Mots et expressions rencontrées en généalogie
Mots clés : généalogiste , généalogie
mardi 30 janvier 2024 , par
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Avertissement : cette page utilise beaucoup (maintenant) le dictionnaire de généalogie de la Fédération Française de Généalogie. C’est un dictionnaire plutôt très complet (peut-être trop). Mes propres définitions, beaucoup moins nombreuses) sont peu à peu remplacées par celles de ce dictionnaire (en italique).
En annexe, les abréviations rencontrées en généalogie. Le site MaLiBeLe préfère éviter ces "raccourcis" mais en utilise tout de même quelques-unes.
Les définitions des mots et expressions rencontrées
- acte respectueux : Acte notarié signé par les parents de l’un ou l’autre des futurs époux autorisant son mariage. En effet l’homme mineur de 25 ans et la fille jusqu’à 21 ans ne pouvaient contracter mariage sans le consentement de leurs pères et mères.
- agnatique Agnatique Qui relève de l’agnat. Une généalogie est agnatique lorsqu’elle ne prend en compte que les hommes. (Voir aussi Cognat, cognatique). : Parenté par le père. Lignée agnatique Agnatique Qui relève de l’agnat. Une généalogie est agnatique lorsqu’elle ne prend en compte que les hommes. (Voir aussi Cognat, cognatique). = Lignée patronymique.
- ancien style : rencontré dans les actes de la période révolutionnaire pour indiquer la date du calendrier grégorien.
- après toutes les cérémonies requises : Terme employé dans les actes de mariage et signifiant que les futurs époux s’étaient confessés et avaient reçu le sacrement de l’Eucharistie la veille du mariage.
- bans : proclamation sofficielles et publiques d’événements publics. Les bans étaient publiés pendant trois dimanches consécutifs.
- baptême : attribution du nom à l’enfant) – À l’exception de ces cérémonies du nom différées, le baptême a lieu presque toujours dans les 48 h. suivant la naissance. Comme la mère ne peut entrer dans l’église avant la cérémonie des relevailles (voir ce mot), elle n’assiste presque jamais au baptême de ses enfants. Normalement, les parrain/marraine nomment l’enfant, mais il y a des échappatoires et choisissent très souvent leur prénom.
- ca : voir les abréviations ci-dessous
- calendrier républicain : Ce calendrier se voulait égalitaire. L’année démarrait le 22 septembre et l’année fut partagée en 12 mois de 30 jours. Comme il manquait en fin d’année 5 ou 6 jours, ceux-ci furent appelés « jours complémentaires » ou « jours sans culottides ». Les mois étaient les suivants : vendémiaire correspondant à septembre brumaire à octobre frimaire à novembre nivôse à décembre pluviôse à janvier ventôse à février germinal à mars floréal à avril prairial à mai messidor à juin thermidor à juillet fructidor à août A la place de la semaine, il y eut la décade dont les jours furenet dénommés : primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et décadi. Dans les actes de l’état civil, il y a eu utilisation du nouveau calendrier jusqu’en l’an XIV (1805). Le 1er janvier 1806, qui correspondait au 11 nivôse an XIV, on est revenu au calendrier romain. Ce calendrier a revécu dans le Journal Officiel, lors de la Commune de Paris (1871 correspondant alors à l’an 79)
- carême : Temps d’abstinence pour les Catholiques qui dure 46 jours depuis le mercredi des Cendres et le samedi saint veille de Pâques. Pendant cette période, les fidèles devaient observer jeûne et abstinence et ne pas manger de viande, volailles, gibier, oeufs et beurre Ils ne devaient pas boire de lait non plus (exception faite pour les enfants). Les fêtes étaient également interdites et les mariages ne pouvaient être célébrés qu’après avoir obtenu une dispense. Les rapports conjugaux devaient être limités également.
- châtellenie : Au XIIIème siècle désigne une circonscription du domaine ducal.
- cognatique cognatique Qui relève du cognat. Une généalogie est cognatique lorsqu’elle ne prend en compte que les femmes. (Voir aussi Agnat, agnatique). : Parenté par la mère. Lignée cognatique cognatique Qui relève du cognat. Une généalogie est cognatique lorsqu’elle ne prend en compte que les femmes. (Voir aussi Agnat, agnatique). = Lignée matronymique.
- collatéral : Parent issu d’un ancêtre commun mais pas de la même lignée, Cousin au sens large. En généalogie, ce mot est souvent remplacé par "cousin généalogique".
- collégiale : Communauté de chanoines qui ne sont pas soumis à une règle. Ils ont à leur tête un doyen et non un abbé.
- consanguin : En généalogie, parenté par le père. Frère ou sœur consanguin = demi frère ou demi sœur de même père. En génétique et au sens large : personnes ayant un ancêtre commun quel qu’en soit le sexe. Voir dispense de consanguinité.
- cousins germains : l’un des couples de grands-parents est le même pour les deux cousins.
- cousins issus de germain : l’un des couples d’arrière-grands-parents est le même pour les deux cousins.
- curé : Chef de la Paroisse. Après le curé, on trouve dans la hiérarchie, les vicaires. En Bretagne, il seconde le recteur [qui est le] chef de la paroisse.
- décédé·e à l’âge d’environ ... ans : Cette expression utilisée par celui qui rédige l’acte d’inhumation indique plutôt un nombre de générations que l’âge exact du défunt ou de la défunte, âge que nos ancêtres ne connaissaient pas vraiment eux-mêmes. A 90 ans on est arrière-grand-père (mère), selon l’estimation suivant laquelle on est père à 30 ans, grand-père à 60 et arrière-grand-père à environ 90 ans.
- degré de parenté : En Droit Civil depuis le Code Napoléon, le degré en ligne collatérale s’exprime par un nombre qui est la somme des nombres en droit canonique. En droit canonique, les degrés de parenté étaient régis par les décisions du Concile de Trente. (seul utilisé avant la révolution dans les Empêchements au mariage, les Décrets de Justice, les actes Notariés, …) La Parenté en ligne directe s’exprime par un nombre La Parenté en ligne collatérale s’exprime par deux nombres représentant le degré de parenté de chaque parent par rapport à l’ancêtre commun. Du "deux au deux" signifie qu’ils sont germains, du "trois au trois" cousins issus de germains (en général) et du "quatre au quatre" enfants de cousins issus de germains (ou petits-enfants de cousins germains), ce qui constituait la limite.
- demoiselle : au 17è et au18è ; ne signifie pas "célibataire" mais "femme noble".
- dispense d’affinité : le parrain d’un enfant ne pouvait épouser « sa commère » (dont il était le « compère »), soit la marraine du dit enfant. Il s’agit de parenté spirituelle.
- dispense de consanguinité : Lorsque les fiancés ont un ancêtre commun [voir degré de parenté], ils devaient obtenir une dispense de consanguinité des autorités ecclésiastiques. Seul le Pape pouvait accorder une dispense lorsque les futurs époux étaient parents au deuxième degré. / Elle autorise ce qui est interdit par la loi de l’Église et est accordée par "l’officialité" c’est-à-dire les tribunaux ecclésiastiques.
- domicile de droit : Le domicile de droit du mineur qui se mariait était celui des père et mère ou du tuteur ou curateur si les parents étaient décédés. Le domicile de droit n’est donc pas forcément celui du lieu de naissance de l’individu.
- domicile de fait : Si le mineur vivait dans un autre lieu que celui des parents ou tuteur selon le cas, c’était alors un domicile de fait.
- fabrique : Sorte d’équivalent, sous l’Ancien Régime, des conseils municipaux. Les décisions étaient prises à la majorité des voix.
- fratrie : Ensemble des frères et sœurs.
- frères et sœurs germains : issus des même père et mère.
- gentilé : nom des habitants d’un lieu.
- honnête fille : fille d’un « Honorable Homme » et d’une « Honnête femme », c’est-à-dire des personnes qui appartiennent à la bourgeoisie des paroisses : notaires, procureurs d’office, riches marchands.
- honnête homme ou honnête femme : Le qualificatif employé servait à définir, selon l’état de la fortune, une certaine échelle sociale, une hiérarchie parmi les roturiers avec au sommet le « noble homme ». Il est ainsi donné à des petits bourgeois, des marchands, des artisans, des notaires, des procureurs fiscaux, des laboureurs un peu aisés, à des personnes sans charges honorifiques ni seigneuries afin de les distinguer. On souhaitait par l’un de ces qualificatifs marquer de la considération à une personne pour une raison ou pour une autre : notables locaux, reconnaissance dans une profession, instruction, situation de fortune, etc.
- implexe : consanguinité traduite par la présence d’un ancêtre identique par plusieurs branches.
- messe paroissiale : la messe traditionnelle du dimanche
- mariage : sous l’Ancien Régime, le mariage devait avoir lieu dans la paroisse où résidait la mariée
- marraine : celle qui tient un enfant sur les fonts baptismaux. Elle a pour fonction de présenter conjointement avec le parrain l’enfant et de s’engager à veiller sur son éducation religieuse. Pour être marraine, il faut normalement être âgé d’au moins sept ans. Il existe alors une affinité spirituelle entre le parrain et sa filleule qui les empêche ultérieurement de contracter mariage ensemble.
- matronyme : nom de famille qui se transmet par la mère.
- mention marginale : note dans la marge d’un acte. Certaines mentions sont règlementées.
- minute : originaux des jugements et des actes notariés qui sont conservés par le notaire.
- naturel (enfant -) : Dans les actes de baptême d’ancien régime,tous les enfants sont naturels, qu’ils soient légitimes ou illégitimes .Ce n’est qu’avec l’état civil moderne que naturel signifie né hors mariage.
- nom : au 17è et 18è siècle, le nom de baptême est l’actuel prénom.
- obit : Éventuellement suivi d’une date, en marge d’un acte de baptême Indique que l’enfant est mort dans l’année. Il n’y aura pas d’acte de décès.
- ondoiement : baptême que l’on confère sans cérémonie. Il était généralement pratiqué en cas de risque de décès très rapide de l’enfant.
- parents : au 17è et 18è siècle, ce mot désignait les membres de la famille proche du père ou de la mère.
- parrain : voir marraine.
- patronyme : maintenant nom de famille mais au 17è et 18è siècle, il s’agissait du surnom (sens originel du mot : sur nom), le nom étant l’équivalent de notre prénom.
- prône de la messe : grille du chœur d’où le prêtre donnait durant la messe l’ensemble des instructions et annonces diverses concernant la paroisse.
- recensement : autrefois effectués tous les cinq ans (années se terminant par 1 ou 6), ils listent les membres de chacune des familles d’une commune. Ils sont consultables actuellement de 1836 à 1946.
- reconnaissance : autrefois l’indication de la filiation naturelle n’emportait aucun effet juridique. Pour qu’il en aille autrement, il fallait procéder à un acte volontaire de reconnaissance dans un acte authentique (acte à dresser lors de la naissance en sus de l’acte proprement dit de la déclaration de naissance, ou postérieurement dans un acte notarié). Tant que cet acte de reconnaissance n’avait pas été dressé, l’enfant ne pouvait hériter de son ou ses parents et inversement. Il arrive également que l’enfant naturel soit reconnu par le père lors de son mariage avec sa mère. On parle alors de légitimation par mariage subséquent des parents. Quand cette légitimation se produit très peu de temps après la naissance, on peut présumer qu’il y a de fortes chances que le père soit bien le géniteur de l’enfant. Plus le temps s’écoule entre la naissance et cette légitimation et plus le doute s’installe sur la vérité biologique.
- ruche : dessin compliqué qui termine une signature, très souvent faites par les hommes de loi (notaires, greffiers etc..).
- tuteur : personne chargée de représenter un incapable dans les actes de la vie civile.
- utérin : Parent par la mère
Quelques métiers ou occupations ou titres
- bedeau : Employé laïque qui est préposé au service matériel et à l’ordre dans une église. Équivalent au sacristain.
- brassier : C’est celui qui travaille la terre avec ses bras. Terme surtout employé au sud du royaume. Au nord on l’appelle journalier, manoeuvrier, manouvrier.
- châtelain : Personne chargée au Xème siècle de la garde d’un château. La transmission lignagère de cette charge et son autonomie progressive ont permis au cours des temps à un certain nombre de châtelains de se hisser au niveau des maîtres dont ils étaient distincts. Le terme peut devenir ainsi synonyme de seigneur banal.
- chevalier : Au moyen-âge, il désigne le noble qui est admis dans l’ordre de la chevalerie. Ce mot s’appliquait au noble qui combattait à cheval et avait reçu l’adoubement. C’est un titre nobiliaire qui s’insère entre celui de Ecuyer et celui de Baron. Le titre de chevalier est héréditaire, donc transmissible dès la naissance.
- écuyer : Désignait originairement le gentilhomme qui portait l’écu du chevalier, puis le jeune noble qui n’avait pas encore été armé chevalier. Tout noble est écuyer de par sa naissance.
- fabricien : Le fabricien désigne donc le clerc ou le laïc qui gère les biens de l’église au sein du Conseil de Fabrique. Sens très proche du marguillier. Ce nom procède du vieux français "fabrice" qui désignait le revenu affecté à l’entretien d’une église.
- journalier : équivalent à brassier
- laboureur : paysan qui peut posséder une vingtaine d’hectares et une ou deux paires de boeufs.
- maître : Ce terme distingue généralement l’artisan qui possède son entreprise ; son aide ou apprenti étant "garçon". / Désigne [aussi] la personne qui détient la maîtrise d’un art. Ce titre était également octroyé en reconnaissance par la corporation à laquelle cette personne appartenait.
- manouvrier : équivalent à brassier
- marguillier : administrateurs des biens de l’Eglise. voir : fabricien
- sacristain : voir bedeau
- sans cullottides : Dans le calendrier républicain, 5 ou 6 jours non mensualisés en fin d’année qui étaient dénommés aussi "jours complémentaires".
- seigneur : propriétaire féodal
- sieur : Titre honorifique donné à une personne bien en vue dans la société (bourgeois, rentier, marchand etc..). Il n’a pas de connotation noble.
- vicaire : dans la hiérarchie religieuse, il vient après le curé. Il est l’auxiliaire ou le remplaçant du curé.
Annexe : les abréviations généalogiques
L’indication (non) indique que cette abréviation est rencontrée mais pas utilisée par les sites MaLiBeLe
- b (non) : baptême ou baptisé·e
- ca (non) : environ, vers pour une date (du latin circa). Le site MaLiBeLe utilise vers ou encadre l’année par 2 slashs.
- fa (non) : fille (du latin filia)
- fs (non) : fils (du latin filius)
- m (non) : marraine
- M (non) : Mère
- N (non) : Naissance ou Né·e. Plus souvent c’est le symbole ° qui est utilisé
- p : (non) : parrain.
- P (non) : Père
- x ou X : mariage ou marié·e·s. Le site MaLiBeLe utilise X pour mariés dans les noms de fichiers ou & dans les titres des médias.
- + : décès ou décédé·e
- ? ou (?) : exprime le doute. Le point d’interrogation utilisé seul indique l’ignorance, en fin de mot ou d’expression.
- / : avant l’année indiquée accolée après ou après l’année indiquée avant. Le site MaLiBeLe utilise le double slash entre deux années pour "entre" deux années (donc une période).
- ° (non) : naissance
Voir en ligne : Dictionnaire de Généalogie sur genefede.eu
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