Il y a un an jour pour jour, j’écrivais ces lignes sur une feuille de brouillon qui a disparu parmi les dossiers divers et multiples. Par quel mystère, ressort-elle aujourd’hui ?
Sans eux, nous ne serions pas là.
Sans tous ces maillons qu’ils ont peu à peu forgés,
Sans cet imbroglio de chaines qu’ils ont peu à peu mêlés,
Sans leur vie aux variations inconnues,
Sans leur naissance, leurs mariages, leur décès,
Sans les cycles de leurs vies en nombre indéterminables,
Sans cette toile qu’ont tissé leurs générations,
Nous ne serions pas là.
Qu’importe le temps perdu dans des registres plus ou moins poussiéreux...
Qu’importe nos vieux yeux fatigués à faire défiler des écrans aguichants...
Qu’importe ce nécessaire entêtement à démêler des écheveaux de vie...
Qu’importe cette obstination à s’atteler à ces chantiers de titans...
Qu’importe ce qu’ils furent, leurs métiers, leurs lieux d’existence...
Qu’importe leurs joies inconnues et leurs peines bien cachées...
Qu’importe leurs difficultés insolubles et maintenant méconnues...
Qu’importe notre vie que leurs vies ont à jamais construites...
Sans eux, nous ne serions pas là.
Nouan-le-Fuzelier, le 23 janvier 2024
Ciclette bis
