Articles les plus récents
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Promenade virtuelle autour de Magnaguesjeudi 3 janvier 2013
Pour reconstituer mon parcours, suivre les n° qui correspondent aux photos prises à partir du n°2 (le n°1 étant mon point de départ et de parking de la voiture).
Mots clés : 46-Magnagues
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Statistiques généalogiques (par branche)mardi 1er janvier 2013
Après m’être interrogé sur l’utilité de connaître le nombre d’ancêtres trouvés par génération, je me suis dit qu’il me serait plus utile de connaître le nombre d’ancêtres identifiés par branche. Ainsi, je pourrais veiller à davantage équilibrer mes recherches.
Les statistiques
Au 01/01/2013, à la génération de départ (génération 0), la branche malibelé (les 3 de curjus), il y aurait 717 ancêtres identifiés (il y en avait 641 au 25/10/2012).
Notes :
- Je parle au conditionnel, parce que mes recherches en dénombrement m’ont amené à découvrir que j’avais beaucoup d’erreurs y compris dans l’article Statistiques généalogiques sans importance (par génération).
- Ce nombre constitue donc aussi le nombre total d’ancêtres identifiés.
Pour la branche paternelle des malibelé, la recherche n’a que peu démarrée. Comme j’ai identifié tous les ancêtres jusqu’à la génération 4 pour la branche maternelle (5ème génération), les statistiques seront présentées à partir des 8 branches de la 3é génération (sosa 24 à 31).
Branche 25/10/2012 01/01/2013 BOUAT 81 85 BRU 39 39 LASFARGUES H 45 45 LASFARGUES M 43 43 LAUNAY 207 211 HABERT 85 149 GOUIN 59 59 LABESSE 17 17 Pour compléter le tableau, il y a une branche paternelle des malibele MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. que j’ai bien avancé :
- branche MONNOT : 43 ancêtres identifiés.
Début d’analyse
Les différences sont donc nombreuses et je me suis interrogé pourquoi tant de disparités alors que je croyais travailler avec une méthode qui aurait dû davantage lisser ces écarts [1]. Un rapport de 1 à 12 représente une différence importante tout de même.
Pour la branche LAUNAY, je crois que le fait d’être en contact avec plusieurs généalogistes (cousins généalogiques) liés à cette branche, m’a apporté davantage d’informations. De plus, les échanges et interrogations ont dû m’amener à faire plus de découvertes que dans les autres branches.
Pour les branches BOUAT et HABERT, les contacts avec un autre généalogiste lié à chacune de ces branches a amené à un meilleur résultat statistique mais tout de même moindre que pour la branche LAUNAY.
Quant à la branche LABESSE, l’explication est totalement différente. parmi les ancêtres, il y a trois filles mères (donc père inconnu) et une branche passe par Paris où, l’incendie du bâtiment des archives, bloque beaucoup les recherches en nécessitant d’autres cheminements que les actes habituels.
La branches BOUAT et la branche LAUNAY sont basées sur les patronymes qui me touchent de très près : le mien et celui de celle qui a accepté de partager ma vie. Là aussi, je crois que, affectivement, cela doit sûrement jouer un rôle.
Conclusion : rien ne vaut le travail en équipe [2] !
Quelques remarques...
Pour quoi deux branches LASFARGUES ? Mes grands-parents (hé oui, je suis le grand-père maternel des malibelé), s’appelaient tous deux LASFARGUES. Je n’ai pas encore découvert d’implexe pour autant parce que l’une des familles est de Gramat (46) et l’autre de Rocamadour (46).
Pour réaliser ces statistiques, je pars de l’arbre généalogique que je gère dans un tableur (Excel). ces nombres sont calculés automatiquement. Encore faut-il que je sois à jour dans l’ajout des données...
Pour ma mère, j’ai imprimé mon arbre généalogique (branches BOUAT, BRU et LASFARGUES) et ... il mesure 4m de long ! C’est pourtant écrit en corps12 une ligne sur deux. La totalité de l’arbre doit donc mesurer dans les 9 m de long !
J’ai modifié le titre de l’article Statistiques généalogiques sans importance (par génération) en y ajoutant "(par génération)" afin de mieux le distinguer du présent article.
Mots clés : généalogiste
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Résistance et groupe Vényjeudi 13 décembre 2012
Difficile de ne pas parler de la résistance en Quercy et du groupe Vény pour retracer l’histoire de la commune de Carennac. Voici une liste de liens vers les évènements liés à Carennac durant cette période douloureuse de l’histoire.
Sommaire

Livres et autres publications
- "Ombres et espérances en Quercy : armée secrète et groupes Vény du Lot 1940-1945" éditions Privat par Raymond Picard et Jean Chaussade
- Récit du parachutage dans la nuit du 7 au 8 janvier 1944 de deux anglais sur le causse de Carennac ,(le capitaine George Hiller et Cyril Watney)
- Installation de l’infirmerie de Magnagues avec le docteur Mézard.
- "La tragédie de Gabaudet-Donnadieu" par Élie Constans, mai 1994 et Gramat, printemps 1944, Laurent Elias et Jean-Claude Coustous, mai 1996. (source quercy.net)
- "Histoire de la Résistance en Périgord’ par Guy Penaud
George François Hiller (15/12/1916-1962 ou 1972 à Bruxelles)
Cyril Arthur Watney (29/09/1922 à Calais / 23/01/2009)
Mon grand-père
- Mon grand-père Isaïe habitait Magnagues. Il était paysan et fermier. Il savait, entre autre, dresser les bœufs. Il ne parlait jamais de la guerre, d’aucune. Pourtant, je viens d’apprendre récemment qu’il avait été blessé durant la Première Guerre Mondiale. S’il n’a pas participé à la deuxième, il n’est pas resté inactif. Peut être qu’Anne Verdet parle aussi un peu de lui dans son livre, je ne sais pas (Anne Verdet : Magnagues un village non-consentant sous l’Occupation).
- Mon grand-père était pourtant connu pour avoir conduit une charrette tirée par des boeufs (et non des chevaux comme sur la photo) après un parachutage. Ils étaient nombreux les paysans du coin à avoir participé à cette action mais personne n’en parle. Je n’en connais que de toutes petites bribes entendues lors de conversations et que ma curiosité a fini par relier à ce fait. Je ne résiste donc pas à conseiller la lecture de cet article (http://resistancefrancaise.blogspot.fr) que j’associe à cette photo :
- Complément du 1er janvier 2016 : Hier,suite à cet article, j’ai reçu un message de Alan Latter qui a publié Opération Cadillac : témoignages qui m’apporte encore des informations mais auquel je ne peux guère contribué (désolé Alan).
- Dans les liens de l’article ci-dessus, j’ai trouvé une photo (source : gallica) sur le groupe Veny à Loubressac sans doute pendant ce fameux parachutage.
Le groupe Veny à LoubressacNote personnelle : le lieu ne ressemble guère à celui de la Maresque... Je me demande donc s’il ne pourrait pas y avoir une petite confusion. A vérifier donc.
Initialement publié le 13 décembre 2012, cet article a été mis à jour le 1er janvier 2016.
Mots clés : 46-Carennac , Histoire et histoires , 46-Magnagues , En cours de rédaction
- "Ombres et espérances en Quercy : armée secrète et groupes Vény du Lot 1940-1945" éditions Privat par Raymond Picard et Jean Chaussade
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Biars-sur-Cère. Vanessa Bouat dans les pas de DoisneauDans la Dépêche du Midi du 7 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
Ma nièce Vanessa remporte un concours photo
Mots clés : Roland , photographe , Vanessa
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Statistiques généalogiques sans importance (par génération)mardi 9 octobre 2012
Sommaire
Pourquoi de telles statistiques ?
Le 16 septembre 2012, je découvrais l’article "Quel est votre nombre ?" sur le blog de La gazette des Ancêtres. Comme Sophie Boudarel, l’auteure, le laissait un peu sous-entendre, ce qu’elle décrivait n’avait pas une grande importance parce que tout "le plaisir vient de l’enquête" en généalogie.
Mais ça devait trotter dans ma tête... En fait, le chiffre en lui-même n’a que peu d’importance puisque, quand on commence, les valeurs sont plutôt basses. Avec le temps les nombres croissent mais les découvertes tempèrent cette croissance et puis, l’intérêt du généalogiste porte aussi sur la vie contemporaine des ancêtres. Quelquefois, on y passe beaucoup de temps suite à la découverte d’un élément significatif. L’incendie de Grand-Lucé (Tatiana Yvon sur le site yvongenealogie) a été pour moi l’un de ses moments. D’autres fois, on s’interroge sur une suite d’évènements qui attise la curiosité et fait dériver vers d’autres recherches. Par exemple, en ce moment, je m’interroge sur une petite commune du Loir-et-Cher, Rahart, qui durant une période d’une vingtaine d’années a vu de très nombreuses filles-mères [3] entraînant de nombreux actes de reconnaissance par la mère et rarement par le père lors du mariage (je n’ai, à ce jour, pas encore trouvé d’explication à cette recrudescence qui ne relève peut-être que du hasard...)
Ce chiffre peut quand même avoir un intérêt mais pas par sa valeur brute : plutôt par l’évolution des valeurs. Le tout est donc de commencer et de poursuivre à intervalles plus ou moins régulier. Pour mon compte, j’opte pour l’instant sur une périodicité trimestrielle. On verra bien...
Bilan des sosa connus ou identifiés
Un "sosa connu" est un individu dont je connais un peu plus que ses nom, prénoms, date et lieu de naissance, date et lieu de mariage, date et lieu de décès, ... L’Histoire (avec un grand H), la vie locale à l’époque, les conditions et des anecdotes viennent fréquemment enrichir une généalogie et sont, pour moi, l’une des raisons qui me poussent à poursuivre mes recherches. Après tout, si c’est mon passé qui m’a fait tel que je suis, la vie de mes ancêtres y joue sûrement un très grand rôle.
Un "sosa identifié" peut être un "sosa connu" mais peut aussi être un ancêtre dont je ne connais presque rien : peut-être même pas son patronyme pour les femmes, peut-être même pas ses lieux de vie et/ou ses années de naissance et de décès.
Voici donc le tableau qui sera mon point de départ.
Génération connus Théorique PourCent PourCentCumul 1 1 1 100,00% 100,00% 2 2 2 100,00% 100,00% 3 4 4 100,00% 100,00% 4 8 8 100,00% 100,00% 5 16 16 100,00% 100,00% 6 20 32 62,50% 80,95% 7 37 64 57,81% 69,29% 8 64 128 50,00% 59,61% 9 116 256 45,31% 52,45% 10 80 512 15,63% 34,02% 11 58 1024 5,66% 19,83% 12 34 2048 1,66% 10,74% 13 26 4096 0,63% 5,69% 14 22 8192 0,27% 2,98% 15 10 16384 0,06% 1,52% 16 10 32768 0,03% 0,78% 17 4 65536 0,01% 0,39% 18 0 131072 0,00% 0,20% Première petite surprise : j’obtiens des chiffres qui sont presque honorables si je m’en réfère aux données communiquées par Sophie Boudarel ! Il va peut-être falloir que j’arrête de dire que "je ne suis qu’un petit généalogiste débutant"...!
Statistiques par branche
Calculs effectués le 9 octobre 2012.
- génération 1
- branche MONNOT S => 105 ancêtres identifiés
- branche BOUAT E => 445 ancêtres identifiés
- génération 2
- branche MONNOT B => 190 ancêtres identifiés
- branche BOUILLIEN J => 7 ancêtres identifiés
- branche BOUAT Ro => 211 ancêtres identifiés
- branche LAUNAY M => 233 ancêtres identifiés
- génération 3
- branche MONNOT U => 93 ancêtres identifiés
- branche ? (branche non identifiée)
- branche BOUILLIEN ? (branche non identifiée)
- branche ? H (branche non identifiée)
- branche BOUAT Re => 123 ancêtres identifiés
- branche LASFARGUES S => 87 ancêtres identifiés
- branche LAUNAY E => 173 ancêtres identifiés
- branche GOUIN Y => 59 ancêtres identifiés
- génération 4
- branche MONNOT => 88 ancêtres identifiés
- branche GAUTHERON => 6 ancêtres identifiés (branche identifiée récemment)
- branche ? (branche non identifiée)
- branche ? (branche non identifiée)
- branche BOUILLIEN ? (branche non identifiée)
- branche ? (branche non identifiée)
- branche ? (branche non identifiée)
- branche ? (branche non identifiée)
- branche BOUAT => 82 ancêtres identifiés
- branche BRU => 42 ancêtres identifiés
- branche LASFARGUES H => 46 ancêtres identifiés
- branche LASFARGUES M => 42 ancêtres identifiés
- branche LAUNAY => 136 ancêtres identifiés
- branche HABERT => 38 ancêtres identifiés
- branche GOUIN => 44 ancêtres identifiés
- branche LABESSE => 16 ancêtres identifiés
Remarque à propos des statistiques par branche :
- La branche LAUNAY (génération 4) est celle qui semble la plus privilégiée. En fait, c’est celle sur laquelle, je travaille en collaboration avec une autre généalogiste (Josiane FOURCOT). La branche BOUAT qui est statistiquement la suivante bénéficiait d’un avantage similaire : un autre généalogiste (René Austry) m’a contacté pour me demander des renseignements sur la branche BOUAT lorsque je débutais mer recherches et m’a communiqué de nombreuses pistes. Ce contatc et surtout les informations qu’il m’a apporté sont sans doute pour beaucoup dans la naissance de ce passe-temps devenu le passe-temps principal du retraité que je suis maintenant.
- Ce tableau va sans doute m’inciter à re-équilibrer mes recherches en tentant de ne pas négliger une branche. Mais les recherches généalogiques ascendantes sont aussi faites de rencontres, souvent virtuelles, qui privilégient provisoirement une branche plutôt qu’une aurtre.
Remarques complémentaires
- j’ai de nombreuses familles sans père connu ! Retrouver un ancêtre dans ce cadre-là est très hasardeux.
- J’ai la chance de ne pas avoir à ce jour d’implexe. C’est même étonnant au vu de la sédentarité de certains de mes ancêtres (ma mère, génération 4, est née dans un hameau de Rocamadour où sont nés et où ont vécu la plupart de ses ancêtres depuis ... 1555, génération 15 ou le fait qu’un ancêtre de mon père est né dans ce même hameau...!
Conclusion : un effet positif de ces statistiques, c’est le recul pris pour les réaliser qui éclaire d’un autre regard les recherches généalogiques en cours.
Voir en ligne : Quel est votre nombre ? (La gazette des Ancêtres)
Mots clés : généalogiste
- génération 1
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2 juin 1781 : l’incendie du Grand Lucédimanche 30 septembre 2012
Tatiana Yvon raconte cet incendie dans un article de son site : à la fin du XVIIIe siècle, il faisait apparemment bon vivre dans la petite ville du Grand Lucé. Pourtant, en 1781, un terrible incendie raye quasiment de la carte cette commune du Maine. La catastrophe racontée par ses contemporains.
Sommaire
Le 2 juin 1781 : Le Grand Lucé est la proie des flammes
La ville de Lucé, Maine, à la fin du XVIIIe siècle
Blason de la ville du Grand LucéLa petite ville de Lucé, province du Maine (Le Grand Lucé, actuel département de la Sarthe) comptait à la fin du XVIIIe siècle 1800 âmes [5].
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"Les habitans en etoient riches par la fabrique et commerce des toiles, par le commerce de la raisine et la fabrique des oribus, par l’excellent marché de blés de toutes especes, de fils, chanvres, marons dans la saison et bestial, les caves de cette ville etoient si bonnes que le vin y perfectionnoit au point qu’on n’en buvoit point ailleurs de pareil surtout en blanc." [6]
L’incendie du 2 juin 1781, témoignages d’époqueLe curé de Lucé, sans doute choqué par les évènements, n’évoque pas dans ses registres le tragique incendie de sa ville.
Le curé de Vouvray-sur-Huisne, village pourtant distant de 30 km, rapporte, de son écriture si particulière (cf. image ci-dessous) : "Le deux juin veille de la Pentecôte la petite ville du Grand Lucé a été incendiée. Je me souviens d’avoir vu ce jour là vers les deux heures, après midi entre midi et le couchant, un nuage qui paroissoit enflammé et détaché de l’horizon".
Vouvray-sur-Huisne, 1782Tandis que le curé d’Évaillé rapporte : "le 2 juin der a dix heures du matin le feu pris a lucé y consomma cent quarante quatre maisons les halles d’une grandeur prodigieuse et l’église en moins de quatre heures le feu fit tout son ravage. Et pour ajouter à ce malheur, au moment du feu il se declara un orage violent, on dit que le tonnere tomba au milieu de ces infortunés sans blesser personne." [2]
"Il semblait, dit un contemporain, que le ciel et la terre se disputaient de vitesse pour détruire cette ville infortuné ; car, pendant que le feu la dévorait, le tonnerre grondait au-dessus et tombait en trois ou quatre endroits différents." [7]
Le curé de Marigné mentionne lui aussi l’évènement dans ses registres.Une partie des villageois se réfugia au château, flambant neuf (achevé 17 ans plus tôt) et épargné par les flammes, les autres "malheureux plus morts que vifs et errants dans les champs, bois et chemins". [2]
L’incendie fut dit-on causé par l’imprudence d’un boulanger qui était aussi fabriquant d’oribus, ces chandelles en résine. [8] Le curé d’Évaillé précise : "le feu avoit pris et commence par l’imprudence d’un boulanger qui ne voulut en donner connoissance au public qu’après qu’il n y eut plus de remede". [2]
L’évènement fit grand bruit et fut même relaté dans les colonnes du journal Les affiches du Maine du 11 juin suivant [4] (peut-être la source des informations du curé d’Évaillé) . Les Affiches d’Angers de juin 1781 lui consacrèrent aussi un article (Archives Départementales du Maine-et-Loire, vue n° 6). "Lucé n’est plus !"
S’en suivit une mobilisation générale pour venir en aide aux sinistrés. Mademoiselle PINEAU de VIENNAY, fille de Jacques, gouverneur d’Alsace et bâtisseur du château de Lucé, fut tout particulièrement louée par ses contemporains pour sa générosité, qui lui valut d’ailleurs d’échapper huit ans plus tard aux affres révolutionnaires.
Conséquences tragiques de l’incendie de 1781 au Grand Lucé
Cinq personnes victimes des flammes
La population de Lucé (les Lucéens), déjà décimée en 1779 par une terrible épidémie de dysenterie, paya un nouveau tribut à sa mauvaise fortune. Les sources ne s’accordent pas sur le nombre des morts, mais selon le curé d’Évaillé, "cinq personnes furent victimes des flames". [2]
Inhumations Thébaudin, 1781, Le Grand LucéCe chiffre semble confirmé par le registre paroissial du Grand Lucé, qui contient bien, en date du 3 juin 1781, 5 actes d’inhumation. Sont inhumés, en présence des curés de Lucé et Vilaine et de deux sacristes, l’apothicaire Jacques THEBAUDIN et ses deux filles, âgées de 38 et 39 ans, sa petite-fille Elizabeth GUILLARD, 13 ans, fille de feu sieur Louis Rolland, procureur fiscal, et sa domestique Anne BESNARD, 15 ans, fille du charpentier. Selon les récits d’époque, le commerçant ainsi que les autres victimes s’étaient réfugiés dans la cave en emportant les biens (linge, livres de commerce, sacs d’argent), se croyant là à l’abri du sinistre...
La ville aux trois-quarts détruite
Plan géométrique d’une portion de la ville du Grand LucéCent quarante-quatre maisons, couvertes pour la plupart en bardeau, furent détruites dans l’incendie, ainsi que les halles et certains bâtiments annexes du château. L’église fut touchée, et notamment la sacristie. Seules dix-huit habitations furent épargnées. [4]
M. de Montrocher, ingénieur, établit après l’incendie un plan de la ville (ci-contre). En noir apparaissent les maisons incendiées.
Il fallut dix ans pour que la ville soit rebâtie et puisse accueillir ses habitants éparpillés à la campagne ou dans les paroisses voisines.
Les registres partis en fumée
Procès verbal - Le Grand Lucé, 1781Le registre des cinq premiers mois de cette année 1781, conservé dans la sacristie, fut détruit.
Afin de reconstituer le registre paroissial perdu, les habitants sont invités, accompagnés de témoins, à venir déclarer les actes passés ce début d’année. Un procès-verbal d’environ 160 pages est dressé par la sénéchaussée de Château-du-Loir en date des 9, 10 et 11 juillet 1781, "contenant les actes de Baptêmes, mariage et sépultures de la paroisse de Lucé".
Notons aussi que "la maison du notaire et son protocole, ainsi que le contrôle, ont été totalement brûlés". [3] Triste nouvelle pour les généalogistes et chercheurs futurs.
Voir en ligne : http://www.yvongenealogie.fr/2012/0...
site officiel de la ville du Grand-Lucé.
Mots clés : villes et villages , 72-le Grand-Lucé , généalogiste
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Domaine de Chalès à Nouan-le-Fuzelierlundi 17 septembre 2012
La NR a publié le 14 août 2012 un article intitulé "Le domaine de Chalès ouvert au monde". Même s’il est quelque peu publicitaire, cet article présente un peu l’histoire récente de ce château. .En voici le contenu avec un lien direct vers l’article tant qu’il sera consultable en ligne.

Entre les communes de Nouan-le-Fuzelier et de Saint-Viâtre, existe un bien joli domaine, Chalès, acquis en 1948 par l’Å’uvre des orphelins des douanes, une association privée financée par les cotisations des agents des douanes. Il se compose de bois, de deux étangs, d’un château construit au début du XXe siècle situé dans un parc de 15 hectares classé aux Parcs et jardins de la région Centre.
Le premier groupe d’enfants arrive à cette époque, le centre n’accueillait que des orphelins puis des groupes de vacanciers. En 1954, Chalès devient un orphelinat, dans le cadre d’une convention avec l’Éducation nationale qui installe une école sur place, qui va fonctionner jusqu’en 2009. Le temps a passé, les choses ont évolué (lois sociales, pensions de réversion, allocations aux orphelins), toutes ces conquêtes du mouvement social font que les orphelins des agents des douanes n’ont plus forcément besoin de la solidarité des douaniers. Mais l’Å’uvre des orphelins des douanes est restée fidèle à sa doctrine en organisant à Chalès un internat qui accueille les derniers orphelins ou les enfants dont les familles connaissent des difficultés temporaires, notamment pour des raisons professionnelles. « C’est ce but qui me plaît particulièrement ici », précise le responsable commercial, Patrick Chambaret.
Aujourd’hui, Chalès, c’est une véritable ville, à la campagne  : une cinquantaine d’employés, trois cents enfants en colonies de vacances en juillet et en août (plus leurs moniteurs), 45.000 repas et 13.000 nuitées (par an), des mariages, réunions de familles, séminaires, le tout dans un cadre verdoyant et calme. Stade, terrain de foot, tennis, barques, gymnase, petit zoo (avec des animaux de la ferme), poneys, potager… Tous ceux qui travaillent au domaine de Chalès œuvrent pour conserver ce magnifique domaine de 450 hectares au cœur de la Sologne.Domaine de Chalès, route de Saint-Viâtre, 41600 Nouan-le-Fuzelier.
Tél. 02.54.95.68.68  ;fax 02.54.95.68.69. chales chez chales.fr  ; chales.fr
Photo du château (présente sur le site Internet www.chales.fr)Voir en ligne : Dans la NR : Le domaine de Chalès ouvert au monde
Mots clés : 41-Nouan-Le-Fuzelier , Histoire et histoires
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Revue de presse
Modernisation et travail aux briqueteries-tuileriesNR du 9 août 2012
mardi 14 août 2012
[Dans la Nouvelle république,] Chaque jeudi d’août, le Grahs [9] raconte l’histoire de la Sologne. Cette semaine, les chercheurs nous mènent sur les outils de production d’époque.
La calibreuse inventée par Léon de Buzonnière.Sur le plan industriel, le XIXe siècle est marqué par le développement de la mécanisation de la production en vue d’en augmenter le volume et, en abaissant les prix de revient, de conquérir de nouveaux marchés débordant le cadre local. En Sologne, l’activité de la briqueterie n’échappe pas à ce mouvement et des établissements voient le jour dans de nombreuses communes. Dans la plupart de ces entreprises, les propriétaires et les exploitants cherchent à moderniser la production avec des résultats variables comme avec ces deux exemples du malaxeur ou encore de la calibreuse.
Le malaxeur de Souesmes
A la tuilerie de la Bardellière à Souesmes située près de la petite rivière où se loge la Boute-Morte, affluent de la Petite-Sauldre, un malaxeur d’argile fut installé au début du XXe siècle. Il était mu par un cheval, selon le principe de la noria et permettait la bonne homogénéisation de la pâte molle en remplaçant le travail d’autrefois, entièrement manuel qui consistait à fouler au pied d’argile et à la mélanger à l’aide d’une pelle en bois. Sa production journalière, de 8 à 10 m3, était destinée à la fabrication des tuiles, briques et carreaux. Production efficace de Delahaye à Tours, cette machine était vendue sur catalogue et avait fait ses preuves avec brio contrairement à bon nombre d’innovations de l’époque.
Devenu par héritage possesseur de Montevray à Nouan-le-Fuzelier en 1842, Léon de Buzonnière s’emploie à diverses expériences. Il établit une briqueterie soit une fabrique parfaitement adaptée à la Sologne où la pierre de construction est absente et l’argile abonde. Il laisse derrière lui de nombreuses précisions sur ces installations et un mémoire de 1844 sur l’invention d’une machine à produire des briques, susceptible d’entraîner d’importants changements, tout particulièrement dans la région.
La calibreuse de Nouan-le-Fuzelier
Il y expose l’intérêt de mécaniser la production sous un mode opératoire plutôt simple qui nécessitait la présence de trois personnes. La première plaçait la brique dans la coulisse et la comprimait à l’aide de la vis  ; la deuxième actionnait le poussoir en appuyant pour calibrer la brique sur toutes ses faces et en tirant pour l’éjecter en façonnant les extrémités  ; enfin, une femme ou un enfant, récupérait la brique sur la plaque. Cette machine paraît inadaptée au travail de l’argile crue, car on peut douter de l’efficacité des six lames pour calibrer la brique dans toutes ses dimensions, sans arrachement de surface ni déformation du produit.
De plus l’inventeur n’évoque pas de lubrification et le risque de bourrage lors de l’évacuation des « copeaux ». Lors de sa présentation, il avait pourtant envisagé un rendement élevé en estimant qu’en dix heures de travail et avec une cadence de quatre secondes par brique, sa machine permettrait de calibrer 9.000 briques par jour  !
Malgré des tentatives d’amélioration, cette calibreuse fut rapidement abandonnée, ce qui n’empêchera pas le développement de l’entreprise de Montevray dont le four est toujours visible. Même si quelques opérations purent être mécanisées, le travail dans les briqueteries-tuileries de Sologne restera de tout temps tributaire d’une main-d’œuvre importante et relativement peu coûteuse, parmi laquelle les enfants tenaient une large part, comme le témoigne M. Coyen, époux de la sage-femme de Saint-Viâtre, en 1937. « Les enfants étaient employés autrefois dans les briqueteries, pour transporter les briques du moule au séchage  : ils les portaient deux par deux, environ 3.000 par jour, soit la fabrication d’un ouvrier, ils faisaient donc 1.500 fois un trajet de 20 mètres environ avec deux briques, nus pieds et en trottant. Ils commençaient au mois de mars pour finir le jour de la Toussaint. Quand les briques étaient à moitié sèches, on les mettait dans les loges. »
en savoir plus
- Lire dans les bulletins du Grahs les articles de Frédéric Auger et Joë l Lépine « Un malaxeur d’argile, mu par un cheval, à la tuilerie de la Bardellière à Souesmes (L-et-C), au début du XXe siècle »,
- dans La Sologne et son passé 51, et « Évolution et fonctionnement d’une briqueterie de Sologne aux XIXe et XXe siècles   : Montevray à Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher) » dans le hors-série « Les briqueteries-tuileries de Sologne » à paraître en septembre.
Les bulletins du Grahs sont disponibles par abonnement et en vente dans certaines maisons de la presse et au local de l’association, 14, rue de Beauce à Lamotte-Beuvron, ou sur le site internet : www.grahs.1901.org
Voir en ligne : L’article original sur la NR
Mots clés : Brique , Histoire et histoires
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Georges Fraysse est parti...mercredi 2 mai 2012
Le doyen du village de Carennac, Georges Fraysse nous a quittés. Ses obsèques ont eu lieu le mardi 24 avril. Créateur du musée des arômes et des alambics à Carennac, l’association continuera on œuvre en ouvrant le musée tous les dimanches après-midi et les jours de marché pendant la saison estivale.
Georges Fraysse (né en 1920) est mort dans sa 92e année. Enfant du pays originaire de Carennac, technicien agricole dans un premier temps, il a planté de la lavande, du romarin, des roses, sur le Causse… pour en extraire les essences et huiles essentielles par la distillation dans le vieil alambic de son musée. Georges s’est aussi intéressé de très près à la prune reine Claude de Carennac et à sa promotion, et surtout à la trufficulture en plantant chênes verts, pins d’alep et autres noisetiers.
Il est même devenu président de la Fédération trufficole de Midi-Pyrénées.
Ce fidèle supporter de l’équipe de foot du village est aussi à l’initiative de la création de l’Office de tourisme de Carennac avec Jeannine Dumas.
Humaniste, esprit vif et presque avant-gardiste, cet homme encore très actif, forçait le respect de tous.
Touristes et villageois ne le verront plus dans son antre chargée d’effluves exhalées par des essences précieuses, et beaucoup le regretteront.
Voir en ligne : L’article sur le site de la Dépêche du Midi
Mots clés : 46-Carennac , Histoire et histoires
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Les sources en généalogiemardi 17 avril 2012
En lisant l’article de Sophie Boudarel "Comment nommer ses sources en généalogie ?", je me suis dit qu’il serait peut-être bon de faire le point de mon côté sur ce sujet... J’ai découvert cet article par le compte twitter de son auteur : @gazetteancetres
Sommaire
- Qu’est-ce qu’une source en généalogie ?
- Ne pas confondre Source et fichier
- Mais que veut dire "identifier une personne" ?
- Quels sont donc les éléments essentiels permettant de situer une personne ?
- Où trouver ces informations ?
- Quelles typologies des sources ?
- Faut-il publier les sources ou simplement citer la référence de cette source ?
- Comment nommer une source ?
- Où trouver d’autres informations sur le nommage des sources ?
Qu’est-ce qu’une source en généalogie ?
C’est seulement l’origine de l’information. Les sources me servent à identifier les ancêtres de mes petits enfants parce que c’est la raison principale qui m’a poussé à me lancer dans les recherches généalogiques. Mais, pour trouver un ancêtre, il est souvent nécessaire d’explorer des branches un peu parallèles ou voisines. On ne peut donc plus parler seulement d’ancêtres mais des personnes qu la plupart des généalogistes désignent sous le terme générique "individu" (terme qui a amené à l’abréviation INDI pour numéro d’identification).
Ne pas confondre Source et fichier
Evident ? oui. J’enregistre fréquemment le contenu de mes sources dans mes fichiers. Je possède deux types de fichiers :
- fichier des sources justement
- fichier individuel ne contenant que les informations concernant une seule personne. Le contenu de la source n’est pas reproduit deux fois mais dans le fichier de la source sont indiquées les références du fichier individuel dans lequel les informations ont été transférées.
Mais que veut dire "identifier une personne" ?
Une personne c’est d’abord un individu qui a vécu à une certaine époque, qui a donc eu des parents, qui a exercé un ou plusieurs métiers, qui s’est peut-être déplacée, qui s’est sans doute marié(e) ou associé(e) à une ou plusieurs autres personnes, qui, s’il est un ancêtre, a nécessairement eu au moins un enfant qui lui aussi est un ancêtre, ...
Quels sont donc les éléments essentiels permettant de situer une personne ?
- Son nom patronymique tout d’abord (dans la plupart des cas, c’est aussi simplement son nom).
- Son ou ses prénoms dont le premier est généralement le prénom d’usage mais ce n’est pas systématiquement le cas [10].
- sa date et son lieu de naissance [11].
- ses parents : si généralement, il s’agit du père et de la mère, dans quelques cas, il va être de "père inconnu" [12] et plus rarement "enfant sans parents connus" [13]
- sa ou ses professions avec les lieux où elles ont été exercées.
- son mariage (quelquefois plusieurs) et donc un conjoint qui, s’il est un ancêtre, est généralement lui aussi un ancêtre avec une date et un lieu [14].
- ses enfants (dont l’un est nécessairement un ancêtre si lui même en est un [15] !)
- son décès avec une date et un lieu [16]
Où trouver ces informations ?
"... dans les sources" !
Réponse sibylline qui explique bien mieux que tout discours ce qu’est une source.
Quelles typologies des sources ?
Voici celles que j’utilise mais il existe sans doute d’autres types de sources que je ne peux citer puisque je ne les connais pas où que j’ai par ignorance regroupée sous un autre type.
- les actes de l’état civil
- les actes notariés
- les récits des témoins encore vivants
- les écrits des revues et livres historiques
- les sites Internet dont l’objectif principal est de publier des archives généalogiques
- les arbres généalogiques d’autres généalogistes
- ...
Faut-il publier les sources ou simplement citer la référence de cette source ?
En débutant, je m’étais lancé sans trop réfléchir (mais je n’avais donc aucune expérience) à publier les informations trouvées. Très vite, c’est devenue ingérable par le volume, par la diversité, par le risque d’outrepasser un droit de copie, ... Je suis passé par l’étape "citation" (publier seulement la partie utile) avant de seulement identifier la source en la nommant. Encore fallait-il, à partir de ce nom pouvoir retrouver la source.
Petit à petit, je suis arrivé à citer la source sans son contenu. J’ai donc dû réfléchir au nommage de mes sources afin de pouvoir les retrouver facilement.
- J’ai commencé par créer des fiches individuelles sur les personnes figurant dans l’arbre généalogique que je gère (principalement pour les ancêtres).
- Dans ces fiches, j’inscris la source : c’est à dire son nom, son origine et son contenu. Lorsqu’elle est référencée dans ma base génalogique, elle est affectée d’un n° reporté ici.
- dans la base généalogique, je n’indique donc que le nom de la source et pas la source elle-même. Elle est affecté d’un n° unique de référence.
Comment nommer une source ?
Pour nommer une source, je me suis alors demandé ce que je souhaitais voir tout de suite comme information : le type de la source et au moins son lieu de provenance [17], une année pour pouvoir la situer dans le temps et les individus principaux cités (un ou deux -mariage par exemple- ou seulement le patronyme quelquefois).
Voici quelques exemples obtenus :
- Acte notarié>1822 Contrat mariage : André FALBET et Maria CASTAIGNÉ
- BMS BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. 28 ILLIERS>1788 mariage : CHATEAU Hilarion & GROSSET Marie Louise
- Courriel>Josiane Fourcot
- Etat civil 41 LANCE>1895 décès : MOYER Marie Louise
- Récit : Denise et Simone racontent...
- Web-arbre>GUIGNARD Géraldine
- Web-site>FranceGenWeb
- ...
La totalité des noms des sources utilisées dans la ma base de données généalogiques est consultable : Les sources de Malibele
Où trouver d’autres informations sur le nommage des sources ?
- La Gazette des Ancêtres : Comment nommer ses sources en généalogie ?
- Geneawiki : A quoi servent les sources ?
- Genealogie.com : Sources en généalogie
- Geneawiki : Le portail des sources généalogiques
- Wikipedia : Les sources d’information généalogiques
- Avec le moteur de recherche : Google ou Yahoo ou ...
- ...
Mots clés : généalogiste
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