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Accueil > Mon cyclotourisme > 41-Souvigny-en-Sologne

41-Souvigny-en-Sologne

BPF = Brevet des Provinces Françaises (cf la FFCT)

Mots clés : #BPF, cyclotourisme, Loir-et-Cher (41), Histoire et histoire

jeudi 11 août 2016, par Roland


La Sologne est bien connue des amoureux de la nature et des ... chasseurs. Les paysages de forêts, d’étangs, de landes à bruyères ou des vallées des rivières prédisposent au repos de l’esprit et à la promenade. La chasse y est millénaire, la richesse naturelle immémoriale, le patrimoine omniprésent avec ses nombreux châteaux et ses maisons à colombages.

Rouler sur les routes solognotes est un régal pour les sens. Les yeux ne se lassent pas des paysages bucoliques qui se découvrent virages après virage, bois après bois. Le nez s’enivre des parfums de la forêt ou des bruyères. L’oreille se régale des chants et des cris de plus de cent cinquante espèces d’oiseaux.

 Un village dans son écrin forestier

Une sorcière chevauchait allègrement sa bicyclette rutilante. Elle roulait sur la petite route au milieu des bois sombres emplis de chants d’oiseaux. Elle songeait que les traditionnelles images avaient un fondement certain. Elle se prenait pour une birette, une de ces mystérieuses sorcières de Sologne, une birette qui revenait au pays. Ici, pas de pente trop abrupte, pas de longue côte épuisante, mais pas de longues descentes reposantes.

Soudain, au détour d’un virage, elle découvrit un village qui venait brutalement d’apparaître. Le panneau lui indiqua qu’elle était à Souvigny en Sologne. Niché au milieu de la forêt, elle l’avait découvert au dernier moment. Les toits de tuiles rouges faisaient comme une tache insolite au milieu de la verdoyante nature. Les murs à colombages garnis de briques rouges elles aussi, accentuaient encore le contraste du clocher bas couvert d’ardoises. Ici, pas d’immeubles. Pas de hauts bâtiments. Pas de points de vue dominateurs, pas de câbles électriques, pas de poteaux barrant la vue. Non. Seulement la tranquillité et le calme qui règnent. Tout est paisible.

 Le charme d’un village solognot

Au centre du village, l’église se cache elle-même derrière une galerie couverte qui l’entoure : le caquetoir. C’est là, paraît-il, que les paroissiens se retrouvaient à la sortie de la messe et qu’ils papotaient comme des poules. Le bâtiment principal de ce traditionnel bâtiment religieux date du XIIe siècle. Le caquetoir aurait été construit au XVIe. En face, l’ancien presbytère montre sa belle façade à pans de bois garnie de torchis. Le choeur de briques rouges et noires, les peintures murales récemment découvertes à l’intérieur, un retable du XVIIe et un lutrin du XVIIIe combleront d’aise les amateurs de patrimoine. Les briques des maisons autour de la pelouse qui entoure l’édifice confère à ce village un cachet particulier, plein du charme du patrimoine architectural des villages de Sologne. Cet effet est mis en valeur par l’absence de toutes lignes électriques. C’est l’un des plus beaux villages de Sologne.

En face de l’église, une statue dédiée à Eugène Labiche nous apprend qu’il en fut le maire pendant dix ans. Peut-être cet académicien trouva-t-il ici la sérénité nécessaire à l’écriture de ses célèbres comédies ? Il habitait le château de Launoys. On lui doit des vaudevilles comme le voyage de monsieur Perrichon, la poudre aux yeux ou le chapeau de paille d’Italie. Il a siégé au conseil municipal de Souvigny pendant vingt-trois ans. Il démissionnera mais ne quittera pas ce village. Il y restera même quand l’Académie Française l’accueillera en son sein en 1880. Il mourra à Paris en 1888 où il était parti se faire soigner.

 Au pays des châteaux

La Sologne compte peut-être cinq cents châteaux ! Les deux tiers datent du XIXe. La plupart ne se visitent pas. Mais qui ne connaît pas celui de Chambord construit par François Ier, ce roi mégalomane. Au milieu du parc qui est resté propriété de l’état, il n’est qu’un rendez-vous de chasse ! Lieu de légendes, Chambord est un château dont la construction ne fut jamais achevé. D’autres châteaux bien plus modestes sont observables même s’ils ne sont pas « visitables ». Cette densité a incité un club local à mettre en place une randonnée permanente « labellisée » par la FFCT   : les châteaux en Sologne. Cette randonnée vous emmènera à la découverte des villages environnants.

 Des villages solognots

Lamotte-Beuvron d’abord avec le canal de la Sauldre qui se termine ici après ses 43 km maintenant fréquentés uniquement par les pêcheurs et les promeneurs à pied ou à VTT. Cette bourgade doit son essor à Napoléon III qui avait acheté le château de Saint-Maurice et qui avait entrepris de réhabiliter l’agriculture solognote. C’est d’ailleurs dans ce but qu’il fit creuser le canal. La mairie, bâtiment de briques est parfaitement symétrique à l’exception de la lettre « N » pour Napoléon qui orne son fronton.

A quelques lieux de Souvigny, le petit village de Chaon (prononcer « chon ») a su utiliser la notoriété de Raboliot, célèbre braconnier héros d’un roman de Maurice Genevoix. Une association locale, l’Union pour la Culture Populaire en Sologne, très dynamique a su en tirer un spectacle simplement intitulé Raboliot. Claude Seignolles, autre écrivain connu, a aussi été inspiré par la Sologne et a fourni des thèmes de spectacle à l’U.C.P.S. comme Marie La louve.

D’autres villages tout aussi typiques accueilleront le cyclotouriste amateur d’architecture, de patrimoine et de culture littéraire : Nouan-Le-Fuzelier, Vouzon, Marcilly-en-Villette, Sennely, ...

 Une richesse naturelle : la flore et la faune

Les petites routes qui joignent ces lieux permettent de découvrir la forêt solognote mais aussi les étangs de la région de Saint-Viâtre et Marcilly-en-Gault. La faune et la flore sont si riches que cette région est considérée comme une zone humide d’importance internationale. Plus de cent cinquante espèces d’oiseaux y vivent : pics noirs, pics mars, épeiches, busard Saint-Marin, bondrée apivore, circaète Jean le Blanc, chouettes vous laisseront peut-être le bonheur de les rencontrer. A défaut, on peut toujours se rabattre sur les nombreuses espèces de canards, les vanneaux huppés, les grèbes, les mouettes ou les hérons cendrés qui vous consoleront de la trop grande facilité d’apercevoir le faisan ou le colvert. Les botanistes y recensent des espèces particulières telles les asphodèles, les jacinthe des bois, les roseaux ou phragmites... Bien sûr, les mammifères y sont présents et il faudrait être aveugles pour ne pas apercevoir quelques chevreuils. Plus difficiles sera sans doute la vision de sangliers et plus rares la majestueuse apparition du cerf. On peut se faire aider en contactant une autre association régionale : Sologne Nature Environnement.

 La zone des étangs

A quelques lieux de Souvigny, la zone des étangs entre Saint-Viâtre et Marcilly en Gault permet aux promeneurs de comprendre ce que représentent ces étendues d’eau construites par l’homme. La Sologne a beau être une région très plane, les étangs n’ont été constitués que par un simple barrage d’une vallée quasiment imperceptible. Aucun creusement ! Simplement une levée de terre. Le but en était l’assainissement de cette région très réputée pour ses fièvres à une certaine époque. N’avait-on pas surnommé les habitants de cette région, les ventres-jaunes ?

Cette région est lieux de chasse mais aussi de pisciculture. : on y pêche les étangs. En fait, on les vide pour en récupérer le poisson. Spectacle passionnant qu’il ne faut pas rater si l’occasion se présente...

A condition d’éviter la Nationale 20 encore très fréquentée après la construction de l’autoroute, le cyclotouriste trouvera ici un terrain idéal pour pratiquer son sport favori : le tourisme à bicyclette.

 Un personnage illustre : Eugène Labiche

Cet auteur connu était dramaturge. Né en 1815 à Paris et décédé en 1888 à Paris, il a été maire de Souvigny-en-Sologne. En tant que politique, il fut d’abord républicain mais devint très vite "napoléonien" et sera donc conservateur sans se cacher (peut-être était-il aussi réactionnaire...). Comment est-il devenu maire de Souvigny alors qu’il ’a aucune attache en Sologne ?

En 1851, le succès d’une de ses pièces, "Un chapeau de paille d’Italie", lui permet d’acheter une propriété en Sologne, à Souvigny : le château de Launoys. En 1868, il devient le maire de la commune. En 1877, il démissionnera de cette fonction, trouvant que le conseil municipal devenait trop républicain.

Pour en savoir davantage :


Initialement rédigé en octobre 2004, cet article a été complété le 11 août 2016

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