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Classement de mes documents généalogiquesmercredi 6 novembre 2013
Mes documents généalogiques, ce sont les “fameuses†sources mais je préfère utiliser le terme “documents†beaucoup plus générique et signifiant à mes yeux. Depuis que j’ai décidé de les citer systématiquement, je passe beaucoup de temps à retrouver tous ceux que j’ai omis en débutant. Et comme au début, on trouve beaucoup d’informations (surtout depuis l’accès via la toile d’araignée mondiale)… Il m’est donc apparu nécessaire que je fasse le point.
Un document est toujours “reliable†(je ne suis pas certain que ce mot existe) à un lieu, un individu ou une famille (dans ce cas, il est souvent relié à un couple mais pas toujours). Avec la publication des arbres en ligne et les nombreux sites de généalogie, on trouve maintenant des “sources†qui se réfèrent à plusieurs lieux et/ou plusieurs individus. Il est toujours possible d’extraire les données et de les répartir à bon escient. Outre que ce travail est fastidieux, il n’est pas toujours utile car de nombreuses données ainsi collectées ne concernent pas les recherches généalogiques en cours. Voici donc …
Mon système de classement des documents généalogiques
Les documents collectés sont tous numérisés. Ils sont classés dans cinq dossiers sur mon disque dur (sauvegarde périodique sur disque dur externe) :
- les fiches individuelles : elles sont classées à leur tour selon l’initiale du patronyme de référence. Un sous-dossier est créé dès qu’existent au moins 3 fiches avec le même patronyme. Leur nom est constitué par le patronyme puis les prénoms puis une référence numérique en deux fois six chiffres : la première série concerne la numérotation sosa et la seconde le numéro d’identification dans ma base de données (le n° indi du premier gedcom le contenant). Il arrive parfois que la numérotation change (découverte d’une erreur ou fusion d’enregistrements mais comme c’est plutôt rare, cela ne pose pas un gros problème de renuméroter : simple discipline dans ce cas).
- Les fiches familiales (en cours de [re]constitution) : il s’agit d’un fichier par famille afin d’alléger les fiches individuelles qui ne contiennent alors qu’un lien vers la fiche familiale plutôt que la totalité des renseignements. Ces fiches évitent aussi de dupliquer les informations dans deux fichiers différents. Leur nom reprend les noms des membres du couple chef de famille.
- Les sources par lieux : elles sont classées par n° de département, puis par commune puis par type (bms BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. , état civil, recensements, associations locales…). Il sera toujours possible de commencer par des regroupements par pays si mes ancêtres quittent la France (il y a de moins en moins de chances par contre, les descendants ça n’est pas la même chose). Les fichiers sont la plupart du temps des images (format jpg ou pdf pdf Portable Document Format. C’est un langage de description de pages créé par la société Adobe Systems afin de préserver la mise en forme d’un fichier définie par son auteur, quels que soient le logiciel, le système d’exploitation et l’ordinateur utilisés. , quelquefois des fichiers texte doc ou odt) et leur nom commence par l’année de référence suivi de la cote (cette dernière commence par AD AD Archives Départementales lorsqu’il s’agit d’Archives Départementales). Un outil de recherche est annexé dans le dossier racine de chaque commune : il s’agit d’un classeur de 2 feuilles de calcul regroupant les données recueillies et/ou prises en compte (ce sera le sujet d’un prochain article : “Le tableur comme outil principal de mes recherches généalogiques†ou quelque chose comme ça).
- les web-arbres : terme générique créé pour regrouper les fichiers contenant les informations recueillies dans les arbres publiés sur la toile. Le fichier (pas son nom mais son contenu) commence toujours par le n° de la source dans mon logiciel de généalogie quand cette source y est répertoriée. Ils me rendent de grands services mais, chacun interprétant à sa manière les informations recueillies, les données y figurant sont des pistes de recherche. Je les enregistre tout de même et tente de les recouper avec d’autres sources d’informations plus “officielles†. La structure des informations de ces pages respecte des règles de présentation que je m’impose mais aussi un minimum d’éthique (ce sera le sujet d’un prochain article là aussi : “Récupérer les données des arbres en ligne†ou quelque chose comme ça).
- les web-sites : autre terme générique créé pour regrouper les fichiers contenant les informations recueillies sur les sites web autres que les arbres généalogiques. Là aussi, les données recueillies sont autant de pistes de recherches aux données toujours à vérifier. Un fichier est créé pour chaque site. Parmi eux existent des sites généralistes très connus comme geneanet mais aussi des forums, des listes de diffusion, des sites de particulier ou d’associations partageant leurs données… J’enregistre toujours (maintenant ;) ) la date de découverte des données.
Un dossier supplémentaire est appelé du nom très significatif de “sources diverses†. Il contient des fichiers d’échanges de courriels avec des cousins généalogiques (un par correspondant), un dossier “cimetière†, un dossier “monuments aux morts†et un dossier “divers†pour tout ce que je ne sais pas encore classer (ou que je ne souhaite pas classer).
Le dossier le plus sollicité est celui des sources par lieu mais c’est aussi celui qui demande le plus de travail de classement et surtout d’enregistrement.
Le dossier des fiches individuelles comme celui des fiches familiales comprend surtout celles des ancêtres des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. .
Il n’y a pas de dossier photos car, presque toujours, ces dernières sont incluses dans les dossiers ci-dessus. Dans le dossier des fiches individuelles figure tout de même un dossier pompeusement baptisé “Photos Identité†: il contient les portraits-images reconstitués à partir des quelques photos familiales récoltées (plutôt récentes, très récentes donc n’y figurent presque que des personnes vivantes).
Mots clés : généalogiste
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Quand l’homonymie entraîne une erreur...lundi 27 mai 2013
Sommaire
Antoinette PLATRET est née en 1850 à BAUDRIERES (71) tout comme Antoinette PLATRET elle aussi née en 1850 à BAUDRIERES (71). Elles se sont toutes deux mariées en 1871, à 21 ans, donc, à BAUDRIERES (71). Voilà comment un problème surgit. L’une des deux est l’ancêtre des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. mais pas l’autre.
Constitution de l’erreur
Les premières découvertes m’orientaient vers Antoinette fille de Charles et de Anne PERNAT ( ou PERNOT). Avant de découvrir leur lieu de mariage et donc l’acte de mariage les concernant, j’optais donc pour cette hypothèse en me disant qu’il ne faudrait sans doute pas longtemps avant de découvrir soit une confirmation soit la preuve d’une erreur. C’est chose faite mais il a tout de même fallu quelques semaines de patientes recherches. Et bien entendu ...
Découverte de l’erreur
... l’ancêtre des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. est bien Antoinette mais elle est fille de François et de Jeanne Marie PLATRET ! Je n’ai pas choisi la bonne. Faire et défaire étant toujours travaillé, il ne me reste plus qu’à corriger les saisies erronées déjà effectuées. Une petite complication semble même poindre avec ce patronyme identique portait par les parents : PLATRET.
Correction de l’erreur
Voici ce qui me reste donc à faire maintenant :
- retirer Antoinette PLATRET fille de Charles des ancêtres des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. ;
- affecter Antoinette PLATRET fille de François à sa place ;
- conserver les données concernant Antoinette PLATRET fille de Charles (peut-être que les deux Antoinette PLATRET sont parentes après tout) ;
- saisir les parents d’Antoinette fille de François et de Jeanne Marie ;
- entreprendre de nouvelles recherches sur François et Jeanne Marie, les parents ;
- ...
Conclusion
Une erreur est vite arrivée. Il est donc nécessaire de recouper les sources, de vérifier les données saisies et d’être vigilant et prudent sur des décisions un peu trop hâtives ou précipitées. L’euphorie de la découverte est peut-être l’un des ennemis dont il faut beaucoup se méfier.
Homonymie suite...
Pour rendre la situation encore un peu plus compliquée, François, sur l’acte de naissance de sa fille Antoinette, signe François Platret ainé, laissant ainsi supposer qu’il a un frère lui aussi prénommé François !
Mots clés : généalogiste , enquêter
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Le challenge AZ 2013 est mort ! Vive le #challengeAZ 2014 ?samedi 4 mai 2013
Sommaire
Avant
Je me suis inscrit et, comme beaucoup de participants, je me demandais bien ce que j’allais raconter dans ce challenge d’écriture sur le thème de la généalogie en 30 articles pendant 30 jours ! Surtout il me semblait impossible de publier à ce rythme très élevé pour moi.
Je gère un site personnel - lorand.org - depuis 2004 (mais j’ai créé mon premier site en 1999) et j’y ai bien du mal à publier régulièrement (tenir un rythme) et même à publier bien souvent. Au tout début, mes activités professionnelles, militantisme pédagogique, innovations éducatives et responsabilités syndicales, n’avaient aucun mal à fournir à peu près deux fois par semaine, de quoi alimenter l’appétit de lectures numériques des visiteurs de mon site. C’est surtout depuis que je suis à la retraite que j’ai bien plus de mal à publier.
La décision
Je venais de tester tumblr.com sur lequel, après plusieurs petites tentatives, j’ai créé le blog MaLiBeLe [1]. J’ai commencé en février et mars 2013 par y transférer les articles de mon site perso qui me semblaient correspondre au thème retenu : la généalogie. Mais dès que Sophie Boudarel a lancé son idée du challenge de A à Z, j’ai décidé de l’utiliser pour cela.D’abord s’informer sur ce challenge : qu’est-ce que c’est ? comment s’y prendre ? que publier ? ... ? J’ai tout résumé dans un article publié la veille du 1er avril : Pourquoi entreprendre une chronique de A à Z ? Mais j’ai un peu triché parce que c’est peut-être l’un des derniers articles que j’ai publié ! En effet, lorsque je m’engage dans une action, je la fais toujours... à fond. Pas de demi-mesure. Et l’inquiétude a surgi : comment tenir alors que je serai absent quelques jours et que j’aurais les petits-enfants à garder ? Stress. Angoisse. Mais de panique : je stresse souvent et j’angoisse toujours ; j’ai donc appris à gérer un tant soit peu cet état qui est, somme toute, un sacré moteur pour toute action.
La procédure
En cherchant le fonctionnement de tumblr.fr, j’ai découvert qu’il était possible de programmer la publication d’articles.Dans les paramètres, j’ai aussi découvert qu’il était possible d’activer une publication automatique sur mon compte Twitter ou sur mon compte Facebook. Comme mon compte Twitter alimente automatiquement mon compte Facebook, j’ai choisi le premier. Mais cela impliquait que le message devait contenir l’expression #challengeAZ... Et comme c’est le titre qui est publié...
Et en me documentant sur le challenge de A à Z, (en lisant les recommandations de Sophie et en suivant les liens qu’elle proposait), j’ai commencé par rédiger un tableau.
Puis je me suis mis à écrire le premier article. C’était au début du mois de mars ! L’inquiétude m’incitait à prendre de l’avance.
Mais les idées pour d’autres articles surgissaient dans ma tête tout en rédigeant. Pour m’organiser, j’ai créé, tous les articles vides : seulement le titre et un mot clé #challengeAZ. Expression reprise aussi dans le titre. Le mot est celui qui me lançait sur le thème mais le thème de l’article pouvait être différent. J’ai donc rajouter systématiquement un sous-titre qui était une expression résumant beaucoup mieux mon propos.
Contrairement à ce que je peux lire dans les différents bilans de beaucoup d’autres participants, ce ne sont pas les lettres finales ou le K qui m’ont posé des problèmes mais plus prosaïquement des lettres plus ordinaires. Comme le B par exemple : je n’ai jamais pensé à mon nom et j’ai mis quelques temps à penser au hameau de mon enfance.
Et... à la fin mars tous mes articles étaient prêts. J’ai même systématiquement rajouté une image pour illustrer un peu l’article. J’ai relu pour corriger quelques erreurs, quelques coquilles, quelques fautes... mais il en reste encore ! (Je continue donc à corriger quand je le peux, quand je vois ou je trouve).
Mais que vais-je donc faire alors pendant le challenge ?
Pendant
Tous mes articles sont parus.
J’ai lu les autres articles puisque mes articles se publiaient automatiquement tous les matins à 10h00. Je me suis offert le luxe d’en faire un supplémentaire pour chacun des quatre dimanches. J’ai choisi les quatre premiers chiffres : 1 comme...
Au début, je "scouppais" tout ce que je lisais. Mais très vite, j’ai compris que j’allais saouler mes lecteurs du scoopit mais aussi mes followers de Twitter et mes abonnés de facebook (tout est automatiquement lié). J’ai donc arrêté. Comme @Plime m’avait gentiment forcé la main pour faire équipe sur la perle généalogie du pearltrees, je me suis mis à aider au suivi. Très vite, je me suis rendu compte qu’on me laissait publier... mais ça, c’est une autre histoire.
Très vite, je me suis heurté à la diversité des supports utilisés. Pas facile de s’y retrouver et de trouver les articles. Les outils proposés par Sophie aidaient bien un petit peu. Je me suis donc constitué une feuille de calcul (tableur) dans laquelle j’ai enregistré tous ce que je lisais. Du coup, je pouvais mettre des calculs automatiques pour connaître le nombre d’articles publiés chaque jour et le nombre total d’articles. Bien sûr n’était pris en compte que les articles que je lisais. En fin de journée, je faisais un petit tour des sites dont la case du jour était resté vierge. J’ai même ajouté le nombre d’article par blog et, pour moi, 41 bloggueurs sont allés jusqu’au bout de leur challenge.
Je me suis heurté aussi au fonctionnement individuel qui faisait qu’on publiait de Z à A, histoire de ne pas faire comme tout le monde, qu’on ne publiait pas dans l’ordre alphabétique strict, qu’on ne publiait pas certains jours, qu’on prenait du retard qu’on le rattrapait, qu’on prenait le train en marche, qu’on sautait des jours... Mais la feuille de calcul avec quelques macros de tri automatique me permettait de suivre. Ouf.
Et puis, il y a eu ces jours sans Internet. En soi, il ne m’ont pas posé problème. Mais c’est le retour qui m’a amené à lire une grande quantité de pages.
Après
Mais voilà : je sais...
- J’ai beaucoup appris en lisant les autres sur la généalogie mais aussi sur d’autres sujets, d’autres thèmes...
- J’ai lu 1361 articles sans compter les bilans que chacun écrit de son côté. (Peut-être faudrait-il que je retire les miens de ce compte...)
- J’ai suivi 54 blogs (ou comptes Facebook ou Twitter) et découvert 51 auteurs. (Là, je devrais retirer mon blog et me retirer du nombre des auteurs).
- J’ai à peu près géré les 27 perles et j’ai même créé des pages sur mon site perso pour y accéder plus rapidement (surtout pour ceux qui ne maîtrisent pas la puissance de Pearltrees).
- J’ai un peu (beaucoup) négligé mes recherches généalogiques. Peut-être que cette cassure sera salutair... qui sait ?
- J’ai eu beaucoup de nouveaux abonnés ou de nouveaux "followers".
- J’ai découvert le fonctionnement de Pearltrees ainsi que le fonctionnement de tumblr.fr.
- Je sais maintenant ce qu’est la viduité ou sérendipité par exemples.
- Je suis rassuré sur mes compétences en généalogie qui ne sont pas si mauvaises que ça même si je n’ai toujours pas mis les pieds dans une salle d’archives (toutes mes excuses les archivistes),
- J’ai encore plein de trucs, d’astuces, de moyens, d’outils à découvrir, explorer, utiliser…
- Je ne suis pas tous seul à avoir des problèmes avec la lecture des actes manuscrits ou avec les "pères inconnus" (quand ce ne sont pas des enfants sans parents), mais aussi avec ces déplacements soudains un peu loin des bases habituelles.
- J’ai eu la confirmation que malgré les mathématiques, je fais très vraisemblablement partie des quelques individus qui n’ont pas du tout de sang bleu dans les veines (je ne descends vraisemblablement donc pas de Charlemagne). Enfin , j’ai quelque chose de différent...
- Je me demande si je suis capable de recommencer ! En tout cas, pas pour l’instant.
Et maintenant...
La vie reprend son cours normal...
- J’ai repris mes recherches généalogiques.
- Je poursuis mes relevés systématiques.
- J’ai mis à jour le site de mes recherches généalogiques
- Je vais continuer à lire les blogs des participants
- Je vais de nouveau "scooper [2]" ce que je découvre, j’apprends, je vois mais aussi mes étonnements, mes interrogations, mes problèmes...
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013
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De Zacharie aux sources généalogiquesmardi 30 avril 2013
Les sources généalogiques alimentent les rivières que sont les lignées familiales.
Zacharie passait pour être le prénom de mon arrière grand-père. Mais je bloquais sur les recherches généalogiques. Je débutais et tout s’est débloqué quand j’ai simplement envisagé que ce n’était pas son prénom mais simplement un surnom. Parce qu’en généalogie, tout comme en sciences, il faut savoir douter, se remettre en question, se poser la bonne question. Mon arrière grand-père est né à Rocamadour, dans un petit village juste au-dessus de la source de Cabouy. Ce n’est d’ailleurs pas une source puisqu’il s’agit d’une résurgence ! Quelle belle image pour illustrer l’incertitude des sources en généalogie.
Les sources c’est bien mais encore faut-il les trouver ! Et quand c’est le patronyme qui change à une époque relativement récente et sans officialisation, il faut avoir passé beaucoup de temps en recherches généalogiques pour accepter que le Rouquette de Gramat mais né à Rocamadour était le Dega né à Rocamadour mais généalogiquement disparu avec toute sa famille après son mariage.
MAJ MAJ abréviation de l’expression "Mise à jour" 2025 : Cette affirmation s’est vite transformée en hypothèse maintenant complètement réfutée.Une source, en généalogie, c’est une source d’informations aussi futile qu’elle puisse paraître, elle peut avoir une importance.
La première des sources généalogiques est la famille à travers ses membres encore vivants. Attention toutefois, la fiabilité est souvent très incertaine.
Une autre source généalogique pourrait être l’administration avec les cartes d’identité pour les personnes, les livrets de famille et autres documents administratifs.
Dans les sources que l’on pourrait qualifier de plus contemporaines, devraient aussi figurer les photos, les faire-part, les prix scolaires, les menus des repas familiaux... Toutes traces du passage d’une personne dans la vie terrestre. Généralement, on néglige ces sources quand on en dispose encore et on les regrette quand elles ont disparu.
Ensuite, viendront les actes de l’état civil qui font presque toujours office de référence mais dont il faut tempérer la validité par les évolutions historiques et ne jamais oublier que c’était des êtres humains qui les rédigeaient et qu’ils subissaient donc des états d’âme ou qu’ils avaient des compétences plus ou moins efficaces. Les recensements bien qu’ils ne soient pas des actes de l’état civil seront aussi une source importante d’informations sur les déplacements (présences ou absences à une date donnée).
Très vite, le généalogiste amateur rencontrera probablement les ancêtres des actes de l’état civil : les BMS BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. ou "Baptêmes, Mariages Sépultures". Ce sont des actes religieux avant la Révolution Française. Certains peuvent s’avérer plutôt ardus à déchiffrer mais l’entraide en généalogie à des ressources quasi insoupçonnables.
Enfin, il restera les actes notariés, très riches mais ni faciles à lire ni faciles à trouver.
Heureusement, les associations généalogiques sont là tout comme les forums de généalogie sur la toile Internet, les sites web consacrés à la généalogie... [3] Grâce à Internet, de nombreux documents sont devenus plus faciles à consulter et grâce à de nombreux bénévoles qui indexent à tout va, bien plus faciles à trouver.
Alors bonnes recherches généalogiques.
MAJ : 29/10/2025
Mots clés : généalogiste , Sources , challengeAZ-2013
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Le chromosome Y et la génétiqueQuand la science rejoint la généalogie...
lundi 29 avril 2013
Le chromosome Y n’existe que chez les hommes. Chacun sait sans doute que les femmes "sont" X-X et les hommes X-Y. Mais ça, c’est très schématique. Et puis, certains vont se demander : "Qu’est-ce que ça vient faire dans le domaine de la généalogie ?"
Mais c’est qu’il existe aussi la généalogie génétique ! Comme les tests ADN n’existent que depuis très peu de temps, nombreux sont ceux qui pensent déjà : "Il fallait bien que ça arrive un jour !" Mais ce jour est bien plus ancien qu’on pourrait le penser en première approche.
En fait, tout a commencé avec l’étude des noms de famille en génétique. Et c’est George Darwin, le fils du célèbre Charles, qui a fait la première en ... 1875 ! D’accord, ça n’a pas beaucoup avancé jusqu’en 1990. Cette année-là, l’urologue juif Karl Skorecki [4] s’est demandé si les Cohen, descendants du frère de Moïse, n’auraient pas tous conservé quelques marqueurs génétiques et auraient donc quelque chose en commun dans leurs gènes. Avec Michaël Hammer [5], ils soulevèrent un tollé général en publiant les résultats de leurs recherches dans la revue nature en 1997 (voir Étude génétique sur les juifs).
Depuis 2000, les progrès de la généalogie génétique sont énormes grâce à deux évolutions dans nos sociétés contemporaines : l’accès plus faciles aux tests génétiques et la baisse de leur coût. Les recherches se poursuivent et le nombre de marqueurs STR augmentent significativement. Les marqueurs STR (Short Tandem Notice, expression traduite en français par microsatellites) permettent de définir des groupes en génétique des populations (haplogroupes). C’est la technique dite de l’ADN-Y pour la lignée paternelle donc.
"Mais on ne parle que du chromosome Y ! Donc des hommes ! Et donc pas des femmes !" Et la féministe qui partage ma vie ajouterait "comme d’habitude..." Féministes de tous bords rassurez-vous, la généalogie génétique cherche aussi du côté des relations généalogiques par les femmes. Mais c’est une toute autre technique qui est utilisée avec l’ADN mitochondrial (en abrégé ça donne ADNmt). Peut-être que certains se souviennent des mitochondries, ces petits organites présents dans le cytoplasme des cellules. Ce sont sans doute les vestiges d’une bactérie symbiotique. Le cytoplasme ne peut être transmis que par les femmes puisqu’il vient de l’ovule. Les mitochondries ont un petit segment d’ADN qui leur est propre et qui va donc servir à suivre les lignées féminines.
La généalogie génétique peut donc suivre les lignées masculines ou les lignées féminines. Ça ne vous rappelle pas les lignées agnatiques et les lignées cognatiques ? La généalogie génétique et la génétique des populations sont donc des sciences qui "font" aussi de la généalogie !
Note 1 : petite information pour ceux qui ne sont pas familiers avec la génétique #challengeAZ G comme Génétique
Note 2 : information plus technique dans wikipedia ; lire Génome mitochondrial.
Note 3 : La génétique au service de l’histoire
Note 4 : Un Pearltree est consacré à la généalogie génétique
MAJ : 29/10/2025
Mots clés : génétique , généalogiste , challengeAZ-2013
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41 Loir-et-Cher : mon département d’adoptiondimanche 28 avril 2013
Très certainement le département où ma vie s’arrêtera un jour.
Le loir-et-Cher créé par la Révolution comme la plupart des départements a des limites artificielles. Il a en effet été créé par le regroupement du comté de Blois, du duché de Vendôme et de territoires divers.
Si le Loir-et-Cher est riche d’évènements historiques, on ne peut pas vraiment dire qu’il a une histoire personnelle. La plus ancienne citation d’un territoire loir-et-chérien est celle de Noviodumum, une place forte gauloise qui a tenté de résister aux troupes de César [6]. Ce lieu est maintenant connu sous le nom de Neung-sur-Beuvron.
Malgré tout, dans le Loir-et-Cher, subsiste des témoignages de son occupation dès l’époque néolithique (qui n’a jamais vu le dolmen de la Chapelle-Vendômoise n’a jamais fait le trajet de Blois à Vendôme.)
Pour les généalogistes et plus particulièrement pour les archivistes, le Loir-et-Cher devrait être connu par le village de Fréteval [7] puisque c’est là qu’une bataille perdu a entraîné la création de la fonction de garde sceaux et des archives.
Mais le Loir-et-Cher est surtout connu pour ses châteaux du Val de Loire et plus particulièrement par Chambord.
Pour en savoir davantage :
Mots clés : généalogiste , Loir-et-Cher (41) , challengeAZ-2013
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46 Lot : mon département nataldimanche 28 avril 2013
Le Lot, créé par la Révolution Française en application de la loi du 22 décembre 1789, correspondait à l’ancienne province du Quercy : Montauban en faisait donc partie à l’origine et jusqu’en 1808 et la création du département du Tarn-et-Garonne.
Les traces préhistoriques existent prouvant l’occupation très ancienne des lieux : près de chez moi (de mon lieu de naissance) et au berceau de ma famille paternelle existe une grotte ornée de peintures rupestres archéologiquement très importantes (grotte des Fieux). Il faut dire que le Lot possède une forte densité de cavernes naturelles (grottes, igues, avens...) : qui n’a pas entendu parler du célèbre gouffre de Padirac ?
A l’époque gauloise, Uxellodunum, près de Vayrac, résista jusqu’au bout aux envahisseurs romains et à César [8].
Le Quercy appartint par deux fois à l’Angleterre (au XIIe puis de la fin du XIIIe jusqu’à la moitié du XIVe.
Pour en savoir davantage :
Mots clés : Lot (46) , challengeAZ-2013 , généalogiste
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Né·e·s de père ou de mère inconnu·esamedi 27 avril 2013
Tout généalogiste finit un jour par rencontrer ce qu’autrefois on appelait une "fille mère" ou une "mère célibataire" ou un "père inconnu" quand ce n’est pas un "enfant trouvé" ou un "enfant de l’hospice". Là c’est l’angoisse pour un généalogiste. Je crois que peu nombreux sont ceux qui parviennent à franchir cet obstacle. Je fais partie de ceux qui piétinent et sont bloqués pour le développement d’une branche.
Et il se trouve que j’ai plusieurs cas : deux ancêtres de mon épouse se sont mariés mais sont déclarés de père inconnu sur leur acte de mariage comme sur leur acte de naissance. Pour une autre ancêtre qui paraissait parisienne dans la mémoire familiale mais qui est bien née dans la région qui constitue le berceau familial, il s’avère qu’elle a épousé un homme "sans parents" !
Le premier cas m’intrigue particulièrement parce que sur une courte période, il y a plusieurs naissances de "père inconnu" dans cette même commune relativement petite : Rahart dans le nord du Loir-et-Cher n’a même pas trois cents habitants et n’a, depuis 1793 jamais franchi la barre des quatre cents ! Cette commune réserve une autre surprise puisqu’elle est toute récente (1865) et que ce n’était qu’un hameau avant de devenir chef-lieu de commune ! Elle a été constituée par la réunion de deux autres petites communes : l’Espéreuse et le Rouillis. C’est particulièrement visible sur une carte de Cassini.
Malgré ce faible nombre d’habitants le nombre de naissances de "père inconnu" est plutôt important au XVIIIème. Que s’y est-il donc passé ?
Un autre cas m’intrigue. La légende familiale prétend qu’un ancêtre serait noir qu’il serait originaire de la Guadeloupe et qu’il aurait d’abord habité Paris. Dans la branche dans laquelle pourrait figurer ce cas, je n’ai pour l’instant que des naissances bizarres à Paris. Mais comme les archives de cette époque ont brûlé, pas facile de retrouver une trace. Pour l’instant, ce serait plutôt vers un orphelinat...! Alors, se pourrait-il que cette légende ...? C’est de toutes façons déjà plus ancien que ce que prétend cette mémoire non écrite mais cela correspondrait à l’époque de l’affranchissement des esclaves. Y aurait-il là une piste à creuser ?
Ce sont ses mystères et les enquêtes qu’ils nécessitent qui m’intéressent beaucoup dans la recherche généalogique : collecter, recouper, fouiller, découvrir, vérifier, comparer, se documenter, ... Après tout ; chercher n’est-il pas la principale activité du généalogiste ?
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013 , épine généalogique
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Un Wiki, un outil au service de la généalogie ?vendredi 26 avril 2013
Sommaire
A quoi peut servir un wiki en généalogie ? Voici quelques exemples (sans doute à compléter)
pages d’informations (blog)
Tout le monde sait ce qu’est un blog. Mais un wiki ne sert pas seulement à publier des pages d’informations sur un thème donné comme la généalogie par exemple : voir la généalogie sur wikipedia ou, de préférence, le portail de la généalogie toujours dans Wikipedia (plusieurs heures de lecture à prévoir !).
Encyclopédie de la généalogie
Geneawiki, créé par Geneanet est un projet d’encyclopédie en ligne qui comptait à la mi-mars 2013 près de soixante mille pages. C’est un projet classique d’encyclopédie en ligne.
FranceGenWeb a son wiki que je consulte relativement souvent.
Arbre généalogique
On peut, bien sûr, publier un arbre généalogique mais il faudra être plutôt courageux pour utiliser le modèle proposé par Wikipedia. On obtient, avec beaucoup de patience une présentation correcte : voir par exemple l’arbre généalogique des Bourbons.
Généalogie collective
Rodovid est un projet ambitieux très différent puisqu’il s’agit de tenter de ne réaliser qu’une seule fiche par personne quel que soit le nombre de généalogistes effectuant ses recherches sous Rodovid. Par contre, il peut y avoir autant d’arbres généalogiques que l’on veut. Au début de 2013, il y aurait plus de sept cent cinquante mille fiches individuelles. Le projet ne se contente pas des fiches individuelles mais toute étude généalogique y est publiable. Un exemple de fiche individuelle : la personne 287433. Un exemple de dépouillement : Gonneville dans la Manche. Un exemple de page patronyme : Salmon. Un exemple d’histoire locale, en fait une chronique de village : Chemiré-le-Gaudin .
...
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013
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Les vieux métiers
Vigneronjeudi 25 avril 2013
Parmi les ancêtres des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. , les professions témoignent de l’origine sociale plutôt basse des ancêtres. Pour la plupart, ils sont vignerons en Loir-et-Cher, laboureurs dans le Lot et en Saône-et-Loire. Je suis donc un fils de paysan, profession que revendiquait mon père qui était exploitant agricole. Toutefois, comme dans toutes les familles de nombreuses autres professions existent : manouvrier, tisserand, sabotier, maçon, ... Peu de professions exotiques ou au nom inconnu. Elles sont toutes attribuées aux hommes et les femmes sont presque toujours déclarées sans profession (très rarement ménagère mais j’ai rencontré une fois la profession "accoucheuse"). Afin de mieux connaître les conditions de travail autrefois, j’ai entrepris quelques recherches comme font tous les généalogistes amateurs je suppose.
Mais j’ai appris qu’il y avait de savantes différences entre les professions selon l’époque : un manouvrier ne possédait que ses bras alors qu’un laboureur avait une charrue et un animal de trait (quelquefois plusieurs). Pour moi, la plus grosse surprise fut la différence entre viticulteur, profession que je sais maintenant relativement "moderne" et vigneron, profession quasi disparue de nos jours : le viticulteur cultive la vigne alors que le vigneron est un viticulteur qui va jusqu’à produire son vin. Et puis, il y a toujours eu des professions dérivées mais je les soupçonne plutôt occasionnelle et saisonnière) : "pressureur" dans la vallée du Loir (c’est celui qui presse le raisin ou les pommes), "roubinétaïré" dans le lot (c’est celui qui fabrique les robinets des tonneaux - ce mot occitan est écrit ici "à la française"). J’ai découvert aussi, parmi les témoins d’un mariage, un "appointeur" (son travail consistait à "appointer" les piquets d’acacia, de châtaignier ou de chêne pour les transformer en échalas (les piquets qui supportent les branches de la vigne).
Mais un vigneron faisait tout, parcourant toutes les étapes durant une rotation de la Terre autour du soleil et recommençant l’année suivante.
En hiver, il restait à la ferme et préparait soit les échalas ("appointeur" ?) soit les tonneaux, comportes (bassin en bois pour le transport des grappes), paniers en osier, ...
Au printemps, il sortait dans sa vigne et taillait, labourait souvent à la pioche (1 à 2 ha par homme environ), plantait et replantait quelques milliers d’échalas, effectuait un premier binage, ... (agriculteur ?)
En été, il effectuait un nouveau binage, veillait sur sa parcelle ou celle dont il avait la charge (presque toujours ce dernier cas dans la vallée du Loir) contre les animaux mais aussi les risques météorologiques (l’orage bien sûr mais il devait être bien démuni, mais aussi le ruissellement en creusant des rigoles, remises en état après le passage du vent, ...)... Il était alors garde-vigne, une autre profession rencontrée dans la vallée du Loir (très proche à quelques kilomètres plus au sud, j’ai aussi découvert la profession de garde-bois).
En automne, venait enfin les vendanges puis la vinification. Les vendanges étaient semble-t-il souvent l’occasion de fêtes familiales ou de voisinage (entraide ?) et de "faire ripailles". Un peu comme le battage d’autrefois, ce dernier travail que j’ai connu et vécu à Rocamadour : j’y avais ma place sur la batteuse (j’étais écarteur : je coupais le lien de la gerbe de la main gauche et étalait, écartait les tiges de blé de la main droite en allant de droite à gauche). Nous terminions tous les soirs la journée souvent harassante par des repas quasi pantagruéliques. Il est étonnant que j’ai oublié aussi facilement, le bruit, la poussière, la pénibilité pour ne me souvenir que des moments de bonheur...
C’était peut-être "le bon temps" mais ces temps étaient durs.
Mots clés : généalogiste , vieux métiers , challengeAZ-2013
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