est-ce GOUMELIER ou PETIT ? PETIT étant le nom de famille de la mère, je penche pour une erreur de ma part. Je regarde donc mes sources. Et, gros étonnement : j’ai l’acte de mariage ! Comment ai-je pu faire une telle erreur ?
Je passe donc à un examen plus approfondi de la fiche mise en ligne sur geneanet.org. Je constate déjà que la reproduction de la page d’état civil affichée ne correspond pas à un acte de mariage mais plutôt à des bans de mariage. Il est donc normal que la date du relevé Ancestry soit un peu antérieure mais anormal qu’il soit indiqué qu’il s’agit d’un mariage.
J’affiche donc l’image en plein écran (bravo geneanet.org -ou ancestry- pour cette fonctionnalité) et je lis "avec Jean Petit". Ou, pour être plus précis "Jeanpetit Tonnelier" ainsi que "fils majeur de Louis petit Tonnelier". L’espace manquante, l’absence de majuscule au nom de famille "Petit", le fait que le nom de famille ("Petit") peut aussi être un simple qualificatif ou un surnom et la majuscule à "tonnelier" peuvent expliquer l’erreur de lecture mais ça reste une erreur. Ce serait sur un arbre généalogique en ligne, je dirais que le généalogiste est peut-être débutant, ou qu’il a oublié (ou pas eu encore le temps) de recouper ses informations ou que... "l’erreur est humaine". Mais les relevés sont perçus par beaucoup d’utilisateurs comme fiables (je préfère dire et afficher "source secondaire") mais il faut tout de même rester vigilant, recouper ses informations et vérifier les sources citées.
Addenda :
- Voici le lien vers la fiche sur geneanet.org : https://www.geneanet.org/cercles/vi...
- Certains n’ont pas manqué de me rappeler que je n’ai pas pris en compte le lien d’informations, sous l’image. Ce lien affiche : "Ce relevé d’acte peut comporter des erreurs de transcription. Nous vous invitons à consulter directement l’image de l’acte pour le vérifier." Mais si, justement, et c’est ainsi que j’ai pu rédiger cette page.
- D’autres m’ont rappelé le lien en bas à gauche du relevé : "Proposer une correction" en ajoutant "vous pourriez corriger l’erreur pour les autres généalogistes." Mais pourquoi devrais-je corriger bénévolement le travail de releveurs qui sont payés (très probablement mal c’est sans doute vrai) pour cette tâche et pour un site (Ancestry) qui me demande de payer pour consulter les informations fausses ainsi mises en ligne ? Dilemme [2]...
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2025
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SPIP MODELE introrubjeudi 20 novembre 2025
- description : Affiche l’introduction d’une rubrique.
- état : projet / en cours / opérationnel / obsolète
- appel depuis un squelette :
#MODELE{introrub,id=X} - appel dans un article :
<introrubX> - id et paramètres : X représente le numéro de la rubrique dont on veut afficher l’introduction (introduction définie par les balises intro ou, à défaut, par la balise #INTRODUCTION).
- notes et/ou remarques :
- Exemple : appel avec
<introrub33>
- code Spip
SPIP
Système de Publication Pour l’Internet (CMS utilisé pour le présent site). Voir Wiipedia SPIP
du modèle :
<!-- DEB introrub (modele) --> [(#REM) Affiche l'introduction d'une rubrique. Création : 20/11/2025 Auteur : Roland Bouat Documentation : https://www.lorand.org/?article896 ] <BOUCLE_introrubrique(RUBRIQUES){id_rubrique=#ENV{id}}> [<div class="#EDIT{intro} introduction entry-content">(#INTRODUCTION)</div>] </BOUCLE_introrubrique> <!-- FIN introrub (modele) -->
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SPIP MODELE introartjeudi 20 novembre 2025
- description : Affiche l’introduction d’un article. Si les balises
<intro></intro>sont utilisées, c’est ce contenu qui est affiché, sinon, c’est le contenu obtenu avec la balise #INTRODUCTION. - état : projet / en cours / opérationnel / obsolète
- appel depuis un squelette :
#MODELE{introart,id=X} - appel dans un article :
<introartX> - id et paramètres : X représente le numéro de l’article dont on souhaite afficher l’introduction.
- notes ou remarques :
- Cela semble beaucoup ressembler au modèle
<chapo|>(voir SPIP MODELE chapo). Pour les comparer, nous allons utiliser (voir les exemples ci-dessous) une page qui a un chapeau (l’article 2060) et une intro (définie par les balises<intro></intro>) différente puis un article (l’article 1992) qui n’a pas de chapeau et pas d’utilisation des balises<intro></intro>. - Rappel : lorsque les balises
<intro></intro>ne sont pas utilisées, c’est la balise #INTRODUCTION qui entre en jeu en affichant à la place les N premiers caractères de l’article. - Deux découvertes fortuites :
- Plusieurs ensembles des balises
<intro></intro>peuvent être utilisés dans un article : les éléments sont alors concaténés même s’ils ne sont pas consécutifs dans l’article. - Les balises
<code>n’isolent pas les balises<intro></intro>. Autrement écrit : les balises<intro></intro>même à l’intérieur des balises<code>sont interprétées comme des balises<intro></intro>.
- Plusieurs ensembles des balises
- Cela semble beaucoup ressembler au modèle
- Exemple 1 : L’article 2060 a un chapeau et les balises
<intro></intro>sont utilisées dans le champ "texte".- appel avec
<introart2060>.
Avoir une page-rubrique qui s’affiche comme une page-article dans laquelle on retrouverait toutes les pages articles.
- à comparer avec
<chapo2060>
De temps en temps, une idée éclot comme ça. Originale ? Je n’en sais rien. Efficace ? Je m’en contrefiche. Utile ? Au moins pour moi (ce qui n’est déjà pas si mal).
- appel avec
- Exemple 2 : L’article 1992 n’a (volontairement) pas de chapeau et les balises
<intro></intro>ne sont pas utilisées.- appel avec
<introart1992>.
Tout ça part de ça Logiciels libres recommandés par l’État : la liste officielle. Mais des suggestions sont effectuées vers les logiciels libres.
"Mes" logiciels libres (ou autres liens)
Depuis Framalibre.org à consulter sans modération. Pour l’annuaire des logiciels c’est là :
Les logiciels libres utilisés très régulièrement
Ordre alphabétique 7-Zip : 7-zip est un logiciel de compression et de décompression Apache HTTP Server Celestia : Un simulateur d’espace pour découvrir notre (…) - à comparer avec
<chapo1992>
- appel avec
- code Spip
SPIP
Système de Publication Pour l’Internet (CMS utilisé pour le présent site). Voir Wiipedia SPIP
du modèle :
<!-- DEB introart (modele) --> [(#REM) Affiche l'introduction d'un article. Création : 20/11/2025 Auteur : Roland Bouat Documentation : https://www.lorand.org/?article427 ] <BOUCLE_introart(ARTICLES){id_article=#ENV{id}}> [<div class="#EDIT{intro} introduction entry-content">(#INTRODUCTION)</div>] </BOUCLE_introart> <!-- FIN introart (modele) -->
- description : Affiche l’introduction d’un article. Si les balises
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Un prêtre réfractaire à Montvalent ?jeudi 20 novembre 2025
Ce n’est pas tout à fait une épine généalogique selon moi mais cela l’a presque été lorsque j’ai lu la première fois cet acte. Pourquoi rédiger un acte si personne ne se présente pour la déclaration ?
Quand la non déclaration de naissance apporte une information sur les prêtres réfractaires...Voici le contenu d’un acte de naissance découvert à Montvalent.
"Je Soussigne officier public de la commune de monvalent certifie a quil appartiendra Etre instruit que vers le trante Thermidor de lant trois de lere Republiquain est ne dans cette commune un enfant ou fille du mariage de Louis Roque avec Jeanne vayssou de cette commune que personne ne Sest presante pour Requerir le ministere de moi dit officier public de ce ay Signes a monvalent les jour & ans que dessus"
Signature "Delmas officier public"
Quand on découvre que cet acte (page 61 du registre en ligne) du 30 thermidor 3 (17/08/1795) est précédé en page 60 d’un acte du 1 nivôse 3 (21/12/1794) et quelques pages auparavant (pages 49 à 55) d’actes du 24 nivôse 3 (13/01/1795) au 29 floréal 3 (18/05/1795), le dénommé "Delmas officier public" semblait avoir une drôle de manière de gérer les actes de sa commune. Mais peut-être ai-je fait une erreur d’interprétation quelque part.
Non, il ne s’agit pas d’une erreur de publication en ligne puisque les actes sont écrits à cheval sur des pages consécutives, donc publication dans l’ordre.
Un début d’explication est peut-être possible avec la naissance de Jeanne, la fille de Bernard DELMAS, l’officier public, le 26 floréal 3 (15/15/1795). Peut-être aussi que la mention, incompréhensible pour moi, entre deux actes dans la page 56 peut apporter un complément de piste d’explication.
Page 32 du même registre, j’ai enfin une explication dans l’acte du début de page. En voici le contenu :
"Je Soussigne officier public de la commune de monvalent certifie a qui il appartiendra Etre instruit que vers le douze fructidor de lant trois de lere Republiquaine Est ne dans cette commune un Enfan ou fille du mariage de pierre Beyssen avec pereite pouzalges que personne ne Sest présente pour requerir le ministère de moi dit officier public, Et attendu quon ne peu attribue un tel mepris de la loy qua la presence des pretres refractaire quil nest plus en notre pouvoir despulser, nous en a vons dresse notre present verbal pour seruir evaloir ce que de raison. En foi de ce a monvalen ce treizième fructidor de lan trois de la Republique francoise"
Signature "Delmas officier public"
Bernard Delmas, "l’officier public", porte donc la responsabilité de cette non-déclaration sur les prêtres réfractaires ; J’en déduis donc que celui de Montvalent en était un.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2025
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Qu’est-ce qu’une épine généalogique ?mercredi 19 novembre 2025
Il y a (déjà !) dix-sept ans, Sophie Boudarel écrivait : "Elle est comme l’épine du pied, elle nous gêne, nous tarabuste." dans son article "L’épine généalogique". Il y a quelques années, Elise écrivait : "Les épines généalogiques sont des ancêtres sur lesquels on ne sait rien et qui nous donnent du fil à retordre." dans son article une épine généalogique résolue (article qu’elle a mis à jour en 2024).
Ceci dit, je découvre qu’il semble que personne n’ait vraiment défini ce qu’était une énigme généalogique. Je ne vais donc pas m’y risquer parce que je ne suis pas assez présomptueux et surtout parce que je ne suis pas du tout certain que tout le monde mette le même sens derrière cette expression pourtant très utilisée.
"Le fil à retordre" ou "l’épine du pied" m’irait bien mais ayant beaucoup retordu de fil dans ma vie et ne m’étant pas, de mémoire, planté d’épine dans un pied, je comparerai plutôt une épine généalogique à un morceau de sparadrap : lorsque on l’a trouvé, il n’est jamais facile de l’oublier. Il colle au doigt (euh... plutôt, elle colle à nos recherches), refuse de s’éloigner, revient à la charge et agace, énerve, enrage... Le seul moyen de s’en débarrasser, c’est de le/la résoudre, de le/la dissoudre dans une solution parce qu’il/elle est d’abord un problème qui rend les découvertes généalogiques douteuses, les recherches inopérantes, les hypothèses farfelues.
Une épine généalogique c’est donc une situation problématique. Elle commence toujours par une question et souvent par un étonnement. C’est presque toujours un fil à suivre dans une pelote très emberlificotée, quasi indémêlable et pleine de nœuds. Ceux qui pensent qu’un acte "officiel" va la résoudre ont sans doute une poutre dans l’œil (une paille permettrait peut-être encore de voir). Quand à démêler le nœud... ! Ça me rappelle le chat de ma grand-mère qui adorait jouait avec les pelotes de laine qu’elle tricotait mais disparaissait quand elle arrivait. Mais, il ne faut pas oublier : un problème a toujours une solution. Malheureusement, il faut quelquefois chercher longtemps cette dernière.
D’autres ont déjà écrit à propos des épines généalogiques :
- Maïwenn Bourdic dans son blog " Ciel mes aïeux" en 2021 : de Lespine généalogique en moins sans erreur d’orthographe puisque le nom de famille du "héros" de cette épine est... Lespine ! "En généalogie, il ne faut jamais désespérer, mais savoir laisser décanter dans un coin... Parfois longtemps, plusieurs années. Et parfois, l’épine finit par sortir d’elle même du foin !"
- Sur le blog https://www.geneajolly.fr/, dans l’article "Résoudre une épine généalogique pour en découvrir d’autres" elle[c’est une généalogiste professionnelle qui exerçait le même métier que moi (instituteur devenu professeur des écoles et directeur d’école).]] écrit : "...la « traque » de cet ancêtre reflète bien les mystères de la généalogie et les bâtons qui sont placés sur notre chemin de chercheur.", puis, en conclusion "Une épine est dénouée, d’autres la remplacent…"
- Dans son blog, Sima78 écrit "Cette épine date depuis presque le tout début où j’ai commencé l’arbre généalogique de nos familles. Elle est profondément ancrée, j’y vais à la recherche de temps à autre, mais rien y fait, elle reste à sa place !" avant d’ajouter : "on ne sait rien ou presque, on trifouille, tripatouille dans l’espoir de la faire remonter peu à peu à la surface et l’extraire.". C’est dans "Généa – Une de mes épines généalogiques – BSS".
- Quant à Chantal, elle écrit "Mon épine n’en est plus vraiment une puisque je me la suis retirée du pied, mais j’avais envie de la partager car elle m’a donné du fil à retordre alors que sa solution est d’une simplicité déconcertante..." dans "Deux Elisabeth pour le prix d’une". C’est dans son blob scribavita.
- ... (et tous ceux que j’oublie ou ne connaît pas à ce jour).
Mots clés : généalogiste , épine généalogique , challengeAZ-2025
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Histoires de patronymesmardi 18 novembre 2025
En remontant le temps, très vite, tous les généalogistes sont confrontés aux écritures manuscrites et surtout aux orthographes variées ou variables quand elles ne sont pas fantaisistes. Bien difficile quelquefois de s’y retrouver ou de corriger ses erreurs. Voici donc ma technique de recherche.
Dans le titre de l’article, le mot "Histoires" est au pluriel parce qu’il y a des histoires quelquefois très différentes liés aux patronymes de nos ancêtres.
Orthographe (très) approximative
J’ai failli intituler l’article "des orthographes approximatives" mais cela aurait été négatif et un peu péjoratif parce que tel n’était sans doute pas le but des écrivains d’alors.
J’ai déjà abordé le sujet dans l’article Problème de l’écriture des patronymes mais c’était du point de vue de l’arbre généalogique et donc de la retransmission des données recueillies, triées, classées, sélectionnées, répertoriées, ... Ici, la position est tout autre : c’est celle du chercheur d’ancêtres confronté à des impasses ou aux associations à établir entre patronymes.
Un ancêtre change de nom
A partir du XVIIe siècle ce devait être plutôt rare. Quand le généalogiste est confronté à une impasse comme je l’ai été, il est bien rare de penser à cette éventualité. C’est donc le hasard qui quelquefois va chatouiller l’esprit et amener les réflexions et les recherches dans cette direction.
DEGAT devient ROUQUETTE
Tout est dit mais comment en suis-je donc arriver à cette conclusion. Et puis, pourquoi un tel changement de nom ?
La description de mes recherches sur ce changement est racontée dans l’article Une vieille énigme généalogique....
En conclusion, il suffit de noter qu’ici c’est le surnom qui est devenu le patronyme lors d’un changement de communes. Il est donc utile de noter ces surnoms lorsqu’ils sont rencontrés dans les divers textes rencontrés et utilisés.
Après de nouvelles recherches et vérifications, il s’avère que ce paragraphe est faux (cela me semblait pourtant vrai en 2008 !) : les DEGAT sont restés DEGAT et les ROUQUETTE sont restés ROUQUETTE. Mais quelle idée d’avoir comme surnom, le nom de famille de son voisin ?
Problème du "patois occitan"
Avertissement : L’occitan n’est pas un patois mais une langue et même une langue très riche puisque Dante préférait écrire dans cette langue afin de mieux exprimer ce qu’il voulait exposer. Mais, comme toutes les langues, l’occitan a des patois. En Quercy, principal pays de mes ancêtres [3], l’occitan que je parlais couramment lorsque j’étais jeune enfant et que j’entendais en permanence à la maison, serait l’un des "plus purs" mais je ne suis pas un spécialiste des langues régionales pour soutenir et défendre cette thèse.
Cet occitan qui m’a fait arriver à l’école à l’âge de 4 ans en parlant plutôt approximativement le français, joue un grand rôle dans les écritures des patronymes de mes ancêtres. Comme ils étaient tous cultivateurs, laboureurs ou brassiers [4] et qu’ils ne savaient ni lire ni écrire, ils devaient confier le destin de l’écriture de leurs patronymes aux "scribes" chargés des actes de l’état civil et avant aux religieux qui enregistraient les BMS BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. [5]. Certains de ces "secrétaires" ne parlaient sans doute pas du tout l’occitan et d’autres ne devaient que le comprendre. Ils "traduisaient" donc ce qu’ils comprenaient. De plus, ils devaient très certainement peu vérifier la source des évènements. Je les soupçonne même quelquefois d’avoir succombé à force libations avant de se livrer aux travaux d’écriture que nécessitaient leurs charges...
LH donne ILL
Le son [Y] comme dans dans famille ( prononciation [FaMiY] ) s’écrit généralement "ill" en français mais il s’écrivait "lh" en occitan :
- LAVERHNE deviendra LAVERGNE
- VERNHE deviendra VERGNE
- ...
A donne O
Les sons ne sont pas prononcés de la même manière : le son [a] est souvent prononcé [o] (o ouvert comme dans "botte" [BoT] ). C’est systématique en fin de mots mais là il devient souvent [e] (comme dans "vieux" [Vje]).
- LOMOTTO ou LAMOUTO deviendra LAMOTTE ou LAMOTHE
- CAPELO deviendra CAPELLE
OU donne O
Le son [u] (comme dans "louve" [LuV]) devient O
- LAMOUTE devient LAMOTTE
Cumuls d’adaptations
- LOMOUTO devient LAMOTTE ou LAMOTHE
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2025
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Nés à 5 mois d’intervallelundi 17 novembre 2025
Ce pourrait être banal s’il ne s’agissait pas de frère et sœur.
- S’agit-il d’une erreur d’état civil ? Les actes figurent pourtant bien à leur place chronologique
- La deuxième naissance, celle de Jean, est-elle celle d’un grand prématuré ? Comment savoir ? Le fait qu’il soit mort deux jours après sa naissance me faire pencher pour cette hypothèse.
- Est-ce que Marie aurait été déclarée tardivement (un oubli) ?
Marie Brouquy est née le 4 août 1814 à Miers dans le Lot. Elle est la fille de Jean-Pierre Brouquy, propriétaire agriculteur et Marie Jeanne Bergounious. La déclaration est faite par le père. Elle est décédée le 6 septembre 1831 à Miers à l’âge de 17 ans.
Jean Brouquy est né le 28 décembre 1814 à Miers dans le Lot donc. Il est le fils de Jean-Pierre Brouquy, cultivateur, et de Marie Bergounious. La déclaration est faite par Toinette Brouquy citée comme belle-sœur de la mère. Jean est décédé le 30 décembre de la même année âgé de deux jours. Il a donc vécu deux jours seulement.
Et voilà Geneanet qui me casse les pieds en me disant que j’ai sans doute fait une erreur : "La naissance de leurs deux enfants, BROUQUI Marie et BROUQUI Jean, est trop proche." Ça fait deux fois que je lui dis d’ignorer cette erreur mais maintenant c’est la première qui apparaît !
Je sais aussi que dans ce petit village du Haut-Quercy, les Brouqui ou Brouquy y étaient nombreux à cette époque. Certains sont mes ancêtres mais, paradoxe, je ne suis lié à ces deux-là que par le mariage de leur sœur Rose avec un petit-fils de mes ancêtres. Il y avait tout de même presque 1500 habitants à cette époque (moins de 500 maintenant). Mais, comme plusieurs branches de mes ancêtres y vivaient, je me demande si je ne suis pas cousins avec la presque totalité des miersois et miersoises.
Dois-je faire confiance à l’état civil ? Je n’en sais rien mais il peut aussi y avoir des erreurs tout comme dans les arbres généalogiques en ligne... mais en nombre beaucoup moins important (statistiquement bien entendu).
Mots clés : généalogiste , 46-Miers , épine généalogique , challengeAZ-2025
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