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Bizarre cette oppression...

Mots clés : Juré, citoyen, Philosophie

lundi 16 mars 2015, par Roland


Je ne suis ni l’accusé ni le coupable mais un sentiment étonnant, bizarre m’envahit et je me sens oppressé, presque angoissé à l’idée d’être tiré au sort.

Il faudra rester neutre mais je ne peux cesser de penser à ma prochaine visite au assises de Blois. Pour la première convocation, ce lundi 2 mars, je suis resté sans trop de pression. Peut-être parce que j’allais dans un lieu que je ne connaissais pas du tout : je n’avais encore jamais mis les pieds dans un tribunal. La découverte d’un lieu un peu secret (tout au moins pour moi), les questions que je me posais sur le fonctionnement des assises en particulier ou d’un tribunal de manière plus générale, l’éloignement de mes préoccupations habituelles ont fait que j’ai abordé cette première journée sans trop de stress. Si la tête était quand même pleine de questions, j’allais vers l’inconnu, à la découverte presque comme un explorateur. Et, c’est vrai j’ai été particulièrement attentif. J’y ai découvert une (très) rapide présentation des quatre affaires que cette cession aurait à traiter avec l’annonce d’un très probable report de la première affaire.

Pour cette première affaire, je n’ai pas été tiré au sort et, très vite, elle a été reporté. Je suis rentré très serein chez moi.

Mais dès mercredi soir, à la veille de mon deuxième voyage vers cette cession des assises pour être peut-être tiré au sort, je me suis beaucoup interrogé sur moi-même et sur mon possible comportement pendant ce procès si je n’étais ni tiré au sort ni non-récusé. Peut-être était-ce le fait qu’il s’agisse d’un viol sur deux fillettes qui m’angoissait autant. J’ai tenté de me rassurer en me disant que mon passé professionnel d’enseignant allait entraîner probablement l’audition du terme "récusé" à mon encontre, j’ai très mal dormi cette nuit-là. Pendant le voyage (une heure et quart) vers Blois, le sentiment d’oppression m’a de plus en plus envahi en se rapprochant petit à petit de l’angoisse. Lorsque le juré suppléant a été installé, j’ai presque honte de dire que j’ai été soulagé. Il m’a tout de même fallu plusieurs dizaines de minutes après ma sortie du tribunal pour récupérer en marchant dans la ville : je ne me sentais pas encore la force de rentrer chez moi.

Lundi matin, il faudra que je recommence. Cette fois, il s’agit d’un cambriolage à mains armés, si j’ai bien compris. Si le procès se déroule à huis clos en raison de l’âge des prévenus au moment des faits, je me demande si je serai aussi oppressé... Peut-être qu’on s’habitue, après tout.

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