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Ulm cachait un secret de famillemercredi 24 avril 2013
C’est bien de la ville allemande, Ulm, dont il est question ici. Quel rapport généalogique avec ma famille si fortement ancrée dans les dures terres du causse lotois ? Simplement que la généalogie mène à tout et quelquefois permet de découvrir ou de révéler un secret de famille. Et oui, mon oncle paternel , ce parisien si bizarre avait un secret. Non, ce n’est pas celui de se ranger parmi les auvergnats de Paris. Et c’est en le levant qu’une cousine germaine naquit dans cette grande ville allemande alors que nous avions tous deux franchi la barre fatidique des cinquante ans.
J’ai commencé la généalogie il n’y a que relativement peu de temps. Mais un jour d’avril, je reçus un message d’un correspondant allemand m’écrivant en anglais. Juste avant de mettre directement cette missive à la poubelle comme un vulgaire spam qu’elle semblait être, je pus lire "Fernand Bouat". Mon nom écrit correctement par un inconnu qui semblait de plus faire référence à mon oncle décédé depuis quelques années ? Intrigué, je pris le temps de lire ce court message et je répondis à cette "bouteille à la mer". Ma réponse plutôt concise et prudente disait simplement que j’avais eu un oncle qui s’appelait ainsi mais que je n’avais jamais entendu parler qu’il soit allé en Allemagne. Presque par retour de courriel, je reçus de plus amples explications et quelques photos. Je reconnus bien mon oncle mais je n’avais jamais su qu’il avait fait du ski ! Et qui plus est en Forêt Noire ! J’appris donc que s’il s’agissait bien de la même personne, mon oncle avait séjourné en Allemagne et qu’il était... le grand-père de mon correspondant !
Cette fois-ci ma curiosité était comme violemment attisée par un fort courant d’air d’origine encore un peu mystérieuse. J’allais donc auprès de la source qui me semblait la plus judicieuse pour vérifier cette information : le frère de cet oncle, mon père. Il me confirma d’abord que Fernand avait bien fait un séjour en Allemagne au début des années cinquante dans le cadre de son service militaire. Il avait prévu d’y revenir mais, s’étant marié "un peu en urgence" (euphémisme pour dire que ma cousine "était en route"), il avait repris son ancien métier de coiffeur à Aurillac. Cet oncle m’était toujours paru un peu bizarre, avec des idées personnelles étonnantes. J’informais donc mon père du contact qui venait de s’établir avec l’Allemagne. Il m’apprit alors que Marcel, un des meilleurs amis de mon oncle et que je connaissais bien, devait pouvoir être plus précis. En effet, bien que très gêné au début, il finit par consentir à me dire que mon oncle savait qu’il avait une autre fille en Allemagne. Je contactais alors ma cousine et l’informais prudemment qu’elle avait vraisemblablement une demi-sœur ! Elle m’appris alors qu’elle avait des photos que son père avait ramené en souvenir de son séjour en Allemagne. Elle me présenta alors la même photo de mon oncle sur une paire de skis... ! Elle avait trouvé ses photos dans une boîte à chaussures après le décès de son père.
J’informais donc ma nouvelle cousine de l’aboutissement de la recherche de son père et de la confirmation que mon oncle était bien son père.
Pour moi, le plus dur restait presque à faire : informer les autres membres de la famille. Pas facile de ramener à la lumière un secret qui avait été particulièrement bien gardé. D’autant qu’une tante particulièrement exécrable sur certains côtés a toujours refusé, comme je m’y attendais, de reconnaître ce nouveau cousinage. Elle ne m’a alors plus adressé la parole depuis !
J’ai découvert à ce moment là qu’une famille qui semblait bien s’entendre pouvait avoir des divergences importantes et que dévoiler un secret de famille, était, comme je m’en doutais un peu révélateur des personnalités.
J’avais entendu dire qu’il arrivait fréquemment que les recherches généalogiques amenaient la révélation de tels secrets mais vivre soi-même cette révélation, qui plus est en étant l’un des acteurs principaux, était alors une situation nouvelle. Depuis, j’ai trouvé un autre secret, un peu plus ancien mais nettement plus proche du berceau familial. Je n’en ai pas encore fait état n’ayant pas de preuves présentables à la famille mais j’ai eu confirmation très récemment que ce nouveau secret existait bel et bien. Mais, là, il me faudrait faire appel à la généalogie génétique pour confirmer ce qui, pour moi, n’est plus une hypothèse mais une nouvelle piste de recherches.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013 , D-Ulm
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Transférer les données via la norme GEDCOMmardi 23 avril 2013
Transférer ses données est la première chose que tout généalogiste un peu informaticien et un tant soit peu "partageux" aura envie de faire, aura besoin de faire.
Au début, c’est un vrai casse-tête. Surtout si les fichiers informatiques et leur codification ne sont pas familiers (et c’est généralement le cas). Quand, même l’informatique n’est pas encore familière, le chemin reste encore long à parcourir avant de ne plus se contenter d’utiliser des "recettes" toutes faites et les procédures méticuleuses à suivre pas à pas sans vraiment toujours comprendre le"pourquoi ?" et même le "comment ?".
Les Mormons (Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours) ont inventé, afin de pouvoir baptiser l’humanité toute entière, la norme gedcom (" GE nealogical Data COMmunication" pour "Communication des Données Généalogiques") : les évènements familiaux, les familles et les individus qui les composent y sont décrits dans des champs prédéfinis. Cette norme, utilisable manuellement, n’est pas très parlante pour l’utilisateur "lambda". Elle a été créée plutôt pour faciliter les échanges entre les logiciels de généalogie. Malgré les versions successives (à ce jour c’est la version 5 qui sert de référence [1]), aucun logiciel ne respecte vraiment cette norme et les Mormons eux-mêmes ont plutôt tendance à l’interpréter. Une page relativement abordable et en français est accessible en ligne : "Tout sur le format gedcom".
Il reste néanmoins que transférer sa généalogie d’un logiciel à un autre nécessite de passer par ce fichier GEDCOM aussi "interprété" soit-il. A moins de tout faire manuellement... mais c’est un travail fastidieux que peu de généalogistes entreprennent dès que leur nombre d’individus atteint une valeur conséquente. Voilà donc la raison, quoiqu’ils en disent et au-delà de l’habitude prise, qui font qu’ils ne changent qu’extrêmement rarement de logiciels. Par contre, un généalogiste qui débute une généalogie a tout intérêt à essayer plusieurs logiciels tant que ses recherches restent dans une limite raisonnable pour une éventuelle saisie manuelle.
Par contre transférer une généalogie d’une machine informatique à une autre ne pose guère de problème tant que le logiciel utilisé est le même (et dans la même version !) puisque chaque logiciel dispose de ses propres sauvegardes de sécurité ou de transfert.
J’ai utilisé, à mes débuts, divers logiciels de PAF à webtrees (plus d’une dizaine). Si maintenant, je n’utilise plus que le dernier cité, c’est surtout parce qu’il est gratuit (logiciel libre), qu’il existe une communauté internationale relativement active, que les fonctions de recherche sont très puissantes et qu’il est basé sur une base de données libre elle aussi... Mais, soyons honnêtes, ce sont les critères qui ont dicté le choix, le maintien de ce choix n’étant quant à lui que lié à la trop grosse entreprise que nécessiterait à la fois le transfert vers un autre logiciel et la remise en cause des habitudes prises. Le fichier GEDCOM généré par ce logiciel est bien sûr réutilisable avec d’autres logiciels mais de nombreuses fonctionnalités sont alors soit mal interprétées soit incomprises. C’est vrai quel que soit le changement de logiciel envisagé. Je suis donc fidèle à webtrees mais c’est aussi parce que j’ai été l’un des premiers contributeurs au wiki en français d’aide et d’entraide autour de ce logiciel. (L’URL était
http://wiki.webtrees.net/fr:Accueil)Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013 , gedcom
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3 petits tours (des généalogistes)La généalogie est-elle une mode ou un fait de société ?
dimanche 21 avril 2013
"3 petits tours et puis s’en vont" dit la chanson enfantine. Depuis que les arbres généalogiques sont mis en ligne, j’ai bien l’impression que beaucoup de généalogistes font ces trois petits tours avant de disparaître. Certains appellent ça un "effet de mode". D’autres parlent de cette irrépressible envie du "retour au source" qui amène très vite, trop vite, à atteindre les limites des compétences du généalogiste en herbe. Peut-être que le principe de Peter (Selon ce principe, « tout individu tend à s’élever jusqu’à son niveau d’incompétence ») appliquée à la généalogie a un effet bien plus rapide ?
De mon côté, je crois plutôt que les contemporains qui se lancent dans la reconstitution familiale recherchent quelque chose sur eux même. Cet élément, ils ne le trouvent pas ou ne le perçoivent pas assez vite et leur motivation alors s’estompe tout aussi vite.
Si j’en crois Jean-Louis Beaucarnot (La généalogie : depuis quand cette mode ? article non daté) la question ne se pose plus puisqu’il ne s’interroge que sur sa genèse et sa durée. Jusqu’en 1968, cela n’aurait été qu’un passe-temps de notables qui disposaient du temps et des compétences. Depuis 1968, ce serait la médiatisation (à laquelle il aurait beaucoup contribué) qui aurait créé cet effet de mode. Je ne suis pas certain que les RTT aient beaucoup apporté (ces temps ont plutôt été utilisés par les "déjà généalogistes") mais par contre l’accessibilité de l’état civil par Internet y est sûrement pour beaucoup. Non pas par le fait de trouver facilement (ce n’est vrai qu’au début des recherches généalogiques), mais plutôt par l’apparent anonymat que semble donner la consultation des actes en ligne : le généalogiste qui débute ne se sent pas juger par ses tâtonnements et autres errements (et ne passe donc plus après les autres parce qu’il peine à exprimer sa demande dans les règles administratives et/ou techniques).
Par contre, je suis complètement d’accord avec Jean-Louis Beaucarnot quand il affirme que l’avenir de la généalogie est "exponentiel" !
Mais alors, comme toute mode, cela va passer ? Ou alors, ce n’est plus une mode mais une activité pratiquée et reconnue comme le football, la philathélie ou les séjours à l’étranger ? Pour certains, la généalogie peut aller bien plus loin et être considérée comme une science. Généaservice affiche ainsi "La généalogie est une science dont la finalité est l’étude objective et exhaustive des ascendances et des descendances des individus, de leurs rapports de parenté, de leurs particularités physiques, intellectuelles et morales et de leurs biographies privées et publiques." (dans la généalogie article non daté). Rien de moins ! Il paraît que 61% des français s’adonneraient à cette "mode" (en 2012) selon Plus belle la vie (dans La généalogie, ça intéresse...- mercredi 9 janvier 2013).
Se lancer dans la généalogie familiale se révèle la plupart du temps passionnant mais cela nécessite beaucoup de patience et surtout beaucoup de persévérance, tout le monde le dit et l’écrit mais aussi beaucoup de motivation, de l’organisation et de l’ordre. Ces deux derniers éléments s’avèrent très vite indispensables et se mettent en place d’eux-mêmes si les premiers existent.
La généalogie n’est plus une mode, c’est maintenant un fait de société.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013
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Rocamadoursamedi 20 avril 2013
"Lous oustals sul riou, las gleysos sus oustals, lous rocs sus las gleysos, lou costel sus lous rocs." Il paraît, d’après Ernest Rupin ("Rocamadour, étude historique et archéologique", 1904), que c’est ainsi que les amadouriens (les habitants de Rocamadour) décrivaient leur village de moins de 400 âmes à l’époque.
Qui n’a jamais entendu parler de ce village aux maisons sur la rivière, aux églises sur les maisons, aux rochers sur les églises, au château sur les rochers ? Qui ne connaît pas cet illustre village accroché à sa falaise et son pèlerinage créé de toutes pièces ? Qui n’a jamais entendu cette chanson erronée faisant allusion à une grotte inexistante ? Mais qui connaît les environs de Rocamadour ? Qui connaît le hameau de Lafage par exemple, ce minuscule village caché au bout de sa route ? Pourtant, c’est le berceau depuis le 16ème siècle de ma famille maternelle. C’est là que j’ai découvert la beauté de la nature en y passant mes premières vacances loin de mes parents. C’est là que j’ai eu mon premier étonnement face aux expressions populaires. C’était le gardien-guide du château qui annonçait sur les remparts cette "rivière de l’Alzou qui coule à sec dans la vallée." Je me suis longtemps demandé comment une rivière pouvait sans eau...
La commune de Rocamadour a moins de mille habitants. Pourtant au Moyen-Âge, c’était, paraît-il, plus de vingt mille personnes qui vivaient sur la commune ! J’ai relu ma source tellement cela me paraît incroyable ! Mais où logeaient-ils tous ces gens ? Je pense néanmoins que l’auteur a confondu les habitants et les pèlerinages car j’ai retrouvé chez d’autres auteurs ce nombre de pèlerins.
Je ne vais pas faire une monographie de plus sur Rocamadour. Il y a des auteurs bien plus compétents qui ont fait ça depuis longtemps (ou d’autres qui le font encore). Tout ce que je peux dire ici, c’est que Rocamadour a environ mille ans. Bien sûr, certains vous parleront de saint Amadour, de cet ermite qui vivait peut-être au premier siècle après Jésus-Christ mais c’est toujours une hypothèse toujours controversée. Certains des opposants les plus virulents vont jusqu’à dire que cet Amadour n’a jamais existé et que ce n’était sans doute qu’un ermite solitaire. Les partisans les plus convaincus oublieront qu’il y a une bonne part de légende et vous diront qu’on a retrouvé son corps en 1166 parfaitement conservé.
Mais quelle est la vérité ? Il semble que les partisans des deux autres théories qui ont un temps régné, aient à peu près abandonné la partie. L’une prétendait qu’il s’agissait de Zachée mais ce Saint vivait dans l’Indre à Levroux (ce sont ses actions efficaces contre la lèpre qui auraient donné son nom à cette ville). Une autre hypothèse, plutôt abandonnée elle aussi, fait allusion à Saint-Amateur, l’évêque d’Auxerre mais il a été inhumé dans sa ville.
Mon but est autre : celui d’amener mes lecteurs à être simplement prudent sur les origines d’un lieu. Pour le site remarquable de Rocamadour, sur lequel ont porté de très nombreuses études, subsistent toujours des doutes . Alors, imaginez avec un site peu connu, cas le plus fréquent. Son histoire racontée par un amateur passionné va être encore plus difficile à vérifier. Et de toutes façons, il ne faut pas oublier que les interprétations évoluent : même les historiens font des progrès dans leurs démarches d’investigation, la science elle aussi avance et permet de faire de nouvelles découvertes. Quand on sait que même en sciences, il existe toujours un doute même sur les certitudes les plus ancrées.
C’est d’ailleurs mon passé scientifique et toutes les évolutions des théories qui font que j’ai retenu comme adage personnel, comme slogan individuel cette phrase lue quelque part lorsque j’avais une douzaine d’années : "le doute est ma seule certitude." Dernier exemple... J’ai rencontré, un jour, un historien qui m’a dit que l’origine du nom de ma commune "Carennac, venait de la forme en carène des coques de bateaux parce que les anciens toits de Carennac avaient cette forme." J’ai fini par trouver un toit avec cette forme et j’ai réussi à en prendre des photos avant sa démolition : la charpente était faite de planches assemblées sans poutre ! Mais est-ce pour autant l’origine du nom de Carennac ? je n’en sais rien.
Mots clés : villes et villages , 46-Rocamadour , généalogiste , Lot (46)
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Le Quercyvendredi 19 avril 2013
Le Quercy, une région contrastée, au riche passé historique, géographiquement étonnante, géologiquement truffée de grottes mais aussi au sol producteur de truffes, beau mais mystérieux et même quelquefois inquiétant.
Quercy. Un nom que j’ai utilisé lorsque j’étais cibiste : "Quercy quatre unité". Nostalgie d’un pays que j’ai quitté très jeune, vers 15 ans, quittant pour la première fois ma famille, prenant le train pour la première fois, entrant en pension (et pour de longues périodes) pour la première fois. J’ai rêvé d’y retourner. J’en rêve encore quelquefois mais je sais que, là-bas aussi, je serai un étranger : j’y aurai "l’accent pointu" des gens qui ont franchi le limousin. ici, je suis un étranger parce que j’ai toujours une petite pointe de l’accent de mon sud-ouest natal (les gens d’ici disent â"l’accent du midi"). Maintenant, je suis partout un étranger.
Le Quercy c’est une ancienne province française dont les limites dépassaient le département actuel du Lot. Pourtant à sa création, ce département occupait la quasi totalité de l’ancienne province et c’est la création du Tarn-et-Garonne qui excentra sa capitale vers le sud. Autrefois, avant la province Quercy, c’était le peuple Cadourques ou Cadurques qui occupait le territoire. Je suis donc très certainement un descendant direct de ces fameux cadurques puisque mes ancêtres n’ont jamais quitté le causse de Gramat (je suis le premier, pour une fois...).
Au début du XIIIe siècle, l’une des plus grandes villes du Quercy est celle du berceau de la branche maternelle qui n’a jamais quitté son territoire : Rocamadour. Cette ville comptait plus de vingt mille habitants ! Sûrement une confusion de l’auteur entre habitants et pèlerins... (Elle en compte moins de cinq cents aujourd’hui... mais fête un jubilé : mille ans de pèlerinage !) "L’hérésie cathare" est alors combattue et la croisade des Albigeois s’abat avec une grande violence en Quercy. A la fin du XIIIe siècle et pendant presque tout le XIVe siècle, le Quercy est... anglais. C’est peut-être un atavisme résistant qui fait que je suis aussi nul dans la pratique de cette langue ? Allez savoir...
A la fin du XVIe, avec la réforme, le Quercy subit les fureurs paysannes. Qui n’a pas entendu parler des croquants ? C’est à cette époque que remonte mes plus lointains ancêtres lotois identifiés. Tout de même. Serais-je un descendant de croquant ?
Le Quercy comprend deux grandes vallées : celle du Lot au sud et celle de la Dordogne au nord. le reste est occupé par les causses de calcaire. Entre les rivières Lot et Dordogne s’étend le plateau très sec du causse de Gramat. Comment mes ancêtres ont-ils pu vivre là, avec une eau inatteignable (trop profonde ou trop éloignée), cultivant des sols très caillouteux à la couche de terre extrêmement faible ?
Le Quercy a donné le département du Lot qui a quelque peu été redécoupé. Baptisé un temps "Terre des Merveilles", le Lot a un très riche patrimoine et comme le dit le nouveau slogan avec "une surprise à chaque pas". Il n’est donc pas étonnant que quelques quercynois soient devenus d’illustres personnages : Clément Marot le poète, Léon Gambetta le républicain farouche, Jean XXII, ce pape qui s’appelait Jacques Duèze quand il naquit à Cahors vers 1244, le roi napoléonien de Naples Joachim Murat, né à Labastide et fils de simples aubergistes, Jean-François Champollion, l’égyptologue mais aussi Charles Boyer le séducteur d’Hollywood né à Figeac, Charles Dumont le chanteur auteur pour Edith Piaf, Françoise Quoirez, née à Cajarc, plus connue sous son nom de plume Sagan, Maurice Faure le radical cadurcien, le rugbyman cadurcien lui aussi Denis Charvet (il y en a pour tous les goûts). D’autres y sont venus s’installer et peut-être y chercher l’inspiration : Pompidou, le chef d’état à Cajarc, Louis Malle le cinéaste à Lugagnac, Nino Ferrer à Montcuq.
Mais, pour moi, les deux personnes les plus importantes du Quercy ce sont mes parents : elle est née dans un hameau tout près de Rocamadour , il est né dans un hameau tout près de Padirac. Ils ont beaucoup sacrifié pour que je devienne celui que je suis. Merci à eux même s’il m’arive quelquefois de regretter le chemin que j’ai dû prendre.
Mots clés : généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2013
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Les prénomsjeudi 18 avril 2013
Et dire qu’il n’y avait que les prénoms avant l’invention des patronymes ! Connaissez-vous l’histoire des prénoms ? En France, ils apparurent vers le XIIe siècle et les premiers prénoms "officiels" furent alors le nom de baptême du saint du jour de naissance.
Je ne vais pas refaire ici une énième histoire des prénoms. Pour ceux que cela intéresserait, je recommanderai deux sites parmi ceux que j’ai visités :
– Histoire des prénoms, site basé sur les données saisies par geneanet. Leur fréquence, selon les périodes, est significative d’effets de mode même si la méthode statistique est contestable (beaucoup d’individus figurent dans plusieurs arbres généalogiques). Il y a aussi des erreurs : mon prénom, Roland, par exemple, serait fêté le 16 janvier (alors que c’est le 15 septembre). Par contre, j’ai été baptisé avec ce prénom juste au pic de la courbe de ce prénom qui a eu deux périodes favorites pour son attribution à des nouveaux-nés.
– J’aime bien la page Histoire de nos prénoms même si le site tous-les-prenoms.com est plutôt orienté vers le choix d’un prénom par les familles (et donc une accentuation des effets de mode).
Dans l’arbre des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. , les deux prénoms les plus répandus sont Jean et Marie. Rien de surprenant à ça puisque ce sont les deux prénoms les plus fréquents selon les statisticiens. Mais quand c’est toute une lignée agnatique Agnatique Qui relève de l’agnat. Une généalogie est agnatique lorsqu’elle ne prend en compte que les hommes. (Voir aussi Cognat, cognatique). (même patronyme) qui porte le même prénom, les recherches généalogistes doivent impérativement devenir méticuleuses. Surtout quand les deux branches ascendantes de mes grands parents maternels démarrent avec le même patronyme ! J’ai ainsi répertorié plus de cinquante Jean Lasfargues dont une bonne vingtaine parmi mes ancêtres (tiens, si je les comptais un jour...!). Quand ils ont tous vécu dans deux communes voisines, Gramat et Rocamadour dans le département du Lot, vous comprendrez que je me sois pas mal emmêlé les pinceaux à mes débuts un peu trop enthousiastes et pas assez rigoureux. J’ai un mal de chien maintenant à démêler mon écheveau surtout quand on découvre que ce patronyme est le plus répandu justement dans le département du Lot et plus particulièrement sur le causse de Gramat ! Ben tiens, de quoi faciliter mes recherches qui vont sans doute durer très, très longtemps.
Dans l’ascendance de mon épouse, c’est une tradition familiale qui attribuait systématiquement à l’aîné toujours le prénom Denis. Il est un peu moins répandu pensez-vous. C’est vrai mais cette fois-ci c’est le patronyme, LAUNAY, qui, lui, fait partie des patronymes les plus fréquents en France.
C’est certainement la tradition religieuse qui y est pour beaucoup avec cette habitude de donner le prénom du parrain ou de la marraine au nouveau-né. J’ai ainsi plusieurs fois des frères qui portent le même prénom (et même pas un deuxième prénom pour les distinguer).
Comme n’importe quel généalogiste, j’ai très vite pensé que les couples m’aideraient à résoudre les problèmes... C’était sans compter avec la perversité des histoires familiales et sans doute aussi le poids des traditions et la faible mobilité de nos ancêtres. Parce que j’ai plusieurs couples aux deux mêmes patronymes et aux deux mêmes prénoms et dans une commune qui n’a jamais atteint les mille habitants. Là, j’ai un amas de nœuds généalogiques à démêler, nœuds bien plus complexes que l’écheveau de laine de ma grand-mère quand le chat avait décidé de jouer avec.
Les prénoms ce serait donc génial quand ils sont uniques. Même pas parce que cette fois, ce sont les rédacteurs qui, du fait de la rareté du prénom, ne savaient pas nécessairement les écrire correctement. Et je ne parle pas des rédacteurs qui parlaient trop mal la langue locale (je suis d’origine occitane avec la langue occitane comme langue maternelle, ça devient plutôt rare à notre époque). Et les prénoms varient : Pétronille devient Peyronne, Peyronne devient Perrette...
Les prénoms me donnent donc, eux aussi, du fil à retordre. Plusieurs fois.
Compléments :
La revue Marianne s’intéresse aux prénoms difficiles à porter, Merci à Anne (@MemoireVive) pour avoir publié ce lien.
Dans le cadre du challenge de A à Z, Fabrice, quant à lui, s’est intéressé aux prénoms uniques dans une famille.
Toujours dans le cadre du challenge de A à Z, Cyril s’est intéressé aux prénoms rares comme Fleurentine ou Frumence .
MAJ : 31/10/2025 (liens vérifiés... et corrigés)
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013
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A la recherche de nos Originesmercredi 17 avril 2013
La recherche des origines est, paraît-il le moteur de tout généalogiste. Je ne suis pas très sûr qu’il faille généraliser trop vite.
je crois plutôt qu’il s’agit souvent de mettre en œuvre la célèbre maxime que Voltaire met dans la bouche de candide "connais-toi toi-même".
Si la généalogie est, par définition, la recherche de l’origine d’une personne ou d’une famille, beaucoup de généalogistes ne recherchent que la filiation comme de simples collectionneurs d’ancêtres. Mais les plus passionnés s’intéressent très vite à l’environnement de leurs ancêtres, que cet environnement soit historique (à minima), géographique, humains, naturels, politiques... Bien sûr, nous ne parlerons pas ici des généalogistes professionnels (et donc pas du tout des généalogistes successoraux) qui œuvrent à la place des intéressés.
Certains généalogistes vont se limiter uniquement à leurs ascendants (généalogie ascendante) ou aux descendants d’une personne (généalogie descendante), d’autres étudient davantage leur nom de famille et se contentent donc de ceux qui transmettent ce patronyme (c’est la lignée agnatique Agnatique Qui relève de l’agnat. Une généalogie est agnatique lorsqu’elle ne prend en compte que les hommes. (Voir aussi Cognat, cognatique). ) ou à l’inverse de ceux qui ne transmettent pas ce patronyme (il s’agit cette fois de la lignée cognatique cognatique Qui relève du cognat. Une généalogie est cognatique lorsqu’elle ne prend en compte que les femmes. (Voir aussi Agnat, agnatique). ). Et puis, il y a le plus grand nombre dont je fais partie, les généalogistes qui ne se limitent pas beaucoup.
La source principale de leurs informations est bien vite les fonds d’archives et pas seulement de l’état civil. mais nombre d’entre eux veulent connaître la vie de leurs ancêtres. C’est leur passé, notre histoire personnelle et notre environnement qui font ce que nous devenons jour après jour.
Les généalogistes présentaient presque toujours leurs découvertes sous forme d’arbres généalogiques très secs même s’ils ont de nombreuses branches et beaucoup de feuilles. Avec l’avènement des technologies modernes, ils associent souvent un site ou un blog (voire les deux) afin d’afficher leurs découvertes généalogiques et l’environnement des ancêtres qu’ils ont découverts.
Certains, de nos jours, s’orientent vers la généalogie génétique depuis que certains laboratoires situés surtout aux États-Unis proposent ces tests. Interdit en France, la généalogie génétique existe quand même avec quelques ethnologues ou anthropologues qui travaillent sur les populations. C’est ainsi que, dans un village proche du mien, une variation génétique (terme très pudique) a été découverte dans la population autochtone. Elle serait due à l’environnement biologique dans le passé : la Sologne, avant d’être une région d’étangs, de forêts et de chasse au grand gibier, était une zone très marécageuse qui amenaient ses habitants à contracter fréquemment certaines maladies liées à cet environnement hostiles. D’ailleurs certains prétendent que leur surnom, "ventres jaunes" , viendraient de là.
La généalogie va continuer d’évoluer et peut-être qu’un jour, toute la population sera répertoriée, un peu comme en Islande (mais là-bas, le but est d’éviter la consanguinité).
MAJ : 01/11/2025 (relecture)
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013
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Normalisation et NomenclatureGénéalogie et standardisation
mardi 16 avril 2013
En me mettant à la généalogie, je ne savais pas que je retrouverai très vite ces deux mots que j’utilisais fréquemment dans mon ancienne profession.
Normalisation : ce terme de linguistique est maintenant couramment employé pour décrire l’élaboration des règles tendant à définir les usages d’une norme. Le terme de standardisation serait donc plus approprié. Un autre mot très proche ne doit pas être confondu : normation. Mais ce dernier reste dans le domaine des spécialistes qui souhaitent confronter l’utilisation courante et la norme afin de mieux comprendre (ou d’améliorer la standardisation ou de rapprocher cette dernière des usages réels).Nomenclature : ce terme désigne une liste de références dans un domaine précis. Ce mot vient de l’esclave nomenclator qui annonçait les plats. Le nomenclateur n’est pas l’auteur d’une nomenclature mais c’était une personne qui rappelle discrètement à un candidat aux élections le nom des gens qu’il rencontre. Il paraîtrait que cette fonction, très discrète, existerait toujours...Alors
pourquoi parler de normalisation et de nomenclature en généalogie ? Tout simplement parce qu’avec l’avènement des logiciels en généalogie, les programmeurs ont besoin d’une standardisation afin de faciliter l’interaction entre ces outils. Mais la normalisation pèse (ou devrait peser) aussi sur certaines données utilisées par les généalogistes. En particulier, il existe une normalisation pour l’écriture des noms de lieux mais aussi pour la saisie dans une base de données généalogiques. Si la première est utilisée (par ceux qui la connaissent) la seconde est fréquemment adaptée par les programmeurs aux spécificités de leur logiciel ou à des choix plus ou moins judicieux. Quant aux utilisateurs, ils font souvent "comme ils le sentent..." ! Pour illustrer mon propos voir la standardisation du site FranceGenWeb.
Et puis qui n’a jamais entendu de la norme GEDCOM ? La version 5 est en œuvre [2] mais, elle aussi, semble subir des adaptations plus ou moins sauvages, plus ou moins utiles. Chacun y va de ses besoins personnels ou spécifiques et le fameux "fichier .ged" passe quelquefois très mal d’un logiciel à un autre.
Quant à la nomenclature, chacun aura deviné que notre liste d’ancêtres ou d’individus rattachés à nos branches généalogiques n’est en fait qu’une simple nomenclature. Chacun a la sienne. Les Mormons visent peut-être à une nomenclature universelle avec leur entreprise mondiale d’inventaire de tous les individus mais ils ne sont pas "au bout de leur peine"...
MAJ : 01/11/2025 (relecture & vérification des liens)
Mots clés : généalogiste , réfléchir , challengeAZ-2013
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Miers, Montvalent, Magnagues ou une petite histoire des communes françaiseslundi 15 avril 2013
Ce sont les noms de trois villages très proches les uns des autres et qui contiennent une très grande part de mon histoire généalogique paternelle. Si Miers et Montvalent sont des communes du département du Lot, Magnagues a bien été une paroisse mais a depuis le XVème siècle été associée ou incluse dans la commune de Carennac.
Corinne62, dans son blog, présente Magnagues ainsi : "Le petit village de Maniagues son clocher reste dans l’horizon des promeneurs de la plaine, un point de mire mystérieux qui donne un désir d’en savoir plus."
Elle explore donc un peu l’histoire du village et écrit : "...point de vue féodal, le doyen de Carennac, vassal de Gramat, n’était pas seigneur de Maniagues. C’était les barons de Gramat, qui avaient cette seigneurie et qui l’aliénèrent peu à peu. Eléazar d’Aigrefeuille vendaient en 1419 à certains habitants de Carennac tous ses droits sur le lieu et la juridiction de Maniagues, se réservant néanmoins l’hommage plus une paire d’éperons dorés de droit d’acapte à chaque mutation de seigneur. On ne sait pas à quelle date ni de quelle façon la possession de Maniagues revint aux premiers suzerains, les vicomtes de Turenne. Ce changement s’effectua vers la fin du 15ème siècle. En 1488 l’hommage est rendu au vicomte par noble homme François du Boy seigneur de Maniagues en Quercy." Je ne sais d’où elle tire ses renseignements [3] mais comme elle cite mon patronyme (Bouat ou Bois ou Boy ou ...), je n’ai pas résisté au plaisir.
Je ne vais donc pas raconter une nouvelle fois l’histoire de mon village natal. Mais cet article sera pour moi l’occasion de dire que, comme pour les départements, les communes ont une histoire et ont varié dans le temps quel que soit le département. Pour suivre le nom des communes, j’ai rédigé deux articles en guise de mémorandum personnel. L’un à propos des communes du département du Lot (Les anciennes communes du Lot) et l’autre à propos de celles du Loir-et-Cher (Les anciennes communes du Loir-et-Cher) parce que ce sont les deux départements dans lesquels je "farfouille" le plus lors de mes recherches généalogiques [4].
Du seul point de vue historique, les communes furent créées le 12 novembre 1789. Elles remplacèrent les paroisses mais aussi les seigneuries et les communautés taillables (impôts), structures qui se superposaient et s’entrecroisaient sans réelle distinction. Les paroisses étaient les plus proches des communes et elles ont donc plus ou moins continué à fonctionner mais elles étaient naturellement très orientées vers la religion catholique prédominante. Pourtant, dans quelques départements comme celui de l’Aveyron, ce sont les communautés fiscales qui étaient structurellement les plus proches des communes révolutionnaires.
D’un point de vue administratif, les communes sont les seules structures à gérer l’état civil et le cadastre. Des quarante-et-un mille communes créées sous la Révolution, il ne subsiste qu’un peu plus de trente-six mille communes actuellement [5] mais la population varie de plus de deux millions à moins de cinquante habitants. De plus, l’Allemagne à la population plus importante que la France en compte trois fois moins. On peut prédire sans grand risque de se tromper, qu’un jour, la construction européenne harmonisera tout ça. Des modifications très ponctuelles sont mises en œuvre ici ou là comme par exemple un changement de département, une fusion de communes et même une création (re-création devrait-on dire) avec Rosoy (mais elle n’a en fait "disparu" que pendant 35 ans).
Pour ceux qui seraient intéressés par une histoire plus complète, consulter l’encyclopédie Wikipedia : Commune (France)
Mots clés : villes et villages , généalogiste , 46-Magnagues , réfléchir , challengeAZ-2013
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Magnagues au XVème sièclelundi 15 avril 2013
Magnagues a bien été une paroisse mais a depuis le XVème siècle été associée ou incluse dans la commune de Carennac.
Corinne62, dans son blog (blog malheureusement disparu), présente Magnagues ainsi : "Le petit village de Maniagues son clocher reste dans l’horizon des promeneurs de la plaine, un point de mire mystérieux qui donne un désir d’en savoir plus." Elle explore donc un peu l’histoire du village et écrit encore : "Au point de vue féodal, le doyen de Carennac, vassal de Gramat, n’était pas seigneur de Maniagues. C’était les barons de Gramat, qui avaient cette seigneurie et qui l’aliénèrent peu à peu. Eléazar d’Aigrefeuille vendaient en 1419 à certains habitants de Carennac tous ses droits sur le lieu et la juridiction de Maniagues, se réservant néanmoins l’hommage plus une paire d’éperons dorés de droit d’acapte à chaque mutation de seigneur. On ne sait pas à quelle date ni de quelle façon la possession de Maniagues revint aux premiers suzerains, les vicomtes de Turenne. Ce changement s’effectua vers la fin du 15ème siècle. En 1488 l’hommage est rendu au vicomte par noble homme François du Boy seigneur de Maniagues en Quercy." Je ne sais d’où elle tire ses renseignements (sources non citées mais je crois que cela vient peut-être de mon site personnel - Histoire d’un village : Magnagues - sur lequel les sources sont bien présentes) mais comme elle cite mon patronyme (Bouat ou Bois ou Boy ou ...), je n’ai pas résisté au plaisir de la citer.
Mots clés : généalogiste , villes et villages , 46-Magnagues
lorand.org

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