Le tourisme à vélo
D'abord du tourisme à vélo mais aussi du vélo au quotidien comme un art de vivre.
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Lorand

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Vivons cachés...

Mots clés : RSNCT , cycliste

vendredi 8 octobre 2004 , par Roland


Pour moi, le cyclotourisme, c’est le tourisme à vélo. Je sais que tous ceux qui se reconnaissent dans cette appelation ne se reconnaissent pas dans cette définition. Certains vont jusqu’à penser que c’est le cyclisme sur route ouverte. Je ne suis pas pour rejeter ceux qui ont une autre conception. Chacun a le droit à sa pratique, celle qui lui convient, celle dans laquelle il se fait plaisir. Je préfère donc accepter comme définition intermédiaire, le cyclotourisme c’est le plaisir de faire du vélo. Pourtant, je privélégie le cyclotourisme, c’est d’abord le tourisme à vélo (le mot "d’abord" a ici, beaucoup d’importance).

Un préambule pour dire que je n’accepte pas ceux qui veulent imposer à tous leur conception de cyclotourisme, quelle qu’elle soit même si j’accepte qu’on défende ses choix [1].

Je me bagarre pour que l’on prenne en compte tous les licenciés, qu’ils aient dépassé l’âge où les efforts physiques restent toujours possibles, qu’ils privilégient les promenades familiales sur de petites distances, qu’ils vantent les mérites des longues distances en groupe complètement assisté, qu’ils ne conçoivent pas ne pas avoir leurs sacoches, leurs garde-boues et leur éclairage, qu’ils préfèrent "se tirer la bourre" sur quelques dizaines de kilomètres pour améliorer leur moyenne, qu’ils ne souhaitent pratiquer que le vélo itinérant en autonomie, qu’ils se retrouvent entre amis pour découvrir une région et partager leurs émotions touristiques, ... Mais je ne peux pas accepter que l’on veuille imposer sa pratique et dévaloriser celle des autres.

Par contre, je comprends que l’on défende sa conception, "son cyclotourisme", qu’on veuille le faire connaître et partager, qu’on souhaite qu’il se développe. Mais je ne comprends pas que l’on milite au grand jour pour "son cyclotourisme" quel qu’il soit et qu’on veuille rester cachés et discrets quand on le pratique. Pour faire avancer son concept, il faut en parler, le vanter, tenter de convaincre, accompagner les premiers pas, valoriser, ... mais il ne faut pas se rendre invisible parce qu’on devient inexistant.


[1Je suis un peu voltairien tant dans mon militantisme que dans mes tolérances : "je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je ferai tout pour que vous puissiez le dire."