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Règles d’or généalogiques : pour faire suite...lundi 16 février 2015
Sommaire
Si les dix commandements du généalogiste n’existent pas, ce n’est pas une raison pour ignorer quelques règles de bonne conduite qui vous guideront sur la voie de la généalogie facile et de la bonne entente avec la communauté.
Sophie Boudarel1. NE RIEN PRENDRE POUR ACQUIS
Rien n’est acquis, en effet. A l’usage, il apparaît quelquefois que l’état civil et à fortiori les BMS BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. nous induisent en erreur. Presque à tous les coups, ça devient une épine généalogique.
Les lieux ne se voient pas seulement parfois affublés de graphies variables voir fantaisistes : quelquefois, ils ne sont certainement que la transcription du déclarant qui croît savoir ! Cela rejoint un peu la mémoire familiale qui enjolive toujours et s’invente des légendes qui se développent de générations en générations.
Ne parlons pas de l’écriture des patronymes très souvent écrit "à l’oreille". Je me sens obligé d’ajouter une note systématique à chacun de mes individus (c’est en cours) : les diverses écritures des patronymes. Quelles variations parfois !
2. TOUJOURS DOCUMENTER SES SOURCES
Quant à citer les sources... Qu’est-ce que je regrette de ne pas l’avoir fait à mes (très longs) débuts ! J’en suis maintenant à ajouter la transcription des informations recueillies pas seulement parce que beaucoup de généalogies en ligne voient leurs données se préciser au fil du temps mais aussi parce que JE fais des erreurs de lecture, d’interprétation, de compréhension.
3. LA GÉNÉALOGIE EN LIGNE CE N’EST PAS LE GRAAL
Quant aux arbres en ligne, il faut recouper, croiser, comparer... les données affichées et rester très lucides parce que les unes découlent fréquemment des autres et vice-versa.
Mais partager, c’est aussi accepter de prendre en compte les données des autres. Sinon, comment pourrait-on vous faire confiance si vous ne faites pas confiance ?
4. NE PAS TOUT GARDER POUR SOI
Personne ne me copie parce que les informations que je publie en généalogie ne m’appartiennent pas ! Ce sont mes/nos ancêtres qui les ont créées. Comme ils ne sont plus, ces données appartiennent au domaine public. Je me contente de faire comme tout le monde et de leur donner une forme qui me convienne.
Partager c’est surtout et d’abord rendre ce qu’on nous a donné. Et puis, ces données, d’autres aussi les partagent quelles que soient leurs motivations.
Je souscris donc totalement aux conseils donnés par la Gazette des ancêtres et je vais continuer de tenter de les suivre de mieux en mieux.Voir en ligne : L’article auquel je donne suite : Les règles d’or de la généalogie (Sophie Boudarel)
Mots clés : généalogiste
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Au secours, je ne suis plus...note : "suis" du verbe suivre...
dimanche 15 février 2015
Geneanet a trouvé pour moi de nouveaux ancêtres...
Encore ! Je me demande si je ne vais pas finir par exécrer ce message qui apparaît tous les lundis dans ma boîte de courriel...
Avec l’abonnement premium, on m’avait dit que je trouverais de nouveaux ancêtres. On ne m’avait pas dit que ce ne serait pas quelques-uns mais beaucoup, vraiment beaucoup ! Pourtant j’en ai répertorié déjà un certain nombre (près de 2000 je crois) sur 18 ou 19 générations.
Et oui, tous ces liens proposés par Geneanet m’ont posé, me posent et me poseront sans doute un gros problème : comment les prendre en compte ?
Au tout début, je me contentais de comparer les liens proposés et mes données en mettant à jour éventuellement. Très vite, deux grosses difficultés ont surgi...
- quelle fiabilité attribuée à ces données ? Au vu des échanges sur les réseaux sociaux, il y aurait beaucoup d’informations erronées qui seraient reproduites et certains "collectionneurs d’ancêtres" ne se préoccupent guère de l’exactitude de leurs données. Oui, mais voilà, comment les repérer afin d’être plus prudent ?
- certains liens devenaient caduques avant que je ne puisse seulement les consulter et me devenaient donc inaccessibles. Pourtant, j’ajoute presque tous les jours des individus (et donc des évènements) à mon arbre généalogique de recherche. Et je n’arrive pas à suivre toutes les pistes !
Pour le premier problème, j’ai amélioré (perfectionné ?) ma prise en charge des sources, surtout de celles provenant d’autres arbres généalogiques en ligne => projet d’article à venir
Pour le deuxième problème, j’ai dû me créer un outil et définir une procédure. Ben oui, l’anarcho-généalogiste que je suis est capable de se discipliner quand c’est nécessaire. D’abord dans un traitement de texte, puis dans une feuille de calcul pour trier plus vite et maintenant dans une base de données en cours d’élaboration. => encore un projet d’article à venir !
Au fil du temps d’autres remarques apparaissent :
- les arbres généalogiques en ligne sont beaucoup plus fiables qu’on ne le dit ;
- plus on s’éloigne en termes de générations, plus on rencontre des arbres généalogiques publiés par des "cousins généalogiques" (ancêtres communs) ;
- la plupart des généalogistes n’affichent pas leurs sources mais c’est bien souvent parce qu’ils ne se sont même pas aperçus qu’elles ne s’affichaient pas pour les visiteurs ;
- Et, le nombre de généalogistes ayant des ancêtres communs avec moi est très variable selon les régions : très peu dans le Haut Quercy (Lot, Corrèze, Dordogne), quelques-uns dans le Loir-et-Cher du côté de la Sarthe et de l’Eure-et-Loir, beaucoup en Saône-et-Loire.
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Et j’en vois venir certains : "tu pourrais pas nous raconter ça par le détail ?"
J’ai du "pain sur la planche" au niveau publication...
Mots clés : généalogiste
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Reprendre sa généalogie à zéro ?lundi 9 février 2015
Avec les articles sur ce thème (ces thèmes), je viens de découvrir qu’il existe deux grands types de généalogies en ligne. comme je ne sais pas encore comment les appeler, voici deux descriptions rapides :
- la généalogie vérifiée et validée dans laquelle tous les évènements sont justifiés et sûrs.
- la généalogie comme outil de recherche dans laquelle sont notées la moindre information, celle qui en est encore aux recoupements et aux contrôles mais qui contient aussi tout un ensemble d’éléments valides.
Mes arbres en ligne relèvent tous de cette dernière catégorie puisqu’ils annoncent que ce n’est qu’un état de mes recherches en cours.
Alors deux questions :
- pourquoi reprendre à zéro une généalogie validée puisqu’il n’y a plus rien à trouver ? Pourquoi reprendre à zéro une généalogie en recherche puisqu’elle n’est pas terminée ? (dans ce dernier cas, ce pourrait être, peut-être, pour passer à une généalogie validée...?
- la question à se poser ne serait-elle pas plutôt "Comment passer d’informations en construction à des évènements certains ?"
Reprendre à zéro ne serait donc utile que lorsque les recherches seraient devenues un gigantesque buisson d’épines impénétrable.
Plutôt que reprendre à zéro et refaire ce qui a été finalisé, ne vaudrait-il donc pas mieux s’interroger sur la/les bonne/s manière/s de prendre en compte les éléments incertains de ses recherches (chronologiquement, par sosa, par lieu, par évènement,...) ?
Et puis, comme le disent d’autres commentateurs, pourquoi perdre le plaisir de la sérendipité, de suivre un chemin hasardeux apparu par hasard, de prendre plaisir à "papillonner" d’un évènement à un autre ?
Références :
Mots clés : généalogiste
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Suis-je athée ou agnostique ?dimanche 18 janvier 2015
Je crois en la science. Je crois en l’Homme (l’être humain). Je crois en l’auto-gestion. Je crois en la liberté et la fraternité. Une partie de moi a été construite par la religion chrétienne catholique. Donc, je ne suis pas non-croyant.
Je pense que, pour beaucoup, Dieu est une réponse personnelle en l’absence de compréhension. Parfois, ils vont jusqu’à penser que des scientifiques ont des réponses et mettent donc ces derniers à la place de Dieu. Donc je ne suis pas athée.
Je sais que Dieu fait partie de ces entités inexplicables pour l’instant. Existe-t-il ? N’existe-t-il pas ? Aucun élément, aucune information, aucun raisonnement ne permet de répondre à ces deux questions. Donc, je suis probablement agnostique.
Comme le mathématicien Laplace, “je n’ai pas besoin de l’hypothèse de l’existence de Dieu pour tenter de comprendre.†. Peut-être suis-je apathéiste ?
La preuve est, pour moi, l’élément principal de mes prises de position. Je n’affirme pas dès qu’un doute existe. Ma devise est : “Le doute est ma seule certitude†. Donc, je suis un sceptique.
Je n’ai jamais affirmé et je n’affirmerai jamais qu’il pourrait exister un être suprême, un grand architecte de l’univers, un être transcendant qui pourrait tout expliquer. Je ne suis donc pas déiste.
Je ne pense pas qu’il sera possible, un jour, de savoir si Dieu existe ou non. Je suis plutôt du côté des ADP (Agnosticisme Définitif de Principe) et j’ose affirmer, comme eux : “Il est impossible de savoir si un ou des Dieux existent, que cette question soit abordée de manière scientifique ou non. La vérité à ce sujet est en dehors des lois scientifiques, rationnelles, physiques et matérielles qui régissent cet univers présent et toutes les « prétendues » preuves avancées par l’Homme sont insuffisantes. L’existence de Dieu ne peut donc être démontrée. â€
Je suis donc et avant tout libre. Libre de croire ou de ne pas croire. Je ne crois pas en la volonté divine mais je crois à l’avenir construit dans le passé sur les forges du présent. Je ne suis pas “anti-théiste†(je ne sais pas si ce mot existe et ce n’est pas du tout un synonyme de athée) et je déteste le prosélytisme. Je tente toujours d’être objectif mais, c’est vrai, je considère que les arguments religieux n’en sont pas, qu’ils sont non fondés et qu’il ne faudrait jamais en tenir compte. Je suis avant tout un laïque et je suis prêt à admettre qu’il m’arrive d’être un peu anti-clérical. Peut-être est-ce parce que toutes les théories de la cosmogonie, si elles constituent presque toujours de belles histoires à raconter ne devraient jamais être présentées seules afin de ne pas créer une certitude chez les humains sur l’origine du monde. Sur ce dernier point, l’origine du monde, je sais qu’on ne sait toujours pas et que, même si une théorie prévaut de temps à autre sur une autre, aucune preuve scientifique n’existe en ce domaine.
Je suis Charlie ! (celui du 11 janvier 2015)
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PHP > OVH : Définir la version de phplundi 12 janvier 2015
SetEnv PHP_VER x est inopérant dans .htaccess
- conserver le fichier .htaccess mais supprimer la ligne SetEnv PHP_VER x (non prise en compte chez ovh OVH Oles Van Herman (nom de Octave Klaba, fondateur de la société) => Attention : On Vous Héberge est une interprétation à posteriori ! .
- créer un fichier .ovhconfig à la racine du site et y mettre le contenu du fichier défini dans l’article https://www.ovh.com/fr/g1207.configurer-php-web
- Voici mon fichier .ovhconfig avec les options choisies [1] :
app.engine=php app.engine.version=5.5 http.firewall=none environment=production
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Il a gelé si fort...samedi 10 janvier 2015
Sommaire
L’acte original
Transcription
Merci à Gisèle LAMETH pour cette transcription que je reportais depuis un peu trop longtemps.
En cette année mil sept cent neuf, tous les premiers jours furent une pluye continuelle qui continua jusqu’au jour des roys qui étoient le dimanche jusque sur les neuf heures et demyes du mattin, que le temps se changea en une si violente gelée qu’au sortir des grandes messes paroissialles, ceux qui avoient porté leurs manteaux pour de la pluye en y allant n’en eurent plus besoin en s’en retournant que pour s’enveloper pour se garantir du froid qui fût si grand tout a coups que tout portoit. Cette gelée dura jusqu’au vingt deux janvier et si violemment que les bleds furent entierement gelée de sorte que la moisson suivante, on en a point du tout ramassé, ce qui a causé une si grande chereté qu’au mois de juillet de la même année mil sept cent neuf le froment a monté jusqu’à six francs le boisseau de Moutiers-Saint-Jean, l’orge jusqu’à trois livres cinq sols le même boisseau et l’avenne jusqu’a cinquante cinq sols le même boisseau, encor n’en pouvoit on trouver à acheter. Plusieurs personnes voulurent semer du froment ordinaire au mois de feuvrier et de mars pour recueillir de la semence. Ces bleds sont bien venus en herbes mais ils n’ont rien produit, de sorte qu’on a été obligé de semer des bleds vieux qui sont assés bien levés pour la pluspart, y en ayant qui ne sont pas bien venus surtout les conleaux ( ?) dont le seigle n’est point venu du tout mais seulement le froment y étoit. Tous les noyers ont été tellement gelés qu’ils sont tous morts, à la réserve de quelque jeunnes d’environ huit a dix et quinze ans qui paroissent pour la pluspart n’estre pas entierement morts. Les poiriers, pruniers et une grande quantité de pommiers entierement morts, les vignes entierement gelée en sorte qu’il les falu couper par le pied, comme on a arraché les noyers, poiriers, pruniers et la plus grande partye des pommiers. Cette gelée qui fût suivie de deux autres qui durerent chacune huit jours et dont la derniere commença le lundy avant le jour onzieme mars ont tellement endomagé touts les biens de la terre qu’on a recuilly ny bleds ny vin, ny noix ny poires, ny pommes, ny glans, ny fainne, ny aucuns fruits que ce soit, sinon quelques pommes par cy par la qui ne vaut pas la peinne d’en parler. La provence et le languedocque ont produit quelque peu de vin, comme la Bretagne un peu de bled. Il est mort beaucoup de monde ... mort par nécessité et sur tout dans les pays de vingnoble. La moisson arrivée, tout le monde presque a été réduit au pain d’orge et beaucoup a celuy d’avene pure, jusqu’a la maison de monsieur l’abbé de Chandenier abbé de Moutier-Saint-Jean ou on a été réduit a mettre moytié orge et moytié bled a la réserve du pain qu’on faisoit pour luy seul quoy que ce soit une maison bien économisé et ou il n’y a aucune prodigalité que les abondantes charités de ce sr abbé qui a distribué trois jours de chaque semaines des mois de may, juin, juillet de la souppe aux pauvres des villages des environs de Moustier-Saint-Jean, dépendantes de la dite abbaye, une portion a chaque pauvre, la portion faisant une grande écuellée et demye. Le nombre des pauvres étoit si grand que chaque distribution par jour montoit jusqu’a sept cent cinquente portions, sans comprendre les pauvres des lieux éloignés comme Villiers les eaux, ....., et Thisy aux quels il faisoit distribuer du pain ou du bled ou de la farinne, non plus que son hôpital qui êtoit toujours extraordinairement employé au dela d’une fois plus que l’ordinaire. Il faut remarquer que lorsqu’on a apperçut que les bleds êtoient gelés on se détermina a semer de l’orge et de l’avenne en leur places qui sont bien venus dans les endroits qu’on a labourés comme les caresmes ordinaires, mais ceux qui se sont contentés de semer sur la terre sans l’avoir labourée auparavant, se contentant d’hercer seulment, il n’y est venu que des mauvaises herbes. En un mot, pour tout dire, on a été réduit a ne manger que du pain d’orge ou d’avenne et a boire de l’eau, à la réserve des gros et puissants seigneurs et bourgeois qui se sont trouvés en petit nombre.
Mots clés : généalogiste , Histoire et histoires
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Gintrac (46)mercredi 24 décembre 2014
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Taillefer
Jacques Juillet, très lyrique comme ce fut souvent le cas, décrit, à sa manière, le château de Taillefer.
Des murs ruinés de Taillefer monte la plainte des lieux abandonnés par l’histoire et les hommes. Pathétiques et opiniâtres, les pierres nues dressent leurs vestiges précaires au bord de l’abîme surplombant les rives paisibles de la Dordogne. Du paysage proche jusqu’aux horizons lointains des marches de l’Auvergne, ruisselle une lumière somptueuse qui dilue, sur les vastes espaces, un fin glacis bleuté. Le passé en ce lieu émouvant reste incertain. La forteresse, construite sur un emplacement qui était un formidable poste d’observation, à la fois de la navigation de la rivière qui était en contrebas, des mouvements des chemins de pèlerinages de la plaine en face et du trafic du chemin salinier à proximité, fut peut-être à l’origine un repaire du seigneur de Loubressac, futur baron de Gramat. Il semblerait que la place appartint par la suite aux Hospitaliers de Saint Jean. Ces derniers auraient, d’après la tradition, installé dans les murs une léproserie. Pendant les guerres de religion, la forteresse fut investie par les troupes protestantes de Bessonies et Duras. Les religieuses présentes dans les lieux furent d’après la mémoire collective, attachées dans des sacs avec des chats et précipitées dans le vide... Puis l’histoire devient muette, les lieux désertés les murs lézardés avant de s’écrouler , dans l’indifférence et la solitude. Un grand pan de mur percé de deux archères cruciformes à croix pattées domine l’ensemble des ruines ou se devine les vestiges de portes en arcs brisés, de chapiteaux et de Cheminées.
Châteaux ,Manoirs et Logis " Le Lot - Editions Patrimoines & médias -1996
Ref : Châteaux , manoirs et logis : Le Lot J. Juillet Commanderies du Haut Quercy , 1975 P.R. Vernet : "Un Château de légende : Taillefer". Prudhomat magazine n° 16 octobre 1991
Sur le site "Le Limousin médiéval", Christian Bélingard apporte quelques informations sur ce château-fort en ruines mais qui domine toujours fièrement la vallée de la Dordogne : "Taillefer en Haut-Quercy : sur la trace des Templiers".
Edifiée au rebord d’une falaise et dominant le petit village de Gintrac ( Lot), cette ancienne forteresse est aujourd’hui en ruines. Mais il en reste suffisamment de vestiges pour que l’on puisse y reconnaître une des pièces maîtresses du patrimoine castral médiéval du Lot. L’étude monumentale, publiée par Gilles Séraphin en avril 2007, en apporte une brillante démonstration. On peut encore identifier plusieurs éléments de la construction qui est caractéristique de l’architecture militaire du début du XIIIème siècle : chambres de tir voutées en berceau, archères, cheminée médiévale dont subsistent deux chapiteaux, vestiges d’un couloir de latrines, autant de preuves de l’usage défensif qui était dévolu à cette maison forte.
Le "château", qui est bâti sur une corniche dominant la vallée de la Dordogne, est connu sous deux appellations. Celle de "Taillefer" fait référence à une ancienne famille bourgeoise de Martel qui aurait donné son nom à un hameau situé sur le flanc ouest du site. Le toponyme "Taillefer" a été sans doute utilisé à tort pour désigner le château. Il y aurait eu confusion avec un autre château probablement disparu qui dominait lui aussi la Dordogne au-dessus de Gluges. L’autre appellation, "château du Bastit", ferait explicitement référence à la commanderie des templiers du Bastit-du-Causse (de Gramat).
Force est de constater que l’emplacement de la forteresse est proche d’un carrefour routier majeur. La commanderie du Bastit-du-Causse fut implantée au carrefour des routes Cahors - Turenne, Gourdon - Miers - Copeyre - Martel - Hôpital St. Jean et Rodez - Gourdon. Et l’on sait aussi qu’un des itinéraires majeurs reliant le Limousin à Compostelle passait par Saint-Léonard, Uzerche, Brive, Rocamadour, et Cahors. On remarque, par exemple, que Louis XI, au retour d’un vaste périple dans le Sud-Ouest regagna la Touraine depuis Toulouse en juin-juillet 1463, faisant étape à Rocamadour, Martel, Brive, Uzerche, Limoges, Saint-Junien et Lussac. [2]
Christian Bélingard, Le Limousin médiéval (http://www.le-limousin-medieval.com), publié le 23 mai 2014
Mots clés : villes et villages , Lot (46)
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46 Le Bastitmercredi 24 décembre 2014
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La commanderie du Bastit du Causse
Sur le site templiers.org, un article [3] m’a fait découvrir un peu de l’histoire de la commanderie du Bastit. Voir sur l’article sur le site :La Commanderie du Bastit du Causse
L’origine de la commanderie du Bastit du Causse vient d’un don fait dans les années 1150 par le baron de Castelnau-Gramat et le baron de Gourdon [4]. Ces donations ont été faite au commandeur des maisons du Temple du Rouergue, établi à Sainte Eulalie de Cernon. La commanderie, la première dans cette région du Haut-Quercy, était située à un endroit stratégique, au carrefour d’importantes voies de commerce, mais aussi sur la frontière entre le duché d’Aquitaine [5] et le comté de Toulouse. Elle dépendait de la maison du Temple de Saint-Gilles.
Trois commanderies plus petites dépendaient directement de celle du Bastit : Cras, La Pomarède et Assier.
En 1312, lors de la dissolution de l’Ordre du Temple par le pape Clément V, les biens de la commanderie ont été transférés à l’Ordre de l’Hopital.
Le domaine du Bastit était constitué d’une maison forte, de l’église Saint-Blaise [6], de l’hopital Saint Jean Baptiste, aujourd’hui disparu, de plusieurs prés, bois, garennes, de plusieurs fermes, d’un moulin,...
Les noms de plusieurs commandeurs du Bastit nous sont parvenus :
1230 : Peyre Castel de Vaillac
1250 : Géraud d’Aymeric
1264 : Adhémar de Peyrusse
1272 : Raimon de Boisson (ou Bouzou)
1276 : Raimon de Robert, commandeur de Cras
1298 : Raimon-Jean de Polverel, commandeur de La Pomarède
1301 : Guillaume de Jacomo
1305 : Géraud de Causse, arrêté en 1307.Bibliographie
"Templiers et Hospitaliers en Quercy - Commanderies et Prieurés sur le chemin de Notre Dame de Rocamadour", Jacques Juillet ; Editions Le Mercure Dauphinois 2010
Mots clés : villes et villages , Lot (46)
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Neurosciences et pédagogielundi 8 décembre 2014
Dans le monde de l’éducation, c’est une innovation : améliorer l’enseignement et l’apprentissage par ce qu’on connaît du fonctionnement du cerveau. Et cela s’appelle la neuropédagogie. Domaine de recherche relativement nouveau qui fait la jonction entre les neurosciences et les sciences de l’éducation, il s’intéresse aux processus biologiques en jeu dans l’apprentissage ainsi que les expériences sociales et émotionnelles.
La gymnastique du cerveau
D’une manière pratique, les applications de la neuropédagogie mènent vers des évolutions dans la manière d’enseigner et d’apprendre et vise in fine à "stimuler de nouvelles zones du cerveau, à créer de nouvelles connexions pour faciliter les apprentissages".
Dans un reportage de la chaîne Euronews sur le sujet, on se rend bien compte que cela n’a rien de sorcier. Si vous utilisez de temps à autre la vidéo en classe, si vous enseignez par associations d’idées ou de concepts, si vous faites faire des cartes mentales à vos apprenants, ... vous êtes probablement un praticien de la neuropédagogie qui s’ignore.
Mais la neuropédagogie ne s’arrète pas là . Elle tire tout son potentiel des résultats de recherche des neurosciences qui bien évidemment lui offre de nombreuses pistes d’intervention.
On sait par exemple que le cerveau retient sept fois plus d’informations si on les catégorise. Pour preuve, dans l’exemple connu "mais ou et donc or ni car", l’élève apprend sept (07) conjonctions de coordination dans une seule phrase. Pour le cerveau, il s’agit d’un seul élément appris et retenu alors que l’apprenant en retire sept à chaque fois comme d’un tiroir.
On sait aussi que le fonctionnement du cerveau est essentiellement associatif, que dans le cerveau la vérité n’efface pas l’erreur ... Toutes choses qui vont servir à renforcer les techniques d’apprentissage.
En toile de fond, l’apprentissage
Au Québec, un organisme sur la neuroéducation a vu le jour. Il mène des activités scientifiques (recherches, colloques, publications). En France, il existe un projet dénommé Neurosup qui a pour objectif de "rassembler et présenter la synthèse des dernières avancées en neurosciences, qui permettent de mieux réussir, plus facilement et avec plus de plaisir, tout apprentissage".
Dans sa conférence intitulée "Comment l’élève apprend", le chercheur Daniel Favre met à juste titre en relation le fonctionnement cérébral et les mécanismes d’apprentissage. On trouvera sur le site du CRDP de l’Académie de Versailles l’intégralité de cette conférence découpée en podcasts ainsi que le texte de la présentation. Le conférencier traite des motivations et des stress qui peuvent favoriser l’apprentissage ou s’y opposer.
Une journaliste américaine qui écrit régulièrement sur les neurosciences et l’éducation estime même que tous les enseignants devraient recevoir, au cours de leur formation initiale, une initiation aux neurosciences pour qu’ils comprennent à quel point elles peuvent influer, par les méthodes d’apprentissages proposées, au développement des capacités d’apprentissage des enfants.
Enfin, Nick van Dam fait le point ce que l’on sait du fonctionnement du cerveau dans l’apprentissage et sur les perspectives pour l’apprentissage en entreprise et accessoirement en réseaux.
- La motivation du cerveau est stimulée par l’émotion. D’où l’importance d’offrir aux apprenants l’opportunité de raconter leurs expériences.
- Il n’y a pas d’apprentissage sans attention ce qui suggère de prévoir des sessions de formation courtes (pas plus de 20 minutes) avec des temps de répit pour le cerveau.
- Le cerveau n’assimile de nouvelles connaissances que lorsque l’individu est dans une posture active. Ainsi l’écoute passive d’une conférence ou d’une présentation ne mène pas à l’apprentissage.
On comprend aisément pourquoi la question classique "avez-vous compris ?" posée par les enseignants après un cours magistral n’est malheureusement pas synonyme de "avez-vous mémorisé ?"
Références
Euronews. "La neuropédagogie : la gym du cerveau pour apprendre plus facilement , science." Dernière mise à jour 30 avril 2013. http://fr.euronews.com/2013/04/30/l....
CRDP de l’académie de Versailles. "Conférence « Comment l’élève apprend »." Dernière mise à jour 27 novembre 2010. http://www.crdp.ac-versailles.fr/Re....
Willis, Judy. "How The Memory Works In Learning." TeachThought. Dernière mise à jour 1er janvier 2013. http://www.teachthought.com/learnin....
van Dam, Nick. "Inside the Learning Brain." Dernière mise à jour 8 avril 2013. http://www.astd.org/Publications/Ma....
Voir en ligne : http://cursus.edu : l’article original
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Comment faire pour ne pas apprendre ?lundi 8 décembre 2014
Avant d’envisager une gymnastique du cerveau qui permettrait de toujours aller plus loin dans ses apprentissages, avant d’aller vers les neurosciences qui permettraient d’aller toujours plus loin dans les situations favorables à l’enseignement, avant de rechercher, en pédagogie, les conditions qui seraient nécessaires, suffisantes, indispensables, inévitables, incontournables...
- ne surtout pas stimuler le cerveau
- laisser les zones du cerveau se reposer le plus souvent possible ;
- ne jamais associer des idées différentes puisque, a priori, elles sont incompatibles ;
- ne pas envisager ne serait-ce qu’une seule réponse possible à un problème donné ;
- ne jamais proposer une conception personnelle [7]
- attendre que la solution à ce problème surgisse devant nos yeux comme un diable hors de sa boîte (déjà, ouvrir la boîte serait une action inutile...) ;
- emmagasiner les informations sans tenter de trier, grouper, relier, associer, catégoriser ;
- écouter patiemment, "religieusement", sans s’interroger (faire complètement confiance en quelque sorte)
- être certain que la vérité finira toujours par surgir, qu’elle se suffit à elle-même ;
- croire que le cerveau, face à une évidence, corrigera ses erreurs de lui-même ;
- ne jamais tenter d’apprendre une notion dont on a, apparemment, rien à faire ;
- apprendre seul dans son coin et éviter la confrontation à tout prix (trop de risques de conflits et d’influences) ;
- rester inébranlable sur ces convictions pour ne jamais prendre le risque d’être déstabilisé ;
- ne pas perdre de temps à se motiver (ou à motiver ses élèves) ;
- croire que tous les types de stress sont des situations favorables pour apprendre ;
- ne jamais être en situation agréable dans un apprentissage, ne pas se faire plaisir à apprendre ;
- ne pas jouer sur les émotions, avec les émotions ;
- ne jamais exprimer ses émotions, ses sentiments, ses conceptions ;
- ne pas faire d’expérience hors des sentiers battus et donc ne jamais raconter ses expériences heureuses ou malheureuses ;
- prévoir des séances d’apprentissage longues et studieuses ;
- ne pas laisser au cerveau des temps d’inaction, de repos ;
- rester passif pendant un cours, une séance d’apprentissage ;
- écouter tout cours dans une position confortable sans jamais intervenir mais en somnolant (il paraît qu’on apprend en dormant) ;
- croire que comprendre les mots suffit à comprendre la technique et à apprendre des gestes ;
- ne jamais prendre plaisir à apprendre ;
- ne jamais avoir besoin d’apprendre, ne jamais créer le besoin d’apprendre ;
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Liste non exhaustive, bien sûr.
L’idée de cet article a surgi en lisant Neurosciences et pédagogie.
lorand.org



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