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Le binaire en généalogie : un petit système mais de grandes informationsdimanche 14 avril 2013
Un tout petit facteur (seul 1 est plus petit mais reste inefficace) mais redoutable.
Un chercheur du CNRS s’est amusé à calculer la population nécessaire pour que tous les ancêtres n’aient aucun lien de parenté. La limite de la population mondiale est franchie bien plus vite qu’on ne pourrait le penser. Certains ont fait les calculs et il paraîtrait qu’il suffirait, toujours, de 7 générations pour trouver un lien comme il paraîtrait qu’il suffit de 7 liens de connaissance pour relier deux personnes contemporaines entre elles par un lien de simple connaissance ! Étonnant, n’est-il pas ?
Mais le système binaire est utilisé en généalogie dans la numérotation dite de Sosa-Stradonitz.
Son avantage est donné par l’efficacité simplissime des puissances de deux qui sont, comme chacun sait, à l’origine de l’informatique. Par convention définitive, les pères ont toujours un numéro pair (normal puisqu’ils sont pères... ;-) ), le double de celui de leur enfant et les mères le numéro qui suit (elles sont donc impaires et c’est normal puisqu’elles ne sont pas pères ;-) ). Ainsi le père du n°1 a numéro 2 et la mère le 3, 4 pour le grand-père paternel, 5 pour la grand-mère paternelle, 6 pour le grand-père maternel, 7 pour la grand-mère maternelle... Tout mathématicien aura déjà compris que les puissances de 2 déterminent la génération. la génération du n° 1 devrait donc être la génération numéro zéro et non pas la numéro 1 comme c’est trop souvent rencontré. Pour calculer la génération, il suffit de prendre la partie entière du logarithme de base 2. Un numéro écrit en base 2 permet de trouver rapidement le lien entre l’individu à qui il est attribué et celui qui détient le numéro 1. Un exemple : dans la généalogie des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. , ma grand-mère maternelle Maria de Rocamadour (46), a le numéro 27. En base 2, cela s’écrit 11011. Elle appartient donc à la génération 4 (5 chiffres) et l’enchaînement est : 1 = de cujus (mes petits-enfants), PUIS 1 = mère (ma fille), PUIS 0 = père (moi), PUIS 1 = mère (ma mère), PUIS 1 = mère (ma grand-mère).
Bon d’accord, c’est encore des mathématiques ! Mais, que voulez-vous, j’ai toujours aimé les maths quand elles décrivent ainsi la vie et, maintenant plus particulièrement parce qu’elles décrivent les liens généalogiques.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013
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Lancésamedi 13 avril 2013
Rien à voir avec le verbe lancer. Il s’agit d’un petit village du Loir-et-Cher… Voir Lancé dans l’encyclopédie Wikipedia pour davantage d’informations (quoique …)
Petit village perdu en Beauce du Loir-et-Cher, c’était dans la tradition orale de la famille de celle qui a accepté de partager ma vie, le berceau de son histoire familiale. Oui, mais voilà, il a fallu qu’une “pièce rapportée†(moi en l’occurrence, mais c’est ainsi que la tradition familiale nommait gentiment ceux/celles qui épousaient un membre de la famille) fassent de la généalogie et apportent quelques grains de sel qui modifient un peu la légende familiale en la compliquant surtout beaucoup.
Il s’agit donc ici de la famille de celle qui a accepté que je partage sa vie. Et j’ai découvert que cette famille, dont les membres se perdent vite de vue, avait tout de même plusieurs généalogistes potentielles (au féminin parce qu’il s’agit de trois femmes). L’une, Chantal, est, comme moi, un membre de la famille par alliance. Quant à Josiane et à Géraldine, elles se sont découverts un cousinage proche avec Micheline mon épouse.
Lancé est bien la commune de naissance de mon beau-père. La famille Launay, un patronyme très répandu en Loir-et-Cher, est en fait originaire de la Sarthe. C’est la branche Habert à laquelle appartient la grand-mère de Micheline qui a des origines beaucoup plus anciennes dans ce petit village.
Récemment, nous nous y sommes rendus parce qu’une généalogiste habitant ce village avait organisé une exposition généalogique. Elle proposait aussi un recueil de ses recherches et trouvailles que je suis bien sûr procuré.
Des relations généalogiques mais aussi familiales se tissent donc à partir de ces recherches généalogiques familiales. Et c’est vrai sur toutes les branches, mais pour la mienne, il faudra attendre un petit peu pour découvrir ce qui en fait la spécificité. Se construisent aussi des liens amicaux et virtuels avec des généalogistes inconnus et qui le resteront sûrement. La généalogie peut donc être un élément de la construction des relations sociales parce qu’il arrive assez souvent que les liens virtuels créés sur la toile Internet deviennent un jour réels.
Si vous êtes déjà généalogiste, vous savez déjà que les recherches généalogiques qui semblent se faire dans des salles fermées, au fond de bureau poussiéreux, avec des acteurs coupés du monde et de la vie est un cliché.
Si vous vous lancez dans la généalogie, sachez que vous allez rencontrer des personnes fabuleuses, étonnantes, mystérieuses dont une bonne partie de la personnalité vous restera inconnue mais qui partageront généreusement avec vous leur passion, leurs compétences, leur savoir-faire. A l’école de la généalogie, il en est peu qui résiste au virus et guérissent de ce mal incurable…
Alors à bientôt quelque part, en quelque temps, …
Mots clés : généalogiste , 41-Lancé , challengeAZ-2013
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Une combinaison de touches discrimatoire ?vendredi 12 avril 2013
[Ctrl] + [K] : peut-être ne connaissez-vous pas cette combinaison de touches...? Peut-être utilisez-vous Hérédis et ne savez-vous même pas que cette combinaison existe ! Dans ce logiciel, elle sert à qualifier de "personnage secondaire" des personnes qui n’apparaîtront donc plus dans votre arbre public. Comme s’il y avait des individus sans importance dans une généalogie ! Peut-être pour le collectionneur d’ancêtres ? Et encore...
Je n’utilise pas Hérédis pour plusieurs motifs dont celui-là (le principal motif étant qu’il est payant). J’ai horreur des discriminations et c’en est une ! La généalogie est d’ailleurs fréquente de discriminations : certains ne prennent en compte que les lignées masculines ou d’autres que les porteurs de leur seul patronyme. Comme si le patronyme à lui seul était le créateur de notre personnalité ? Comme si les mères n’apportaient par leur part génétique dans la constitution d’un enfant ?
Déjà que je suis "gêné aux entournures" parce que la proportion d’hommes est supérieure dans mon arbre généalogique à celle des femmes alors que dans la vraie vie, cela a quasiment presque toujours été le contraire... Des explications mathématiques, historiques et anthropologiques existent et l’écart est plutôt minime : donc je supporte. Bien obligé de toutes façons.
La pire des discriminations que j’ai rencontrée, c’est un père (il ne fait pas partie d’une des lignées des MaLiBeLe) qui déclare la naissance de son enfant né de mère inconnue ! Comment est-ce possible ? L’inverse, une mère qui déclare un père inconnu, est historiquement, sociologiquement et humainement explicable.
Donc, pour moi, la lettre K est un symbole de la discrimination en généalogie. Na !
Mots clés : généalogiste , réfléchir , challengeAZ-2013
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"J’aime" ou pas les réseaux sociauxGénéalogie et réseaux sociaux
jeudi 11 avril 2013
Ah ce "J’aime" sur les pages Facebook... Pour moi, cette expression est le symbole des réseaux sociaux. Pourtant je ne l’utilisais quasiment jamais ! Au fait sont-ils utiles en généalogie les réseaux sociaux ?
Sommaire
Il va bien falloir me répondre "oui" sinon je vais avoir du travail d’effaçage ne perspective. J’ai donc un compte Facebook mais j’ai aussi un compte twitter [1], un compte chez les "Copains d’avant", un compte linkledin [2]... [3] Et puis, il y a toutes ces annexes (ou applications comme vous voudrez).
Facebook : j’ai un compte roland.bouat mais il était relativement rare que j’y publie directement. C’est plutôt mon compte twitter qui publiait fréquemment. Par ce compte, j’étais abonné au groupe généalogie en Sarthe ainsi qu’au groupe Généalogie. Je n’y utilisais que très peu l’option "J’aime"... Bizarre ?Twitter : j’avais donc un compte Broche46. Il était un peu moins rare que j’y publie directement des messages, c’était tout de même peu fréquent. C’était plutôt mes journaux de curation (sous Scoopit [4]) qui publiaient ici à ma place. J’y avais créé une liste Genealogie mais je ne trouvais pas qu’elle était d’une grande utilité (j’y rangeais des comptes qui auraient pu m’intéresser mais auxquels je ne souhaitais pas m’abonner à ce moment-là). Je n’utilisais même pas les favoris (en fait les messages qu’on souhaitait retrouver rapidement et fréquemment).Copains d’avant : je continue de recevoir des messages mais je ne consulte pas. Grâce à ce site, j’ai trouvé des informations sur... des contemporains. Il faut dire que certains ont un peu tendance à trop se livrer.Linkledin : j’avais un compte mais c’était davantage pour répondre à la demande pressante de quelques relations que par réelle utilité. Je n’en vois toujours pas l’utilité en généalogie...Scoopit : bon ce n’est pas vraiment un réseau social mais un journal de curation. Découvert par la généalogie, ces fonctionnalités me correspondaient davantage. Je gèrais cinq journaux de curation dont un consacré à la généalogie : RoBot généalogie. Pourquoi RoBot ? Parce que ce sont mes initiales : Roland BOuaT. J’y avais une quinzaine de "followers" et de vingt à trente visiteurs par jour pour près de 400 "scoops" publiés.Pearltrees [5] : là aussi, ce n’est pas un réseau mais plutôt un service permettant d’organiser et de partager ce qu’on aime sur le web. J’y avais une perle généalogie et j’ai été invité à faire partie de quelques équipes autour de ce thème.Note complémentaire
Et je m’aperçois (au mois de mai !) que je ne fais aucune allusion à mon site personnel (lorand.org) ou à la publication de mes recherches généalogiques (malibele.org). Ils ne font pas partie d’un "réseau social" tel que la toile Internet les conçoit mais ces deux sites en sont pourtant bien des éléments indissociables et incontournables. Je me demande même si je ne devrais pas y adjoindre les sites que j’ai créées et dont je suis toujours le maître de toile (webmaster) : codep41-ffct.org [6], cyclotourisme-orléanais-ffct.org [7], nouan-rando.org (et même usep41.org dont j’ai abandonné il y a peu de temps la responsabilité). J’ai même été l’artisan de nombreux autres sites (professionnels surtout) que je ne citerai pas ici.
MAJ : 01/11/2025
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013
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Gentils et autres histoires de prénomsVariabilité des prénoms et effet de mode
lundi 8 avril 2013
Non, il ne s’agit pas ici du qualificatif mais du prénom d’un de mes ancêtres. Enfin, c’est que raconte la légende orale familiale. Il paraît que ce prénom était surtout utilisé jusqu’à la première moitié du XXème siècle. pendant un temps j’ai même cru que c’était le diminutif de Jean. Mais, mon ancêtre était occitan et en occitan, Gentil se prononce plutôt comme "Tsintil" et ne se traduit pas par "Gentil" ou "Petit Jean".
S’appeler Euphrasie, Peyronne, Aman, Anatolie, Jacquine, Espérance, Fructidor, Xainte, Amadou, Marsale, Glandine peut nous paraître bizarre de nos jours mais ce furent des prénoms usités et portés par au moins un des individus répertoriés dans la généalogie des MaLiBeLe. Ces prénoms ne devaient pas être plus difficiles à porter que Jean ou Marie, les deux prénoms les plus répandus dans cette même généalogie. Mais s’appeler Jean quand le patronyme est Aymar pourrait être, de nos jours, difficile à porter (Jean Aymar ou "j’en ai marre").
De nos jours, sans parler du prénom "Clafouti" refusé par l’administration, il est possible de porter un prénom rare dans son pays mais aussi dans le monde entier. L’une des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. est dans ce cas avec un prénom qui ne serait porté que par trois personnes dans le monde. Elle se prénomme Maria-Liv mais ce n’est pas parce qu’est sorti l’année de sa naissance un film de Ingmar Bergman "Sarabande" dans lequel la norvégienne Liv Ullman joue le rôle de Maria (ou Marianne). Non, c’est un choix des parents d’associer un prénom du sud de l’Europe à un prénom du nord de la même Europe afin de manifester leur joie d’avoir le plus beau bébé du monde [8].
Pour illustrer cette mode, un prénom dans la généalogie des MaLiBeLe est significatif : Pétronille. Il a maintenant un peu une connotation péjorative et il se peut que ce fut déjà le cas, il y a plusieurs générations, puisqu’une de mes ancêtres changea le sien en imposant Perrette à sa place simplement par l’usage semble-t-il. Elle ne fut pas la seule à changer de prénom et une autre ancêtre qui semble s’appeler tantôt Perrette tantôt Peironne me pose un dilemme que je n’arrive pas à trancher et me bloque une branche.
Les prénoms ont une histoire mais peuvent donc amener à des histoires de prénoms pour tout généalogiste. Alors méfiez-vous des prénoms surtout quand le prénom d’usage n’est pas le prénom officiel comme c’est très fréquemment le cas dans ma famille maternelle (sans doute que le prénom attribué par respect des traditions était celui du parrain ou de la marraine mais qu’il ne convenait pas aux parents...). Quelques exemples dans ma branche maternelle : ma mère s’appelle Jeanne mais tout le monde la connaît sous le prénom Simone, Gaby c’est Gabrielle (facile), Pierre (ou Pierrot) c’est Yves, André c’est Marcel... Il faut dire que mon arrière grand-mère a signé Hyacynthe sur son acte de mariage mais a corrigé pour signer Xainthe comme le prénom de sa tante qui venait de décéder [9]. Mon arrière-grand-père n’était connu que sous le nom de Zacharie mais il avait été baptisé Joseph ! Sans oublier le père de ce dernier, Pierre, que ceux qui s’en souviennent appellent "Richard" (dérivé du mot "riche" mais c’est une autre histoire).
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , réfléchir , challengeAZ-2013
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De cujus ou probantdimanche 7 avril 2013
Le de cujus en généalogie, c’est le numéro 1 dans la numérotation sosa !
Le de cujus ou probant c’est donc le départ de la numérotation sosa, numérotation que tout généalogiste familial utilise beaucoup : c’est donc le n°1 dans la numérotation. C’est Jérôme de Sosa qui l’a mise au point à partir d’une idée de Michel Eyzinger. Dans le nom de cette numérotation, est associé la plupart du temps le nom de Stephan Kekulé von Stradonitz qui a popularisé le système en publiant les tableaux d’ascendance des souverains européens. On écrit donc numérotation Sosa-Stradonitz (avec des majuscules) mais un substantif ou un qualificatif est en train de voir le jour avec le simple mot "sosa" (on parle donc fréquemment de numérotation sosa). J’oubliais, Eyzinger a publié sa méthode en 1590 à Cologne, de Sosa l’a mise au point en 1676 et Stradonitz l’a popularisée en 1898. Il y a donc quatre cents ans qu’elle existe et, pour ceux qui ne l’auraient pas encore perçu, elle numérote une généalogie ascendante.
Il existe d’autres systèmes de numérotation. La numérotation Henry (du nom de son inventeur bien sûr) gère plutôt les familles. Je crois d’ailleurs que je vais l’ajouter comme une partie décimale pour naviguer plus facilement dans les branches latérales de la généalogie des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. . Après tout, ça ne serait que ma deuxième adaptation de la numérotation sosa après la numérotation des familles. Il existe aussi une numérotation plus fréquemment utilisée : la numérotation d’Aboville qui s’intéresse à la généalogie descendante. La numérotation Beruck (que je ne maîtrise pas du tout) est dérivée de la numérotation Sosa-Stradonitz et permet d’identifier ascendants et descendants mais aussi les alliés ou associés (parrain ou marraine par exemple).
Le n°1 est donc une décision arbitraire non pas seulement du généalogiste mais aussi du lecteur de l’arbre généalogique. Il devrait être possible de naviguer dans un arbre en suivant la numérotation sosa depuis n’importe quel individu baptisé n°1. Généralement cela reste possible dans tous les arbres généalogiques mais les logiciels affichent selon une priorité toute relative de cette fonctionnalité. Geneanet permet toujours de partir d’un individu et de faire ainsi les calculs. Le logiciel que j’utilise, webtrees, a quelque peu caché cette fonction donc l’accessibilité n’est pas évidente pour un débutant : dans le menu, il faut développer le sous-menu "Rapports" et sélectionner "Ascendance" (il ne restera plus alors qu’à sélectionner ce fameux n°1).
Le n°1 devrait donc toujours relever de l’affectivité du lecteur (visiteur) mais ce n’est pas toujours facile à gérer. Et puis, peut-être que, comme moi, vous souhaitiez qu’on trouve facilement les ascendants de votre numéro 1... Dans la généalogie des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. , ils sont trois, des frères et sœurs bien sûr parce que la numérotation est alors identique. Pour mieux suivre indépendamment de la numérotation sosa du lecteur/visiteur, j’avais créé un prénom fictif entre parenthèses et débutant par sosa (prénom fictif quelquefois remplacé par "enfant de sosa" sans n°). Mais, tout ça, n’est qu’une convention toute personnelle... MAJ MAJ abréviation de l’expression "Mise à jour" 2025 : convention que j’ai abandonné.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2013
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les Fieux (à Miers - 46)Dans les entrailles de l’histoire et de la géographie
samedi 6 avril 2013
Comment ? Vous ne connaissez pas les Fieux ? ce hameau quasi désert perdu au milieu du causse tout au bout d’une longue petite route tortueuse et qui ne mène nulle part ?
Et pourtant c’est celui de mes ancêtres paternels. Plus de cinquante individus portant le même patronyme que moi et dont beaucoup font partie de mes ancêtres sont nés là dans ce village très ancien puisqu’il existait à l’époque préhistorique !
Lorsque j’étais enfant, je le connaissais sous le nom de "couvent des Fieux". Je sais maintenant que des religieuses y séjournaient dans la bâtisse principale et qu’au Moyen-Âge c’était une abbaye. Mais mes ancêtres étaient des paysans : ils habitaient dans les annexes cachées à l’arrière, des petites maisons basses et exigües, aux murs de pierres et aux toits maintenant de tuiles plates et rouges mais sans doute recouverts à l’époque de lauses (de grandes pierres plates et lourdes).
Il y a quelques années (j’avais une dizaine d’années), monsieur Caminade (un patronyme on ne peut plus occitan) eut la tristesse de voir son chien disparaître dans un trou de lapin ou de renard (je ne sais plus trop). Du moins c’est ce qu’il croyait. Comme il l’entendit aboyer, il creusa le sol caillouteux au bas de la pente. C’était une décision bien hasardeuse quand on connaît ce coin perdu ou le sol arable n’a que quelques centimètres d’épaisseur sur des rochers calcaires dont certains sont d’une dureté extrême (calcaire rose). Mais le hasard faisant toujours bien les choses, le terrassement fut bien plus aisé qu’il n’eut put l’imaginer. Il découvrit alors l’entrée d’une nouvelle grotte. Il faut dire que dans ce coin du Quercy, il y en a partout. Après avoir délivré son chien il y revint donc pour tenter d’y pénétrer. Il eut alors la surprise de découvrir des marques peintes sur les rochers. (C’est l’histoire qui se racontait lorsque j’étais enfant). Ces marques étaient des mains en négatif. Il décida, ce qui est plutôt rare par ici, d’en informer les "autorités compétentes" en fait un spéléo-club voisin, celui de Bergerac en Dordogne. Des fouilles furent organisées et les archéologues découvrirent des peintures préhistoriques remarquables. Depuis peu, le résultat des fouilles est présenté au public. Pour en savoir davantage, consulter l’Historique de l’archéosite des Fieux à Miers publié par l’association Racines d’Alvignac (les deux photos ci-jointes viennent de ce site).
Un trou perdu à notre époque mais qui servit donc de refuge à des hommes préhistoriques. Peut-être que, parmi eux, figuraient quelques-uns de mes ancêtres puisque ma famille ne s’est guère déplacée. De toute la chaîne généalogique à laquelle je sers de dernier maillon, je dois être le premier à avoir franchi les dix kilomètres de distance pour faire ma vie !
Mots clés : généalogiste , 46-Miers , challengeAZ-2013 , 46-Fieux (les)
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État civilRapide histoire de l’état civil français
vendredi 5 avril 2013
Avec les BMS BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. (Baptêmes Mariages Sépultures), c’est presque là, en France, que se trouvent les preuves de l’existence des individus qui peuplent une généalogie.
Comme dans tout domaine scientifique, une preuve irréfutable peut devenir contestable, contestée et être source d’erreur.
Officiellement en France, l’état civil existe depuis 1539 (ordonnance de Villers-Cotterêts) mais les registres ne notent alors obligatoirement que les baptêmes et les sépultures. Pourtant le plus ancien registre connu démarre en 1303 (Givry en 71). Les mariages ont été ajoutés en 1579 par l’ordonnance de Blois. Ces registres sont organisés par paroisse catholiques. La précision est utile parce que les protestants voient leurs mariages non reconnus (sauf entre 1598 l’édit de Nantes et 1685). En 1667 sont mis en place la tenue en double : la grosse conservé au greffe et la minute restant dans la paroisse.
C’est en 1796 qu’est mis en place l’état civil à peu près tel que nous le connaissons et ce sont les communes qui le détiendront désormais. Les mentions marginales furent créées mais il faut attendre 1945 pour les mentions de décès.
La dernière modification est très récente et date de 2003 : il s’agit de la loi Sarkozy qui, pour mieux maîtriser l’immigration, limite fortement la présomption de bonne foi pour les actes effectués à l’étranger.
Pour en savoir davantage, consulter, sur le site de Wikipedia l’histoire de l’état civil en France.
Mots clés : généalogiste , Histoire et histoires , challengeAZ-2013 , état civil
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DépartementsLeur histoire
jeudi 4 avril 2013
Au tout début de leur création, ils devaient être de surface identiques, aux limites tracées au cordeau mais les frontières naturelles en ont décidé autrement. Et puis, c’était sans compter avec la Politique, ce concept qui en vieillissant finit par s’appeler Histoire.
Au départ, c’est à dire en 1789, ce sont 83 départements qui sont créés (la photo ci-dessus de 1843 en compte 86). Le projet de découpe en ligne droite ayant donc été abandonné, l’organisation est donc plutôt faite en définissant un territoire autour d’une ville chef-lieu avec comme unité de mesure la "journée de cheval". En réalité, le but était de pouvoir rejoindre le chef-lieu depuis n’importe quel point du département en une journée de cheval au maximum.
Le groupe des 36 membres élus qui choisissaient leur président cèdera vite sa place au préfet et au conseil général. Ce dernier avait d’ailleurs un pouvoir très limité. Ce n’est qu’en 1871 qu’est créée la commission départementale que nous appelons maintenant le conseil général.
Au départ, les départements n’avaient pas de numéro et c’est en 1922, qu’à partir du classement alphabétique des noms, est attribué à chacun des 89 départements existant alors le numéro que certains des plus vieux d’entre nous ont peut-être eu à apprendre par cœur.
Si ce n’est pendant le régime de Vichy sous lequel les conseils généraux sont suspendus, les départements n’ont guère changé dans leur organisation jusqu’à la loi de décentralisation relativement récente puisqu’elle date des années 1980.
Il y eut bien quelques modifications dans le découpage comme le remplacement de la Seine-et-Oise par six départements ou quelques changements d’appellation comme les côtes du Nord devenus récemment les Côtes d’Armor ou le partage de la Corse en deux départements, mais les 98 départements actuels ont des histoires plutôt calmes.
Pour une présentation plus précise, plus détaillée et surtout plus proche de la réalité que mon court résumé, la page sur l’Histoire des départements français de wikipedia est bien plus précise et surtout plus fiable (Histoire des départements français). Sur le site france-pittoresque.com, il est possible de consulter l’histoire détaillé de chaque département (Les départements et leur histoire).
Mots clés : généalogiste , Histoire et histoires , challengeAZ-2013
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Carennacmercredi 3 avril 2013
Carennac est ma commune natale "officielle" [10]. C’est l’un des "plus beaux villages de France".
Vue de l’église St-Pierre et du château des DoyensPetite commune de moins de 500 habitants, elle en a tout de même compté plus de 1200. Situé au bord de la Dordogne, le chef-lieu de la commune gère aussi un village, Magnagues, perché au sommet de la falaise qui sert de limite nord au causse du Quercy ou Causse de Gramat. Carennac est situé au bord de la Dordogne.
Les habitants de Carennac sont appelés les carennacois ou carennacoises.
La commune est voisine des communes de Bétaille, Floirac, Gintrac, Miers, Tauric et Vayrac.
Carennac a, un temps, été appelé Carendenacus. Son nom viendrait d’un domaine gallo-romain. Certains affirment que l’origine serait le mot "carène" qui lui aurait affecté en raison de toits en forme de carène inversée de navire [11].
L’entrée de l’église et le superbe porche (au fond)L’église Saint-Sernin dépendait de l’abbaye de Cluny mais l’église principale est maintenant l’église saint-Pierre. Avec le château des Doyens, elle forme un ensemble très connu (surtout en raison de son porche remarquable). Son cloître a heureusement été restauré (il a, un temps, servi d’étable !).
Le cloître autrefois (début XXe environ)Le personnage le plus célèbre ayant habité la commune est Fénelon (François de Salignac de Lamothe).
Sources des informations ci-dessus : "Carennac" dans Wikipedia.
Autres sources :Mots clés : généalogiste , 46-Carennac , challengeAZ-2013
lorand.org

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