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94-La briqueterie de Champigny (Marne)vendredi 30 juin 2017
Sommaire
La Briqueterie
Ci-dessous , le témoignage, de mémoire, de M. Wafflard André, né à
Champigny en 1904, briquetier dès l’âge de 14 ans, en même temps que son
père. Il a aussi été Maire de son village natal.Les débuts, de 1880 à 1895
La briqueterie fut fondée en 1880 environ par Monsieur Coirin. A cette
époque la superficie de cette exploitation ne dépassait pas cinq hectares.La fabrication des briques se faisait par petites équipes de 5 personnes
dont le travail était fait à la main, sans aucune machine. L’équipe que l’on
nommait « table » fabriquait environ quatre mille briques par jour.Le travail se décomposait comme suit : un homme chargé de faire le
mortier avec des outils de l’époque et pieds nus, restait dans la boue jusqu’à la
ceinture pendant douze heures par jour. Un deuxième homme était chargé de
conduire ce mortier à la brouette jusqu’à la table de travail dont la distance
était de 30 à 80 mètres. A la table, un troisième homme, le monteur, dont le
travail consistait à prendre le mortier avec ses mains pour en faire des boulettes
en rapport à la dimension des briques, les jetait avec force dans des moules, et
râclait le trop- plein. Ces moules étaient transportés sur une place aménagée,
puis démoulés par deux porteurs qui, bien souvent, ne dépassaient pas l’âge de
treize ans, mais qui étaient tenus d’accomplir aussi douze heures de travail par
jour, fêtes et dimanches compris !Ensuite, après l’opération de séchage à l’air qui demandait environ
quinze jours, ces briques étaient transportés dans un endroit réservé que l’on
appelait « four à air ».Les briques étaient empilées en même temps qu’une
quantité de bois et charbon, le tout recouvert d’une couche de terre. Il ne restait
plus qu’à mettre le tout au four, attendre le refroidissement et défourner ces
briques qui étaient prêtes à la construction.A la fondation de la briqueterie de Champigny, le nombre d’ouvriers était
d’environ 35 pendant la période de fabrication du 15 avril au 30 septembre.
Considérant les ouvriers Belges qui repartaient dans leur pays après la
campagne d’été, il restait environ 15 ouvriers le reste de l’année.De 1895 à 1929
Vers 1895 ,cette exploitation fut rachetée par les frères Bastin qui ont
transformé l’usine par l’installation d’une machine VERKIN capable de
produire 50 000 briques par jour. Les briques de cette machine étaient de très
belle et bonne qualité. Des fours continus faisaient partie de la nouvelle
installation.Après la guerre 14/18, les frères Bastin étant décédés, la briqueterie
devenait Société des Tuileries et Briqueteries de la Marne sous la direction de
Monsieur Lombard.En 1926, une deuxième machine Verkin fut installée et qui fonctionna
jusqu’en 1929.A partir de cette date, les deux machines Verkin furent réformées pour
faire place à la construction de briques diverses par une machine moderne à
filières.Malgré ces transformations, il est à noter que la fabrication par table, à
la main, ne fut pas abandonnée, et , en 1926, des équipes de fabrication à la
main exécutaient encore ce travail dans les mêmes conditions qu’en 1880 !
Le travail des ouvriers dans la campagne de fabrication était de douze
heures par jour plus environ 6 heures par dimanche de travaux divers en
rapport à la fabrication.Jusqu’en 1919, les briques étaient acheminées par transports
hippomobiles et par bateaux. Les transports hippomobiles ne dépassaient pas la
ville de Reims ; les transports par bateaux allaient jusqu’à la région de
Strasbourg. Le bateau tiré par un attelage de 2 chevaux ou mulets mettait
environ 25 jours pour parcourir la distance.Fonctionnement d’un four continu
Les fours continus de l’époque 1890 à 1928 avaient une contenance de
200 000 briques. Ils étaient divisés en 18 chambres de 11 000 briques chacune,
de 18 portes, de 18 vannes de tirage et de 14 pots à feu par chambre.Ces fours cuisaient journellement fête et dimanche 22 000 briques. Dix
ouvriers étaient nécessaires pour accomplir ce travail :4 enfourneurs, 4
défourneur,et 2 cuiseurs.La durée de cuisson des briques était de 48 heures à une température de
900 à 1 000 degrés. Le défournement s’effectuait 4 jours après le passage du
feu.
Le feu avançait à la cadence du travail des enfourneurs. Après
l’enfournement, un registre en papier était placé à l’avant de chaque chambre et
la porte de celle-ci était obstruée.La pose d’un registre placé sur toute la surface avant d’une chambre
avait pour but de fermer toute l’arrivée d’air par l’avant. Après la pose d’un
registre, le précédent était mis à feu par le cuiseur et la vanne de tirage de cette
chambre terminée était mise en service, de même que la dernière vanne cessait
son office.
Une chambreLes fours étaient, à cette époque, allumés vers le 15 mai et ne
s’éteignaient que vers le mois de janvier, après épuisement de la fabrication.
Les conditions de travail dans ces fours étaient supportables au printemps
et en hiver, mais il n’en était pas de même en été. Ces fours étaient dépourvus
d’appareil de refroidissement et les ouvriers, à certain moment, étaient tenus de
travailler à une température dépassant 50 degrés !La nouvelle Société Anonyme de 1919 était une association avec la
Briqueterie de DIZY-MAGENTA qui fabriquait les tuiles. Cette usine disposait
en 1919 d’un camion à vapeur dit « la Routière » pouvant transporter environ 3
tonnes à la vitesse de 5 km/h. Ce camion « Routière » était pourvu d’un
chauffeur et d’un conducteur et ce camion étant à peu près le seul dans la
région était toujours accompagné par une bande de gosses dans ses
déplacements !Wafflard André(1904-1991)
Quelques chiffres de 1975
- Le four contient 5 centrales de chacune 8 injecteurs, soit en tout 40 injecteurs.
- Le four développe 160 mètres de long que le feu parcourt en 5 ou 6 jours.
- Chargé à bloc il peut contenir environ 220 000 briques.
- Le personnel compte une cinquantaine d’ouvriers, presque tous des hommes.
- La cheminée est haute de 40 mètres.
- 3 800 litres de fuel sont utilisés pour 24 heures.
- Densité du fuel lourd n°2 BTS (basse teneur en soufre)=0,950 d’où 55 à 80 litres à la tonne de produit cuit.
- La cuve à fuel contient 100 000 litres.
- La briqueterie exporte un peu en Allemagne, le principal est vendu en France.
(selon une enquête de Bruno Wafflart et Olivier Boussard)Les produits fabriqués à Champigny
- L’activité de la briqueterie a cessé en 1980.
- Durant plus d’un siècle cette usine a progressivement sorti de ses moules une importante variété de briques,
- Pour les murs :
- Briques courantes et mulots, perforés ou pleins,
- Mulots plaquettes,
- Briques spéciales,
- Briques en forme ¼ de rond ou angles abattus.
- Pour les sols :
- Pavés rustiques,
- Dalles terre cuite,
- Ronds terre cuite.
- Pour la décoration :
- Plaquettes minces terre cuite,
- Filage terre cuite,
- Relief terre cuite,
- Eléments plans ou profilés terre cuite,
- Ronds et pavés arrondis terre cuite.
- Un choix de tonalités diverses était fourni au client : rose violacé flammé, biscote flammé, saumon nuancé, corail nuancé, saumon rosé ou clair, chamois rosé, jaune, havane, blanc pierre, gris marne.
- Aspect : épiderme lisse, arraché ou sablé.
L’effondrement d’un symbole !
Quatre années après la fermeture de l’usine un événement va rassembler
la population campinoise : « l’enterrement en grande pompe de la briqueterie de
Champigny ». C’est le titre de la page du journal Union de ce 29 mars 1984.Tôt le matin, une équipe d’ouvriers était venue mettre le feu aux étais qui
soutenaient la haute cheminée dont les fondations avaient été sapées la veille sur
la moitié de la circonférence.Le vent emporta le dernier panache de fumée au loin des regards amers et
tristes, des derniers briquetiers licenciés, de l’ex- Directeur de l’usine, du Maire
du village. Les caméras de télévision, les appareils photos étaient prêts pour
mémoriser la chute de ce monument séculaire.Vacillante puis chancelante, la cheminée s’est abattue sur une partie des
bâtiments les plus vétustes avec fracas dans un nuage de poussière.
Dès les jours suivants, les engins démolissent les installations intérieures :
fours, séchoirs, trémis, souffleries, malaxeurs…Bientôt, il ne reste que des salles vides vouées à d’autres destinations :
artisanales ou commerciales peut-être !B.Boussard.
Les meules
Des chambres et séchoirs en cours de démolitionVoir en ligne : Télécharger le fichier original
Document à compléter par briqueterie Lombard-Bastin, Lombard Frères et Cie, Tuileries et Briqueteries de la Marne à Champigny
Mots clés : Brique , collectionneur , Marne (51)
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Z : Zorrovendredi 30 juin 2017
Sommaire
Zorro et la télé
C’est lorsque j’étais enfant que la télé est née. Elle a mis plusieurs années à arriver dans tous les foyers. C’est Marcelle, une vieille dame (pour l’enfant que j’étais, elle était vieille) qui habitait seule une maison dominant toute la vallée de la Dordogne qui fut la première voisine (un kilomètre nous séparait tout de même) à s’équiper avec cet appareil. Mon père était le fermier de son exploitation et j’aimais beaucoup aller emmener le troupeau de moutons dans les pacages d’herbes souvent sèches autour de sa maison parce qu’elle m’invitait à venir voir la télévision tout en surveillant mon troupeau par les fenêtres. C’est ainsi que j’ai découvert Thierry la Fronde, Rintintin et Zorro. Ce sont les trois séries qui ont le plus marqué ma découverte de la télévision.
Quelques années plus tard, alors que j’avais quitté la maison pour mes études bien loin du foyer familial, mes parents ont acquis leur premier appareil. Ma grand-mère, trop âgée pour vivre seule, était alors venue vivre chez nous. Je me souviens des premières remarques qu’elle fit aux enfants que nous étions encore. "Mais répondez-donc quand on vous dit bonjour !" Elle parlait toujours en occitan et pensait que la politesse exigeait de répondre aux salutations du présentateur du journal télévisé. Avec mon frère, nous l’avons surprise plusieurs fois en train de regarder derrière l’apparel. A nos interrogations, elle répondait "je cherche où il se cache !" Elle a mis un temps certain à intégrer à la fois les images animées qu’elle découvrait et ces personnages qui nous parlaient du monde contemporain comme s’ils étaient là autour de la table...
Maintenant, je crains que ce ne soit l’inverse : mes petits enfants seront-ils capables de comprendre ces réactions ?
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
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PHOTO 17 : Citerne abandonnéejeudi 29 juin 2017
Toutes les photos ont une histoire : Enfant, j’y ai puisé de l’eau... Puis celle qui court est arrivée. Quelques années plus tard, c’était celle qui remplace la pluie trop souvent absente qui s’est installée.
Mots clés : Lot (46) , photographe
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Le Tronquay (14)
C.C.G / AU TRONQUAY / (CALVADOS)brique 93
jeudi 29 juin 2017
Mots clés : Brique , collectionneur , Calvados (14)
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Y : Yeuxjeudi 29 juin 2017
Je n’ai que les yeux pour pleurer...
L’expression bien connue témoigne la plupart du temps d’un certain désarroi. Le généalogiste y est confronté quand il rencontre parfois un ancêtre né de père inconnu, quelquefois de parents inconnus, rarement de mère inconnue. Que faire alors ? Généralement, il s’agit d’un blocage. Quand il s’agit d’enfant inconnu, nous sommes tous alors dans ’ignorance la plus totale puisque nous ne savons même pas que cet enfant existe. Seul le hasard peut amener à la découverte de ce "chaînon manquant" mais il ne faut pas trop y compter.
Il y a quelques temps, j’ai bénéficié de ce hasard sans doute grâce à l’Internet !
" Ma cousine est née à 52 ans pour ma famille. " En effet, suite à ma présence sur Internet (je suis un vieux geek), un jeune allemand m’a contacté en anglais un certain 4 avril au tout début de ce siècle. Son message contenait les noms et prénoms de mon oncle paternel, mots correctement écrits pour une fois. Il recherchait son grand-père maternel. Nos échanges ont permis à mes cousines de se découvrir un demie sœur (alors qu’elles se croyaient chacune fille unique).
Toute la famille n’a pas accepté facilement cette "renaissance" qui n’était pour certain qu’un vague secret de famille. Nous nous rencontrons maintenant régulièrement. La levée de ce secret a amené d’autres membres de la famille à m’informer de certains "radotages" qui ne s’avèrent pas tout à fait si erronés que ça [1].
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
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Charny (89)
GAUTHIER / CHARNY YONNEbrique 92
mercredi 28 juin 2017
Mots clés : Brique , collectionneur , Yonne (89)
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X : Xmercredi 28 juin 2017
A tous mes ancêtres inconnus qui ont fait ce que je suis.
"Quel généalogiste n’a pas été confronté à ces périodes où les traces écrites laissent la place à toutes les hypothèses ?" [2].
La longueur de cet article est inversement proportionnelle à l’importance du sujet : nous avons tous des ancêtres inconnus, très nombreux (toujours plus nombreux même). On ne peut donc jamais affirmer que nos recherches sont terminées : elles ne sont qu’arrêtées... ou stoppées. Provisoirement.
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , challengeAZ-2017
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Beaugency (45)
GRILLON BOURREAU / BEAUGENCYbrique 91
mardi 27 juin 2017
Mots clés : Brique , collectionneur , Loiret (45)
lorand.org





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